JACOB François, ‘La souris, la mouche et l’homme’.

Sortie : 1997, Chez : Editions Odile Jacob.

François Jacob, médecin, prix Nobel de médecine en 1965 (avec Jacques Monod et André Lwoff), combattant multi-décoré de la deuxième guerre mondiale, devise brillamment sur l’apparition de la biologie moléculaire puis du génie génétique dans la deuxième moitié du Xxème siècle. Ayant directement participé aux travaux de recherche dans ces sciences récentes il en parle en connaisseur. Dernier livre écrit quelques années avant sa mort en 2013 il a pris à cette époque quelques distances avec la science formelle et s’autorise de passionnantes variations philosophiques sur la Science et l’Humanité : la biologie et la prévisibilité, le même et l’autre, le bien et le mal, le beau et la vrai sont les titres de chapitres passionnants et vertigineux sur les progrès accomplis, les questions irrésolues, l’utilisation et les objectifs de la Science.

Au-dessus de tout il rappelle la découverte fondamentale de son siècle : tous les êtres vivants sont fait à peu près des mêmes gènes et protéines et tous sont différents. C’est l’ordonnancement de ces particules élémentaires qui fait que nous sommes papillon ou homme. C’est l’incroyable révélation du vivant qui fait que tous ces êtres sont uniques.
L’écriture sereine et extrêmement claire d’un homme qui sa vie durant s’est penché sur le vivant et participé comme un acteur important à l’émergence de ces sciences qui ont révolutionné la connaissance humaine.

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