Exposition « Pop Art Icons that matter » au Musée Maillol

Exposition « Pop Art Icons that matter » au musée Maillol, prêtée par le Whitney Museum of American Art de New York : une intéressante rétrospective de cet art américain en lutte contre l’abstraction, assis sur la nouvelle société de consommation et de la culture de masse qui explosaient outre-Atlantique dans les années 60 et dont Andy Warhol fut l’un des papes.

Exposition Sophie Calle au Musée de la Chasse et de la Nature

Sophie Calle – 2017 « Beau doublé, Monsieur le Marquis ! « 

Exposition de Sophie Calle au Musée de la Chasse et de la Nature ; intitulée « Beau doublé, Monsieur le Marquis ! » elle est comme toujours un parcours original dans l’imagination débordante de l’artiste. Dédié à son père mort récemment elle se raconte à travers ce deuil d’un être cher qui l’a inspirée sa vie durant, il faut toujours le premier à qui elle présentait ses œuvres. Trois salles du rez-de-chaussée sont consacrées à la mort, celle du paternel, du chat et d’autres personnages qui ont traversé sa vie ; c’est chaque fois l’occasion de se mettre en scène dans un contexte morbide mais souvent drôle, le sens de la dérision est probablement la qualité majeure de sa créativité ; qui n’empêche pas la tendresse réelle portées à tous ces êtres disparus.

L’exposition se poursuit dans les salles ordinaires du musée où Sophie a disposé de ci de là quelques mini-œuvres commentées d’un petit commentaire dactylographié sur un carton blanc, toujours acide mais factuel : les débris d’une dispute conjugale, le peignoir de son premier amant…, le tout au milieu des collections de fusils de chasse et trophées divers.

Elle se termine au troisième étage par un accrochage des petites annonces amoureuses qui parurent dans Libération ou Le Nouvel Observateur des décennies durant : notaire de province veuf et à la recherche d’un nouvelle épouse, jeune et avec dot, amoureux transis ayant croisé une femme dans le métro sans oser l’aborder… C’est l’histoire de l’amour à travers les ancêtres des réseaux dit sociaux, pas beaucoup plus gai hier qu’aujourd’hui.

Zingg


Exposition Jules-Emile Zingg à la Maison des Traouïero de Perros-Guirec : peintre du terroir né en 1882 il peint l’homme dans la nature avec beaucoup de douceur et de vérité. Ami de Maurice Denis il viendra poser ses chevalets en Bretagne dans le Trégor et y renouveler son inspiration, la côte de granit rose venant éclairer les récoltes paysannes. 130 tableaux, essentiellement issus de collections privées, sont exposés dans cette petite municipalité qui consacre encore quelques sous à la culture de ses administrés, et c’est une bonne nouvelle.

David Hockney à Beaubourg


Superbe rétrospective David Hockney au Centre Pompidou de Beaubourg : ses dessins, ses peintures, ses photos, ses installations technologiques et ses phantasmes. Le peintre de désormais 80 ans expose l’œuvre d’une vie dans une explosion de couleurs pop-art. C’est la couleur du bonheur. Des images de l’eau des piscines de Los Angeles sous un ciel caniculaire, à celles des sous-bois de Bradford dans son Yorkshire natal, en passant par des végétations tropicales luxuriantes, Hockney a une extraordinaire vision des couleurs de notre monde et un talent inestimable pour la restituer. A voir à Paris jusqu’au 23 octobre, absolument !

Exposition Rodin au Grand Palais

Auguste Rodin est mort il y a 100 ans. Le Grand Palais organise « L’exposition du centenaire » autour de cette célébration. C’est l’occasion de revenir sur le parcours artistique de ce sculpteur important et prolifique qui laissa aussi des dessins, des gravures et des photographies. Certaines œuvres sont célèbres : les Bourgeois de Calais, le Penseur, le Baiser, elles sont exposées ici dans une de leurs déclinaisons en plâtre. De nombreux portraits d’hommes et de femmes ponctuent l’exposition montrant ainsi l’une des sources d’inspiration majeure de l’artiste. La sensualité des corps de marbre ou de bronze est frappante et l’on se demande même comment il est possible de travailler ainsi des matériaux si durs. Les dessins de Rodin illustrent encore la modernité de cet artiste qui fut reconnu en son temps et le demeure.

Exposition France Allemagne(s) 1870-1871


Le musée de l’armée aux Invalides expose et explique ce que furent la guerre de 1870-71 contre la Prusse, et la révolution qui s’en suivit à Paris : la Commune. Guidée par l’empereur Guillaume Ier et son chancelier Bismarck la confédération des Etats d’Allemagne du Nord « se fait » déclarer la guerre par Napoléon III pour unir ses forces contre un agresseur commun. La défaite militaire française fut rapide et sans discussion, marquée par la capitulation de Sedan dont la mémoire est encore si vive dans la mémoire militaire hexagonale. L’empereur est alors fait prisonnier et finira sa vie en exil au Royaume-Uni.

La guerre n’en est pas finie pour autant et la Prusse assiège alors Paris et le bombarde. Malgré un soutien de la province pour tenter de sauver la capitale, la défaite est totale. Un armistice est signé le 26 janvier 1871 suivi par le traité de Frankfort le 10 mai qui consacre l’annexion de l’Alsace et la Lorraine. Guillaume Ier poussera même la provocation en prononçant l’Empire allemand dans le Château de Versailles.

La guerre est sauvage et malgré les moyens militaires de l’époque, les ravages sont terribles. Les photos d’époque montrent des villes comme dévastées par des bombardements aériens. Il n’y avait pas encore d’avions mais la technicité allemande des canons Krupp y suppléa.

Devant la déroute de Napoléon III et de son régime, le peuple de Paris (la ville n’a pas été formellement prise par les prussiens) se lève contre les « capitulards » et lance l’insurrection en proclamant la Commune de Paris qui sera réduite en deux mois après une féroce répression. La France reste occupée jusqu’au paiement complet des indemnités de guerre en 1873.

L’exposition retrace bien la solitude européenne de de la France en 1870 face à la Prusse. Les autres pays lui marquent un soutien prudent mais la laissent seule au combat. Heureusement la leçon aura été retenue pour les deux guerres suivantes contre l’Allemagne qui seront mondiales pour réduire la barbarie. On comprend mieux aussi les origines de la Commune qui reposent certes sur le sentiment anti-Napoléon III mais surtout sur la nationalisme de ses animateurs qui ne veulent pas céder devant les casques à pointes (dont des exemplaires sont bien sûr exposés) mais défendre la patrie attaquée !

La France reste occupée jusqu’au paiement complet des indemnités de guerre en 1873. Les allemands reviendront en 1914, puis en 1940 avant de participer à la création d’une Europe en paix, mais que de mauvais souvenirs.

Exposition Walker Evans au Centre Pompidou


Photographe américain (1903-1075), Walker Evans a raconté l’Amérique profonde, celle des hommes et des femmes qui ont peuplé ce pays continent, celle de la crise de 1929 qui a jeté des millions de personnes dans la misère, celle du monde rural, mais aussi l’Amérique de la surconsommation, déjà, des outils et objets de la vie courante.

Plus de 400 photographies sont exposées, souvent en petit format, pas facile à regarder quand il y a trop de monde… Une tranche de vie de l’Amérique et de son peuple qui quelques années après ces photos s’engagera pour sortir l’Europe du chaos nazi, puis quelques décennies plus tard élira un président iconoclaste, Donald Trump.

De Zurbarán à Rothko


Le musée Jaquemart-André expose une partie de la collection privée de la femme d’affaires espagnole Alicia Koplowitz. C’est un parcours d’art à travers les siècles. Cette amatrice a picoré dans les salles de vente durant sa vie, amassant peintures et sculptures, dont elle restitue quelques exemplaires pour cette exposition. Des artistes du XVIème siècle à Rothko et Giacometti on suit avec gourmandise cet accrochage de ce que l’art occidental a produit de plus éclatant.

Bazille au musée d’Orsay


Exposition dédiée à Frédéric Bazille, jeune peintre précurseur de l’impressionnisme, ami de Monet avec qui il partagea des ateliers à Paris, contemporain de Renoir et de Sisley, issu de la bourgeoisie montpelliéraine. Engagé volontaire en 1870, il meurt presqu’aussitôt au combat contre les prussiens, à 28 ans. De cette courte carrière il reste une cinquantaine de tableaux dont de magnifiques toiles de scènes en plein air sous le soleil du sud, des scènes de nus masculins plutôt inhabituelles, des natures mortes de la période d’apprentissage et des portraits et des autoportraits.

Gaston au-delà de Lagaffe


Belle exposition consacrée à Gaston Lagaffe à la bibliothèque publique d’information de Beaubourg, ou plutôt consacrée à Franquin son créateur, à travers le personnage de Gaston. Franquin fut l’un des grands dessinateurs de la bande dessinée humoristique du XXème siècle et son Gaston Lagaffe en a fait rire plus d’un à gorge déployée devant le burlesque des gags de ce garçon de bureau inventif et flemmard, souvent accompagné de son chat et de sa mouette rieuse.

Les planches exposées font le lien avec la pensée de son auteur, un peu révoltée, antimilitariste, plutôt rebelle et tout en subtilité. La rédaction de Spirou qui publiait les aventures de Gaston était en fait gentiment catholique et réactionnaire et cherchait à limiter l’enthousiasme délirant de ses dessinateurs pour ne pas trop choquer les lecteurs et surtout les abonnés… Alors Franquin et ses congénères de la rédaction s’ingénient à faire passer leurs messages dans l’humour et l’optimisme de Gaston Lagaffe. Il récrée d’ailleurs l’atmosphère de la rédaction où s’agite une bande de joyeux drilles sous l’ombre tutélaire et un peu inquiétante du patron M. Dupuis que l’on ne voit jamais mais qui existe réellement.

 

L’esprit du Bauhaus

Exposition Musée des Arts décoratifs 201701

Le musée des arts décoratifs retrace l’idée du Bauhaus : un mouvement culturel de la République de Weimar, moitié artistique, moitié communautaire, bâti sur l‘inspiration de l’architecte Walter Gropius. Il s’agissait de changer l’habitat et l’architecture alors il a créé des ateliers pour le textile, le mobilier, le dessin, le bâtiment et tous les champs possibles de l’expérimentation. Tout ce petit monde vivait en communauté, se rencontrait, s’opposait, se bagarrait, s’unissait, faisait des enfants, s’inspirait des théories marxistes en vogue et… déplut fortement au régime nazi qui surgit en 1933. Le Bauhaus fut dissous, ses membres se répartirent sur la planète, certains furent assassinés par les nazis, d’autres, minoritaires, ont collaboré. On retrouve dans les créations exposées un peu des prémices de l’art déco. On comprend que le Bauhaus fut un mouvement intellectuel et politique créatif à une époque où d’autres courants idéologiques menèrent le monde à l’abîme.

Chémiakine au centre spirituel et culturel orthodoxe russe

Le centre orthodoxe russe a été récemment inauguré et est déjà l’objet de querelles géo-politiques sans véritable intérêt. La grande église affiche fièrement ses bulbes argentés sur les bords de Seine du quai Branly. Elle est fermée le dimanche après-midi…

A défaut, le visiteur se replie sur une exposition de Noël consacrée à l’artiste russe Chémiakine, sculpteur, considéré comme déviant aux temps soviétiques, exilé en France, puis aux Etats-Unis, il est ensuite réhabilité par la Russie. Il réalise des costumes et des décors d’opéra. Ceux de « Casse Noisette » créé dans une nouvelle version en 2001 constitue le cœur de cette exposition.

Avec les dessins, bijoux, vidéos et personnages sculptés (un peu nains de jardin) qui sont exposés on découvre un environnement plutôt inattendu pour Tchaikovsky. L’exposition n’est pas bouleversante mais cette petite incursion dans la culture russe donne envie d’y revenir si les programmes à suivre sont à la hauteur.

Matthieu Chédid rencontre Martin Parr à la Philharmonie de Paris

 

Martin Parr et Matthieu Chédid
Martin Parr et Matthieu Chédid

La rencontre entre un photographe et un musicien. Le premier, Martin Parr est britannique et connu pour ses explosions de couleurs sur des scènes de la vie quotidienne et populaire, au Royaume-Uni, ou ailleurs. Le second, Matthieu Chédid, est un guitariste de grand talent, phare du rock-variété français. Il a composé une espèce de musak qui accompagne agréablement les déambulations du visiteur devant les photos de Martin.

Chaque diaporama est thématique : les chapeaux, les plages… et devant chaque diaporama le musak est spécifique : à base de voix, de guitares, d’électronique… Les photos sont en gros plan, souvent des portraits et toujours éblouissantes de couleurs, les musiques sont éthérées, diffuses. L’ensemble est agréable.

Fantin-Latour : exposition « A fleur de peau » au Musée du Luxembourg

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Belle exposition Fantin-Latour au musée du Luxembourg jusqu’au 12 février 2017 : ce peintre du XIXème siècle (1836-1904) est finalement assez peu connu des non-initiés mais fut l’auteur de merveilleuses natures mortes, à base de fleurs pour l’essentiel, dont la précision du dessin et le rendu des couleurs sont proprement stupéfiants. Des tableaux de groupe sont également exposés où Rimbaud, Verlaine ou Baudelaire cohabitent avec d’autres personnages de l’époque, connus ou pas, ainsi que l’auteur qui prend un malin plaisir à se glisser dans le tableau. Grand amateur de musique, Fantin peindra aussi des toiles hommages à ses héros : Wagner, Berlioz, Schumann… dans lesquelles il laisse parler un imaginaire un peu kitch.

Un homme qui a consacré sa vie à l’art, produit des centaines de toiles, s’est initié à la photographie naissante, méritait bien cet hommage mené à bien par ce sympathique petit musée parisien.

La connerie se vend bien

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M. Bolloré, cador du CAC40, qu’on appelait autrefois le Mozart du Cash flow, s’est mis en tête comme tout patron qui se respecte d’investir dans les médias, pour exister dans les dîners en ville, voire dans les cénacles politiques. Ces investissements sont généralement financièrement déficitaires mais peut-être profitables en termes d’égo. Tous les grand pédégés ont mis la main à la poche à un moment donné pour se payer un journal, une radio ou une télévision.

L’actualité du jour porte sur les démêlés de M. Bolloré avec les chaînes de télévision et les journaux dont il est actionnaire directement ou indirectement. On avait déjà parlé il y a quelques mois des ponts d’or versés à Cyril Hanouna pour continuer à abrutir la population des téléspectateurs de D8 avec une émission dont l’imbécilité atteint des sommets rarement égalés. On a aujourd’hui l’affaire Morandini, un animateur mis en examen pour « corruption de mineur aggravée ». Le garçon produit des websérie érotique et aurait utilisé cette position pour tenter de séduire des garçons. Contre toute attente, il dispose aussi d’une carte de journaliste et intervient désormais sur iTélé pour une émission journalière d’une heure. Evidemment la rédaction de la chaîne s’émeut du pédigrée de ce nouveau-venu et s’est mise en grève depuis plusieurs jours.

Au-delà des cas personnels Hanouna ou Morandini, on voit ce que donne la privatisation intégrale des médias qui sont généralement immédiatement envahis par la publicité et la connerie. Allez-voir quelques minutes de l’émission d’Hanouna sur D8 (qui s’appelle désormais C8) pour vous rendre réellement compte de l’Himalaya d’abrutissement diffusé à une heure de grande écoute. Les médias publics consommant l’argent des contribuables sont quand même restés à l‘écart de ces dérives, en tout cas des plus édifiantes. En termes macro-économiques le maintien d’un minimum de raison et d’intelligence sur les médias est sans doute rentable pour une nation et la dépense publique en faveur de médias publics n’est pas engagée pour rien. Hanouna, Morandini et quelques autres le confirment par l’absurde tous les jours.

Lire aussi : Cyril Hanouna : le fond du fond

Bob Dylan prix Nobel de littérature

Entendu à la machine à café :

« De la foutaise, bientôt on donnera le prix Nobel de la paix à BenArfa (un fouteballeur). »

Pierre Assouline, écrivain français déclarait :

« Lui attribuer le Nobel de littérature, c’est affligeant. J’aime Dylan mais il n’a pas d’œuvre. Je trouve que l’Académie suédoise se ridiculise. C’est méprisant pour les écrivains ».

Pour le bourgeois-pas-bohème Bob Dylan n’est qu’un gauchiste soixante-huitard responsable du laxisme de nos sociétés occidentales. Il ne mérite rien. Qu’ils se rassurent, Dylan, imperturbable, n’a toujours pas réagi à l’annonce de sa récompense, on ne sait pas s’il l’acceptera ni même s’il viendrait le recevoir à Stockholm au cas où il l’accepterait.

Hodler-Monet-Munch au musée Marmottan-Monet

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Belle exposition comparée des artistes impressionnistes Ferdinand Hodler, Claude Monet et Edvard Munch au musée Marmottan-Monet qui rivalisent en techniques de peinture et créativité pour peindre l’impossible : le soleil, l’eau, la neige. L’accrochage des tableaux fait mieux comprendre aux visiteurs le cheminement et les réflexions de ces grands artistes au sommet de leur art. Et ce petit musée Monet est toujours un sympathique lieu de promenade d’un week-end.

Chua Ek Kay à Singapour

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After The Rain – Chua Ek Kay (Singapour)

Street Scenes Revisited (traduit du chinois)

The old house still stand,

Despite the storms through the years.

I have grown grey in my lone wonderings,

Reflecting on my solitude toward heaven.

I have seen snow-capped peaks in June,

Seagulls sleeping on the beach of south seas.

Miles of lotuses separating heaven and earth,

The pink of spring in fallen apples blossoms.

A lonely cloud frozen by the emerald hill,

White egrets prancing in a graceful dance.

With my brush I journey on desert tracks,

Through sandstorms I hear bells of the caravans.

I search from my old dream in the moonlight,

Fragments of an old song from winding verandas.

The paint on doors and windows is peeling off,

Crickets are crying at the foot of the wall.

There is great Order in the whole universe,

Determining when everything forms or stays.

Now as I return to my old residence,

How the folks and the street have changed.

Only the banyan tree remains the same,

Perched with flocks of birds at dusk and dawn.

Look at the sunflower under the tree,

And how every blooms plucks light from the sun.

It’s now a whole new world,

Where peace and quiet keeps out the noisy one.

While I toil tirelessly stroke after stroke,

Each of them a brush with the truth and innocence.

Exposition Gabritschevsky à la Maison Rouge

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Eugen Gabritschevsky est un citoyen russe né en 1893 dans une famille aisée et cultivée. Il deviendra scientifique, brillant biologiste ayant travaillé dans des universités de différents continents avant d’affronter des troubles psychiques assez graves (délires) à partir de 1929 qui l’obligeront à intégrer volontairement un hôpital psychiatrique qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort en 1979.

Cet internement le verra sortir de la société des hommes tout en restant conscient. Il mettra à profit cet isolement pour créer une œuvre méconnue mais prolifique, qui sera identifiée par Jean Dubuffet et promue par son frère Georg. La Maison Rouge lui rend hommage et présente une partie de ses peintures, généralement des gouaches et aquarelles colorées et de petit format.

Comme dans une bande-dessinée de science-fiction, on y croise les composants étranges du monde de l’artiste malade : des formes plutôt non-humaines, fantômes ou bêtes de laboratoire, des atmosphères inquiétantes mais des couleurs sereines, une angoisse exprimée de façon touchante.

« Gabritschevsky le paranoïaque tient la chronique bouleversante d’un siècle effroyable. » (Le Monde)