Financement de l’UMP

La justice commence à enquêter sur l’affaire des fausses factures de l’UMP, perquisitions à tous les étages et bientôt convocation des responsables, puis sans doute, mises en examen… Cela promet un feuilleton passionnant pour les mois à venir.

Le coupable auto-proclamé de l’escroquerie, Lavrilleux, qui vient d’être élu député européen a promis qu’il n’utiliserait pas son immunité pour fuir la justice. Bien, de toute façon, reviendrait-il sur son engagement, la justice l’attraperait à la fin de son mandat ou obtiendrait la levée de son immunité par le parlement européen, beaucoup plus flexible sur ce point que les parlements nationaux plus portés à couvrir les turpitudes de leurs membres.

Ça a l’air d’être un sacré comédien ce Lavrilleux ! Et l’on découvre, effarés, qu’un tel personnage a reçu l’investiture de l’UMP pour le parlement européen sans moufter. Avec la Morano, la Dati et d’autres, on envoie vraiment de sacrés personnages représenter la France…

Génocides, ghettos et autres joyeusetés du siècle…

 

Double expositions au Memorial de la Shoah sur les ghettos juifs durant la deuxième guerre mondiale et le génocide rwandais de 1994. A l’heure où l’Europe voit revenir au premier plan des partis extrémistes et nationalistes, ces rappels historiques ne font pas de mal. Mitterrand disait : « le nationalisme c’est la guerre » lors des guerres de Balkans des années 90’s. A méditer !

Une conversation animée avec Noam Chomsky


Michel Gondry, vidéaste-musicien, original et engagé, rendu célèbre notamment par des clips pour Daho, Bjork, The Rolling Stones, et d’autres… rencontre Noam Chomsky, linguiste-philosophe américain tendance anarchiste. Il en résulte un film d’animation d’une heure et demie qui illustre leur conversation complexe sur l’acquisition du langage, la grammaire générative et autre révolution cognitive. On ne comprend pas tout mais on écoute fasciné ce grand penseur à la voix monocorde. A 86 ans il en a vu de toutes les couleurs et même pris des positions politiques parfois jugées anti-américaines. Définitivement rationaliste il répète à plusieurs reprises que cendres nous revendrons aux cendres, que la vie n’a pas de sens, mais il le répète avec une bonhommie désarmante.

Le film est disponible sur www.michelgondry.com.

Juppé rend hommage à Coppé, attachez vos ceintures…

Impayable : Juppé rend hommage au courage de Copé, démissionnaire de la présidence de l’UMP ! Juppé, repris de justice suite à sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, qui s’incline devant Copé dont le parti qu’il préside est impliqué dans un système de fausses factures, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…

Nine Inch Nails – 2014/05/29 – Paris le Zénith

Les Nine Inch Nails sont à Paris pour un show au Zénith et la présentation du dernier album : Hesitation Marks. Trent Reznor continue à mener ses musiciens et son public sur le chemin sophistiqué d’un rock industriel, bruitiste et technoïde. Après des errements discographiques divers et intéressants comme le récent Ghosts, presque serein avec ses sonates électroniques, nous voici revenu sur du plus classique avec Hesitation Marks dont David Lynch a signé l’une des vidéos (Came Back Haunted).

Débardeur et gros muscles, Trent lance le show avec Me, I’m Not puis Copy of A extrait du dernier disque. Les rythmes sont oppressants avec plus de machines que d’instruments : I am just a copy of a copy of a copy/ Everything I say has come before/ Assembled into something into something into something/ I am never certain anymore/ I am just a shadow of a shadow of a shadow/ Always trying to catch up with myself/ I am just an echo of an echo of an echo/ Listening to someone’s cry for help…

Déjà des éclairages blancs crus stroboscopent le fond de la scène uniformément noir et affolent nos rétines. Lorsqu’arrivent des guitares c’est pour servir des notes graves et répétitives ou des éruptions insensées de cordes martyrisées dans les aigus sur lesquelles les hurlements de Reznor achèvent de composer ce magma musical.

Accroché à son pied de micro Reznor le secoue sur les rythmes saccadés de sa versification, marquant les ruptures en brandissant les bras vers le ciel, puis alternant avec clavier ou guitare. Vers le milieu du show se dévoile l’immense écran faisant la largeur de la scène (déjà vu à Rock en Seine 2013) sur lequel diffuseront d’étranges images, parfaitement raccord avec la musique, des collisions intergalactiques, des ondes de liquide amniotique ; parfois l’écran se scindent en cinq rectangles sur lesquels se placent les musiciens devant d’infinies variations style Vasarely. L’écran est translucide et le batteur apparaît soit devant, soit derrière se mêlant alors aux images fantasmagoriques courant le long des diodes électroluminescentes et se déversant sur le public. Ce show est aussi un spectacle d’ingénieurs, qui sont parfois les musiciens eux-mêmes.

La suite du concert se déroule dans ce chaos des sens propre aux NIN et laisse abasourdi mais réjouis un public de spécialistes. Les prestations live de ce groupe sont un incroyable choc musical et visuel, une plongée au cœur d’une violence que l’on croit hors de tout contrôle. Elle est le fait de la créativité de son fondateur et seul membre permanent, Trent Reznor, qui donne de longues interviews pour expliquer ses peurs, ses désirs, sa méthode, ses inquiétudes que sa musique soit mal reçue de ses fans, ses ambitions d’originalité et de complexité tout au long du processus créatif… Sur YouTube il a l’image d’un homme posé et analytique, négatif complet de son personnage démoniaque sur scène. Créateur multicartes il écrit des musiques de film, des scénarios de séries TV, anime un groupe avec sa femme, mais c’est toujours vers Nine Inch Mails qu’il revient, à la fin. C’est le grand oeuvre de sa vie, un aboutissement rarement égalé dans le monde plutôt varié du rock ! Et c’est aussi une musique bien américaine, excessive comme seuls ont su l’être certains groupes transatlantiques (Iggy Pop, Devo, Metallica, The Brian Jonestown Massacre…).

Une mention spéciale à Robin Fink, son guitariste à la coiffure étrange, qui a fait des allées et venues dans ce groupe et qui en est un des éléments clés.

Setlist : 1. Me, I’m Not/ 2. Copy of A/ 3. The Beginning of the End/ 4. March of the Pigs/ 5. Piggy/ 6. Reptile/ 7. Survivalism/ 8. Gave Up/ 9. Sanctified/ 10. Closer/ 11. Disappointed/ 12. Find My Way/ 13. The Warning/ 14. The Great Destroyer/ 15. Eraser/ 16. Wish/ 17. The Hand That Feeds/ 18. Head Like a Hole

Encore : 19. The Day the World Went Away/ 20. Hurt

Sauve-qui-peut à l’UMP


Incroyable, à la hauteur de l’affaire Strauss-Kahn : c’est le sauve-qui-peut à l’UMP, tout le monde balance tout le monde, les couteaux volent bas, Copé démissionne, les avocats s’épanchent sur les plateaux télé, un coupable tout trouvé pleurniche au JT… et le Front National se roule par terre de joie.

Résumons l’affaire : la campagne présidentielle de Sarkozy a couté cher à coup de meetings tape-à-l’œil, de déplacements en avions privés et de cocktails mondains destinés à impressionner l’électeur. La République plafonnant les dépenses de campagne électorale, les financiers de la campagne sarkozienne ont alors eu l’idée pour poursuivre les dépenses et dépasser le plafond légal de faire facturer l’UMP au lieu de l’association de financement de la campagne. C’est ainsi qu’une dizaine de millions d’euros auraient été payés en plus des 22 légalement autorisés.

Le faux-facturier est le groupe Bygmalion qui affiche fièrement sur son site web : « Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques. » Le coupable désigné : un certain Lavrilleux qui était à la fois trésorier de la campagne de l’agité du ciboulot et directeur de cabinet du chef de l’UMP, et député européen depuis dimanche 25 mai (on envoie vraiment les meilleurs au parlement européen). La victime expiatoire : Copé, chef de l’UMP qui n’a rien vu, rien entendu et n’était au courant de rien.

Du coup le Copé démissionne jurant la main sur le cœur à la télévision de son intégrité. La blogosphère prend un malin plaisir à ressortir ses déclarations fracassantes sur l’affaire Cahuzac et ses innombrables te récurrentes demandes de démission adressées aux dirigeants actuels…
Et pendant ce temps, l’extrême droite grimpe. On a vraiment les dirigeants que l’on mérite ! Pauvre de nous.

L’UMP à l’âge de pierre du financement politique !

Impayable : l’UMP emberlificotée dans une affaire de fausses factures qui auraient cofinancé la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012 ! La fausse facture pour du financement politique on ne nous l’avait plus fait depuis les années 80. Ces dernières décennies le monde politique faisait plutôt dans l’emploi fictif ou la rétrocession de commissions sur contrats d’armement. Mais là l’UMP revient à l’âge de pierre.

Pour résumer : alors que l’extrême droite gravit petit à petit les marches du pouvoir en France, les partis traditionnels continuent leurs petites affaires comme si de rien n’était. On croit rêver…

Une déroute !

L’extrême droite française obtient 25% des suffrages exprimés aux élections européennes qui enregistrent par ailleurs 58% d’abstention. Cela veut dire que sur dix personnes autour de chacun d’entre nous : six ne sont pas allées voter et une a voté Front National qui devient ainsi le premier parti français.

Ce n’est pas brillant mais c’est ainsi, il va bien falloir vivre avec. La catégorie socio-professionnelle cible de bon client du Front est celle des jeunes défavorisés. Au même moment Daniel Cohn-Bendit annonçait son retrait de la vie politique, lui le héraut de la jeunesse soixante-huitarde qui se tournait alors plutôt vers la Gauche Prolétarienne que vers l’extrême-droite. Changement d’époque, d’un extrême à l’autre…, la vie continue malgré tout.

Trader-Kerviel et Pape-François : même combat !

Finalement, Kerviel, le trader-fraudeur de la Société Générale, après un dernier show à Vintimille devant les caméras, a rejoint sa prison où il va passer quelques mois. Ce n’est certainement pas une sinécure ; souhaitons-lui d’y rester le moins longtemps possible et ce qui serait bien c’est qu’à la sortie il rentre tranquillement chez lui et évite d’occuper les médias pour débiter ses sornettes à un public plutôt indulgent.

Hélas, le procès civil ayant été cassé par la cour de cassation il va être rejoué et Kerviel-le-trader-fraudeur va revenir sur les plateaux télé décliner la théorie de la dictature des marchés financiers qu’il partage avec François 1er !

Simplisme et journalisme

Maître Collard, avocat des plateaux de télévision depuis toujours, député pro-extrême droite depuis quelques années, répond plutôt malicieusement à un journaliste mondain le critiquant pour prôner le principe d’une véritable réclusion à perpétuité afin de décourager les partisans de la peine de mort de la rétablir, en lui proposant d’accueillir chez lui Francis Heaulme quand il sortira de prison… C’est un peu facile il est vrai, mais cela incitera peut-être ce journaliste mondain (Dominique Souchier) à poser à l’avenir les problèmes de façon un peu moins simpliste !

Kerviel à Vintimille

Jérôme Kerviel, le trader-fraudeur de la Société Générale qui a eu la révélation après avoir serré la paluche de François 1er et depuis vilipende la tyrannie des marchés financiers, revient à pieds de Rome vers la France où il doit s’installer en prison pour trois ans suite à sa condamnation confirmé par la cour de cassation. Il s’arrête à Vintimille et exige, avant de traverser la frontière vers Menton, que François Hollande garantisse l’impunité aux personnes qui témoigneraient lors de son procès civil qui, lui, doit être rejoué suite à sa cassation. En attendant, il reçoit les médias sur le trottoir de Vintimille à 50 mètres de la frontière française.

Le garçon a commis des délits, confirmés par la cour de cassation, pris des risques démesurés et interdits, tripatouillé dans la comptabilité pour masquer ses fraudes, et il semble que ces pratiques douteuses étaient monnaie courante dans cette petite banque française ! Du coup, Kerviel le trader-fraudeur voudrait que ses petits camarades fraudeurs puissent venir témoigner à son procès civil pour expliquer combien la fraude était un mode de fonctionnement, sans encourir à leur tour les foudres de la justice ! En gros : tout le monde fraudait donc nous sommes innocents et la banque est coupable ! C’est un mode de défense comme un autre.

En attendant cette improbable immunité, Kerviel le trader-fraudeur campe à Vintimille et le feuilleton continue.

Alstom à la dérive, encore…

Alstom, groupe industriel français spécialisé dans l’énergie n’arrive plus à survivre seul et veut « s’adosser » à un autre groupe plus fort. S’adosser, cela veut dire en termes polis se faire racheter en tout ou partie, et en tout cas céder les rênes du pouvoir à un autre management ! Il y a un candidat américain qui déclenche un tir d’artillerie de tous les partis politiques français et un non-candidat allemand que la France favorise car plus européen.

La triste vérité est qu’hélas le marché hexagonal et les quelques exportations induites ne permettent pas à un groupe dans cette activité de croître, et dans le monde extraordinaire du capitalisme : si on ne croît pas, on meurt ! Alors il aurait été plus sympathique de voir Alstom racheter une autre boîte que de se faire racheter elle-même. Et quitte à en passer par là, il n’est pas sûr qu’une solution américaine soit meilleure qu’une allemande.

L’Europe, l’Europe, l’Europe…



La campagne électorale européenne bat son plein… et les partis français font assaut d’ingéniosité pour mettre sur le dos de l’Europe toutes les conséquences de nos dérives nationales. Tous les partis républicains de gauche, de droite et du centre ont voté comme un seul homme tous les traités quand ils étaient au pouvoir, critiqué l’Europe quand ils étaient dans l’opposition, dépensé l’argent public quand ils tenaient les commandes en expliquant aux autres Etats membres que c’était la dernière fois et que l’année prochaine on ferait des économies si on les laissait dépenser cette année comme ils l’entendaient.

Ces partis républicains de gauche, de droite et du centre ont participé à la construction d’une Europe qui n’est pas aussi mauvaise que la politicaille franchouillarde se plaît à la répéter, favorisant la démagogie au détriment de l’intelligence. Le marché unique a amené un formidable développement économique pour l’Europe, que même les britanniques ne sont pas prêts à lâcher. L’Europe est un conclave de 28 Etats, qui doivent se mettre d’accord sur les sujets communautaires et bien sûr aucun ne comprend pas pourquoi les 27 autres Etats ne sont pas d’accord avec ses propres propositions… Alors on se met d’accord sur un plus petit dénominateur commun, c’est ainsi, et c’est déjà pas mal. Si cela avait le cas en 1914 on aurait pu éviter quelques errements.

Les causes de nos malheurs sont très majoritairement nationales : les politiques économique, sociale, budgétaire, fiscale sont nationales, même si les pays « euro » doivent des comptes aux autres membres en ce qui concerne leur équilibre budgétaire. En fait, la seule véritable question serait d’arrêter l’extension de l’Europe à de nouveaux pays, mais peu de partis se prononcent sur ce sujet par manque de courage politique. Donc nous avons accueilli la Croatie le 1er juillet dernier, la Serbie, la Moldavie, la Bosnie attendent à la porte, sans parler de la Turquie avec qui l’Europe a ouvert des négociations d’adhésion depuis plusieurs années. L’espoir fantasmagorique d’une adhésion, un jour, donnée à l’Ukraine est l’une des causes actuelles de la guérilla civile qui sévit dans ce pays…

Il va falloir voter ce 25 mai : PS, UMP et centristes défendent exactement le même combat. Les anti-européens développent, hélas, une argumentation de café du commerce alors qu’il ne faudrait pas s’interdire de parler d’une option de sortie de l’euro, voire de l’Europe. Techniquement c’est possible (même si pas expressément prévu dans les traités), avec des coûts et des avantages qu’il faudrait pouvoir poser sur la table calmement et intelligemment… nous n’en sommes pas là !

Fusion enre égaux pour gogos

Rigolo : encore un coup de massue apporté au concept de fusion entre égaux. Les derniers chevaliers blancs de cette escroquerie intellectuelle furent les groupes de réclame Publicis et Omnicom. Les deux impétrants ont braillé en juillet 2013 leur beau projet de fusionner leurs business sur une base de stricte égalité, à grand renfort d’embrassades, de bouteilles de champagne et de déclarations oiseuses dans les médias économico-mondains sur l’avenir brillant qui les attendait.

Dix mois plus tard les deux flamboyants pédégés baissent casaques et reconnaissent qu’ils n’ont pas réussi à s’entendre sur le partage du pouvoir du nouvel ensemble. Chacun continuera à vivre sa vie. Les deux piteux tentent de faire croire qu’ils feront aussi bien sans l’autre. Cela n’engage que ceux qui les croient.

Au-delà de ce vaudeville de peu d’importance, il est tout de même encore étonnant que des cadors de ce niveau, sans parler de la cohorte de leurs administrateurs, analystes, journalistes et autres vibrionnant acteurs des marchés, continuent à donner quelle que foi que ce soit à ce concept de fusion entre égaux. Cela n’a jamais marché et ne marchera pas cette fois non plus. Quand on prend deux ensembles pour en faire une seul on passe de deux chefs à un seul, il n’y a pas d’autre issue. Il faut donc que l’un des deux s’incline.

Les plus malins expliquent qu’ils font une fusion entre égaux mais derrière font l’inverse. On se demande vraiment si nos deux piteux ont pu croire une seconde qu’ils allaient mettre en œuvre une telle fusion ? C’est peu probable… il doit y avoir des choses qui nous échappent dans cette affaire !

Reddition ou évacuation ?

Etonnant : le gouvernement syrien négocie un accord avec le dernier quarteron de rebelles qui résiste dans un quartier de Homs afin qu’ils évacuent, vivants et armés, et laissent ainsi le régime reprendre possession de 100% de cette ville qu’il a copieusement bombardée depuis deux ans. A la télévision on voit sortir les rebelles dans des bus touristiques et l’armée syrienne ne semble pas leur sauter dessus, tout au moins pas immédiatement… Cela rappelle l’évacuation de l’OLP de Beyrouth en 1982 sous protection des forces multinationales et sous la pression des canons israéliens.

Les rebelles syriens auraient été amenés dans une autre zone rebelle ; pour y reprendre le combat ? On se demande ce que qui se trame avec cet accord. On imagine mal le régime Assad faire preuve de pitié ! Les rebelles auraient-ils été retournés, ou alors auraient-ils perdus foi ? Il y a quelque chose de pas bien clair dans cette affaire que l’on découvrira bien un jour.

On se calme !

Henri Guaino, le colérique et ombrageux cacique de l’UMP vient d’annoncer qu’il ne votera pas pour le chef de file UMP aux élections européennes. Celui-ci, Alain Lamassoure, est rejeté par le Colérique parce « qu’il incarne l’Europe dont plus personne ne veut. » Le pauvre garçon ainsi rhabillé pour l’hiver est plutôt du genre anonyme et lisse, ex-sous-ministre de quelque chose, député européen, poste qu’il cumule avec un truc local du sud-ouest, il a effectivement validé avec constance toutes les orientations européennes prises à Bruxelles depuis Jean Monnet, de ces orientations qui font tant maugréer l’Ombrageux. Celui-ci est logique avec lui-même et à l’unisson du bruit médiatico-politicard qui peut se résumer en un seul slogan : « Haro sur l’Europe ! »

A se taper la tête contre les murs !

La secte Boko Haram qui sévit au Nigéria s’illustre encore de façon sordide en enlevant plus de 200 gamines dans une école. Boko Haram signifierait « l’éducation occidentale est un péché » ! Ce groupe veut bien entendu établir la charia au Nigéria et ailleurs, et pour bien marquer cette stratégie, massacre, pille et enlève à tout va. Comble de l’absurde on voit aujourd’hui une vidéo où le chef de ce clan, plutôt hilare, parade en treillis militaire et bonnet de laine devant un véhicule blindé, une kalachnikov en bandoulière, assénant qu’il est contre l’éducation occidentale, et que « j’ai pris les filles et je les vendrai, il existe un marché pour vendre les filles ». Il mixe dans sa liste des mécréants Abraham Lincoln et François Hollande, et appelle à la guerre contre tous les chrétiens.

C’est à se taper la tête contre les murs mais c’est la réalité. Il trouvera certainement des acheteurs pour ses filles occidentales, un peu par concupiscence et beaucoup par croyance pour les éloigner de l’éducation occidentale et ainsi les rapprocher de Dieu.

Il y a des gens qui croient à tout ce galimatias psycho-religieux et il y en a d’autres, sans doute les mêmes d’ailleurs, qui sont prêts à acheter ces gamines. Comme souvent on croit que l’on touche ici au summum de l’intolérable, et comme souvent la croyance sans la raison pousse vraiment à la folie la plus inepte.