Salter James, ‘Une vie à brûler’.

Sortie : , Chez : . Le parcours d’un pilote de l’US Air Force en Corée, devenu romancier et scénariste, amoureux inconditionnel de la France. Il se souvient du jour de son premier lâcher en avion : « … j’avance la manette des gaz. Je ressens en cet instant -je m’en souviendrai toujours- le frisson de l’irréalisable. Récitant pour moi seul, exubérant, immortel, je sens l’appareil quitter le sol, par dessus les fermes et les champs de foin, faisant le bruit d’une énorme mouche bourdonnante. Je suis hors de portée, au-delà de la barre, nerveux mais sans effroi, ne sachant rien, certain de tout…, je tends un bras extatique dehors, l’exaltation, la divinité, enfin ! ». Il y a de belles et justes descriptions du sentiment de voler, ces retours au « port » au crépuscule quand tout est calme et que les premières lumières commencent à clignoter au sol, une profonde plénitude et l’impression fragile de dominer le monde.

Sidhwa Bapsi, ‘La fiancée pakistanaise’.

Sortie : , Chez : . Histoires de massacres hindo musulmans, de guerres entre hommes des montagnes et des plaines, de femmes vendues ou lapidées, de traditions tellement pesantes, voire sanguinaires, qu’elles bloquent tout développement de l’Homme et des systèmes, bref, soyons heureux d’être nés dans notre bonne vieille France…

Kennedy Douglas, ‘La poursuite du bonheur’.

Sortie : , Chez : . Saga dans New York des années 50, amour et « black lists », rêve américain et dérapages conservateurs, grandeur et décadence de l’Amérique libératrice post deuxième guerre mondiale. Moins de souffle que les grands écrivains américains à la Harrison, mais un bon roman de vacances.

Udal Brady, ‘Le destin miraculeux d’Edgar Mint’.

Sortie : , Chez : . Une sorte de Monde selon Garp en plus « trash », ou les pérégrinations d’un jeune métis indien à travers l’Amérique sombre des maisons de correction du Middle West, des réserves indiennes noyées sous l’alcool, des hôpitaux crasseux ; l’Amérique des camés au grand coeur, des mormons délirants, etc. Notre indien, orphelin de tout, déambule avec une vieille machine à écrire avec laquelle il noircit des pages de millions de mots au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans l’abyme gluant de sa découverte de la vie. De crimes en suicides, de fuites en résurrections, de confusions en abandons, le « happy end » est la page 544 de ce roman haletant. Nous sommes en Amérique !

Rushdie Salman, ‘Furie’.

Sortie : , Chez : . A mi-chemin entre fiction et délire, les pérégrinations d’un indien dans les violences de New York ; le professeur SOLANKA fuit les dérapages de l’amour, de l’argent, du temps qui passe, en se réfugiant dans la création d’un monde de poupées singeant la fureur de l’humanité décadente. On a parfois un peu de mal à suivre le foisonnement d’une imagination féroce qui tend au style de GARCIA-MARQUES sans toutefois atteindre l’accomplissement de ce dernier.