SCHNEIDRE Dominique, ‘Fortune de mère’.

Sortie : 2001, Chez : Fayard.

La saga de l’empire Schneidre racontée sous l’angle familial par une descendante de la 5ème génération après celle du fondateur Eugène (1805-1875). On y apprend l’incroyable puissance de ces patrons de forge au XIX et Xxème siècle qui ont monté les premières multinationales basées sur l’innovation technologique et les canons à une époque où la fréquence des guerres activait à la fois le business et le patriotisme.

Le plus improbable dans cette saga est le mariage du père de l’auteur avec la petite-fille de Jules Guesde, socialiste tendance révolutionnaire qui sera élu député à plusieurs reprises dans le même Parlement que les Schneidre qui ne délaissaient pas la politique pour faire avancer leur business.

Ces mémoires croisées voient se rencontrer les anarchistes russes avec les maîtres des forges du Creusot, les révolutionnaires et l’aristocraties, les grandes grèves qui ont ponctué l’histoire du mouvement ouvrier avec les réceptions au château de la Verrerie, demeure des Schneidre au Creusot, les bombardements alliés des usines durant la deuxième guerre mondiale avec la gestion compliquée des relations avec l’occupant allemand…

Le père de l’auteure prend les commandes en 1942 au décès de son propre père, reconstruit le groupe après la guerre, l’implique dans l’industrie nucléaire naissante, meurt soudainement en 19960 et laisse sa place à son épouse (petite fille de Jules Guesde) qui mènera le groupe à sa fin dans les années 80′. Pas sûr d’ailleurs qu’un héritier Schneidre aurait fait mieux tant les structures et le modèle de l’entreprise étaient inadaptés au monde de globalisation et de désindustrialisation qui s’ouvrait alors en Occident !

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