The Stranglers – 2009/02/05 – Paris l’Olympia

The Stranglers sont de retour, et à l’Olympia qui plus est, excusez du peu ! Fidèle au public parisien depuis les premières heures punk, et les revoilà chez nous pour un best of de leur carrière, juste pour le plaisir et sans les obligations de la promotion d’un nouveau disque.

La même équipe qu’en 2007 à la Cigale : Jet Black semble être définitivement rangé des voitures même si JJ se croit de nouveau obligé de l’excuser en présentant son « fils bâtard » et ex-roady qui le remplace toujours aux baguettes, Dave derrière ses étages de claviers rouges et ses verres de bière, Baz et Jean-Jacques aux guitares ; tout ce petit monde est habillé de noir comme il se doit et se produit derrière l’immense logo rouge du groupe plaqué sur tenture noire.

Les Stranglers nous déroulent la bande-son de nos années rebelles, un pêle-mêle des chansons de ce temps où nous avions… leur âge, déjà ! Pressé de démarrer ils interrompent la petite ritournelle de Waltzinblack pour entonner Get a Grip et un enchaînement 70’s extrait de Rattus Norvegicus, sorti il y a trente ans, qui déclenche un pogo endiablé du fan-club britanno-écossais massé aux premiers rangs, et un sourire plus mélancolique des quinqua : Walking on the beaches looking at the peaches ânonnent nos quatre salopards qui enchaînent sur Nice ‘N’ Sleazy où Baz plaque cet accord obsédant sur sa guitare noire en gambadant sur le devant de la scène alors que Dave laisse parler l’électronique.

Il faut compromettre pour les plus jeunes alors la set-list s’oriente vers les années tubes, enfin façon de parler pour les étrangleurs chez qui la notion de hit est toute relative, avec notamment Spectre Of Love, Skin Deep, Always The Sun, toujours mélodiques et agréables à entendre. Et un retour en force vers du Stranglers pur jus qui termine le show sur Tank.

La température est élevée dans la fosse de l’Olympia, l’humidité maximum et l’assistance prête à être achevée par une dernière rafale 70’s ! Le coup de grâce dans la nuque est donné avec No More Heroes, avant que les héros presque pas fatigués rentrent retrouver la noirceur des coulisses sans manquer d’avoir remercié la direction de l’Olympia qui a « osé » les inviter dans ce music-hall si parisien et le public qui les a privilégiés au détriment du Sarko-show sur la télé ce soir à la même heure ; succès garanti dans l’assistance.

Les Stranglers furent réjouissants ce soir, épanouis et ironiques, la violence a laissé place à une sourde autodérision, JJ hilare descendant ses lignes de basse ou jouant au chat et à la souris avec Baz, qui l’eut cru ? 35 années de punk-rock mâtiné new-wave et toujours à votre service. Le monde a changé, eux aussi, nous presqu’un peu si ce n’est que nous aimons toujours aussi férocement ces flashback vers notre passé révolu. Alors les gars, même si Something Better Change a déclenché un hourvari de vieux fans, ne changez rien et à l’année prochaine.

En première partie Kim Novak, groupe français. Dehors les affiches du concert de Hugh Cornwell à La Java les 31 mars et 1er avril.

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Set list : Get A Grip (On Yourself) (Rattus Norvegicus – 1977)/ Five Minutes (No More Heroes – 1977)/ Peaches (Rattus Norvegicus – 1977)/ Nice ‘N’ Sleazy (Black And White – 1978)/ Spectre Of Love (Suite XVI – 2006)/ Skin Deep (Aural Sculpture – 1984)/ No Mercy (Aural Sculpture – 1984)/ Always The Sun (Dreamtime – 1986)/ Strange Little Girl (The Collection 1977-1982)/ Golden Brown (Feline – 1983)/ The Raven ( The Raven – 1979)/ Thrown Away (The Gospel According To The Meninblack – 1979)/ Walk On By (Bonus track – Black And White – 1978)/ Hanging Around (Rattus Norvegicus – 1977)/ Straighten Out (All Live And All Of The Night – 1988)/ Big Thing Coming (Norfolk Coast – 2005)/ All Day And Of The Night (Cover’s The Kinks)(Greatest Hits 1977*1990 – 1992)/ Duchess (The Raven – 1979)/ Tank (Black And White – 1978) Encore 1 : Nuclear Device (The Raven – 1979)/ Something Better Change (Greatest Hits 1977-1990) Encore 2 : No More Heroes (No More Heroes – 1977)