Soljenitsyne Alexandre, ‘Le pavillon des cancéreux’.

Sortie : 1968, Chez : Pocket 1910. Au cœur des années 50, le parcours de cancéreux au milieu de nulle part de l’Union soviétique en voie de déstalinisation. On y suit quelques semaines durant la vie de personnages incroyables : membre du parti, déporté par le NKVD, moujik d’Asie centrale, médecins dévoués, etc. centrés sur la maladie qu’ils subissent ou qu’ils soignent dans la mesure de leurs moyens et des instructions du Parti. Et au milieu de tout ce fatras de souffrance et de bureaucratie il reste l’humain si bien peint par Soljenitsyne, avec humour, tendresse et dérision. L’auteur, un temps malade, a fait un séjour dans ce pavillon durant sa relégation avant d’en ressortit miraculé. Et comme toujours dans ses romans, il y a du souffle, de la vie, du vrai. Et comme toujours Soljenitsyne s’avère un extraordinaire conteur des misères de l’existence soviétique et humaine.

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