Nick Cave and the Bad Seeds – 2013/11/19 – Paris le Zénith

Nick Cave & The Bad Seeds au Zénith ce soir pour un concert flamboyant après la sortie de son dernier disque: Push the sky away à la couverture polissonne et dépouillée.

Nick Cave, artiste australien touche-à-tout, punk-rocker à ses débuts, écrivain, poète, scénariste, compositeur de bandes originales, fondateur des Bad Seeds depuis les années 80, il promène son look de dandy sur les scènes du monde à la tête d’un groupe de vieux grognards qui manifestent une efficace complicité musicale.

Habillé ce soir de son habituel costume noir, la chevelure permanentée de la même couleur, il alterne du micro au piano, saute comme un cabri pour diriger l’orchestre et envoûte la salle de sa voix de crooner.

A ses cotés le vieux compagnon Warren Ellis, la barbe au vent sur son costume strict, guitare, violon et pitreries. Il démarre le show avec les notes lancinantes à la guitare de We No Who U R sur lesquelles apparaît notre héros puis ils enchaînent Jubilee Street, deux morceaux emblématiques de l’atmosphère sombre du dernier disque. La montée en tension de Jubilee se termine en apothéose où tout s’emmêle dans un déchaînement bruitiste : guitares, claviers, batteries pour atteindre au sublime lorsque Warren s’empare de son violon, jouant arc-bouté, dos au public, une stridence explosive avant de lancer son archet dans les airs quand Nick marque la fin du jeu par un de ces sauts désarticulés dont il a le secret : On Jubilee Street there was a girl named Bee/ …The problem was she had a little black book/ And my name ws written on every page/ … I am alone now. I am beyond recrimination/ Curtains are shut/ The furniture has gone/ I am transforming/ I am vibrating/ I’m glowing/ I’m flying/ Look at me now/ I’m flying/ Look at me now.

Le ton est donné et le show sera de la même facture. Des moments de gravité entrecoupés d’instants de folie menés par un artiste original et envoutant, menant une espèce de glam-rock relooké XXIème siècle !

Il y a du blues dans cette musique, il y a des restes de punk dans sa folie (Barry Adamson, ex-Magazine, a fait partie des Seeds), il y a de la poésie dans les textes de Nick Cave et comme le narre la chanson qui clôt le set : And some people say that it is just Rock and Roll/ Oh but it gets right down to your soul/ You’ve gotta just keep on pushing/ Keep on pusching/ Push the sky away…

Setlist : We No Who U R/ Jubilee Street/ Tupelo/ Red Right Hand/ Mermaids/ The Weeping Song/ From Her to Eternity/ West Country Girl/ God Is in the House/ People Ain’t No Good/ Into My Arms/ Higgs Boson Blues/ The Mercy Seat/ Stagger Lee (Fred Waring & His Pennsylvanians cover)/ Push the Sky Away

Encore : We Real Cool/ Papa Won’t Leave You, Henry/ Deanna