FLAUBERT Gustave, ‘L’éducation sentimentale’.

Un classique du XIXème siècle qui se relit avec délice. C’est la chronique du temps qui passe dans le Paris pré et post révolution de 1848. Frédéric, le héros, papillone entre les femmes qu’il séduit, ses terres et ses rentes, ses amis et de vagues engagements politiques. Il surnage dans la superficialité qui caractérise la bourgeoisie de cette époque encore mélangée avec une noblesse qui défend son statut. Tout ce petit monde ne travaille pas, fréquente les dîners en ville et les champs de course, prospère sur son inutilité et découvre la révolution avec stupeur sans comprendre ce qui se passe vraiment.

C’est le début de la fin d’une époque de l’Histoire de France que Flaubert narre avec brio, dans un style riche et fluide bien que parfois un peu ampoulé. La lecture ce cet auteur déclenche un ennui élégant dont on ne se lasse pas, même au bout de 500 pages.

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