Hollande toujours désopilant

CH_20150409_HollandeDans une interview télévisée hier dimanche, le président de la République compare le programme du Front National à un tract du Parti Communiste des années 70. C’est plutôt bien vu tant les deux programmes brillent par leur irréalisme. C’est en tout cas désopilant et fait sourire les connaisseurs, sauf les communistes qui n’ont jamais brillé par leur sens de l’humour.

Evidemment, la comparaison entre FN et PC est un peu agressive et donc mal vécue. Elle est de ce fait déplacée. Un président de la République devrait pouvoir utiliser un peu plus de pédagogie pour convaincre ses électeurs, plutôt qu’abuser de petites phrases qui n’amusent que le microcosme politico-mondano-médiatique, et encore, pas très longtemps.

Laurent Wauquiez est un cornecul

Laurent_WauquiezUne gamine est violée et assassinée dans le nord de la France par un cinglé, immédiatement emprisonné. Et toutes affaires cessantes les médias et la politique inondent les citoyens d’un déluge de lieux communs, de slogans et de beaufitudes, attisant les réactions populaires et préparant les élections alors que la situation exigerait plutôt décence et réflexion. Le présumé assassin est polonais, et repris de justice, ce qui permet aux politicards d’en rajouter sur le danger venant de l’étranger.

L’un d’entre eux se manifeste tout particulièrement et avec son brio habituel, il s’agit de Laurent Wauquiez, secrétaire général du parti conservateur qui déclare :

Tout d’abord, il faut faire la lumière sur cette affaire. Il y a trop de questions sans réponse. Y a-t-il eu une défaillance majeure dans l’exécution de la peine ? Pourquoi quelqu’un qui devait être reconduit à la frontière et expulsé ne l’a pas été ? Nous demandons que l’inspection générale des services judiciaires soit saisie. Il faut savoir et comprendre… cela pose à l’évidence toute la question de la politique de remise de peine et de réductions automatiques de Mme Taubira… Par sa circulaire, la garde des Sceaux a incité à renforcer ces allègements. Ce prédateur en a-t-il bénéficié ? De toute évidence, la politique du gouvernement est à rebours de nos besoins. Mme Taubira fait du désarmement pénal, les Français attendent du réarmement pénal

Mme. Taubira, ministre de la justice est la cible préférée de ces caricatures de responsables politiques depuis qu’elle a porté la loi pour le mariage homosexuel, votée à la majorité d’un parlement démocratiquement élu. Elle est évidemment désignée comme personnellement responsable de l’assassinat de cette gamine par des populistes de tous bords. Et la gauche au pouvoir depuis trois ans est bien sûr à l’origine de ces atrocités du fait de son légendaire laxisme qui a poussé au crime ce repris de justice.

D’un vrai problème de société : que fait-ton des criminels irrécupérables et comment finance-t-on leur mise à l’écart de la société ?, des élus de rencontre, cédant à la panique, oubliant l’intelligence, livrant le pays à l’abrutissement, font de ce sujet grave une nouvelle inutile polémique de caniveau.

Laurent Wauquiez est en tête de gondole pour crier haro sur le baudet entre deux blancs secs au Café du commerce avec Mme. Michu.

Laurent Wauquiez est un cornecul ambitieux capable du pire. Il annone les slogans de Valeurs Actuelles comme un réflexe pavlovien dès qu’un évènement apparaît dans les titres des médias. Il parade sur les plateaux pour vendre son absence de réflexion comme Nabilla faisant la promotion de sa marque de petites culottes.

Laurent Wauquiez n’arrive pas à cacher la délectation qui est la sienne quand il remue la lie de notre société pour en faire un fumet attirant pour ses électeurs. Il a pourtant quelques neurones : normalien, énarque, agrégé d’histoire, mais les synapses qui les relient entre eux se sont brisées lorsqu’il a plongé dans le marigot nauséabond de la politique partisane. Et depuis il n’y a plus d’influx nerveux pour irriguer les dits neurones qui sont à l’arrêt.

Même les électeurs conservateurs devraient se méfier de Laurent Wauquiez qui a une vocation de Brutus et qui immanquablement les trahira le moment venu. Après avoir critiqué Sarkozy après sa défaite en 2012 il est revenu manger dans sa main en échange d’un maroquin partisan. Il lui plantera un couteau dans le cœur un jour, c’est écrit.

Laurent Wauquiez illustre à en pleurer notre drame national : la pauvreté intellectuelle d’une classe politique, imbue d’elle-même, surtout concernée par sa réélection, refusant ainsi de prendre le risque de faire de la politique, c’est-à-dire emmener le pays et les citoyens vers un avenir meilleur.

En cherchant bien on ne reconnaît qu’une seule qualité à Laurent Wauquiez : il ne se teint pas les cheveux comme de (trop) nombreux politiques qui refusent d’affronter leur âge comme l’avenir de leurs électeurs ou le déficit du budget de la République.

Mais à la question : à quoi de positif peut donc bien servir un Laurent Wauquiez ?, on peine à trouver réponse. Le garçon sera sans doute ministre lors d’une prochaine alternance de droite. Il n’en sera que plus inutile et potentiellement nuisible tellement il érige la démagogie en mode de fonctionnement.

Il se confirme que nous avons, hélas, les dirigeants que nous méritons. Mon-Général, revient !

Compte tenu de sa représentativité de la classe politique actuelle nous allons ouvrir ici une rubrique Laurent Wauquiez pour suivre ses exploits, et immédiatement référencer son compte Twitter à la rubrique les Tweets crétins.

Le syndrome français de retour

L’économie numérique présente bien des inconvénients et quelques dommages collatéraux. Elle offre notamment la possibilité aux râleurs nationaux de déverser leurs incohérences, voire leur bile, sur leur compatriotes. Nombre de sites internet se sont développés pour héberger les pétitions des français en colère. Sur https://www.change.org/ on trouve tout et n’importe quoi, de la pétition pour autoriser le don de sang des homosexuels à celle contre le taux de TVA sur les protections féminines, en passant par celle qui nous occupe aujourd’hui sur les deux orchestres classiques émargeant sur le budget de Radio France.

La radio publique française est en grève depuis plusieurs semaines. Elle n’a plus assez de ressources pour financer ses prestations qui sont pourtant de qualité. Ses ressources viennent de la redevance audiovisuelle et de dotations budgétaires, bref, de la poche des contribuables. Il va falloir restructure Radio-France, c’est-à-dire ajuster les dépenses et les recettes, comme pour le reste de la République, comme à la maison, comme en entreprise. C’est la vie.

Mais bien entendu le syndrome français du découplage entre recettes et dépenses se manifeste une nouvelle fois : les contribuables qui veulent une baisse de leurs impôts veulent en même temps que l’Etat soutienne Radio France, en gros augmente ses subventions. Il se trouve que cette radio publique finance deux orchestres classiques, un chœur et une maîtrise. L’un des points étudiés pour la restructuration était de fusionner les deux orchestres. Ce n’est pas plus idiot qu’autre chose et pourrait aider à redresser la barre. Est-ce mieux d’avoir deux orchestres qu’un seul ? Sans doute, mais lorsqu’il n’y a plus de sous il faut faire des choix, comme à la maison.

Alors les citoyens découplés crient au scandale et pétitionnent à qui mieux mieux expliquant que ces deux formations musicales sont vitales pour la survie de Radio France : …une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter… Les mêmes contestent sans doute par ailleurs les impôts qu’ils payent. C’est la plaie de la France : les libéraux de salons, les chicago-boys de la rive gauche, les capitalistes de circonstances…

  • Je suis libéral mais comment, l’Etat envisagerait de ne plus financer deux orchestres chez Radio France, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, l’Etat envisage de laisser les sociétés d’autoroute augmenter les tarifs de péage et faire des profits, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, l’Etat vend ses parts dans l’aéroport de Toulouse, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, mon rejeton doit payer des droits d’entrée à l’université, c’est un scandale ?
  • Etc. etc.

Tous ces citoyens ressassant les éditoriaux de Guillaume Roquette (le patron du FigMag) adhèrent au libéralisme mais à conditions que ses effets se fassent sentir uniquement chez leurs voisins, pas dans leurs jardins. C’est un des problèmes gaulois qui nuit à l’unité nationale qui serait pourtant nécessaire en ces périodes de crise financière et politique.

La pétition des citoyens déphasés :

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre,

Depuis quelques semaines Radio France est secouée par une grève sans précédent. Les formations musicales de cette maison ne cessent d’être la cible d’attaques récurrentes qui menacent leur existence même. L’Orchestre National de France et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sont pointés du doigt. Depuis l’origine les chefs les plus prestigieux dirigent ces formations. Le niveau et la réputation internationale de ces orchestres sont un atout majeur dans le rayonnement de Radio France, dont la vocation de service public, rappelons-le, est d’informer, d’éduquer, de divertir. En association avec les antennes qui se font l’écho de leur travail, les formations musicales participent avec ferveur à cette mission avec des programmes audacieux, soutenant la création, les jeunes talents, et les projets pédagogiques. Les formations musicales de Radio France (les deux orchestres, le chœur et la maîtrise) ont des identités fortes : c’est une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter. C’est cette richesse dont on veut priver aujourd’hui Radio France, ses antennes et ses auditeurs. Ces formations reflètent par ailleurs toutes les valeurs que nos politiques veulent défendre, à raison : la Culture contre la barbarie, l’exception française, la jeunesse (avec le recrutement de musiciens issus des conservatoires supérieurs et la formation grâce au travail de la maîtrise), la parité hommes-femmes que beaucoup d’entreprises devraient nous envier. Pour honorer ces missions et ces valeurs, les formations musicales ne représentent que 6% du budget global de Radio France. La menace qui pèse sur elles, au nom d’une logique de rentabilité absurde, est la preuve du désengagement de l’état. Le paysage musical français se désertifie peu à peu… Les conservatoires, les festivals, les orchestres sont mis à mal partout en France… A l’heure où l’actualité nous livre les dérives de l’ignorance, dans une brutalité et une intolérance grandissantes, nos dirigeants doivent prendre conscience de la nécessité de PROTEGER et de COMMUNIQUER LE SAVOIR et la CULTURE qui en sont les remparts. Alors que la réouverture de Radio France au public vient de révéler les qualités et le potentiel d’un nouvel auditorium, nous réclamons une politique artistique digne du service public, et qui préserve l’avenir des formations en son sein.

Elections départementales

L’opposition remporte les élections départementales en France. Les leaders passent leur soirée sur les plateaux télévisés, les uns pour expliquer pourquoi ils ont gagné, les autres comment ils n’ont finalement pas tant perdu que ça. Il s’agit d’élections départementales mais on ne parle que de politique nationale. Personne ne sait bien quels changements la nouvelle majorité départementale va insuffler par rapport à la précédente. Aucun journaliste ne pose d’ailleurs de questions sur le sujet. Les oppositions de droite et de gauche s’égosillent à réclamer un changement de politique et la démission des uns ou des autres, bref le show continue mené par la même bande d’élus, qui vont et qui viennent au hasard des résultats électoraux.

Depuis des années les majorités perdent quasi-systématiquement les élections locales et n’en changent pas pour autant leur politique nationale. Les résultats de ce dimanche ne devraient pas faire évoluer les habitudes malgré les admonestations télévisuelles de rigueur. La politique nationale se vote à l’assemblée nationale élu pour cinq ans, jusqu’en 2017, la politique départementale est votée par les assemblées départementales qui viennent d’être élues. Que les vainqueurs expliquent ce qu’ils vont y faire et changer avant de tirer des plans sur la comète de la politique nationale. Ils ont en principe assez à faire pour le moment. Les prochaines élections législatives et présidentielles sont en 2017. Qu’ils bossent dans leur département, c’est le meilleur moyen (i) de justifier les émoluments et défraiements qui leur sont versés par les contribuables départementaux et (ii) de montrer de quoi ils sont capables pour 2017. Bosser cela veut dire travailler sur le terrain et à leur bureau, pas sur TF1.

En un mot : au boulot !

La presse de caniveau

Un avion s’écrase dans les Alpes françaises, 150 morts. Comme de bien entendu en de telles dramatiques circonstances, la presse fait assaut d’indécence et de bêtise. Nous avons droit aux questions stupides aux familles larmoyantes du genre « que ressentez-vous ? » posée au frère ou à la sœur d’un malheureux passager décédé.

L’absence d’analyse tourne en boucle sur les écrans avec des slogans comme : « les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse ! ». Evidemment qu’ils n’excluent aucune hypothèse puisqu’ils enquêtent sur l’accident, c’est même exactement ce pour quoi ils sont payés : n’exclure aucune hypothèse et trouver l’explication à l’accident.

Mais la presse ne peut se satisfaire d’attendre, drapée derrière son devoir d’informer, un devoir qui se transforme en droit de raconter des sornettes à des consommateurs qui ne pourraient pas attendre de la vraie information. Comme si Mme. Michu devant sa télé était à quelques jours près pour savoir si un avion s’est écrasé pour ci ou pour ça.

On ne le dira jamais assez, la presse française est aussi responsable de l’acculturation des masses et de la pauvreté du débat. Les tristes évènements comme celui-ci ne font que le démontrer, de façon toujours aussi consternante.

Elections départementales

Il y a des élections locales en France ce dimanche pour élire des conseillers départementaux, nouvelle appellation des conseiller généraux. L’opposition se fait un malin plaisir de rappeler que les fonctions desdits conseillers sont en cours de redéfinition par la loi et que l’on demande donc à des électeurs d’élire des personnes dont ils ne savent bien quel sera exactement leur rôle.

Ce n’est pas faux mais l’on peut gager que leurs responsabilités ne seront pas fondamentalement différentes de celles de leurs prédécesseurs. Et on peut en tout cas assurer que lorsque Mme. Michu votait pour élire un conseiller régional elle ne connaissait pas plus qu’aujourd’hui ses fonctions exactes.

Des brutes avinées à l’œuvre

England's Wilkinson is tackled by Wales's Popham and Jones during Six Nations rugby union match at Twickenham in LondonLes brutes avinées qui jouent dans l’équipe de France de rugby disputent actuellement on ne sait plus bien quelle compétition de ballon ovale, qui consiste grosso-modo à taper sur son adversaire pour faire avancer une baballe tout en la lançant vers l’arrière. Ils ont gagné la semaine dernière et perdu ce samedi, mais personne n’est content. La victoire hier n’était pas suffisante, la défaite aujourd’hui serait honteuse.

Le mieux serait que l’on arrête de gloser sur les performances abrutissantes de masses musculeuses dépourvues de neurones et bonnes à prendre des coups autant qu’à en donner. Passons un peu plus de temps sur la croissance économique et un peu moins sur les jeux du stade, le peuple ne s’en portera que mieux et son niveau intellectuel également !

Sarkozy s’envole

Nicolas_SarkozyRigolo : Stéphane Courbit, affairiste impliqué dans l’affaire Bettencourt (il a fait investir Mamy Bettencourt dans un business de paris en ligne avant de lui rembourser son investissement de 150 millions d’euros…) a financé trois voyages de Sarkozy en avion privé après sa défaite aux élections présidentielles françaises de 2012. Le plus hilarant dans cette affaire est que la compagnie privée utilisée est impliquée dans une affaire de trafic de drogue et que la société de Courbit est accusée d’abus de bien social pour ses largesses en faveur de l’ex-président.

La position officielle de Courbit est qu’il envisageait à l’époque de monter un fonds d’investissement dont Sarkozy aurait été président non exécutif. Ces trois voyages en avion privé auraient permis, non seulement à l’ex de délivrer ses fameuses conférences rémunérées, mais aussi à prendre des contacts pour la mise en place du fonds… qui a finalement été abandonné. Courbit se raccroche aux branches, que la Justice passe !

Le mieux à l’avenir pour Sarkozy est qu’il utilise des compagnies aériennes régulières et paye son billet comme un grand garçon. Il n’en mourra pas et pourra déduire ces dépenses de ses revenus. Après un voyage en première classe il recevra sans aucun doute un accueil V.I.P dans les aéroports dû à son statut d’ex, le tout étant à peu près aussi confortable et pratique qu’en jet privé, et bien moins sujet à caution.

La politique française au fond du trou

Une petite loi qualifiée pompeusement de « loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », ou plus simplement résumée en « loi Macron » du nom d’un des ministres qui l’a inspirée, est approuvée par l’assemblée nationale grâce à l’article 49.3 de la Constitution qui permet au gouvernement d’éviter le vote des députés sauf si ceux-ci veulent faire tomber le gouvernement par l’intermédiaire d’une motion de censure.

Cette petite loi faisait un peu avancer le déblocage de quelques éléments de la vie économique française assise sur ses fameux avantages acquis. Rien de bien révolutionnaire ni rien de bien méchant ; seulement un peu de bon sens et un léger effleurement du pied sur la taupinière des conservatismes franchouillards.

La droite intelligente était d’accord, la gauche moderne également, le texte aurait dû passer la barre du vote sans l’ombre d’une difficulté si les élus avaient fait preuve du sens de l’intérêt général et non d’un esprit partisan de la 4ème République. Hélas il n’en fut rien, ces élus de rencontre ont oublié la France au profit d’intérêts mesquins et partisans. Ils sont la honte de la nation et d’un autre coté tellement à l’image de ses citoyens… La majorité des français soutenait la loi Macron selon les sondeurs mondains, mais bien entendu chaque sondé suggérait de réformer mais en commençant chez le voisin. A cet égard les notaires et professions juridiques ont réussi à bloquer l’accès à leur marché que cette loi envisageait.

La situation est pathétique et désespérante : la droite intelligente pour la loi vote pour le renversement du gouvernement, la gauche radicale contre la loi vote pour le maintien du gouvernement. Vous ne comprenez pas ? C’est normal, c’est de la politique française.

On note sur le site de l’assemblée nationale les noms des élus félons qui ont voté pour le renversement du gouvernement :

  • 198 membres de l’UMP sur 198
  • 23 membres de l’UDI sur 30, dont Charles de Courson, Yves Jégo, Jean-Christophe Lagarde, Hervé Morin, André Santini
  • 1 écologiste sur 18 membres : Isabelle Attard
  • 6 membres de la gauche démocratique et républicaine sur 15 membres dont Marie-George Buffet
  • 6 non-inscrits sur 9 membres dont Gilbert Collard, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Marion Maréchal-Le Pen

Ne votez plus jamais dans votre vie d’électeur pour ces individus : ce sont des irresponsables !

La relaxe de DSK demandée par le procureur

DSK_201502Le procureur du procès de DSK et consorts pour proxénétisme aggravé plaide pour la relaxe de DSK pour lequel il n’a pas pu être prouvé d’infraction pénale. Le garçon n’aurait pas su que les prostitués avec qui il batifolait (les désormais fameuses « soupapes de récréation ») avaient « un statut prostitutionnel ». Il ne serait donc pas pénalement condamnable.

D’ailleurs lesdites prostituées qui s’étaient constituées parties civiles ont retiré leurs plaintes. Dans sa grande clairvoyance, et au nom du Peuple français, la justice rendra sa décision juin prochain.

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

DSK risque encore une fois de s’en tirer, non pas blanchi mais au moins pénalement non coupable. Il a plutôt bien joué durant ce procès, répondant précisément à toutes les questions posées, détaillant sa vie et ses pratiques sexuelles devant un parterre de journalistes ébahis se faisant une joie d’en restituer les détails les plus croustillants dans leurs colonnes. DSK a promené sa morgue hautaine devant ce petit monde, sûr de lui et de son bon droit. Il est très malin le bougre. Remercions tout de même le Ciel qu’il n’ait finalement jamais concouru pour la présidence de la République, il aurait été capable de déclencher une guerre nucléaire pour une « soupape récréative ». Et d’ailleurs on ne sait toujours pas bien s’il en avait vraiment envie. Peut-être écrira-t-il un jour ses mémoires qui promettent d’être un succès d’édition !

DSK s’exprime à son procès pour proxénétisme aggravé

DSK_201502[Sur sa garçonnière louée par un prête-nom] Monsieur le Président, à l’époque je suis marié et je ne veux pas que l’on sache que je loue un appartement où je peux recevoir des jeunes femmes pour mes activités sexuelles et je demande donc à un copain de le faire pour moi.

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

DSK s’exprime à son procès pour proxénétisme aggravé

J’ai une sexualité plus… rude que la moyenne des hommes. Certaines femmes peuvent l’apprécier, d’autres pas, mais cela n’a rien à voir avec la prostitution. Je commence à en avoir assez. Les comportements qui sont les miens, il est loisible à chacun de ne pas les apprécier. Pour autant, ils n’imposent pas le recours à des prostitués. Ces pratiques sont certes minoritaires mais elles sont tout de même répandues.

Quel intérêt cela a-t-il pour le tribunal, sauf à vouloir me faire comparaître devant des juges pour pratiques sexuelles dévoyées ?

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

DSK s’exprime à son procès pour proxénétisme aggravé

CH_20110109_DSK

Disons que j’ai sauvé la planète d’une crise qui aurait pu être plus grave que celle de 1929. Les moments de soumission à l’autre, de l’homme à la femme ou de la femme à l’homme, ne sont pas le propre du libertinage.

[Sur les prostituées] Ce n’est pas ma conception des relations sexuelles, ça ne me plaît pas. J’aime que ce soit la fête, le jeu. Pour moi ces rencontres étaient des séances de récréation, une soupape de récréation. Les prostitués peuvent faire l’objet de pressions, de la part d’un souteneur, d’un policier. Je ne voulais pas prendre ce risque.

[Ces rencontres représentaient-elles un risque ?] A l’évidence, oui. Mais c’était un risque que j’acceptais. J’ai peut-être eu tort.

[Sur le fait que les dames prestaient des services sexuels rémunérés] Je suppose, M. le président, que vous faites allusion à mon absence de connaissance du statut prostitutionnel de ces personnes? – Oui. – Alors en effet, ma position n’a pas changé.

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

L’UMP est vraiment impayable !

UMP-logoVraiment impayable : le chef des Jeunes Populaires, le machin réunissant les jeunes de ce parti, est un citoyen camerounais en situation irréguliére. Et le plus désopilant c’est qu’il appartient au courant dit de la Droite Forte, animé par les deux têtes-à-claques de plateaux-télévisés Guillaume Pelletier et Geoffroy Didier. Rappelons au passage que ce dernier bénéficiait d’un salaire de 8 500 EUR mensuels (bruts) versé par une UMP en faillite dans la même série que Rachida Dati qui émargeait avec des notes de téléphone 10 000 EUR par an.

L’UMP qui n’économise pas ses envolées lyriques contre l’immigration se retrouve à employer un sans-papier comme une vulgaire entreprise de travaux publics. Cela n’a guère d’importance et n’est pas très grave, mais la simple représentation de Laurent Brutus-Wauquiez découvrant qu’il emploie un sans-papier nous fait nous rouler par terre d’hilarité, et par les temps qui courent il ne faut pas s’en priver.

Non au laxisme de l’UMP en faveur des régularisations massives d’immigrés en situation illégale 🙂 !

La mondialisation du mariage homosexuel

Rigolo : on se souvient que suite à la légalisation du mariage homosexuel en France par l’adoption d’une loi en ce sens par le parlement, certains mariages homosexuels entre un français et un citoyen d’un autre pays (notamment les pays du Maghreb) n’avaient pas pu être célébrés car des conventions internationales liant la France et lesdits pays prévoient que la loi personnelle de chacun des époux s’applique, et lorsque celle de l’époux étranger ne prévoit pas le mariage homosexuel il ne peut donc être célébré.

La cour de cassation française vient d’invalider la convention internationale entre le Maroc et la France afin de valider un mariage entre un homme français et un homme marocain. Pour une fois que le droit international était plus restrictif que le droit local, eh bien c’est le droit le plus libéral qui l’a emporté. C’est la leçon de cette histoire : le libéral gagne toujours, en tout cas très souvent.

Pierre Lelouche s’énerve…

… sur France Culture en expliquant que la Cour européenne des droits de l’Homme empêche la France d’expulser Djamel Beghal car son pays d’origine ne respecte pas les droits de l’Homme et qu’il y risquerait sa vie, ce qui est probablement vrai. Citoyen et terroriste algérien, mentor du djihad international, ayant crapahuté sur tous les fronts moyen-orientaux du terrorisme, il inspire plus qu’il n’agit. Il a été condamné à plusieurs reprises mais jamais à des peines très lourdes car sa participation directe à des faits de terrorisme n’a jamais pu être définitivement prouvée.

Il est depuis en résidence surveillée dans le Cantal « aux frais du contribuable » comme le souligne Lelouche car la France ne peut pas l’expulser en Algérie. Il a ainsi rencontré régulièrement dans cette résidence les extrémistes religieux qui ont commis les attaques terroristes de janvier 2015 à Pari. Ces idéologues connaissent bien les méandres du droit européens et les contradictions propres à la démocratie. Ils en usent et en abusent au mieux de leurs intérêts et objectifs.

C’est Lénine qui avait dit : « les capitalistes nous vendront le corde pour les pendre ». Il a eu tort sur cette anticipation puisque que la sphère communiste s’est inclinée, mais les extrémistes religieux sauront peut-être faire mieux ? Drôle retour de l’Histoire.