Faisons des économies chez le voisin

En application de son programme de réduction des dépenses, l’Etat s’apprête à passer la vitesse supérieure pour le contrôle des dépenses des collectivités locales. Le déchaînement des lobbies, des corporatismes électoraux et de la démagogie populiste bat déjà son plein. Tout le monde est d’accord mais à condition de commencer le programme de baisse des subventions publiques par le voisin…

La ronde des ambitieux

C’est l’histoire de Carlos Tavares, ex-numéro 2 du constructeur automobile Renault-Nisan qui avait été débarqué brutalement pour avoir laissé filtrer dans la presse qu’il se verrait bien numéro 1. Après-tout, c’est un objectif logique quand on est ambitieux et numéro 2 ; simplement on peut y penser mais on ne doit pas le dire trop fort, surtout lorsqu’on a au-dessus un numéro 1 ambitieux à égo surdimensionné. Il ne faut pas dire non plus que l’on ne souhaite pas être un jour numéro1 car on risque d’être taxé de manque d’ambition.

Il faut (i) ne rien dire, (ii) attendre que le numéro un tombe (au besoin en le poussant légèrement dans l’escalier) et (iii) avoir suffisamment et habilement manœuvré en coulisse en amont pour que le remplacement du numéro 1 déchu par le numéro 2 salvateur paraisse comme une évidence aux décideurs.

Si l’on ne peut pas attendre, il faut aller planter ses choux ailleurs et c’est ce que fait le garçon annoncé comme futur numéro 1 chez Peugeot en remplacement de Philippe Varin. On vous le disait, tous ces patrons sont interchangeables, vous prenez un Tavares pour remplacer un Varin, ou l’inverse, et ça marche. Certes leur tâche est rude en ces temps de crise économique, ils doivent restructurer en permanence pour survivre, c’est-à-dire fermer des sites et licencier du monde, et leur vie personnelle est intégralement mangée par leurs responsabilités professionnelles mais il y a un marché pour ces postes !

Il faut arrêter de penser que seul un homme providentiel est capable de sauver Peugeot. On aurait pris le numéro 3 ou 4 ou 5 de chez Renault, ou de toute autre boîte industrielle, il aurait fait le job aussi bien. Dieu merci l’offre de gens intelligents, du style « meneurs d’hommes » et qui savent travailler en équipe ne manque pas, en France comme ailleurs.

Ca manque de sous

Après la déroute de l’écotaxe, suspendue en attendant des jours meilleurs, les nouveaux démagogues cherchent maintenant à s’attaquer à l’augmentation de TVA prévue pour début 2014, arguant bien entendu de l’habituelle complainte sur les fermetures d’entreprises et des destructions d’emplois conséquentes…

Tout ceci est bel et bien, mais il va falloir remplacer ces pertes de recettes soit par l’augmentation d’autres recettes, soit par la baisse de dépenses. En matière de colère populaire, la baisse des dépenses publiques ou l’augmentation de recettes publiques (donc d’impôts) déclenchent généralement les mêmes assauts de révolte et de démagogie, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle tous les pouvoirs politiques depuis Raymond Barre en 1974 ont fait le choix de la dépense, donc la dette, plutôt que celui de la rigueur et de l’intelligence.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge…

La grande réforme fiscale sortie du placard

De façon un peu incompréhensible le gouvernement annonce une grande réforme fiscale… Le truc ressurgit du placard où il avait été remisé après les élections présidentielles et semble pour le moins non préparé. C’est un immense chantier, mais surtout une colossale mine d’emmerdements pour ses inspirateurs et ses exécutants. Quand on sait l’incapacité des lobbies à accepter la remise en cause de leurs avantages corporatistes, on prend la mesure de la difficulté politique à mener une telle réforme qui devrait reposer sur un consensus populaire. C’est quasiment mission impossible !

Faut-il pour autant refuser l’épreuve ? L’ensemble de la classe politique et médiatique répond non à l’unisson, les mêmes d’ailleurs qui reprochaient au gouvernement l’abandon de cet engagement de campagne. Il est sûr que cela ne va pas assurer la tranquillité politique des prochaines années.

Le coup est parti donc nous verrons ce qu’il en sortira.

Des dirigeants trop âgés

Jean-Claude Gaudin, 74 ans, maire de Marseille depuis 18 ans, sénateur et pourfendeur de la loi anti-cumul des mandats, ne résiste pas à l’attrait du pouvoir et annonce se représenter en mars prochain aux élections municipales de Marseille.

Il représente à lui tout seul tous les blocages de la société française. Personne de doute qu’il n’est plus capable d’assurer un tel cumul de charges électives, mais les institutions l’autorisent à le faire et personne dans son camp n’est en mesure de l’empêcher de poursuivre ce naufrage.

Espérons que les électeurs feront preuve de plus de bon sens que les partis et renverront cet homme âgé à la retraite, au moins politique. Un peu d’alternance ne fera pas de mal, à Marseille comme à Paris d’ailleurs. Hélas pour la capitale, NKM-et-ses-cheveux-fous ne semble pas prendre le chemin d’une victoire facile compte tenu de ses déclarations boboisantes et des règlements de compte internes de la droite.

Le fouteballe en émoi

La semaine dernière c’était Waterloo avec une défaite des footeux français en Ukraine dans on ne sait plus quelle compétition mondiale de fouteballe. Ce matin c’est Austerlitz avec une victoire des mêmes footeux surpayés qui leur donne accès à on ne sait plus quelle compétition mondiale de fouteballe. La politicaille franchouillarde s’empresse de parader sur les plateaux de télévisions pour se féliciter de cette victoire et faire des allusions grossières à la situation politique interne sur le thème : « quand on veut, on peut ! »

En revenant d’Ukraine il fallait les raser en place publique (ce qui vu les coupes de cheveux ridicules qu’ils arborent n’aurait pas été un mal), quatre jours après il fallait les transférer du Stade de France au Panthéon.

14 millions de téléspectateurs auraient regardé le match hier soir, ce qui permet de déduire que 51 millions ne l’ont pas regardé. Il reste encore un peu d’espoir, le pays entier n’est pas encore contaminé par ce virus pernicieux aboutissant à une dégénérescence des fonctions vitales des patients qui en sont atteint.

NKM aux cheveux fous

NKM-et-ses-cheveux-fous déclare dans Elle à propose du métropolitain parisien : « Un lieu de charme à la fois anonyme et familier » en poursuivant « Il m’arrive de faire des rencontres incroyables. Je ne suis pas en train d’idéaliser le métro, c’est parfois pénible, mais il y a des moments de grâce. »

On se rappelle l’inoubliable épisode de Balladur lors de campagne présidentielle de 1995 lorsque Sa-Suffisance était descendue dans le métropolitain avec son pardessus étriqué et ne savait pas même où il fallait introduire le ticket pour le valider.

Que ce personnages politiques ne prennent pas le métro on peut le comprendre mais comment ne se rendent-ils pas compte du ridicule de leur situation lorsqu’ils s’y aventurent pour faire populo et qu’ils assènent des commentaires aussi surréalistes que ceux récents de NKM-et-ses-cheveux-fous ?

Les Balkany inquiétés pour fraude fiscale

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale contre le couple Balkany, élus de la République. Les tourtereaux ont été aimablement dénoncés par un de leur ancien copain, le repris de justice Schuller qui les accuse dans un livre d’avoir financé leur important patrimoine immobilier via des détournements de fonds liés à l’affaire des HLM des Hautes-de-Seine dans laquelle Schuller a été condamné après avoir s’être exilé à l’étranger pour fuir la justice.

Que la Justice passe !

Diversité fiscale européenne

Rigolo : alors que comme de bien entendu, désormais tous les lobbies de camionneurs et les régions suivent les contestations bretonnes et réclament l’abolition définitive de l’écotaxe « qui va créer des centaines de milliers de chômeurs » seule l’Alsace se plaint de la suspension de ladite taxe. Evidemment, la taxe étant en vigueur en Allemagne le trafic de camions se détourne par l’Alsace où la circulation n‘est pas écotaxée…

Lobbies contre efficatité économique

Avec constance la presse à sensation assène ses jugements à l’emporte-pièce sur la politique, aussi vides de réflexion que remplis d’approximations, les hebdomadaires affichent des titres vengeurs et racoleurs, les tweets crétins de la classe politique déclassent leurs auteurs. Il s’agit d’appliquer sur l’électeur-consommateur les mêmes recettes commerciales qui permettent de vendre des barils de lessive à Mme. Michu : répéter en boucle des messages simplistes, en quelques signes seulement, dont l’essentiel n’est pas tant le contenu que la répétition obsessionnelle : « le gouvernement n’a pas de cap » ou « la droite a augmenté la dette publique de 600 milliards pendant son quinquennat », etc. etc.

Les donneurs de leçons n’hésitent devant aucune contradiction, accusant pêle-mêle le pouvoir en place de céder à tous les groupes de pressions (bonnets rouges, pigeons, poussins, Leonarda, etc.) et de ne pas écouter les revendications du peuple (impôts, rythmes scolaires, etc.). C’en est risible d’absence de réflexion et de populisme.

En fait la France est difficilement gouvernable du fait du jeu des corporatismes, des intérêts particuliers, des copinages et des lobbies ; bref, du fait de la perte totale de sens de l’intérêt général. Chaque fois qu’un gouvernement a essayé un grand soir des réformes il a du s’incliner devant la colère du peuple et renoncer à ses projets : l’école publique en 1984, la réforme des retraites en 1995, le contrat premier emploi (CPE) en 2006…
La gestion budgétaire à l’anglo-saxonne fait rêver certains économistes. Aux Etats-Unis : coupes automatiques des dépenses publiques édictées par la Loi, fermeture de pans entiers de l’administration fédérale pour non-accord parlementaire sur le niveau de la dette ; au Royaume-Uni : licenciement de centaines de milliers de fonctionnaires depuis 2008. Le déficit public français lui se réduit lentement du fait d’un mix d’augmentation des recettes et de baisses des dépenses. La conséquence est que le retour à la croissance en France est plus lent qu’ailleurs, comme le choc de la crise a été plus amorti que chez nos voisins.

Les méthodes énergiques n’ont pas cours en France et nous en sommes tous responsables. Le gouvernement actuel (comme les précédents) a pris acte de cette inertie et procède par petites touches. Il a a priori renoncé à une grande réforme fiscale, pourtant nécessaire, mais qui fera forcément des gagnants et… des perdants. La capacité de nuisance des futurs perdants fait reculer.

Quand on voit que le lobby du cinéma a réussi en septembre dernier à faire renoncer le gouvernement à l’augmentation du taux de TVA sur les billets qui auraient fait augmenter le prix de 20 ou 30 centimes, on prend conscience de l’ampleur des blocages sociétaux de notre pauvre nation. Et on ne parle même pas du lobby des taxis parisiens et de bien d’autres. Ni même de la réforme des niches fiscales que tout le monde appelle de ses vœux du moment que l’on commence… par la niche du voisin !

La vraie question est de savoir comment l’Etat doit affronter les lobbies. Faut-il faire dans la pédagogie ou la brutalité ?

L’écotaxe ou la défaite de la classe politique

Le dossier de l’écotaxe est édifiant de la paralysie de la société française et de l’indigence intellectuelle de sa classe politique. Cette taxe écologique destinée à pénaliser la circulation routière des marchandises au profit des moyens de transport moins polluants avait été élaborée lors du soit-dit Grenelle de l’environnement mené sous le quinquennat Sarkozy sous l’aimable inspiration d’un ministre de l’écologie nommé Borloo-ex-avocat-d’affaires-de-Bernard-Tapie. Elle fut votée en 2009 par la droite et par la gauche et malgré l’opposition des écologistes qui ne la trouvaient pas assez contraignantes.

Aujourd’hui, quatre années plus tard, et dans le contexte politique et fiscal que nous connaissons : la gauche suspend cette taxe, la droite attaque la taxe et la gauche, et les écologistes qui avaient voté contre en 2009 sont les seuls à la défendre. La palme de la faux-jettonerie revenant de loin, de très très loin, à Borloo-ex-avocat-d’affaires-de-Bernard-Tapie, père moral de la taxe qui maintenant lui trouve tous les défauts. C’est « courage, fuyons » !
Cerise sur le gâteau : le recouvrement de cette taxe avait été privatisé via un contrat de Partenariat Public-Privé (PPP) signé par la ministre de l’écologie NKM ayant succédé à Borloo-ex-avocat-d’affaires-de-Bernard-Tapie et actuelle candidate à la mairie de Paris. Ce contrat est maintenant qualifié de sulfureux et tous ceux qui l’ont approché de près ou de loin sont menacés d’implication dans une affaire financière.

Les bretons qui bénéficiaient quant à eux d’une niche fiscale dans ce dossier avec une réduction de la taxe, sont ceux par qui cette Bérézina politico-financière est arrivée, et en attendant des jours meilleurs ils continuent de casser et de brûler les portiques qui étaient destinés à mesurer les kilomètres parcourus par les camions à taxer. La société privée qui était chargée de ces mesures et du recouvrement (celle du contrat sulfureux) aurait déjà dépensé 800 millions d’euros qu’il faudra bien lui payer un jour ou l’autre si elle ne peut pas déduire ces charges de la taxe recouvrée pour le compte de l’Etat.

Il n’y a pas un élu qui n’a pas retourné sa veste dans cette affaire, renié sa signature ou piétiné ses engagements. Il est difficile de faire plus faux-cul dans toute l’histoire de la Vème République.

Navrant

Des gamins tendent des bananes et crient « Guenon, guenon… » au passage de la ministre Taubira d’origine guyanaise et noire de peau. C’est le comble de la beaufitude qui exsude d’une population abrutie par des générations de journaux télévisés de TF1 et de matchs de fouteballe où s’affrontent des abysses de connerie face à des montagnes de fric. C’est sans doute plus un drame de la bêtise qu’une recrudescence du racisme.

Cela mériterait une bonne paire de claques, au lit sans dessert et privation d’aïe-phone pour 8 jours. Mais les châtiments corporels sont désormais politiquement très incorrects.

Récupération d’otages libérés d’Afrique

Quatre otages français, retenus dans le Sahara par des barbus sont libérés après trois années de captivité qui n’ont pas dues être faciles tous les jours. Comme de bien entendu, le ballet des politicards accompagne cette salutaire libération. Président et ministres se bousculent devant les micros et sur le tarmac où atterrit l’avion les ramenant à la mère-patrie.

Hollande est de la partie : serrage de paluches et discours au programme. Toute cette agitation est-elle bien nécessaire ? A-t-elle le moindre impact sondagier et populaire ? On peut en douter, il ne se passerait rien de différent si les choses étaient faites avec un peu plus de discrétion. Il n’y aurait sans doute ni plus d’électeurs ni moins qui voteraient pour les uns ou pour les autres aux prochaines échéances électorales. Peut-être même la décence pourrait être portée au crédit de ceux qui en ferait preuve…

Les sinusoïdes de la connerie

Les chiffres du chômage de septembre croissent de 60 000 individus après avoir baissé de 50 000 en août. On sait qu’en août cette baisse inattendue était aussi le fait d’un bug qui avait bloqué les SMS de rappel adressés aux chômeurs pour leur annoncer la fin de leurs droits et leur conseiller de se réinscrire. Bien.

En principe compte tenu de cet évènement, n’importe quel gamin ayant son certificat d’études aurait compris que les chiffres du mois d’août et de septembre étaient faussés, pris individuellement et qu’il convenait simplement de faire la moyenne des deux mois pour avoir une idée de la réalité, soit +60 000 – 50 000 = 10 000 divisé par deux, faisant ainsi une croissance de 5 000 par mois. Je pense même qu’en primaire on doit être capable de comprendre cette petite opération mathématique et qu’il n’est sans doute pas nécessaire d’avoir atteint le certificat d’études pour maîtriser la complexité de cet algorithme…

Hélas, hélas, nos élus brillamment diplômés n’en sont pas là. Alors en voulant commenter ces chiffres ils ont dit des conneries en août, en redisent en septembre. Si l’on pouvait faire la moyenne des conneries assénées par les politiques capables de dire tout et son contraire, on pourrait avoir un résultat reposant !

Le spectacle des élections primaires

C’est la nouvelle mode en politiques participative et marketing : on fait des élections internes aux partis politiques pour élire un candidat qui ne se distingue pas par la puissance de sa vision. Et on en fait des élections publiques, précédées de débats télévisés où s’affrontent des nains politiques sans programme. Evidemment c’est un happening sans pareil pour la presse à court d’idée qui en fait ses choux gras, provoquant, titillant, abaissant puis plaçant des jugements à l’emporte-pièces.

Ce week-end c’était au tour des candidats socialistes pour la mairie de Marseille de se présenter devant des électeurs socialisant, à grands coups de méthodes marseillaises et d’accents sentant bon la bouillabaisse et les règlements de comptes. Une beurette des quartiers populaires est battue par un cacique grassouillet et auto-satisfait. Cette piétaille risque de faire un peu léger contre l’indéboulonnable Gaudin, qui a 74 ans bien tapés, est en place à la mairie de Marseille depuis 18 ans, et veut rempiler en faisant croire que seule son immense personne est capable de diriger cette ville.
Quel spectacle !

Mais que fait l’Europe !

Devant la multiplication des naufrages de bateaux de réfugiés en Méditerranée et leurs cortèges de morts, les Etats membres de l’Union européenne crient avec une touchante unanimité : « Mais que fait l’Europe ! »

Faux-jetonnerie diplomatique de premier ordre, la seule question qui vaille est de savoir quel pourcentage de ces flux d’immigrants chaque Etat est prêt à accueillir sur son sol national ? La réponse est proche de zéro alors chacun regarde ailleurs en se pinçant le nez, et comme cela ne fait pas de mal, les politiques des différents pays tapent sur l’Europe en laissant les Etats méditerranéens se dépatouiller comme ils le peuvent avec ce problème.
Comment aller expliquer à Mme. Michu que l’on va installer un camp de réfugiés dans son champs et espérer ses suffrages pour les élections municipales ? Il est vrai que nos élus, même les moins cyniques et les plus humanistes, sont soumis à ce dilemme kafkaïen.

Et pendant ce temps une gamine kosovare, expulsée de France avec sa famille en situation illégale, déclenche une tempête politique en faisant la nique à la République face à une horde de journalistes français tellement friands de ce genre d’anecdotes. Nos politicards du coup s’en donnent à cœur joie sur les plateaux télévisés, dans un déferlement d’invectives et de propositions aussi démagogiques qu’inapplicables, la presse adore et Mme. Michu en redemande.

En matière d’immigration, le mieux serait d’appliquer la loi sans en faire de publicité, mais c’est sans doute trop demander à nos responsables en ces temps de démocratie participative.

Un peu plus de discrétion M. Schuller

Didier Schuller, 65 ans, ex-fonctionnaire, ex-politicien de la ville de Clichy impliqué dans de multiples affaires de financement occulte de partis politiques, condamné à 5 années d’inéligibilité et une peine de prison ferme en 2005, il a fui les foudres de la justice et s’est exilé en République Dominicaine avant de revenir en France.

Didier Schuller sort de sa boîte ces dernières semaines, balance ses anciens copains dans un livre écrit par deux journalistes : French Corruption, et veut se faire réélire maire de Clichy-la-Garenne en 2014. Tout ceci est désolant.
Est-ce que la République a besoin de ce garçon de 65 ans ? Définitivement non.

Schuller, 65 ans, peut-il être réélu ? Ce n’est pas impossible tant les politiciens repris de justice en France se font généralement réélire triomphalement.

Didier Schuller, 65 ans, pourrait-il faire preuve d’un peu de décence, prendre sa retraite et se faire oublier ? Hélas, c’est trop lui demander.

Les fréquentations douteuse d’un avocat sulfureux

Karim Achoui, beau gosse à l’air Alain Delon des débuts, ex-avocat médiatique du grand banditisme, impliqué dans de nombre affaires douteuses qui se sont conclues par des condamnations et des acquittements, victime d’une tentative d’assassinat à Paris (il a pris deux balles dans le buffet), radié du barreau de Paris en 2011, Karim Achoui donc, passait en justice contre six voyous impliqués dans sa tentative d’assassinat. Il était la victime devant six accusés, dont l’un qu’il a formellement reconnu comme le tireur. Il a développé devant le tribunal une thèse du complot, accusant la police d’avoir manipulé les accusés pour le tuer.

La Justice a acquitté les accusés. Elle n’a pas retenu la thèse du complot, pas plus que l’assassin pourtant identifié par Achoui. On ne sait donc pas qui a tenté de tuer l’ex-avocat.

En attendant d’y voir plus clair, Achoui se recycle et a monté la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM) dont la spécialité est d’attaquer en justice les personnes morales ou physiques présumées coupables d’islamophobie. C’est ainsi que cette ligue a déjà déposé quelques plaintes, notamment contre Charlie-Hebdo et contre la BNP Paribas qui aurait refusé d’ouvrir un compte bancaire au nom de la LDJM.

Tout ceci n’est guère brillant !

Réglement de comptes médiatiques à droite


Costume-étriqué, j’ai nommé François Fillon, se répand dans la presse pour expliquer comment il est un meilleur candidat de droite que Sarkozy pour les futurs élections présidentielles de 2017. Le microcosme de la droite s’agite, s’émeut, s’inquiète de ce énième facteur de division.

Quel besoin a costume-étriqué d’attaquer l’un de ses challengers dans une interview (dans Valeurs Actuelles, hebdomadaire très droite popu) aussi politicienne qu’inutile ? C’est étrange ce besoin irrépressible de la politicaille de caqueter dans la basse-cour. Qu’apporte à costume-étriqué ces mots agressifs contre son camp dans la presse ? En fait rien de bien sérieux. Peu nombreux sont les électeurs à lire Valeurs Actuelles, l’incident est déjà oublié, emporté par les flux des nouvelles informations. Par contre les haines recuites dans les rangs de la droite se figent encore un peu plus. L’intéressé cherchait à montrer au microcosme qu’il en a une grosse paire, il n’est pas sûr que le résultat soit à la hauteur de ses espérances…

Sarkozy n’a pas piqué le sac à mains de Mamy Bettecourt

Les juges en charge de l’affaire des financements occultes par la famille Bettencourt de la campagne présidentielle 2007 de Sarkozy revoient en correctionnelle une dizaine de personnes déjà mises en examen, mais par contre prononce un non-lieu en faveur de Sarkozy pour insuffisance de preuves. Ce dernier parade sur sa page Facebook pour se féliciter que son innocence soit enfin reconnue.

Ce n’était donc pas la peine d’en faire tout un plat, la Justice dite au nom du Peuple français s’est prononcée comme avec n’importe quel justiciable. Celui-ci s’en sort avec un non-lieu, les autres iront s’expliquer au tribunal, qui lui aussi se prononcera le moment venu.