Les mauvaises décisions d’un Chirac benêt

On ne dira jamais assez tout le mal généré durablement par la réforme constitutionnelle du quinquennat voulue par le régime Chirac en 2000. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste de l’impétrant, mais ce fut certainement le plus nuisible. Manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui a poussé à cette réforme, sans doute juste pour nuire à Chirac son ennemi de toujours, quasiment sans pouvoir puisqu’en période de cohabitation socialiste (suite à sa désastreuse décision de dissoudre l’assemblée nationale) avec Jospin premier ministre qui était en faveur du quinquennat, le président de la République voyait le moment où cette réforme pouvait lui être imposée par le parlement ; plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, il cède et organise un référendum histoire d’en tirer le bénéfice. Approuvé à 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !

Fausses factures de l’UMP

Désopilant : après les fausses factures payées par l’UMP pour financer on ne sait trop quoi, le dépôt de bilan de Bygmalion, la société faux-facturière, les informations judiciaires en cours sur ce système délictueux, la démission forcée de Coppé qui ne se sentait responsable de rien ; voici maintenant les élus mauvais payeurs de leurs cotisations au parti, et qui s’en vantent.

La trésorerie de l’entreprise UMP est fortement déficitaire et l’on s’aperçoit que nombre d’élus ne payent plus leurs cotisations. Comme toujours la Dati, ex-garde des sceaux à champagne, est en première ligne, non seulement elle présentait des notes de téléphone de 10 000 EUR par an pour remboursement par le parti, mais elle se justifiait de ne pas payer ses cotisations, explique un de ses proches, car elle n’était pas associée à la vie de sa fédération. On trouve aussi Guaino-le-colérique, Lellouche et d’autres. Tout ce petit monde, pro comme anti-Copé, explique que n’étant pas content de la direction, ou du montant de la cotisation, ou de l’âge du capitaine, eh bien il arrête de payer.

Irresponsabilité et sentiment d’impunité érigés en mode de fonctionnement par ces élus de droite, comme toujours ; tout est permis, le contribuable finance lourdement les partis politiques via leurs impôts, les adhérents via leur adhésion et les prélèvements exceptionnels comme le récent Sarkoton, mais les élus s’assoient sur les statuts du parti qu’ils ont en principe approuvés, et ne payent pas leur dû ! Ils s’en attribuent le droit, point, circulez il n’y a rien à voir.

L’UMP au secours des chrétiens d’Orient

Les trois dirigeants provisoires de l’UMP (Juppé, Fillon et Raffarin) commettent une lettre ouverte au président de la République dans laquelle ils appellent au soutien des chrétiens d’Orient. Ils demandent : le retour à une diplomatie singulière, non alignée, mais entraînante… le soutien aux frappes américaines… une politique collective de fourniture d’armes aux combattants kurdes… rappelant majestueusement que …la France elle-même a le devoir de faire entendre sa voix… avant de conclure d’un cinglant : Au risque du déshonneur.

Cette supplique est racoleuse et inutile mais un parti politique se devait de s’exprimer sur le sujet. Ces trois beaux esprits auraient néanmoins pu faire preuve d’un peu plus n’analyse de la situation et d’intelligence des propositions. A leur décharge, ils passent beaucoup de temps à faire le syndic de faillite l’UMP (voire à réfléchir à un programme de gouvernement) et il doit donc leur en rester assez peu pour la réflexion. Soyons indulgents pour cette fois-ci !

Guaino le colérique

Il est bien Guaino, le colérique de l’UMP. Alors que le raide-comme-passe-lacet de Bordeaux appelait en juillet à ne pas vilipender la justice suite aux déclarations enflammées anti-juges de Sarko-l’agité, le colérique a répondu : « J’avoue que je commence à être un peu fatigué des leçons de M. Juppé, je le connais depuis trente ans… Je croyais que les épreuves de la vie avaient enfin débarrassé Alain Juppé de cette épouvantable arrogance, de cet épouvantable mépris dont il accable depuis toujours tous ceux qui sont en désaccord avec lui », sympathique allusion à la condamnation pénale du raide-comme-passe-lacet dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Quelques jours plus tard Guaino-le-grognon-colérique a ajouté sur son petit camarade de bac à sable « Son bilan politique est nul… Lorsqu’il était à Matignon, il a mis en trois mois toute la France dans la rue… Le septennat s’est arrêté net. Qui dit mieux ? »

Quelle cacophonie ! Si les entreprises étaient gérées comme les partis politiques il n’y en aurait plus une seule debout mais l’irresponsabilité de notre système politique, et surtout de nos dirigeants, permet à des incompétents de rester en haut de l’échelle, ou à des contestataires de continuer à manger la soupe dans laquelle ils crachent. On a les dirigeants que l’on mérite !

Crash et démocratie

La concomitance de deux catastrophes aériennes impliquant des avions civils illustre si besoin en était les différences de régime entre une vieille démocrate, la France, et une « non-démocratie », l’Ukraine.

L’avion affrété par Air Algérie écrasé au Mali (avec une cinquantaine de français à bord sur les 110 passagers tués) a aussitôt été rejoint par l’armée française présente dans ce pays qui a acheminé des experts sur le site pour l’analyse du crash, et des familles de victimes pour le recueillement.

L’avion de Malaysia Airlines abattu par un missile au-dessus de l’est de l’Ukraine en proie à une guerre civile menée par des forbans sans foi ni loi donne lieu à de sordides discussions sur qui pourra accéder au site, sous la protection de quelles bandes. Des corps et des indices ont été déplacés, des voyous en battle-dress s’affichent dans d’improbables conférences de presse en brandissant des « boites noires » dont ils marchandent la remise aux autorités compétentes. Et pendant ce temps les combats continuent et l’on ne sait toujours pas vraiment quel camp a tiré le missile assassin !

C’est la débandade au PS

Martine Aubry, maire de Lille, s’en prend à la politique de François Hollande à l’occasion d’une conférence de presse. L’occasion lui est donnée par son opposition à la réforme territoriale.

Avec l’UMP qui se déchire, les écologistes qui se divisent, voici le PS qui continue à afficher ses divisions sur la place publique. C’est étonnant cette incapacité que manifestent les partis politiques en France à s’en tenir à la ligne définie par leurs instances de décision et, surtout, à déballer leurs états d’âme devant une presse friande de ce genre de querelles ! Ils devraient s’inspirer de la vie des entreprises où règne tout de même un peu plus de discipline. Ils en seraient plus efficaces et moins ridicules.

Nomination non méritée

Rigolo : l’Allemagne bloque la nomination de Pierre Moscovici comme commissaire européen aux affaires économiques et financières du fait que le garçon a géré les finances d’un Etat membre quand celui-ci ne brillait pas particulièrement pour sa bonne gestion ! Berlin a raison, comment imaginer un responsable économique et financier français à ce poste bruxellois alors que le budget français est déficitaire depuis 40 ans et la République est plus réputée pour ses engagements financiers non tenus que pour sa rigueur financière ? Mais comme si de rien n’était, les dirigeants parisiens, au-delà de tout sens des réalités, réclament un poste pour lequel ils sont définitivement non légitime.

Cerise sur le gâteau, Moscovici s’était fait copieusement détesté à Bruxelles lorsqu’il était ministre des affaires européennes de Jospin, ce qui n’arrange pas son cas.

Irresponsabilité et fiscalité

Le Parlement français s’avisa il y a peu de d’autoriser les collectivités locales à augmenter les taxes de séjour sur les hébergements touristiques. Aussitôt libérée, aussitôt augmentée, aussitôt contestée… et aussitôt abrogée ! Le secteur touristique a crié, Fabius (désormais en charge du commerce extérieur en plus des affaires étrangères) les a soutenus et tout ce petit monde est convenu de revenir au statuquo.

Le problème de cette affaire est que ces taxes devaient, en partie, financer le réseau de transport du Grand Paris. Un financement de quelques milliards d’euros qui part en fumée, ce n’est pas grave, le contribuable y pourvoira.

Il faudra qu’un jour dans ce pays que les contribuables se fédèrent en lobby afin de faire valoir leurs droits face à tous les autres lobbies pour refuser que dès qu’une corporation fait face à un problème on considère que la masse anonyme et taiseuses des contribuables se substituera à l’irresponsabilité desdites corporations !

14 juillet et réconciliation

L’armée algérienne participe au défilé du 14 juillet cette année qui fête également le centenaire du début de la première guerre mondiale à la quelle nombre de pays colonisés par la France ont participé dans le camp de la puissance coloniale. Les habituels esprits chagrins et revanchards s’émeuvent de ce défilé : descendants de pieds noirs, aboyeurs de l’extrême-droite et dernier carré des combattants du FLN. Laissons passer la caravane du défilé ce 14 juillets et réconcilions les peuples qui se sont déchirés !

Les comptes ne sont pas rond à l’UMP

Incroyable : la mise à jour des résultats de la gestion financière de l’UMP par ses responsables, au mieux inconséquente, au pire délictuelle, donne lieu à des attaques personnelles dignes d’une cour de récréation qui seraient risibles si les personnes concernées n’avaient pas vocation à gouverner la France.

Des dénonciations arrivent dans la presse, déclenchent des bordés de tweets et d’incendiaires déclarations à tous les micros médiateux traînant dans les parages de ce parti défaillant. Des salaires ronflants versés à des permanents du parti, des remboursements de frais de voyage à des épouses, les choix d’hôtels de luxe des uns ou des autres. Tout ceci est sans doute vrai, peut-être faux, on ne sait pas et la seule chose incontestable est que le parti est au bord de la faillite et a dépensé beaucoup plus qu’il n’a encaissé au cours de ces dernières années.

Le plus croquignolet concerne la Dati dont la facture de téléphone payée par l’UMP est de 10 000 euros/an. Evidemment tout le monde se demande immédiatement comment on peut dépenser une telle somme en frais de téléphone. La réponse nous est donnée par l’ex-garde des sceaux (à champagne) qui révèle sur Tweeter qu’elle bénéficie d’un fil AFP. La question suivante est : à quoi peut donc bien servir un fil AFP à Rachida qui s’exprime essentiellement par tweets de 20 mots ?

Un florilège de ses inoubliables tweets des 8 et 9 juillet :

Les transports publics ne facturent pas leurs coûts

Un rapport judiciaire accable la SNCF suite à l’accident ferroviaire de Brétigny qui avait fait plusieurs morts en juillet 2013. Il apparaît notamment que les travaux d’entretien et d’investissement sur le réseau ne sont plus menés dans les règles de l’art.

La SNCF et son acolyte RFF (Réseau ferré de France) ont sûrement des choses à se reprocher mais il faudra sans doute un jour que l’Etat (et les électeurs) se demandent s’il est bien raisonnable de continuer à encadrer les prix de vente des sociétés nationales. Globalement le chemin de fer français est déficitaire et accumule une dette très significative qui est surtout l’effet de l’accumulation d’excès des dépenses par rapport aux recettes. A la fin de l’histoire, le contribuable est garant de cette dette en partie générée pour permettre aux consommateurs de voyager à un prix inférieur aux coûts réels.

Bien sûr SNCF et RFF peuvent sans doute améliorer encore leur gestion, certainement l’immobilisme syndical génère des surcoûts dans ces entreprises, mais le problème le plus fondamental est que les prix de commercialisation ne couvrent pas les coûts d’exploitation, d’où moins de moyens pour entretenir le réseau.

On a grosso-modo les mêmes sujet avec la RATP, EDF et d’autres : à défaut de vouloir faire payer les consommateurs-électeurs, on fait payer les contribuables eux-aussi électeurs. Il n’est pas sûr que le calcul soit efficace.

De la mauvaise gestion de l’Etat à celle de l’UMP

Impayable : les forbans qui ont des responsabilités à l’UMP se déchirent et balancent à tout va les uns contre les autres. A défaut de dépenser de l’énergie pour indiquer quel serait leur programme s’ils reprennent le pouvoir ils donnent tout pour se flinguer entre eux.

Un audit de la situation de trésorerie de ce parti a été publié sur son site web. Très factuel, il narre que l’UMP est endettée à hauteur de 79,1 millions d’EUR, est en retard de ses paiements fournisseurs et doit renégocier les conditions de remboursement de ses prêts qui ne pourront plus être respectées à partir de 2017.

Comment fait un parti politique pour être endetté à ce niveau lorsque son revenu principal, la dotation des contribuables, est de 18 millions/an. Premièrement, on achète un immeuble de 40 millions pour y coller son siège, ensuite on dépense sans compter en frais de fonctionnement et action politique, sans compter c’est-à-dire sans ajuster les dépenses aux recettes.

C’est une habitude des partis politiques, qu’ils soient au gouvernement ou dans l’opposition, ils dépensent sans compter et endette l’organisation dont ils sont responsables, l’Etat ou leur parti ! Dans le cas de l’UMP, ses dirigeants ont fait exactement l’inverse de la tendance suivie par les entreprises, c’est-à-dire acheter de l’immobilier au lieu de le louer pour éviter de porter des immobilisation trop lourdes à financer à leur bilan.

Le rapport détaille ensuite les conditions de la survie de l’UMP dans les années qui viennent : il faut réduire les dépenses et renégocier la dette. C’est exactement ce que doit faire la République, exceptée la renégociation de la dette qui n’est pas encore d’actualité aujourd’hui mais le deviendra sûrement un jour à n’en pas douter vu l’incapacité des citoyens-électeurs à admettre les réductions de dépenses.

Lire le rapport sur Audit de l’UMP 2014

Le parallélisme entre la situation de l’UMP et celle de l’Etat est frappante, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Le plus consternant dans cette affaire est la légèreté avec laquelle les responsables de ce parti l’ont géré. Dire que ces personnages ont vocation à revenir au pouvoir à l’occasion d’une prochaine alternance fait un peu froid dans le dos.

La gauche reste prudente dans cette affaire et se garde d’en faire des gorges chaudes. Il y a sans doute là un soupçon de solidarité politique, mais aussi surtout la crainte de se retrouver un jour dans la même situation.

Soupçons de trafic d’influence et de corruption

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour soupçon de trafic d’influence et corruption d’un magistrat. Lui et son avocat, également mis en examen pour cette affaire, auraient tenté de corrompre un haut magistrat pour obtenir des informations sur d’autres procédures en cours le concernant.

Le plus comique dans cette affaire elle qu’elle fut révélée à l’occasion d’une mise sous écoute de l’agité dans une autre l’affaire, celle de l’abus de faiblesse sur Mamy Bettencourt pour laquelle il a été finalement mis hors de cause. En écoutant ces conversations, sous mandat judiciaire, les espions mandatés ont cru identifier les éléments constitutifs des crimes pour lesquels il a été finalement mis en examen.

Passant à la télé ce soir, l’impétrant s’époumone et avec la légendaire subtilité qu’on lui connaît résume l’affaire en : une bande de juges sanguinaires et bolchéviques –tendance stalinienne-, la faucille entre les dents, s’attaque à lui la blanche colombe pure et naïve. Bien entendu il place instrumentalisation tous les deux mots (avez-vous remarqué comme ce mot instrumentalisation est le nouveau tic verbal de tout politique qui se respecte ?).

On saura plus tard si ces soupçons sont vérifiés. En attendant ce n’est pas la peine de trop occuper les médias avec ce non sujet. La justice tranchera et tout le monde oubliera, qu’il soit innocent ou coupable. Cela ne nuira pas à l’éventuelle poursuite de sa carrière politique. Sarkozy survivra à cette nouvelle tempête dans le verre d’eau médiatico-mondaine parisienne. Même coupable, ses thuriféraires le penseront innocent et voteront pour lui. Même innocent, ceux qui ne l’apprécient pas le sauront capable de commettre de tels crimes et continueront à ne pas voter pour lui.

Le renoncement corse

Les encagoulés corses du Front de libération nationale corse (FLNC) publient un communiqué de 14 pages (en grosses lettres) pour annoncer leur renoncement à la lutte armée. Le style du texte est intéressant et fleure bon les tracts de la Gauche Prolétarienne et autres groupuscules contestataires des années 60/70. On y retrouve une dialectique d’un autre âge et des références aux aspirations légitimes de notre peuple, au combat du Général Pasquale Paoli, à la colonisation de peuplement mise en œuvre pour diluer l’identité corse, à l’Etat français jouant cyniquement [de nos divisions], de la reconquête de notre souveraineté, de l’Etat policier français manipulateur, de système déliquescent qui gangrène aujourd’hui la Corse, de construction d’une force politique pour gouverner la Corse et la conduire à l’indépendance, des droits nationaux du peuple corse, etc. etc.

Ce communiqué est relativement réaliste dans le constat qu’il fait de la transformation de la revendication politique indépendantiste en un embrouillamini illisible où se percutent le grand banditisme, le combat politique, les nuitsbleues et leurs plasticages. Sur les chemins de la Gauche Prolétarienne de Benny Lévy qui s’est dissoute en 1973 lorsque la violence de ses militants commençait à devenir incontrôlable.

Le FLNC rend un hommage à Michel Rocard, exception notable à ces politiques turpides… il démontrait en cela, qu’il pouvait exister des hommes politiques français honnêtes et courageux. Décidément ce Rocard eut une vision intelligente de nos confettis de l’Empire. Louons Rocard et accompagnons tranquillement la Nouvelle-Calédonie et la Corse vers leur indépendance si chèrement désirée. Cela donnera sans doute aussi de bonnes idées aux Antilles et à la Guyane.

Mais le FLNC appelle à l’arrêt de la violence et demande à ses militants de rejoindre les partis politique prônant l’indépendance et le texte se termine : « Nous avons pris nos responsabilités, la Corse a pris ses responsabilités, les représentants de la France auront-ils le même courage, celui qui appartient à ceux qui font l’Histoire ? »

Et pendant ce temps la SNCM, société semi-publique de transport maritime entre le continent et la Corse est une nouvelle fois en grève. La compagnie ne survit depuis des années que sous perfusion de l’argent du contribuable national et aurait dû déposer son bilan depuis des lustres. Elle aurait besoin de nouveaux bateaux pour repartir sur un bon pied et se tourne vers l’Etat pour les financer… Vieille histoire qui se termine généralement par un déboursement des contribuables en faveur de la compagnie maritime, mais il semble que cette fois-ci les caisses de l’Etat soient aussi vides que celles de la SNCM. Histoire à suivre sous peu.

Lire le communiqué : Communiqué du FLNC – juin 2014

Salaire, prix et profit

L’Etat français continue de peser sur la fixation de prix de vente des entreprises qu’il contrôle. C’est le cas dans les transports urbains où le prix du ticket ne couvre plus qu’une part minoritaire et sans cesse décroissante des coûts de transport, le reste étant pris en charge par la collectivité (entreprises et contribuables) qui ne recouvre pas intégralement la communauté des utilisateurs.

C’est le cas aussi d’Electricité de France (EDF) entreprise publique pour laquelle l’Etat conteste la formule de fixation des prix qu’il a lui-même approuvée. Pour des raisons électoralistes il refuse les augmentations de prix résultant de l’application de cette formule… et le conseil d’Etat condamné l’Etat à rattraper les retards d’augmentation de prix de l’entreprise du fait de ces blocages politiques. Là-dessus Ségolène Royale arrive comme ministre de l’énergie, re-bloque à nouveau tout le processus et l’entreprise n’est toujours pas autorisée à augmenter ses prix ni à rattraper les retards d’actualisation de ceux-ci.

Là encore, la collectivité paye lorsque ces entreprises ne se suffisent plus à elles-mêmes.

Imbroglio financier à l’UMP

La nouvelle direction de l’UMP prend ses marques et annonce le lancement d’un audit financier pour essayer de savoir s’il reste de l’argent dans la caisse ou si le parti est aussi endetté que la République. Copé-le-faux-facturier avait mis les comptes du parti sous séquestre lorsque l’affaire Bygmalion commença d’être évoquée au premier trimestre. Gageons que la levée des scellés risque d’être une aventure passionnante.

En parlant d’audit, il conviendrait sans doute aussi de renforcer les capacités d’analyse du conseil constitutionnel qui a refusé de valider les comptes de la campagne Sarkozy pour un dépassement de quelques centaines de milliers d’euros alors qu’une quinzaine de millions auraient été dépensés au-delà du plafond et refourgués à l’UMP pour paiement.

Jacob, le patron du groupe UMP de l’assemblée nationale avec sa tête de maquignon mal dégrossi vient d’admettre qu’il avait prêté 3 millions d’euros à l’UMP en 2012 pour l’aider à passer quelques fins de mois difficiles. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Et comme il ne voulait pas créer de polémique, il a omis d’en parler aux députés UMP. A priori un tel prêt ne serait pas formellement interdit par les règles du parlement qu’il convient donc de modifier en urgence pour éviter que l’argent public versé aux groupes parlementaires n’aille irriguer des partis en faillite. Si les groupes parlementaires reçoivent trop de fonds public par rapport à leurs besoins, il suffit de diminuer leurs dotations.