« On va dire » : stop aux tics verbaux compulsifs

L’envahissement du tic verbal compulsif consistant à commencer toutes ses phrases par « on va dire… » atteint des proportions alarmantes, non seulement les plateaux télévisés, les interviews de fouteballeurs, mais aussi les élus, Mme. Michu chez le boucher, etc. etc. Une population de 65 millions de français atteinte par le syndrome de la répétition d’une mode verbale sans queue ni tête.

Il faut stopper la viralité de ce trouble compulsif et arrêter de le répéter comme un réflexe ! En lutte contre le « on va dire… ».

Les candidats et l’homosexualité

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy se prend les pieds dans le tapis devant un parterre de militants UMP contre le mariage homosexuel ; il explique successivement qu’il faudra réécrire de fond en comble la loi légalisant cette union, puis qu’il faudra abroger le texte actuel, puis qu’il faudra prévoir un mariage hétérosexuel et un mariage homosexuel en parallèle, le tout dans un brouhaha de fête foraine. On ne sait pas bien ce que pense ni ne veux le candidat, sans doute pas grand-chose sinon être élu, et pour ce faire il faut bien donner des gages à ceux qui envisagent de voter pour vous.

Cela ne ressemble même plus à un débat de Café du Commerce mais à un dialogue d’ivrognes en fin de beuverie. Quelle défaite de l’intelligence !

Les candidats et l’homosexualité

Cela devient maintenant un passage obligé et tout candidat à quelque poste publique que ce soit en France doivent se justifier de leurs positions sur le mariage homosexuel devant les associations diverses et variées pro et anti. C’est un peu pathétique et cette après-midi les trois prétendants à la présidence de l’UMP sont passés à la question devant des abolitionnistes UMP de la loi ayant instauré le mariage homosexuel. En début de semaine, Alain Juppé, candidat à la présidence de la République, avait pris position dans les Inrockuptibles pour l’adoption par les couples homosexuels.

Il serait utile que tous ces beaux esprits passent également du temps à réfléchir sur comment sortir la République de l’ornière financière dans laquelle 40 années de gabegie et d’incompétence l’ont plongée. C’est un problème qui concerne la majorité des citoyens, il devrait donc être prioritaire sur le traitement des sujets mineurs.

Il est par contre intéressant de voir l’habilité des pro et des anti mariage homosexuel à faire mettre en haut de l’affiche politique des sujets concernant une minorité !

Nabilla ou l’effondrement intellectuel d’une population

NabillaNabilla, bombasse à gros seins, ex-vedette de télé-réalité, est mise en examen et emprisonnée, soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon qui est blessé. Ce fait divers remet en haut de l’affiche ce personnage tellement symbolique de l’effondrement intellectuel de la société d’aujourd’hui.

La miss est devenue célèbre dans une émission dite de télé-réalité où en fait de réalité des chaînes de télévision avides laissent s’affronter la bêtise humaine devant des spectateurs hélas captivés. Elle utilisa ensuite cette célébrité pour lancer une marque de lingerie féminine où s’afficher sur des calendriers pour camionneurs et dans la presse de caniveau pour salon de coiffure.

Nabilla c’est le fruit d’une société abrutie depuis plusieurs générations par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de TF1, une société où l’on préfère Zemmour à Zola, où quand on demande à un gamin à quoi sert la Marseillaise il répond : « c’est utile pour être fouteballeur », où un ministre confond Voltaire avec Zadig et Voltaire, où la maîtresse d’un président de la République à peine virée de la chambre conjugale publie un livre vengeur, etc…

Une société où les messages tweets en 140 signes ont pris le pas sur la pensée ne peut guère espérer ériger de grands intellectuels comme modèles pour ses enfants. Nabilla est une pauvre gamine à qui la gloire éphémère dans la presse pipole est montée dans une tête un peu vide et qui s’est transformée en criminelle. C’est regrettable, surtout pour son compagnon poignardé, c’est affligeant pour l’évolution du genre humain.

Nabilla relève de la psychiatrie, elle sera soignée d’une façon ou d’une autre. Le relèvement de notre civilisation risque d’être plus long et difficile.

Les forbans délateurs

L’un des grands questionnements qui anime la bulle parisiano-médiatique de salon est de savoir si la guerre des boutons entre Fillion-costume-étriqué et Jouyet-le-délateur-de-l’Elysée relève ou pas de l’affaire d’Etat. Voilà une vraie interrogation ! Et d’abord qu’est-ce qu’une affaire d’Etat versus une affaire qui n’est pas d’Etat ?

C’est la même différence qui existe dans le protocole diplomatique entre une visite d’Etat et une simple visite de président. Dans la visite d’Etat la puissance recevant déplie le tapis rouge et épais jusqu’à la passerelle de l’avion de l’invité et la fanfare claque l’hymne national lorsque le noble hôte met le pied sur le sol de France. A table le soir le visiteur « d’Etat » est reçu avec l’argenterie de luxe : 4 verres cristal, 4 fourchettes et 3 couteaux. Le modèle pas d’Etat est plus modeste, pas de tapis à l’aéroport ni de revue militaire, dîner avec moins de couverts bien que sous les ors de la République.

Dans l’affaire qui nous occupe il semble qu’il s’agisse d’une super affaire d’Etat. Quelle que soit, la vraie vérité est une des deux hypothèses :

  • Soit, Fillon, ancien premier ministre (de droite), demande à la présidence de la République (de gauche) d’intervenir dans un processus judiciaire pour casser les reins d’un de ses concurrents lui-même ancien président de la République (de droite),
  • Soit, si cette première hypothèse n’est pas la bonne, le secrétaire général de la présidence de la République monte une histoire abracadabrantesque et la diffuse dans la presse pour nuire à l’opposition.

Dans un cas comme dans l’autre la perversion de ces gens dépasse l’entendement !

A ce jour on ne sait toujours pas qui des deux a réglé l’addition chez Le Doyen, car ces gens-là font le mal, certes, mais au moins le pratiquent-ils dans un restaurant de luxe.

Les forbans incompétents

Il est temps que l’année se termine car notre petit monde politico-franchouillard vole d’exploit en exploit et il faudrait qu’il prenne quelques vacances afin de s’éloigner des plateaux télévisés sur lesquels il semble prendre un si malin plaisir à commettre bévue sur bévue.

La dernière : Le Monde publie un article dans lequel est narré que le secrétaire général de la présidence de la République, un certain Jouyet, ancien ministre de droite, a raconté (enregistrement faisant foi) que Fillon-costume-étriqué aurait déjeuné avec lui (chez Le Doyen quand même, il n’est pas précisé qui a réglé la facture : l’Elysée ou l’UMP, à moins que l’un d’eux n’ait payé personnellement ?)  pour demander que l’Elysée accélère les procédures judiciaires en cours contre Sarko-l’agité afin de l’empêcher de revenir dans la course à la présidence de la République.

Les deux protagonistes démentent dans un premier temps, puis Jouyet déclare que ce déjeuner a bien eu lieu et qu’ils ont parlé des affaires judiciaires de l’UMP sans plus de précisions, Fillon s’étrangle de fureur, explose dans son costume étriqué, attaque en justice les journalistes du Monde, menace de poursuivre Jouyet, son ancien ministre des affaires européennes, pour calomnie et affirme que jamais, au grand jamais, il n’aurait cherché à nuire à Sarko-le-petit-bonhomme. Et tout le monde rigole…

On ne saura jamais ce qui a été dit ou pas car ce sera parole contre parole mais ce que l’on sait c’est que ces deux sont capables du pire, et même pire !

Ce qu’on peut retenir de cette querelle de cour d’école :

  • Deux hauts dirigeants prennent sur leur temps d’aller faire papote chez Le Doyen tels M. et Mme. Michu au Café du Commerce. N’ont-ils rien de d’autre à faire ?
  • Le secrétaire général de la présidence de la République prend sur son temps de recevoir deux journalistes pour leur raconter son déjeuner de concierges chez Le Doyen.
  • Ces dirigeants de rencontre ne font pas le boulot pour lequel ils sont payés. S’ils travaillaient dans ce secteur privé et libéral qu’ils portent aux nues, cela fait longtemps qu’ils auraient été licenciés pour incompétence.

Déficit de récit et escroquerie intellectuelle

Le président de la République passe à la télévision, TF1 en l’occurrence, où il rencontre des vrais gens c’est-à-dire quatre français choisis par la chaîne commerciale qui racontent leurs malheurs en direct à un président contrit. Ca fait populo et participatif à souhait, bref, inutile et racoleur, bien dans l’air du temps. On se demande ce que fait un président dans une telle enceinte !

A l’issue de cette émission les journalistes glosent sur ce président qui n’a pas su combler son déficit de récit. Oui, vous avez bien lu : déficit de récit. C’est le nouveau concept vide développé par des armées de communicants nuisibles, les mêmes qui ont su persuader François Hollande d’aller perdre son temps sur le plateau de télévision ce jeudi soir au lieu de bosser pour la France. Le déficit de récit donc, on ne sait pas trop ce que cela veut dire, on comprend vaguement qu’il s’agit pour un individu de raconter des bobars aux populos, mais on en est pas bien sûr. En tout cas, cela fait un déficit de plus à gérer pour ce malheureux Hollande sur qui tous les journalistes mondains tombent à bras raccourcis suite à sa prestation télévisée de ce soir.

Total

Avec un unanimisme plutôt inattendu la classe politico-médiatique française rend hommage à Christophe de Margerie, chef de Total, décédé dans un accident d’avion en Russie. Le garçon n’en n’aurait sans doute pas demandé tant. Nos élites ont plutôt tendance à rendre hommage aux patrons quand ils sont morts, c’est déjà ça.
De Margerie est couvert d’éloges et, comme toujours, l’excès aboutit au néant. Il portait la moustache la plus ridicule du CAC 40, il n’a sans doute pas été un patron plus mauvais que les autres, en tout cas l’entreprise dont il a assumé la direction a performé, fournit du carburant aux bagnoles françaises, versé des salaires à ses employés et des dividendes à ses propriétaires. C’était ce pourquoi il était payé, il l’a fait correctement.
Il sera remplacé, tous ces responsables sont interchangeables, et il sera oublié. Paix à son âme !
Evidemment ces hommages dégoulinants ont provoqué des réactions déplacées : Gérard Filoche, député socialiste, ex-LCR transfusé au marxisme depuis sa tendre enfance, l’a traité de « suceur de sang ». C’est inutile.

Affligeant…

Nicolas_SarkozyRigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Bernadette et Jacques sont âgés et fatigués. Il conviendrait qu’ils se taisent désormais et se consacrent à leur retraite et leurs petits-enfants. Ils ont fait leur temps et leur devoir. Ils ne sont plus utiles ni à la France, ni à Sarkozy ou Juppé d’ailleurs !

Et allons-y pour les référendum

 

Nicolas_SarkozySarkozy dévoile progressivement son programme électoral de candidat à la présidence de la République à l’occasion des meetings qu’il anime dans sa campagne à la présidence de… l’UMP :

« Il y a une idée centrale dans mon projet, c’est redonner la parole au peuple français par le référendum ».

L’évolution vers la démocratie participative est, hélas, un courant à la mode à l’heure où les candidats officialisent leurs candidatures sur Facebook et où les élus s’expriment sur Twitter.

L’outil du référendum n’est pas simple à utiliser et il est peu probable que la classe politique du moment fasse preuve de toute la subtilité nécessaire pour poser intelligemment les questions qui méritent d’être soumises aux électeurs.

Rappelons en passant que la réforme constitutionnelle menée sous le quinquennat précédent visant à instaurer le référendum d’initiative populaire, a été votée mais jamais suivie des décrets d’application nécessaires à sa mise en œuvre. Il n’a donc jamais été possible au peuple de déclencher un référendum à son initiative…

Lesdits décrets sont en cours de vote au parlement. En théorie, sous peu, une pétition signée par un dixième des électeurs (4,5 millions de personnes) pourrait imposer l’organisation d’un référendum. 4,5 millions de personnes… pas facile à réunir !

Le FigMag et la famille

Poussé au crime par son environnement, le chroniqueur éploré mais curieux a acheté le Figaro ce week-end dernier. Contre 4,80 EUR il reçut 5 kg de papier dont :

  • Le quotidien papier
  • Le Figaro TV
  • Le Figaro Madame
  • Un encart publicitaire Galeries Lafayette double-format
  • Le Figaro Magazine

Sans parler d’innombrables encarts petit modèle qui tombe des journaux comme les feuilles des marronniers parisiens en automne. La majorité des centaines de pages de ces 5 kg de papier est d’ailleurs dédiée à la publicité.

Dans son éditorial, le patron du Figaro Magazine, Guillaume Roquette expose sa théorie sur la politique anti-famille de la majorité actuelle, avec la subtilité propre au style de cet organe de presse. L’attaque est frontale contre l’annonce de la baisse des prestations sociales en faveur des familles, et plus exactement les mesures financières en faveur de la natalité qui consistent à faire subventionner les citoyens-parents par les citoyens-contribuables, les deux catégories ne se recouvrant pas forcément. Le projet prévoit la réduction de la prime versée pour le deuxième enfant et les suivants de 923,08 à 308,00 EUR. Elle resterait à 923,08 EUR pour le premier marmot. S’ajouteraient quelques mesures d’économie comme le décalage de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales, la réduction de l’aide à la garde d’enfants à domicile, et autres. Il s’agit du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, il n’est pas encore voté par le parlement. Continuer la lecture de « Le FigMag et la famille »

Le FigMag et l’euro

Le même FigMag publie une interview de Philippe Villin, ex-patron du Figaro et intitulé « Mme. Merkel, sortez de l’euro ! ». Passons sur les habituels jugements à l’emporte-pièce sur le parfait ratage de la politique économique, sur la fonction publique qui ruine le pays, tout ça n’est pas faux mais manque tellement de mesure que c’en est inutile.

Venons-en au fond de l’analyse qui estime que nous ne pouvons pas vivre avec l’euro rhénan qui a succédé au franc fort et joue le rôle d’aspirateur de richesses au profit de nos voisins de l’Est [l’Allemagne, autant être clair NDLR]. Villin constate que la France n’arrive pas à maîtriser ses dépenses publiques ce qu’elle ne peut plus cacher sous le tapis en dévaluant sa monnaie nationale. Citant l’exemple de l’industrie automobile, il insiste sur l’incompétence industrielle française qui n’a pas su prendre le virage de la qualité et n’arrive plus à exporter ses gammes moyennes alors que, du fait de l’euro fort, les consommateurs français peuvent acheter de la deutsche qualitat… Continuer la lecture de « Le FigMag et l’euro »

Le Brutus de l’UMP se rabiboche avec le patron

Laurent Wauquiez, le Brutus de l’UMP qui après avoir critiqué Sarkozy des mois durant n’a pas résisté à l’appel de la bonne soupe lorsque l’impétrant a décidé de revenir sur les plateaux télévision, Laurent Wauquiez donc, a paradé à la Manif pour Tous dimanche dernier. Pour le moment il est contre le mariage homosexuel mais il est capable de se déguiser en drag-queen à la prochaine gay pride si cela pouvait arranger ses intérêts.

Sarkozy doit se méfier : Brutus a tué le père sans coup férir. Ce jeune coq est capable de pire !

Bymalion

Bastien-MillotImpayable : Bastien Millot est le charmant jeune homme, patron de Bygmalion, ou plutôt ex-patron puisque la société a déposé son bilan, communiquant nuisible à la politique, organisateur des campagnes électorales de l’UMP, mis en examen et soupçonné d’avoir émis une dizaine de millions d’euros de fausses factures pour masquer les dépassements de dépenses de la campagne de Sarkozy en 2012, n’a rien fait-rien vu-rien pris. C’est du moins ce qu’il explique dans la presse, et sans doute aux juges.
Résumons : la campagne électorale UMP d’un président de la République en exercice qui est passée de 10 à 20 millions d’euro pour 50% à coups de fausses factures, Coppé ex-président de l’UMP qui a appris l’affaire par la presse, Sarkozy qui n’a entendu le nom de Bymalion que bien après la fin de la campagne et le patron de la société qui n’était pas informé que ses collaborateurs émettaient des millions de fausses factures à l’encontre du premier parti de France…
Le plus surréaliste est que le Millot a paradé durant longtemps sur le plateau de i-Télé dans l’émission de débat mondaine On ne va pas se mentir, où il devisait sur l’actualité politique du moment.
Plus c’est gros, plus c’est ridicule et plus c’est affligeant. L’irresponsabilité de ces responsables est sans borne.

Combats de papys pour les honneurs du Sénat

 

Larcher (65 ans), UMP filloniste, a battu Raffarin (66 ans), UMP sarkozyste, pour la présidence du sénat dont la majorité a basculé à droite dimanche dernier. Tout ceci n’a guère d’importance et relève du blanc bonnet-bonnet blanc, mais démontre hélas une fois de plus l’immobilisme franchouillard. Ces deux garçons, qui ont maintenant atteint l’âge de la retraite, se sont déjà battus pour la même cause il y sept ans. Avides d’honneur (il n’y a pas de réels pouvoirs au sénat) ils s’imaginent personnages providentiels à la tête de cette institution vieillissante et arc-boutée sur ses privilèges, plus souvent source de conservatisme que d’innovation.

Larcher a déjà été président du sénat quelques années et il n’a pas démérité semble-t-il. Depuis il a beaucoup grossi et il n’est sûr qu’il ne faille pas changer le fauteuil de président pour l’accueillir. Une dépense supplémentaire que l’on aurait pu éviter si cette génération de préretraités acceptait de passer la main à la suivante. Cela devient urgent !

Larher-Raffarin au Sénat, Juppé-Sarkozy pour l’Elysée, on ne peut pas vraiment dire que la République se renouvelle. On a les dirigeants que l’on mérite.

Gallouzeau n’aime pas ses cheveux

Dominique-de-VillepinAvez-vous remarqué la dernière couleur de cheveux de Galouzeau de Villepin la Gargouille ? On dirait qu’il a raté son affaire. Alors qu’il portait beau une crinière uniformément blanche, le voici désormais affublé d’une coiffure châtain sur le dessus avec simplement les tempes blanches. C’est bien entendu du plus parfait ridicule et repose une nouvelle fois cette lancinante question de savoir pourquoi les hommes politiques font ainsi profession de cacher la réalité à leurs électeurs, celles des comptes publics comme celle de leur propre personne ?

Air-France à terre

Une nouvelle grève de ses pilotes ravage le compte de résultat d’Air France. Ce n’est pas la première, hélas ! Cette compagnie a déjà été plusieurs fois sauvée de la faillite par le contribuable français. Cette fois-ci les pilotes veulent casser le développement de la filiale low cost de la compagnie car, évidemment, il se traduirait par une baisse des rémunérations, et tout particulièrement des hauts salaires des pilotes. C’est bien l’objet du low cost : moins cher mais moins de qualité ou moins de services !
Cette nouvelle mode économique est un peu l’aboutissement du principe capitaliste de la concurrence comme remède à tous les maux de l’économie. Son application remet en cause les modèles préexistants. On le voit dans la presse, dans les télécommunications, le transport aérien, et bien d’autres secteurs. Evidemment les pilotes d’Air France tentent de repousser cette échéance en utilisant au mieux leur capacité de nuisance qui est encore assez forte.
A lire les éditoriaux de Valeurs Actuelles et du Figaro, il ne fait aucun doute que la concurrence (et un gouvernement de droite) est la solution pour développer l’économie. Cela est vrai au niveau de la planète mais le principe connaît quelques réserves rapporté aux bornes d’une nation, surtout une vieille nation riche… C’est la raison pour laquelle Valeurs Actuelles et le Figaro, notamment, acceptent des subventions versées par le contribuable afin qu’ils puissent survivre face aux journaux gratuits et/ou en ligne.
Le transport aérien a été démocratisé et est désormais accessible à presque tous. Il n’y a sans doute plus beaucoup d’innovations à attendre dans ce secteur qui pourrait justifier le maintien de tarifs élevés. Il restera des premières classes pour les riches mais le lumpenprolétariat voyagera dans des bétaillères low cost. Le mouvement est déjà largement entamé et la lutte des pilotes français est sans doute vaine. L’avenir dira s’ils sont prêts à faire tomber leur compagnie plutôt que de suivre le mouvement.

Conseiller inconséquent

Aquilino Morelle, l’ex-conseiller politique de François Hollande qui s’est fait virer pour avoir fait venir à l’Elysée un cireur pour cirer ses chaussures, et, accessoirement, frôlé le conflit d’intérêt lorsqu’il travaillait dans les affaires sociales, Morelle donc, n’est pas content et le fait savoir dans des interviews données à différents journaux. Le garçon n’est pas content, son égo semble fortement atteint et il règle ses comptes contre Hollande et préparerait un livre de vengeance.
Arès le livre de Trierweiler-la-harpie-journaliste-à-Paris-Match (feuille de choux people pour salons de coiffure) et ex-compagne du président, ceux de Delphine Batho, de Cécile Duflot, on s’étonne de la haine que peut provoquer Hollande chez les déçus du hollandisme. Il n’en mérite sans doute pas tant.
En tout cas cette littérature de gare démontre le niveau affligeant de notre classe politique qui ne songe qu’à se faire plaisir sur les plateaux télévisés en s’auto détruisant tout en se prenant pour des écrivains. Un minimum de tenue, de sens de l’Etat, aurait dû les pousser au silence, quitte à publier une fois les évènements passés, si vraiment ils ne peuvent pas s’empêcher de faire profiter au pays tout entier de leurs querelles de clochers !

Religion en France

La police française loupe l’arrestation de trois français de retour de guerre sainte an Syrie. Au-delà de cet incident, on comprend que ces pieds-nickelés (dont le beau-frère de Mohammed Merah) sont revenus dans la mère patrie par dépit de ce qu’ils ont découvert sur place aux cotés des extrémistes religieux locaux qui défendent l’idée qu’ils se font de Dieu à coups de bazookas et de couteaux.
Nos mercenaires français seraient finalement revenus au bercail où l’herbe serait plus verte. Ce reniement devrait être un peu mieux exploité.

Syndicalismes

André Bergeron est décédé à l’âge de 92 ans : patron de Force Ouvrière (F0) de 1963 à 1989, socialiste en lutte contre les communistes, il est à l’origine de la création de FO après la guerre par impossibilité de s’entendre avec les staliniens de la CGT de l’époque. Il a ensuite mené sa barque de syndicaliste durant les 30 glorieuses, de façon sereine et plutôt utile. Rien à voir avec le clown à bretelles (Marc Blondel) qui lui a succédé, trotskyste impénitent de la première heure, se faisant payer son chauffeur par la Mairie de Paris du temps où Chirac était maire, et qui mis plusieurs fois la France dans la rue par son intransigeance et sa stupidité.
Ils sont maintenant décédés tous les deux, l’un aura fait plus de mal sur terre que l’autre, paix à leurs âmes.