Religion en France

20 décembre

Un cinglé attaque un commissariat avec un couteau à Joué-lès-Tours en criant « Dieu est grand » en arabe. Deux policiers sont blessés et l’agresseur est tué.

21 décembre

Un cinglé fonce en voiture sur des piétons à Dijon en criant « Dieu est grand » en arabe. 13 blessés et l’agresseur est arrêté.

22 décembre

Un cinglé fonce en voiture sur des piétons à Nantes en ne criant rien du tout. 15 blessés, dont l’agresseur qui est arrêté.


Les autorités françaises essayent de ne pas trop affoler la population en expliquant que les cinglés sont « cinglés » mais pas forcément terroristes religieux. La différence est ténue car comment différencier un cinglé qui égorge des chrétiens dans un désert en Irak d’un cinglé qui lance sa voiture sur des piétons en France ? L’un peut avoir des antécédents psychiatriques l’autre pas, mais les deux sont bien cinglés et asociaux. Les deux n’aiment pas les gens et préfèrent Dieu.

La vraie vérité c’est que le message régressif de l’extrémisme religieux pousse ici en Europe sur le terreau de l’ignorance. C’est là la victoire de la religion sur la raison, mais la guerre n’est pas encore totalement perdue.

La tâche des autorités n’est pas simple pour gérer cette situation. Il faut éviter que toute la beaufitude nationale ne prenne le dessus, faire valoir l’intelligence et éviter la panique, tout en contrôlant les cinglés et en évitant qu’Eric Zemmour ne soit le prochain ministre de l’intérieur français.

La journée de l’orgasme

C’est la journée mondiale de l’orgasme, puisqu’il faut pour tout avoir désormais une journée ou une fête, mondiale si possible. Une presse de circonstance explique à Mme. Michu combien jouir permet de vivre serein et longtemps. Elle va sûrement être attentive au conseil ainsi donné, plus sympathique que celui de son gouvernement sur la réduction des déficits budgétaires.

Religion sur les Champs Elysées

Paris_Marche-de-NoelC’est le retour du veau gras et des marchands du temple : les Champs Elysées et nombre de rues parisiennes et des villes de France sont maintenant envahies de boutiques dites du Marché de Noël. Touristes et parisiens remontent l’venue des Champs Elysées dans une foule indescriptible et une odeur de nauséabonde de guimauve et de barbe-à-papa. Les produits vendus sont sans intérêt mais font marcher le commerce. Les consommateurs font masse comme un troupeau de gnous à la recherche d’un point d’eau.

Cette gabegie déculturée se renouvelle et se généralise chaque Noël puisque justifiée par la naissance du petit Jésus dans sa crèche. Effet délétère de la religion catholique qui a pour effet principal de faire monter le taux de cholestérol des chrétiens d’occident. On a vu plus dangereux comme conséquence de religions.

Bataille fondatrice à l’UMP

UMP_Organisation_201412Les deux porte-flingues du nouveau président de l’UMP posent un vrai sujet de fond lors de leur prise de fonction : la répartition des bureaux. Le Canard Enchaîné raconte comment la vice-présidente a sorti le secrétaire générale de son bureau pour s’y installer et pourquoi il a fallu mesurer la taille des pièces pour s’assurer qu’elles étaient de la même taille. Et puis comment la négociation a été durement menée pour que la photo de la vice-présidente soit légèrement plus haute sur l’organigramme que cette du secrétaire général.

Ces basiques étant posés, l’équipe va maintenant pouvoir réfléchir à des idées nouvelles pour séduire l’électeur, ce qui risque d’être une autre paire de manches quand on sait que la plus grande réforme jamais enfantée par la vice-présidente est d’être passée du chignon aux cheveux au vent…

Accessoirement ils vont aussi devoir s’attaquer au redressement des finances du parti avant, peut-être, d’avoir à gérer la caisse de la République. Les unes comme l’autre sont dans un bien triste état du fait de responsables qui ont érigé en principe de fonctionnement le fait de dépenser plus qu’on ne gagne.

Ah, on oubliait le Raffarin dans le coin à gauche, sèchement rejeté par les sénateurs qui ne voulait pas de lui à la présidence du sénat, soutien officiel à la candidature de Juppé pour la prochaine élection présidentielle, et dont on se demande un peu ce qu’il fait là !

Bref, cet organigramme est un peu explosif et il faudra du doigté à son président pour faire marcher tout ce beau monde dans la même direction.

 

 

Martine Aubry se teint toujours les cheveux

Manuel_Valls_2013-08Martine Aubry, maire de Lille, fait des déclarations dans la presse pour critiquer la politique du gouvernement socialiste. A l’occasion on l’a vue à la télévision et la vérité est éclatante : elle continue à se teindre le cheveux de façon toujours aussi ridicule.

Rappelons la haine politique qu’elle voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que cheftaine du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française quand Aubry-qui-se-teint-les-cheveux-si-ridiculement continue à défendre ces vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.

La Morano en peine déprime

Nadine_MoranoNadine Morano, pom-pom girl de la sarkozie, prix Nobel du Tweet politique le plus stupide, récompensée pour l’ensemble de son œuvre (https://twitter.com/nadine__morano), la Morano donc, exprime sa déception de ne pas avoir nommée à un poste de responsabilité dans la nouvelle équipe de l’UMP menée désormais par Sarkozy, le héros de Nadine.

Selon Le Figaro, elle aurait refusé un poste de secrétaire national à l’apprentissage et à la formation professionnelle au sein de l’UMP alors qu’elle visait la vice-présidence du mouvement. Elle se répand depuis dans la presse pour expliquer que Sarkozy fait une erreur en ne s’entourant pas de ses plus proches et en voulant au contraire ouvrir le jeu dans son parti désigné faux-facturier de l’année.

Fidèle parmi les fidèles, elle fait sans doute plus de mal que de bien compte tenu de ses capacités limitées. Il est des amis proches dont il faut se méfier tant leurs actions peuvent être irréfléchies et néfastes. La Morano est de cette trempe. La simple lecture de ses tweets permet de se rendre compte de l’étendue du désastre. Sarkozy a dû en convenir et s’est résolu à renoncer à récompenser cet aficionado. C’est sûrement douloureux pour lui mais la République lui en sera reconnaissante. On frémit quand on se souvient que Nadine fut ministre. On se rassure à l’idée qu’elle ne sera pas en tête de liste pour le redevenir si la droite revient au pouvoir.

Une déplorable réforme constitutionnelle vendue par Chirac

On ne redira jamais assez combien fut inopportune la réforme constitutionnelle ramenant la durée du mandat présidentiel français de 7 à 5 ans ! Alors disons-le une nouvelle fois : cette décision a été un désastre dont les effets délétères se feront sentir encore longtemps.

Le changement a été initié par Giscard dit d’Estaing, ex-président n’ayant pas su prendre sa retraite et continuant à papillonner dans les milieux politiques tout en écrivant des romans érotiques de gare. Il fallait, semble-t-il, s’aligner sur les pays voisins : du suivisme plutôt de la nécessité. L’idée a été reprise par Chirac alors président sans idée, qualifié de roi-fainéant par son successeur, et ni une ni deux, empaquetée pour être vendue à un Congrès de circonstance. Il s’agissait de ventiler plutôt que de gouverner, et le tout est passé comme une lettre à la boîte.

Depuis la France est en campagne électorale permanente, d’autant plus que les partis politiques en mal de gouvernance, organisent eux-mêmes des élections primaires aux élections présidentielles plus deux ans avant l’échéance.

La presse adore, provoque des débats vides de sens, attise les querelles de personnes, les égos gonflent tels des poitrails de dindons faisant la cour à des dindes,… et la France renonce à ses réformes.

La SNCM à l’eau

Ca y est, la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) a déposé son bilan. Après avoir frôlé nombre de fois la faillite et avoir à chaque fois été sauvée par le contribuable national, la société et ses dirigeants jettent l’éponge et ils n’ont guère de solution alternative car il n’y a plus de sous dans la caisse. Le contribuable, ni les clients, ni les banques, ni les actionnaires privés ne veulent remettre de l’argent dans le trou financier sans fond de la gestion de cette compagnie proprement ingérable ! Le service de transport maritime entre la Corse et le continent est pour le moment assuré par d’autres compagnies et l’ile devrait pouvoir se passer de la SNCM qui renaîtra bien sous une forme ou une autre, mais cette fois-ci sans participation publique.

Au-delà du sort malheureux de cette compagnie et de ses salariés, cette navrante situation illustre l’incompatibilité entre des copinages politiques et syndicaux avec le management serein d’une société dans l’économie libérale. Circonstance aggravante, le contexte corse rend les choses encore plus inextricables et désespérantes. Le comportement de personnels et de syndicats qui se croient tout permis, y compris l’enlèvement de navires, pour faire valoir leurs revendications politiques, parfois indépendantistes, a rendu toute solution classique strictement impossible à mettre en œuvre. La société coule et le contribuable est fatigué, mais on peut toujours aller et venir en Corse, c’est l’essentiel.

Gageons que l’exemple de la Nouvelle-Calédonie qui s’achemine vers une indépendance sereine donnera de bonnes idées à la Corse qui pourra ainsi gérer comme elle l’entend ses compagnies de transport.

Le Front National et Moscou

Le rapprochement politique et financier du Front National français (FN) avec la Russie est un renversement politique étonnant. C’est l’alliance de la carpe et du lapin avec un objectif commun, mettre le boxon dans la démocratie française et se démarquer des Etats-Unis d’Amérique.

Du temps de la guerre froide on se souvient de la haine féroce qui animait le Front et ses ancêtres à l’encontre de l’Union soviétique et du communisme en général. On voit aujourd’hui une banque russe financer le parti d’extrême droite français, on entend Marine Le Pen chanter les mérites de l’Europe jusqu’à l’Oural et non plus « de Bruxelles à Washington », on constate le déplacement de personnages haut-placés dans la hiérarchie russe au congrès du FN, etc.

Ce qui réunit sans doute ces lascars, au-delà de leur volonté de nuire à l’Occident, c’est un nationalisme exacerbé et une paranoïa commune qui tend à rendre responsable de leurs malheurs tout ce qui vient de l’extérieur. Une espèce de renouvellement du pacte Molotov-Ribbentrop, une nouvelle version de la realpolitik qui veut que la fin justifie les moyens.

Et hop ! A la soupe

Le nouveau président de l’UMP met en place son organisation et distribue les chapeaux à plumes aux copains et aux coquins. Sauf quelques exceptions, la plupart de ses rivaux vont à la soupe sans trop d’états d’âme. Nathalie Kosciusco-Morizet (NKM) sera vice-présidente en « gardant sa liberté de paroles [SIC] », Wauquiez-Brutus sera secrétaire général, Galouzeau de Villepin a déjà donner son accord pour collaborer. Bref, tous les ennemis de Sarkozy marquent leur allégeance au petit chef et se retrouvent autour de la même mangeoire, sans doute aiguisant déjà leurs couteaux à l’idée du festin qui se prépare lorsque le pouvoir socialiste sera tombé.

Seul Raffarin, ex-centriste, a indiqué qu’il soutiendrait Juppé aux primaires de la droite pour les présidentielles. Au moins qui a un peu de suite dans les idées, ou peut-être plus simplement le goût de la vengeance. Il aurait moyennement apprécié de ne pas être élu à la présidence du Sénat contre un autre concurrent de droite, alors il n’est pas exclu qu’il soutienne Juppé par mesure de représailles contre Sarkozy qui ne l’a pas peut-être pas fait soutenir avec la dernière énergie.

Tous ces politicards vont et viennent au hasard des alliances, des défaites et des élections. Les idées n’ont plus grande importance. Wauquiez-Brutus critiquait le bilan de Sarkozy et le voici maintenant dirigeants de l’UMP sous la férule de celui dont il remettait l’action en cause. Galouzeau de Villepin, n’en parlons même pas ! Tout le monde se souvient de ses sorties grandiloquentes au palais de Justice de Paris expliquant qu’il était ici « par la volonté d’un homme, Nicolas Sarkozy », et le voici maintenant réembarqué avec celui qui avait promis de « le pendre à un croc de boucher ». NKM qui fumait des clopes avec les clodos en montrant son image détendue et ouverte lors de la campagne des municipales à Paris se retrouve maintenant dans l’équipe Sarkozy.

On pourrait craindre pour elle qu’elle ne soit tondue à la libération si Juppé est élu, mais ces gens rebondissent, se tiennent les uns les autres, se fâchent et se retrouvent au hasard de leurs intérêts. Ainsi va le monde de la politique française du XXIème siècle. Sans doute ni mieux ni plus mal que dans d’autres démocraties, mais avec moins de résultats pour le moment.

Le loustic paye

Nicolas_Sarkozy

A peine élu chef de l’UMP, Sarkozy rembourse au parti les 360 000 EUR d’amende à laquelle il avait été soumis pour dépassement de ses comptes de la campagne des élections présidentielles en 2012. A l’époque le dépassement identifié était que quelques centaines de milliers d’euros… on a appris depuis qu’un système de fausses factures avaient fait monter le dépassement à 18 ou 20 millions d’euros. Ce n’est plus tout à fait la même échelle. Une enquête judiciaire est en cours contre le parti faussaire.

Sarkozy avait été condamné à titre personnel mais il avait fait payer l’amende par le parti. Lorsque l’affaire a été dévoilée elle a entraîné un peu d’émotions. Le voilà donc qui a remboursé, a priori sur sa cassette personnelle, l’amende à laquelle il avait été condamné. C’est bien. Il eut été encore mieux qu’il règle directement sa condamnation plutôt que d’attendre d’être pris la main dans le sac.

Le loustic s’agite

Nicolas_SarkozySarkozy s’est fait élire chefaillon de l’UMP, parti conservateur à la dérive, submergé par les fausses factures et les querelles d’hommes. Rendons-lui grâce de son inépuisable énergie pour avoir mené ce nouveau combat électoral, épuisant et décérébrant. Il a fait campagne chez les militants de toute la France, acquis à sa cause et à son absence de programme.

Il va devoir maintenant éliminer politiquement ses concurrents à l’élection présidentielle pour être sûr de vaincre en 2017. Il va devoir remettre ce parti en ordre de marche après qu’il fut consciencieusement saboté par un gang de forbans qui l’ont mis à sac, à feu et à sang. Il lui faudra encore se battre, faire des meetings dans des coins de province, serrer des paluches sur des marchés, faire le beau sur des plateaux télévision, essayer de paraître intelligent en expliquant un programme encore à bâtir à des électeurs concentrés sur leurs soucis quotidiens et bien éloignés des questions d’intérêt général. Il lui faudra supporter la cohorte des quémandeurs, Wauquiez-Brutus, Coppé-l’affairiste et tous les traîtres annoncés qui n’auront qu’une idée en tête : tuer symboliquement le calife et prendre sa place.

Et il voudra mener une nouvelle campagne présidentielle avec son cortège de bassesses, de débats usants faits d’agressivité, de mauvaise foi et d’absence de pensée. Il va devoir tourner sa veste au fur et à mesure des meetings afin de racoler de l’électeur dans tous les caniveaux de la République. Il lui faudra aussi se colleter une presse  de bas étage toujours à la recherche des petits détails pour éviter de devoir travailler sur les sujets de fonds, etc. etc.

Quelle vertigineuse ambition pour mettre la main sur un pouvoir suprême seul susceptible a priori de calmer l’égo surdimensionné du loustic.

Supporters mal élevés

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy en campagne pour la présidence de la République en passant par une étape de d’élection à la présidence de l’UMP tient un meeting à Bordeaux où il invite Juppé, maire de cette ville, et lui aussi candidat à la présidence de la République. Les militants venus soutenir Sarkozy sifflent bruyamment leur opposition audit Juppé lorsque celui-ci évoque son projet d’alliance de l’UMP avec le centre.

La presse se gausse de l’incident car Sarkozy alors assis dans un fauteuil n’a rien fait pour calmer ce mouvement d’humeur. L’attaqué réagit avec philosophie sur son blog : 

Les campagnes électorales finissent toujours dans l’effervescence et l’énervement. On l’a vu samedi après-midi à Bordeaux. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j’ai vu pire. Restons sereins.

tout en redemandant des éclaircissements sur le ligne politique que suivra le futur nouveau président de l’UMP !

Il en ressort que les militants qui assistent à ce genre de meetings sont des gens qui… militent, plutôt mal élevés et moutonniers, mais engagés pour une politique à laquelle ils croient. Il en faut pour faire vivre la démocratie. Alors un petit bonhomme de la droite dure a fait chahuter un vieux bonhomme de la droite molle, par des supporters qui n’aiment pas ce dernier. C’est un peu la même chose quand l’Olympique de Marseille rentre sur le Parc des Princes face au Paris Saint-Germain…

Pour ceux qui en doutaient, il se confirme que ces deux produits politiques n’ont pas la même cible commerciale, et d’ailleurs pas la même politique. Le plus roublard devrait l’emporter en 2017.

Le fouteballe et le marché

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Des dirigeants de clubs de fouteballe, ex et actuels, sont placés en garde à vue pour des histoires de transferts de joueurs qui impliqueraient le grand-banditisme corso-marseillais. Il s’agit de ventes de joueurs d’un club à l’autre via des contrats atteignant parfois plusieurs dizaines de millions d’euros et faisant intervenir des intermédiaires douteux et sans doute peu utiles.

Bien sûr, la démesure de ce marché aux bestiaux attisent les envies, attirent les véreux et fait disjoncter les neurones des gens les plus équilibrés. A partir du moment où la valeur d’un bien, humain ou pas, dépasse l’entendement et n’a plus de rapport avec la réalité et le simple bon sens, c’est le début des dérives de tous ordres. Que ce soient la folie spéculative des marchés financiers ou l’attribution de valeur démesurée à des pousseurs de baballes décérébrés, le cataclysme est au bout de la route : les crises financières mondiales régulières, les fraudes massives existant dans ces sports où le fric a pris le pas sur l‘intelligence.

N’en déplaise à Guillaume Roquette (patron du FigMag), le marché n’est pas toujours un bon juge de paix, il est parfois nécessaire de l’encadrer par de la réglementation, sauf à accepter d’être régulièrement confrontés à ces faillites morales et financières. La fraude mafieuse mise à jour en ce moment dans le fouteballe ne fait que confirmer ce fait.

« On va dire » : stop aux tics verbaux compulsifs

L’envahissement du tic verbal compulsif consistant à commencer toutes ses phrases par « on va dire… » atteint des proportions alarmantes, non seulement les plateaux télévisés, les interviews de fouteballeurs, mais aussi les élus, Mme. Michu chez le boucher, etc. etc. Une population de 65 millions de français atteinte par le syndrome de la répétition d’une mode verbale sans queue ni tête.

Il faut stopper la viralité de ce trouble compulsif et arrêter de le répéter comme un réflexe ! En lutte contre le « on va dire… ».

Les candidats et l’homosexualité

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy se prend les pieds dans le tapis devant un parterre de militants UMP contre le mariage homosexuel ; il explique successivement qu’il faudra réécrire de fond en comble la loi légalisant cette union, puis qu’il faudra abroger le texte actuel, puis qu’il faudra prévoir un mariage hétérosexuel et un mariage homosexuel en parallèle, le tout dans un brouhaha de fête foraine. On ne sait pas bien ce que pense ni ne veux le candidat, sans doute pas grand-chose sinon être élu, et pour ce faire il faut bien donner des gages à ceux qui envisagent de voter pour vous.

Cela ne ressemble même plus à un débat de Café du Commerce mais à un dialogue d’ivrognes en fin de beuverie. Quelle défaite de l’intelligence !

Les candidats et l’homosexualité

Cela devient maintenant un passage obligé et tout candidat à quelque poste publique que ce soit en France doivent se justifier de leurs positions sur le mariage homosexuel devant les associations diverses et variées pro et anti. C’est un peu pathétique et cette après-midi les trois prétendants à la présidence de l’UMP sont passés à la question devant des abolitionnistes UMP de la loi ayant instauré le mariage homosexuel. En début de semaine, Alain Juppé, candidat à la présidence de la République, avait pris position dans les Inrockuptibles pour l’adoption par les couples homosexuels.

Il serait utile que tous ces beaux esprits passent également du temps à réfléchir sur comment sortir la République de l’ornière financière dans laquelle 40 années de gabegie et d’incompétence l’ont plongée. C’est un problème qui concerne la majorité des citoyens, il devrait donc être prioritaire sur le traitement des sujets mineurs.

Il est par contre intéressant de voir l’habilité des pro et des anti mariage homosexuel à faire mettre en haut de l’affiche politique des sujets concernant une minorité !

Nabilla ou l’effondrement intellectuel d’une population

NabillaNabilla, bombasse à gros seins, ex-vedette de télé-réalité, est mise en examen et emprisonnée, soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon qui est blessé. Ce fait divers remet en haut de l’affiche ce personnage tellement symbolique de l’effondrement intellectuel de la société d’aujourd’hui.

La miss est devenue célèbre dans une émission dite de télé-réalité où en fait de réalité des chaînes de télévision avides laissent s’affronter la bêtise humaine devant des spectateurs hélas captivés. Elle utilisa ensuite cette célébrité pour lancer une marque de lingerie féminine où s’afficher sur des calendriers pour camionneurs et dans la presse de caniveau pour salon de coiffure.

Nabilla c’est le fruit d’une société abrutie depuis plusieurs générations par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de TF1, une société où l’on préfère Zemmour à Zola, où quand on demande à un gamin à quoi sert la Marseillaise il répond : « c’est utile pour être fouteballeur », où un ministre confond Voltaire avec Zadig et Voltaire, où la maîtresse d’un président de la République à peine virée de la chambre conjugale publie un livre vengeur, etc…

Une société où les messages tweets en 140 signes ont pris le pas sur la pensée ne peut guère espérer ériger de grands intellectuels comme modèles pour ses enfants. Nabilla est une pauvre gamine à qui la gloire éphémère dans la presse pipole est montée dans une tête un peu vide et qui s’est transformée en criminelle. C’est regrettable, surtout pour son compagnon poignardé, c’est affligeant pour l’évolution du genre humain.

Nabilla relève de la psychiatrie, elle sera soignée d’une façon ou d’une autre. Le relèvement de notre civilisation risque d’être plus long et difficile.

Les forbans délateurs

L’un des grands questionnements qui anime la bulle parisiano-médiatique de salon est de savoir si la guerre des boutons entre Fillion-costume-étriqué et Jouyet-le-délateur-de-l’Elysée relève ou pas de l’affaire d’Etat. Voilà une vraie interrogation ! Et d’abord qu’est-ce qu’une affaire d’Etat versus une affaire qui n’est pas d’Etat ?

C’est la même différence qui existe dans le protocole diplomatique entre une visite d’Etat et une simple visite de président. Dans la visite d’Etat la puissance recevant déplie le tapis rouge et épais jusqu’à la passerelle de l’avion de l’invité et la fanfare claque l’hymne national lorsque le noble hôte met le pied sur le sol de France. A table le soir le visiteur « d’Etat » est reçu avec l’argenterie de luxe : 4 verres cristal, 4 fourchettes et 3 couteaux. Le modèle pas d’Etat est plus modeste, pas de tapis à l’aéroport ni de revue militaire, dîner avec moins de couverts bien que sous les ors de la République.

Dans l’affaire qui nous occupe il semble qu’il s’agisse d’une super affaire d’Etat. Quelle que soit, la vraie vérité est une des deux hypothèses :

  • Soit, Fillon, ancien premier ministre (de droite), demande à la présidence de la République (de gauche) d’intervenir dans un processus judiciaire pour casser les reins d’un de ses concurrents lui-même ancien président de la République (de droite),
  • Soit, si cette première hypothèse n’est pas la bonne, le secrétaire général de la présidence de la République monte une histoire abracadabrantesque et la diffuse dans la presse pour nuire à l’opposition.

Dans un cas comme dans l’autre la perversion de ces gens dépasse l’entendement !

A ce jour on ne sait toujours pas qui des deux a réglé l’addition chez Le Doyen, car ces gens-là font le mal, certes, mais au moins le pratiquent-ils dans un restaurant de luxe.