d’ORMESSON Jean, ‘C’est une chose étrange à la fin que ce monde’.

Sortie : 2010, Chez : Robert Laffont.

Au crépuscule de son existence joyeuse, Jean d’Ormesson met sur le papier les questions qu’il s’est posées sa vie durant : le début du monde, la cosmologie, le temps, Dieu, la vie, la mort et l’après. C’est du d’Ormesson pur jus : élégant et futile, l’homme comme toujours s’écoute un peu parler en faisant le chien savant, mais on partage bien sur ses interrogations dîtes avec tant d’élégance et de légèreté : « Passagère et précaire, affreusement temporaire, coincée entre un avenir qui l’envahit et un passé qui la ronge, notre vie ne cesse jamais de se dérouler dans un présent éternel -ou quasi éternel- toujours en train de s’évanouir et toujours en train de renaître. »

Quelques évidences au passage, dans un océan de doutes : « Pour un croyant, la vie consiste à se préparer à la mort. A la limite, croire en Dieu, c’est préférer la mort à la vie. » Voici au moins une sentence qui percute l’actualité !

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