Montaldo Jean, ‘Lettre ouverte aux bandits de la finance’.

Sortie : 2009, Chez : Albin Michel. La chronique par le menu détail d’un désastre financier annoncé. Dans son style polémique et provocateur habituel, Montaldo décrit avec exactitude et précision tous les éléments de la dérive actuelle du secteur financier et de ses acteurs, qui ont mis la planète à genoux. Bataille d’égos surdimensionnés, incompétence généralisée de banquiers qui ont joué avec des instruments auxquels ils ne comprenaient rien, aveuglement des analystes et agences de notation, rapacité de forbans payés à des niveaux jamais atteints dans le capitalisme pour des salariés jouant avec l’argent des autres, et enfin, escroqueries gigantesques (Kerviel, Madoff) qui ont été rendues possibles grâce au climat de laisser-aller global. Un dernier chapitre pour Messier qui a le culot de revenir faire la morale en expliquant ce qu’il aurait fallu faire…
Tout est vrai et bien expliqué dans cet ouvrage. Il faut se pincer pour être sûr de ne pas rêver devant la reconstitution de la chronologie des faits. Il faut s’accrocher pour ne pas tomber de sa chaise quand on redécouvre jusqu’où peut mener la voracité de l’Homme qui laisse libre cours à sa créativité !
Un chapitre aurait pu être ajouté à l’ensemble lui donnant ainsi un peu plus d’objectivité, c’est celui concernant le consommateur qui a tout de même profité d’une façon ou d’une autre de ces années de crédit facile. Certes il paye désormais ces excès, son portefeuille de titres a perdu la moitié de sa valeur et les impôts de plusieurs générations vont s’en ressentir pour remettre la barque à flot, mais il en a tout de même été bénéficiaire de ces années « fric ».

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