Arcade Fire – 2018/04/28 – Paris Bercy


Concert enthousiasmant d’Arcade Fire à Bercy pour la présentation de leur dernier disque : Everything Now, le groupe a joué sur un ring de boxe installé au milieu de la fosse, surmonté de quatre écrans installés en carré. Traversant et retraversant la foule, les Arcade Fire ont joué plus de deux heures accueillant au hasard de la setlit quelques invités : trois danseuses haïtiennes, un musicien camerounais et sa mini flûte, un percussionniste et l’incroyable groupe de jazz qui fit la première partie, Preservation Hall Jazz Band. Tout ce petit monde se retrouva sur scène pour le rappel, quitta ensuite la salle en une longue procession pour se retrouver… boulevard de Bercy où la quinzaine de musiciens ont continué le show dans la rue devant des spectateurs éberlués.

Malgré le gigantisme de la salle due au statut désormais planétaire du groupe, l’expérience d’un concert des Arcade Fire reste toujours marquante et, au-delà des falbalas et des fioritures, leur musique est un chef d’œuvre d’enthousiasme et de bonheur.

Setlist : A Fifth of Beethoven (Walter Murphy song)/ Everything Now (Continued) (instrumental version with boxing intro)/ Everything Now (with Patrick Bebey)/ Rebellion (Lies)/ Here Comes the Night Time (with Patrick Bebey) (Haitian dancers on stage)/ Haïti (with Patrick Bebey) (Haitian dancers on stage)/ No Cars Go/ Electric Blue/ Put Your Money on Me/ Neon Bible/ My Body Is a Cage/ Neighborhood #1 (Tunnels)/ The Suburbs/ The Suburbs (Continued)/ Ready to Start (Damian Taylor Remix outro)/ Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)/ Reflektor/ Afterlife/ Creature Comfort/ Neighborhood #3 (Power Out) (with ‘I Give You Power’ snippet)
Encore : We Don’t Deserve Love/ The Coffee Cola Song (Francis Bebey cover) (with Patrick Bebey)/ Everything Now (Continued) (with Patrick Bebey) (with Preservation Hall Jazz Band)/ Wake Up (with Patrick Bebey) (with Preservation Hall Jazz… more )

Warmup : Preservation Hall Jazz Band

Des forbans indécents


Jean-Clause Mailly, 65 ans, était chef du syndicat Force Ouvrière (FO) jusqu’à hier. Cette institution à tendance trotskyste a été créée après la deuxième guerre mondiale avec des financements américains qui voulaient ériger des contre-pouvoirs face à la CGT de conviction stalinienne à l’époque. Dans l’histoire plus récente, FO s’est rendue célèbre du temps de son ancien chef, Marc Blondel, qui faisait payer son chauffeur par à un emploi fictif de… la mairie de Paris alors dirigée par les conservateurs Jacques Chirac et Alain Juppé qui ont été condamnés pour ça. M. Mailly a fait son boulot de chef-syndicaliste durant une dizaine d’années et s’est retiré hier. Son successeur a commencé son mandat avec un discours dans lequel il écorche la modération de son prédécesseur. Dans l’heure qui suit Jean-Claude Mailly diffusa son tweet vengeur.

Cet évènement en soi n’a guère d’importance et M. Mailly comme son successeur disparaîtront rapidement dans les poubelles de l’Histoire, mais on reste toujours surpris par l’ego surdimensionné de ces personnages qui se croient essentiels, veulent défendre leur œuvre par des plaidoyers pro domo qui n’intéressent pas grand monde. On en voit qui écrivent des livres d’autojustification, nous font perdre notre temps sur les plateaux télévisés pour défendre leurs œuvres et tenter de faire croire qu’ils furent innovants et révolutionnaires, mais surtout qu’ils ont défendus l’intérêt de leurs adhérents avant leurs petites affaires idéologiques.

M. Mailly aurait été plus inspiré de laisser le temps faire son œuvre qui seul permettra de trancher quelle ligne syndicale sera la plus efficace au regard des objectifs. Les injures sur les médias à l’encontre de son successeur relèvent du règlement de comptes clanique franchouillard et n’est pas à la hauteur de la fonction de chef d’une centrale syndicale. Jean-Claude Mailly n’est plus en poste, le mieux qu’il ait à faire est de se taire et de passer à autre chose. Il se dit d’ailleurs qu’il serait nommé au Comité économique et social européen, un machin communautaire qui réunit les représentants des organisations patronales et syndicales de l’Union européenne. Il a décidément du mal à raccrocher ce garçon.