Religion à Paris – Attaque sur Charlie-Hebdo

CH_20150107_Je-suis-CharlieTrois cinglés extrémistes religieux attaquent ce matin le siège du journal Charlie Hebdo, alors que se tient la conférence de rédaction hebdomadaire. Ils tirent dans la salle où se tient la réunion. Il y a 12 morts dont deux policiers. Charb, Cabu, Wolinsky, Tignous, Honoré, Bernard Maris, ne sont plus de ce monde car ils ont combattu la bêtise par la dérision et l’humour. Les autres morts sont des anonymes, un des deux policiers morts a été achevé d’une balle dans la tête.

Deux des assassins filmés dans leur fuite depuis un immeuble avoisinant crient en français « On a vengé le prophète Mahomet » et « On a tué Charlie-Hebdo ». La communauté musulmane française qui a condamné l’opération s’inquiète des amalgames, elle a raison.

Charlie Hebdo a toujours raillé les religions en ce qu’elles éloignent leurs croyants de la raison. Ce journal avait déjà souffert d’attentats, de menaces de mort et certains journalistes vivaient sous la protection de la police. Celle-ci ne leur aura été d’aucun secours face à la violence de l’attaque.

Quand des idéologies cherchent à bourrer le crâne de leurs fans à coups de dogmes abracadabrants cela tourne généralement au désastre humain. Dans notre vieille Europe nous avons eu l’immaculée conception et sa Saint-Barthélemy, le communisme et ses goulags, la race aryenne et ses camps d’extermination, et bien d’autres. Aujourd’hui le terrorisme religieux est mondialisé comme le CAC 40 et on importe en Europe de nouveaux dogmes, ceux de l’islam, tout aussi ridicules que les autres mais comme il y a de moins en moins de croyants dans autres religions, l’islam apparait en tête de gondole.

Il faut crier avec Charlie « Vive la laïcité ».

Les extrémistes religieux de ce matin sont activement recherchés, souhaitons qu’ils soient attrapés pour rendre des comptes devant la justice de la République. Mais au-delà, les solutions à ce nihilisme ne sont guère évidentes après les déclarations politiques d’usage sur le rassemblement, les amalgames, et bla-bla-bla. En fait, et l’Histoire nous l’a appris, ce qui fait reculer la régression religieuse c’est le développement économique, et de ce coté-là, la situation n’est pas très brillante, au moins en Europe.

Cécile Duflot tout en nuance

C’est la mode : tout ancien ministre, conseiller de l’ombre et autres affidés du pouvoir ayant quitté les ors du pouvoir, virés ou démissionnaires, se doit de publier un livre, un pamphlet ou un article contre la main qui les a nourris. Aujourd’hui c’est Cécile Duflot qui s’y met pour abominer le projet de loi pour « La Croissance et l’Activité », improprement appelée loi Macron par les médias qui aiment tant ramener les débats aux personnes plutôt qu’aux idées pour la compréhension desquelles ils manquent sans doute de formation.

Cécile Duflot donc, déverse son venin contre une loi assez peu signifiante finalement mais intéressante au sens où elle est une des pierres de l’édifice de modernisation de la gauche française, un édifice qui sera long à construire compte tenu de la faiblesse des fondations. Cécile Duflot voit dans cette loi le renforcement de l’effet de serre, un grand bon en arrière, un encouragement aux pratiques spéculatives, etc.

Il est temps que Cécile Duflot rentre calmement au parti Europe-Ecologie-les-Verts, gérer la tambouille interne et s’abstienne de déclaration intempestive, cela lui laissera plus de temps pour réfléchir.

Les médecins en colère

Une adresse des médecins en grève aux journalistes donneurs de leçon, amusante :

Lettre ouverte à nos amis journalistes qui ne comprennent pas notre refus du Tiers Payant Généralisé.

Imaginez que demain, le gouvernement décide de reconnaître le rôle essentiel de la presse dans la vie démocratique de notre pays en créant un « droit à l’information », et qu’il distribue à chaque citoyen une carte verte lui permettant de se procurer gratuitement un journal par jour, celui de son choix, tous les jours et où qu’il se trouve en France. Le citoyen se présenterait avec sa carte dans n’importe quel magasin de presse, choisirait son journal, passerait sa carte dans un lecteur, et repartirait avec son quotidien sans rien payer. Le passage de la carte déclencherait alors automatiquement le paiement du prix de son quotidien favori par le ministère des finances directement au journal.

Génial, me direz-vous : ce système sauverait de la ruine la plupart des quotidiens qui sont actuellement déficitaires, et permettrait de surcroît à tout le monde d’être bien informé.

Oui, mais il y aurait une première condition : les journaux ne devraient plus être vendus directement aux clients. Ce mode de distribution « gratuit » serait non seulement obligatoire, mais également le seul autorisé. En contrepartie, l’état s’engagerait à payer tous les journaux choisis par les lecteurs.

Bon, me direz-vous, si le lecteur garde le choix du journal, le système serait acceptable.

D’accord, mais ce n’est pas tout ; une fois le système mis en place, il s’avèrerait assez rapidement que 10 à 15 % de vos exemplaires ne seraient pas « spontanément » réglés par le ministère. Lorsque vous vous en plaindriez, le ministère vous renverrait vers les buralistes qui n’aurait pas bien enregistré les transactions (problèmes informatiques, cartes pas à jour où déclarées perdues ou volées, transmission incorrecte, données incomplètes, etc.), vous obligeant à les appeler un par un pour savoir pourquoi.

3 quotidiens n’ont pas été réglés ici, 2 autres là-bas et 4 ailleurs, et vous imposant un long et fastidieux travail de contrôle et de réclamation pour récupérer vos impayés.

Perspective peu engageante me direz-vous, mais on pourrait s’adapter.

Certes, mais il y aurait un autre problème : c’est que l’Etat, voyez-vous, dépense trop, et qu’il doit réduire son déficit ; alors, à la fin de la première année, le ministre de l’information convoquerait chaque patron de presse et lui dirait : « Nous avons l’obligation de faire des économies, et tout le monde doit participer à l’effort qui nous est demandé, la presse ne faisant pas exception à cette règle ; Par conséquent, à partir de maintenant, nous continuerons à acheter tous vos journaux comme nous nous y sommes engagés, mais au lieu de les payer 1,20 €, nous ne les paierons plus que 1 €. A vous de diminuer vos coûts et de vous adapter ».

Ça, me direz-vous, ce serait plus difficilement acceptable, mais si cela reste dans le domaine du réalisable, pourquoi pas.

Oui, mais il y aurait encore un détail ; L’année suivante, le ministre re-convoquerait votre patron et lui dirait : « En tant qu’unique acheteur de l’intégralité de votre production, j’estime avoir un droit de regard sur ce que j’achète. Normal ! Tout acheteur souhaite que ce qu’il paie soit conforme à ce qu’il en attend. Or, il se trouve que votre journal ne me plait pas : trop critique à l’égard de l’action du gouvernement. Alors bien sûr, ce n’est pas à moi de vous apprendre votre métier, et vous le faites bien comme vous l’entendez, mais tant que vous continuerez dans cette voie, moi, je ne vous paierez plus votre journal que 60 cents le numéro. A vous de voir. »

Là, je suis sûr que vous hurleriez au scandale, dénonçant une atteinte inacceptable à la liberté de la presse, la fin de l’information indépendante et la mort du journalisme dans ce pays … mais il serait trop tard : l’état, désormais votre seul client et unique payeur, vous tiendrait par les cordons de la bourse, et vos lecteurs, trop habitués à la gratuité de la presse, n’accepterait plus de devoir payer pour vous lire.

Eh bien, chers amis journalistes, c’est ce qu’on nous propose aujourd’hui à nous, médecins libéraux.

Il vous apparaît toujours aussi épatant le tiers payant généralisé (TPG) ?

Hystérie financière etc.

Messieurs les marchés financiers font encore preuve de leur habituelle sérénité et de leur subtile vision du futur. Craignant l’arrivée au pouvoir en Grèce du parti de gauche Syrisa qui affiche clairement sa défiance à l’encontre du plan d’ajustement structurel de leur pays, ils massacrent tous les marchés financiers mondiaux qui s’effondrent.

La victoire électorale de ce parti impliquerait clairement une renégociation rapide de la dette, ce qui n’est pas une surprise puisque depuis la première restructuration de la dette grecque on savait qu’une deuxième serait inévitable, voire une troisième et les suivantes. Il semble que Messieurs les Marchés financiers l’ignoraient. Il va falloir qu’ils améliorent leurs circuits d’information et prennent un abonnement au Parisien ou à Ouest-France.

D’ailleurs, même si ce parti Syrisa n’arrive pas au pouvoir fin janvier, il faudra abandonner une partie de cette dette qui ne pourra pas être remboursée. La première restructuration de 2011 s’était traduite par l’abandon d’environ 100 milliards d’euros par les banques privées, c’est-à-dire, finalement payée par les clients et actionnaires des banques. De nouveaux prêts avaient alors été octroyés par les autres Etats européens, c’est-à-dire par les contribuables communautaires. Cette nouvelle restructuration va maintenant amener les Etats à abandonner une partie de leurs créances, c’est-à-dire que les contribuables non grecques vont faire cadeau aux citoyens grecs de la partie de ces prêts qui devra être annulée. Une solidarité financière qui ne va pas être bien facile à faire admettre aux électeurs concernés.

Quand à Messieurs les marchés financiers le conseil est qu’ils fassent preuve d’un peu plus de self-control. Il y a 95% de chances que cette renégociation se passe entre gens intelligents et de bonne compagnie pour aboutir à un résultat satisfaisant. Evidemment cette annulation de dette se traduira par un appauvrissement européen de ce montant qui aura été vainement prêté mais pas complètement dépensé en pure perte puisque cet argent a fait tourner l’économie grecque, mais au lieu de continuer à tourner, il aura été dépensé une fois et le processus s’arrêtera là.

Des breloques à bannir pour les civils

Thomas Picketty, économiste auteur d’une sommité sur la formation des inégalités aujourd’hui : « Le Capital au XXIème siècle », était inscrit, semble-t-il sans qu’il en ait été préalablement informé, sur la promotion du nouvel an à la légion d’honneur. Dans un communiqué, le garçon estime que ce n’est pas à l’Etat de décider qui est honorable ou pas et du coup refuse la breloque, ce qui fait un peu de tintamarre sur les plateaux médias-mondains qui n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent.
On apprend à cette occasion que le compositeur Hector Berlioz a également refusé la Légion d’honneur en 1864 car l’Etat désargenté [déjà ! NDLR] entendait le payer d’une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de lui verser les 3 000 francs promis. Il se serait alors emporté : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! »
La vérité c’est que l’on pourrait aisément se passer de ces décorations qui relèvent d’un autre âge, ou alors ne les réserver exclusivement qu’aux faits militaires. Cela éviterait les gonflements d’égos inutiles, les prétentions et les ambitions de tous ordres. Cela éviterait enfin de faire cohabiter dans une même promotion Mimie Mathy et un prix Nobel d’économie… ou de décorer des forbans du genre d’Isabelle Balkany ou d’Arcadi Gaydamak !

Les fumistes de la République

A priori les communicants de plateaux télévisés ne sont pas du même avis que les communicants de palais gouvernementaux, pourtant ce sont souvent les mêmes qui passent des uns aux autres en fonction des aléas politiques. Nous en parlions le 30 décembre, le président de la République a présenté ses vœux télévisés assis dans son bureau-pièce ce qui faisait jaser les rédactions depuis trois jours. Et voilà que bureau-meuble était vide de tout papier, téléphone ou ordinateur ! Seul un sous-main en cuir bordeaux ornait le plateau de bois. Alors les analystes en communication trouvent là un nouveau sujet de ventilation : l’image de président au travail dans son bureau est cassée par l’absence de dossier donnant ainsi l’image d’un président de la parole.
La meilleure solution avec ces communicants de rencontre serait de ne pas les écouter, de toute façon ils ne sont jamais contents, rarement d’accord entre eux et très nuisibles à l’avenir de la République. Il est inefficace que de l’argent public soit dépensé en faveur de conseillers inutiles. Il faudrait mettre tout ce petit monde à l’usine en 3×8 pour leur remettre la tête à l’endroit… mais il n’y a plus d’usines.

La France immobile

Les négociations menées entre l’Etat et la société Ecomouv qui était en charge de collecter l’écotaxe et dont le contrat a été résilié sous la pression des corporatismes viennent d’aboutir sur le principe d’un dédommagement de 839 millions d’euros en faveur de cette entreprise privée qui avait déjà réalisé des investissements significatifs, dont les fameux portiques routiers qui avaient déclenchés l’ire des corporatistes bretons, entre autres, qui en avaient détruit un certain nombre.
La loi instaurant cette écotaxe était l’une des rares en France à avoir été votée à l’unanimité au parlement suite au Grenelle de l’environnement, un machin mis en place par le pouvoir précédent pour gérer la transition écologique et qui se dégonfle comme une vieille baudruche. L’esprit était de faire payer les utilisateurs du réseau routier en fonction de leur utilisation : plus on est lourd et plus on roule, plus on paye. Un principe qui n’est pas illogique. Mais lorsqu’il s’est agi de franchir le pas et de percevoir la taxe écologique sur les citoyens-électeurs, plus personne n’était là, opposition comme majorité, ministres comme élus, ont expliqué que finalement cet impôt était une fausse bonne idée et de justifier cette reculade avec moult arguments.
Evidemment, le produit de cette taxe devant initialement financer l’entretien du réseau routier et le développement des transports alternatifs il a bien fallu augmenter un autre impôt pour rapporter les 1,2 milliards d’euros annuels nécessaires et on a taxé le gas-oil, notamment. Comme souvent en France on balance le mistigri sur une autre corporation moins bruyante.
Ce nouvel épisode de l’immobilisme français n’est pas vraiment brillant, et il est très dispendieux. Outre les 839 millions de dédommagement à verser à Ecomouv, il ne semble pas exclu que d’autre entreprises impliquées dans le projet ouvrent des litiges contre l’Etat pour rupture abusive de contrat, générant ainsi d’autres charges à payer par le contribuable. Sans parler bien entendu de l’aspect écologique du dossier que l’on passe sous le tapis.

Il ne serait pas inutile que les dirigeants expliquent calmement, chiffres à l’appui, les tenants et aboutissants de ce dossier, sans forcément prendre parti pour un camp ou un autre, mais plutôt pour détailler sur quoi se fonde une décision (quand même votée à l’unanimité par les députés), et pour illustrer pourquoi et comment on a dû changer d’avis, mettre en avant les dysfonctionnements de la République qu’il convient d’améliorer. C’est ce qu’on appelle de la pédagogie et apprendre de ses erreurs, ce qui trancherait avec la propagande participative érigée désormais en mode de fonctionnement. Ce serait l’honneur d’un dirigeant de procéder ainsi.

Extinction de la pensée politique

Les communicants extincteurs de la pensée politique glosent ces derniers jours en long et en large sur le fait que le président de la République devrait prononcer ses vœux télévisés aux français assis à son bureau et non pas devant une fenêtre comme l’an passé. Cela semble être LA nouvelle de cette fin d’année, susceptible de révolutionner la fin du quinquennat en cours de par son originalité et son inventivité, marqueur du nouveau message présidentiel, symbole du dirigeant au travail, et bla-bla-bla, et bla-bla-bla.

La capacité de ces communicants à occuper les médias pour y ventiler des non-évènements est assez surprenante. L’an passé il y eu 10 millions de téléspectateurs pour les vœux du même président, ce qui veut dire qu’il y eu 55 millions de français non-spectateurs. Dans les 10 millions, combien se souviennent du décor ? Sans doute très peu d’entre eux. Se remémorent-ils de ce qui a été dit ? Probablement pas beaucoup plus.

Que se serait-il passé si le décor des vœux 2014 avait été différent, déjà dans le bureau au lieu de la fenêtre ? Rien de plus, rien de moins. Que se passerait-il si les communiquants déployaient leur sens du marketing sur le fond et moins sur le décorum ? Pourquoi ces nouveaux fumistes des temps modernes ne sont-ils pas utilisés à vulgariser le discours politique plutôt qu’à déblatérer sur la couleur des rideaux ?

La météo trouble la migration

Nous sommes en hiver, il neige, nombre de français en vacances migrent vers les stations de sport d’hiver et se retrouvent bloqués sur les routes par… la neige. Comme c’est bizarre ! Ils n’ont pas du écouter les bulletins météo diffusés depuis deux jours avertissant de cet épisode. Comme c’est étrange !

Attirés par leurs réjouissances hivernales comme un troupeau de gnous par un point d’eau en saison sèche dans le parc du Ngorongoro, les voici forcés de passer la nuit dehors à défaut de pouvoir grimper la montagne enneigée pour atteindre leurs stations d’altitude. 14 000 péquins en déshérence sur les routes de Savoie. Heureusement la République, bonne mère, trouve en urgence de quoi les abriter et les nourrir dans les écoles, gymnases et autres salles municipales. L’action publique a encore parfois du bon.

Twitter : l’escroquerie intellectuelle et… financière

Le Tweet comme nous le savons est, hélas, devenu l’outil de propagande numéro 1 du monde politique français et de la presse parisiano-bobo-geek. Le Tweet est limité à 140 signes. Pour donner un ordre de grandeur, les deux phrases précédentes en comportent déjà environ 180.

Il y a en France à ce jour 2,3 millions de français actifs sur Twitter et donc, par déduction, 62,7 millions de français non actifs sur Twitter. La moitié des actifs sont des adolescents qui n’ont pas le droit de vote ni ne payent d’impôts.

Ces statistiques sont intéressantes et confirment que l’homme politique qui twitte au lieu de faire son boulot, non seulement abuse le contribuable qui le paye pour bosser, mais de plus manque sa cible puisqu’il ne touche qu’environ 1,2 millions d’électeurs. Si l’on considère que la répartition droite-gauche est de 50-50%, il atteint 600 mille de ses supporters. Comme ce n’est pas avec des slogans de 140 signes qu’il convaincra les électeurs adverses on peut vraiment en conclure que l’homme politique twittos ferait mieux de plonger dans ses dossiers et de méditer sur l’avenir de la République plutôt que suivre les conseils de communicants mondains incompétents qui progressivement prennent le pouvoir en surfant sur le vide de la pensée politique.

L’homme politique malin ferait mieux de communiquer dans Ouest France ou L’Equipe, il serait juste plus efficace pour diffuser ses messages.

Accessoirement on note que l’entreprise Twitter n’a jamais fait de bénéfice depuis sa création. Elle a perdu 645 millions de dollars en 2013 pour un chiffre d’affaires de 665. Elle perd 1 USD pour 1 USD de vente. Pas si sûr que cela un moyen de « communication » d’avenir…

Religion en France

20 décembre

Un cinglé attaque un commissariat avec un couteau à Joué-lès-Tours en criant « Dieu est grand » en arabe. Deux policiers sont blessés et l’agresseur est tué.

21 décembre

Un cinglé fonce en voiture sur des piétons à Dijon en criant « Dieu est grand » en arabe. 13 blessés et l’agresseur est arrêté.

22 décembre

Un cinglé fonce en voiture sur des piétons à Nantes en ne criant rien du tout. 15 blessés, dont l’agresseur qui est arrêté.


Les autorités françaises essayent de ne pas trop affoler la population en expliquant que les cinglés sont « cinglés » mais pas forcément terroristes religieux. La différence est ténue car comment différencier un cinglé qui égorge des chrétiens dans un désert en Irak d’un cinglé qui lance sa voiture sur des piétons en France ? L’un peut avoir des antécédents psychiatriques l’autre pas, mais les deux sont bien cinglés et asociaux. Les deux n’aiment pas les gens et préfèrent Dieu.

La vraie vérité c’est que le message régressif de l’extrémisme religieux pousse ici en Europe sur le terreau de l’ignorance. C’est là la victoire de la religion sur la raison, mais la guerre n’est pas encore totalement perdue.

La tâche des autorités n’est pas simple pour gérer cette situation. Il faut éviter que toute la beaufitude nationale ne prenne le dessus, faire valoir l’intelligence et éviter la panique, tout en contrôlant les cinglés et en évitant qu’Eric Zemmour ne soit le prochain ministre de l’intérieur français.

La journée de l’orgasme

C’est la journée mondiale de l’orgasme, puisqu’il faut pour tout avoir désormais une journée ou une fête, mondiale si possible. Une presse de circonstance explique à Mme. Michu combien jouir permet de vivre serein et longtemps. Elle va sûrement être attentive au conseil ainsi donné, plus sympathique que celui de son gouvernement sur la réduction des déficits budgétaires.

Religion sur les Champs Elysées

Paris_Marche-de-NoelC’est le retour du veau gras et des marchands du temple : les Champs Elysées et nombre de rues parisiennes et des villes de France sont maintenant envahies de boutiques dites du Marché de Noël. Touristes et parisiens remontent l’venue des Champs Elysées dans une foule indescriptible et une odeur de nauséabonde de guimauve et de barbe-à-papa. Les produits vendus sont sans intérêt mais font marcher le commerce. Les consommateurs font masse comme un troupeau de gnous à la recherche d’un point d’eau.

Cette gabegie déculturée se renouvelle et se généralise chaque Noël puisque justifiée par la naissance du petit Jésus dans sa crèche. Effet délétère de la religion catholique qui a pour effet principal de faire monter le taux de cholestérol des chrétiens d’occident. On a vu plus dangereux comme conséquence de religions.

Bataille fondatrice à l’UMP

UMP_Organisation_201412Les deux porte-flingues du nouveau président de l’UMP posent un vrai sujet de fond lors de leur prise de fonction : la répartition des bureaux. Le Canard Enchaîné raconte comment la vice-présidente a sorti le secrétaire générale de son bureau pour s’y installer et pourquoi il a fallu mesurer la taille des pièces pour s’assurer qu’elles étaient de la même taille. Et puis comment la négociation a été durement menée pour que la photo de la vice-présidente soit légèrement plus haute sur l’organigramme que cette du secrétaire général.

Ces basiques étant posés, l’équipe va maintenant pouvoir réfléchir à des idées nouvelles pour séduire l’électeur, ce qui risque d’être une autre paire de manches quand on sait que la plus grande réforme jamais enfantée par la vice-présidente est d’être passée du chignon aux cheveux au vent…

Accessoirement ils vont aussi devoir s’attaquer au redressement des finances du parti avant, peut-être, d’avoir à gérer la caisse de la République. Les unes comme l’autre sont dans un bien triste état du fait de responsables qui ont érigé en principe de fonctionnement le fait de dépenser plus qu’on ne gagne.

Ah, on oubliait le Raffarin dans le coin à gauche, sèchement rejeté par les sénateurs qui ne voulait pas de lui à la présidence du sénat, soutien officiel à la candidature de Juppé pour la prochaine élection présidentielle, et dont on se demande un peu ce qu’il fait là !

Bref, cet organigramme est un peu explosif et il faudra du doigté à son président pour faire marcher tout ce beau monde dans la même direction.

 

 

Martine Aubry se teint toujours les cheveux

Manuel_Valls_2013-08Martine Aubry, maire de Lille, fait des déclarations dans la presse pour critiquer la politique du gouvernement socialiste. A l’occasion on l’a vue à la télévision et la vérité est éclatante : elle continue à se teindre le cheveux de façon toujours aussi ridicule.

Rappelons la haine politique qu’elle voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que cheftaine du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française quand Aubry-qui-se-teint-les-cheveux-si-ridiculement continue à défendre ces vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.

La Morano en peine déprime

Nadine_MoranoNadine Morano, pom-pom girl de la sarkozie, prix Nobel du Tweet politique le plus stupide, récompensée pour l’ensemble de son œuvre (https://twitter.com/nadine__morano), la Morano donc, exprime sa déception de ne pas avoir nommée à un poste de responsabilité dans la nouvelle équipe de l’UMP menée désormais par Sarkozy, le héros de Nadine.

Selon Le Figaro, elle aurait refusé un poste de secrétaire national à l’apprentissage et à la formation professionnelle au sein de l’UMP alors qu’elle visait la vice-présidence du mouvement. Elle se répand depuis dans la presse pour expliquer que Sarkozy fait une erreur en ne s’entourant pas de ses plus proches et en voulant au contraire ouvrir le jeu dans son parti désigné faux-facturier de l’année.

Fidèle parmi les fidèles, elle fait sans doute plus de mal que de bien compte tenu de ses capacités limitées. Il est des amis proches dont il faut se méfier tant leurs actions peuvent être irréfléchies et néfastes. La Morano est de cette trempe. La simple lecture de ses tweets permet de se rendre compte de l’étendue du désastre. Sarkozy a dû en convenir et s’est résolu à renoncer à récompenser cet aficionado. C’est sûrement douloureux pour lui mais la République lui en sera reconnaissante. On frémit quand on se souvient que Nadine fut ministre. On se rassure à l’idée qu’elle ne sera pas en tête de liste pour le redevenir si la droite revient au pouvoir.

Une déplorable réforme constitutionnelle vendue par Chirac

On ne redira jamais assez combien fut inopportune la réforme constitutionnelle ramenant la durée du mandat présidentiel français de 7 à 5 ans ! Alors disons-le une nouvelle fois : cette décision a été un désastre dont les effets délétères se feront sentir encore longtemps.

Le changement a été initié par Giscard dit d’Estaing, ex-président n’ayant pas su prendre sa retraite et continuant à papillonner dans les milieux politiques tout en écrivant des romans érotiques de gare. Il fallait, semble-t-il, s’aligner sur les pays voisins : du suivisme plutôt de la nécessité. L’idée a été reprise par Chirac alors président sans idée, qualifié de roi-fainéant par son successeur, et ni une ni deux, empaquetée pour être vendue à un Congrès de circonstance. Il s’agissait de ventiler plutôt que de gouverner, et le tout est passé comme une lettre à la boîte.

Depuis la France est en campagne électorale permanente, d’autant plus que les partis politiques en mal de gouvernance, organisent eux-mêmes des élections primaires aux élections présidentielles plus deux ans avant l’échéance.

La presse adore, provoque des débats vides de sens, attise les querelles de personnes, les égos gonflent tels des poitrails de dindons faisant la cour à des dindes,… et la France renonce à ses réformes.

La SNCM à l’eau

Ca y est, la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) a déposé son bilan. Après avoir frôlé nombre de fois la faillite et avoir à chaque fois été sauvée par le contribuable national, la société et ses dirigeants jettent l’éponge et ils n’ont guère de solution alternative car il n’y a plus de sous dans la caisse. Le contribuable, ni les clients, ni les banques, ni les actionnaires privés ne veulent remettre de l’argent dans le trou financier sans fond de la gestion de cette compagnie proprement ingérable ! Le service de transport maritime entre la Corse et le continent est pour le moment assuré par d’autres compagnies et l’ile devrait pouvoir se passer de la SNCM qui renaîtra bien sous une forme ou une autre, mais cette fois-ci sans participation publique.

Au-delà du sort malheureux de cette compagnie et de ses salariés, cette navrante situation illustre l’incompatibilité entre des copinages politiques et syndicaux avec le management serein d’une société dans l’économie libérale. Circonstance aggravante, le contexte corse rend les choses encore plus inextricables et désespérantes. Le comportement de personnels et de syndicats qui se croient tout permis, y compris l’enlèvement de navires, pour faire valoir leurs revendications politiques, parfois indépendantistes, a rendu toute solution classique strictement impossible à mettre en œuvre. La société coule et le contribuable est fatigué, mais on peut toujours aller et venir en Corse, c’est l’essentiel.

Gageons que l’exemple de la Nouvelle-Calédonie qui s’achemine vers une indépendance sereine donnera de bonnes idées à la Corse qui pourra ainsi gérer comme elle l’entend ses compagnies de transport.

Le Front National et Moscou

Le rapprochement politique et financier du Front National français (FN) avec la Russie est un renversement politique étonnant. C’est l’alliance de la carpe et du lapin avec un objectif commun, mettre le boxon dans la démocratie française et se démarquer des Etats-Unis d’Amérique.

Du temps de la guerre froide on se souvient de la haine féroce qui animait le Front et ses ancêtres à l’encontre de l’Union soviétique et du communisme en général. On voit aujourd’hui une banque russe financer le parti d’extrême droite français, on entend Marine Le Pen chanter les mérites de l’Europe jusqu’à l’Oural et non plus « de Bruxelles à Washington », on constate le déplacement de personnages haut-placés dans la hiérarchie russe au congrès du FN, etc.

Ce qui réunit sans doute ces lascars, au-delà de leur volonté de nuire à l’Occident, c’est un nationalisme exacerbé et une paranoïa commune qui tend à rendre responsable de leurs malheurs tout ce qui vient de l’extérieur. Une espèce de renouvellement du pacte Molotov-Ribbentrop, une nouvelle version de la realpolitik qui veut que la fin justifie les moyens.

Et hop ! A la soupe

Le nouveau président de l’UMP met en place son organisation et distribue les chapeaux à plumes aux copains et aux coquins. Sauf quelques exceptions, la plupart de ses rivaux vont à la soupe sans trop d’états d’âme. Nathalie Kosciusco-Morizet (NKM) sera vice-présidente en « gardant sa liberté de paroles [SIC] », Wauquiez-Brutus sera secrétaire général, Galouzeau de Villepin a déjà donner son accord pour collaborer. Bref, tous les ennemis de Sarkozy marquent leur allégeance au petit chef et se retrouvent autour de la même mangeoire, sans doute aiguisant déjà leurs couteaux à l’idée du festin qui se prépare lorsque le pouvoir socialiste sera tombé.

Seul Raffarin, ex-centriste, a indiqué qu’il soutiendrait Juppé aux primaires de la droite pour les présidentielles. Au moins qui a un peu de suite dans les idées, ou peut-être plus simplement le goût de la vengeance. Il aurait moyennement apprécié de ne pas être élu à la présidence du Sénat contre un autre concurrent de droite, alors il n’est pas exclu qu’il soutienne Juppé par mesure de représailles contre Sarkozy qui ne l’a pas peut-être pas fait soutenir avec la dernière énergie.

Tous ces politicards vont et viennent au hasard des alliances, des défaites et des élections. Les idées n’ont plus grande importance. Wauquiez-Brutus critiquait le bilan de Sarkozy et le voici maintenant dirigeants de l’UMP sous la férule de celui dont il remettait l’action en cause. Galouzeau de Villepin, n’en parlons même pas ! Tout le monde se souvient de ses sorties grandiloquentes au palais de Justice de Paris expliquant qu’il était ici « par la volonté d’un homme, Nicolas Sarkozy », et le voici maintenant réembarqué avec celui qui avait promis de « le pendre à un croc de boucher ». NKM qui fumait des clopes avec les clodos en montrant son image détendue et ouverte lors de la campagne des municipales à Paris se retrouve maintenant dans l’équipe Sarkozy.

On pourrait craindre pour elle qu’elle ne soit tondue à la libération si Juppé est élu, mais ces gens rebondissent, se tiennent les uns les autres, se fâchent et se retrouvent au hasard de leurs intérêts. Ainsi va le monde de la politique française du XXIème siècle. Sans doute ni mieux ni plus mal que dans d’autres démocraties, mais avec moins de résultats pour le moment.