Et hop ! A la soupe

Le nouveau président de l’UMP met en place son organisation et distribue les chapeaux à plumes aux copains et aux coquins. Sauf quelques exceptions, la plupart de ses rivaux vont à la soupe sans trop d’états d’âme. Nathalie Kosciusco-Morizet (NKM) sera vice-présidente en « gardant sa liberté de paroles [SIC] », Wauquiez-Brutus sera secrétaire général, Galouzeau de Villepin a déjà donner son accord pour collaborer. Bref, tous les ennemis de Sarkozy marquent leur allégeance au petit chef et se retrouvent autour de la même mangeoire, sans doute aiguisant déjà leurs couteaux à l’idée du festin qui se prépare lorsque le pouvoir socialiste sera tombé.

Seul Raffarin, ex-centriste, a indiqué qu’il soutiendrait Juppé aux primaires de la droite pour les présidentielles. Au moins qui a un peu de suite dans les idées, ou peut-être plus simplement le goût de la vengeance. Il aurait moyennement apprécié de ne pas être élu à la présidence du Sénat contre un autre concurrent de droite, alors il n’est pas exclu qu’il soutienne Juppé par mesure de représailles contre Sarkozy qui ne l’a pas peut-être pas fait soutenir avec la dernière énergie.

Tous ces politicards vont et viennent au hasard des alliances, des défaites et des élections. Les idées n’ont plus grande importance. Wauquiez-Brutus critiquait le bilan de Sarkozy et le voici maintenant dirigeants de l’UMP sous la férule de celui dont il remettait l’action en cause. Galouzeau de Villepin, n’en parlons même pas ! Tout le monde se souvient de ses sorties grandiloquentes au palais de Justice de Paris expliquant qu’il était ici « par la volonté d’un homme, Nicolas Sarkozy », et le voici maintenant réembarqué avec celui qui avait promis de « le pendre à un croc de boucher ». NKM qui fumait des clopes avec les clodos en montrant son image détendue et ouverte lors de la campagne des municipales à Paris se retrouve maintenant dans l’équipe Sarkozy.

On pourrait craindre pour elle qu’elle ne soit tondue à la libération si Juppé est élu, mais ces gens rebondissent, se tiennent les uns les autres, se fâchent et se retrouvent au hasard de leurs intérêts. Ainsi va le monde de la politique française du XXIème siècle. Sans doute ni mieux ni plus mal que dans d’autres démocraties, mais avec moins de résultats pour le moment.

Le loustic paye

Nicolas_Sarkozy

A peine élu chef de l’UMP, Sarkozy rembourse au parti les 360 000 EUR d’amende à laquelle il avait été soumis pour dépassement de ses comptes de la campagne des élections présidentielles en 2012. A l’époque le dépassement identifié était que quelques centaines de milliers d’euros… on a appris depuis qu’un système de fausses factures avaient fait monter le dépassement à 18 ou 20 millions d’euros. Ce n’est plus tout à fait la même échelle. Une enquête judiciaire est en cours contre le parti faussaire.

Sarkozy avait été condamné à titre personnel mais il avait fait payer l’amende par le parti. Lorsque l’affaire a été dévoilée elle a entraîné un peu d’émotions. Le voilà donc qui a remboursé, a priori sur sa cassette personnelle, l’amende à laquelle il avait été condamné. C’est bien. Il eut été encore mieux qu’il règle directement sa condamnation plutôt que d’attendre d’être pris la main dans le sac.

Le loustic s’agite

Nicolas_SarkozySarkozy s’est fait élire chefaillon de l’UMP, parti conservateur à la dérive, submergé par les fausses factures et les querelles d’hommes. Rendons-lui grâce de son inépuisable énergie pour avoir mené ce nouveau combat électoral, épuisant et décérébrant. Il a fait campagne chez les militants de toute la France, acquis à sa cause et à son absence de programme.

Il va devoir maintenant éliminer politiquement ses concurrents à l’élection présidentielle pour être sûr de vaincre en 2017. Il va devoir remettre ce parti en ordre de marche après qu’il fut consciencieusement saboté par un gang de forbans qui l’ont mis à sac, à feu et à sang. Il lui faudra encore se battre, faire des meetings dans des coins de province, serrer des paluches sur des marchés, faire le beau sur des plateaux télévision, essayer de paraître intelligent en expliquant un programme encore à bâtir à des électeurs concentrés sur leurs soucis quotidiens et bien éloignés des questions d’intérêt général. Il lui faudra supporter la cohorte des quémandeurs, Wauquiez-Brutus, Coppé-l’affairiste et tous les traîtres annoncés qui n’auront qu’une idée en tête : tuer symboliquement le calife et prendre sa place.

Et il voudra mener une nouvelle campagne présidentielle avec son cortège de bassesses, de débats usants faits d’agressivité, de mauvaise foi et d’absence de pensée. Il va devoir tourner sa veste au fur et à mesure des meetings afin de racoler de l’électeur dans tous les caniveaux de la République. Il lui faudra aussi se colleter une presse  de bas étage toujours à la recherche des petits détails pour éviter de devoir travailler sur les sujets de fonds, etc. etc.

Quelle vertigineuse ambition pour mettre la main sur un pouvoir suprême seul susceptible a priori de calmer l’égo surdimensionné du loustic.

Supporters mal élevés

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy en campagne pour la présidence de la République en passant par une étape de d’élection à la présidence de l’UMP tient un meeting à Bordeaux où il invite Juppé, maire de cette ville, et lui aussi candidat à la présidence de la République. Les militants venus soutenir Sarkozy sifflent bruyamment leur opposition audit Juppé lorsque celui-ci évoque son projet d’alliance de l’UMP avec le centre.

La presse se gausse de l’incident car Sarkozy alors assis dans un fauteuil n’a rien fait pour calmer ce mouvement d’humeur. L’attaqué réagit avec philosophie sur son blog : 

Les campagnes électorales finissent toujours dans l’effervescence et l’énervement. On l’a vu samedi après-midi à Bordeaux. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j’ai vu pire. Restons sereins.

tout en redemandant des éclaircissements sur le ligne politique que suivra le futur nouveau président de l’UMP !

Il en ressort que les militants qui assistent à ce genre de meetings sont des gens qui… militent, plutôt mal élevés et moutonniers, mais engagés pour une politique à laquelle ils croient. Il en faut pour faire vivre la démocratie. Alors un petit bonhomme de la droite dure a fait chahuter un vieux bonhomme de la droite molle, par des supporters qui n’aiment pas ce dernier. C’est un peu la même chose quand l’Olympique de Marseille rentre sur le Parc des Princes face au Paris Saint-Germain…

Pour ceux qui en doutaient, il se confirme que ces deux produits politiques n’ont pas la même cible commerciale, et d’ailleurs pas la même politique. Le plus roublard devrait l’emporter en 2017.

Le fouteballe et le marché

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Des dirigeants de clubs de fouteballe, ex et actuels, sont placés en garde à vue pour des histoires de transferts de joueurs qui impliqueraient le grand-banditisme corso-marseillais. Il s’agit de ventes de joueurs d’un club à l’autre via des contrats atteignant parfois plusieurs dizaines de millions d’euros et faisant intervenir des intermédiaires douteux et sans doute peu utiles.

Bien sûr, la démesure de ce marché aux bestiaux attisent les envies, attirent les véreux et fait disjoncter les neurones des gens les plus équilibrés. A partir du moment où la valeur d’un bien, humain ou pas, dépasse l’entendement et n’a plus de rapport avec la réalité et le simple bon sens, c’est le début des dérives de tous ordres. Que ce soient la folie spéculative des marchés financiers ou l’attribution de valeur démesurée à des pousseurs de baballes décérébrés, le cataclysme est au bout de la route : les crises financières mondiales régulières, les fraudes massives existant dans ces sports où le fric a pris le pas sur l‘intelligence.

N’en déplaise à Guillaume Roquette (patron du FigMag), le marché n’est pas toujours un bon juge de paix, il est parfois nécessaire de l’encadrer par de la réglementation, sauf à accepter d’être régulièrement confrontés à ces faillites morales et financières. La fraude mafieuse mise à jour en ce moment dans le fouteballe ne fait que confirmer ce fait.

« On va dire » : stop aux tics verbaux compulsifs

L’envahissement du tic verbal compulsif consistant à commencer toutes ses phrases par « on va dire… » atteint des proportions alarmantes, non seulement les plateaux télévisés, les interviews de fouteballeurs, mais aussi les élus, Mme. Michu chez le boucher, etc. etc. Une population de 65 millions de français atteinte par le syndrome de la répétition d’une mode verbale sans queue ni tête.

Il faut stopper la viralité de ce trouble compulsif et arrêter de le répéter comme un réflexe ! En lutte contre le « on va dire… ».

Les candidats et l’homosexualité

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy se prend les pieds dans le tapis devant un parterre de militants UMP contre le mariage homosexuel ; il explique successivement qu’il faudra réécrire de fond en comble la loi légalisant cette union, puis qu’il faudra abroger le texte actuel, puis qu’il faudra prévoir un mariage hétérosexuel et un mariage homosexuel en parallèle, le tout dans un brouhaha de fête foraine. On ne sait pas bien ce que pense ni ne veux le candidat, sans doute pas grand-chose sinon être élu, et pour ce faire il faut bien donner des gages à ceux qui envisagent de voter pour vous.

Cela ne ressemble même plus à un débat de Café du Commerce mais à un dialogue d’ivrognes en fin de beuverie. Quelle défaite de l’intelligence !

Les candidats et l’homosexualité

Cela devient maintenant un passage obligé et tout candidat à quelque poste publique que ce soit en France doivent se justifier de leurs positions sur le mariage homosexuel devant les associations diverses et variées pro et anti. C’est un peu pathétique et cette après-midi les trois prétendants à la présidence de l’UMP sont passés à la question devant des abolitionnistes UMP de la loi ayant instauré le mariage homosexuel. En début de semaine, Alain Juppé, candidat à la présidence de la République, avait pris position dans les Inrockuptibles pour l’adoption par les couples homosexuels.

Il serait utile que tous ces beaux esprits passent également du temps à réfléchir sur comment sortir la République de l’ornière financière dans laquelle 40 années de gabegie et d’incompétence l’ont plongée. C’est un problème qui concerne la majorité des citoyens, il devrait donc être prioritaire sur le traitement des sujets mineurs.

Il est par contre intéressant de voir l’habilité des pro et des anti mariage homosexuel à faire mettre en haut de l’affiche politique des sujets concernant une minorité !

Nabilla ou l’effondrement intellectuel d’une population

NabillaNabilla, bombasse à gros seins, ex-vedette de télé-réalité, est mise en examen et emprisonnée, soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon qui est blessé. Ce fait divers remet en haut de l’affiche ce personnage tellement symbolique de l’effondrement intellectuel de la société d’aujourd’hui.

La miss est devenue célèbre dans une émission dite de télé-réalité où en fait de réalité des chaînes de télévision avides laissent s’affronter la bêtise humaine devant des spectateurs hélas captivés. Elle utilisa ensuite cette célébrité pour lancer une marque de lingerie féminine où s’afficher sur des calendriers pour camionneurs et dans la presse de caniveau pour salon de coiffure.

Nabilla c’est le fruit d’une société abrutie depuis plusieurs générations par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de TF1, une société où l’on préfère Zemmour à Zola, où quand on demande à un gamin à quoi sert la Marseillaise il répond : « c’est utile pour être fouteballeur », où un ministre confond Voltaire avec Zadig et Voltaire, où la maîtresse d’un président de la République à peine virée de la chambre conjugale publie un livre vengeur, etc…

Une société où les messages tweets en 140 signes ont pris le pas sur la pensée ne peut guère espérer ériger de grands intellectuels comme modèles pour ses enfants. Nabilla est une pauvre gamine à qui la gloire éphémère dans la presse pipole est montée dans une tête un peu vide et qui s’est transformée en criminelle. C’est regrettable, surtout pour son compagnon poignardé, c’est affligeant pour l’évolution du genre humain.

Nabilla relève de la psychiatrie, elle sera soignée d’une façon ou d’une autre. Le relèvement de notre civilisation risque d’être plus long et difficile.

Les forbans délateurs

L’un des grands questionnements qui anime la bulle parisiano-médiatique de salon est de savoir si la guerre des boutons entre Fillion-costume-étriqué et Jouyet-le-délateur-de-l’Elysée relève ou pas de l’affaire d’Etat. Voilà une vraie interrogation ! Et d’abord qu’est-ce qu’une affaire d’Etat versus une affaire qui n’est pas d’Etat ?

C’est la même différence qui existe dans le protocole diplomatique entre une visite d’Etat et une simple visite de président. Dans la visite d’Etat la puissance recevant déplie le tapis rouge et épais jusqu’à la passerelle de l’avion de l’invité et la fanfare claque l’hymne national lorsque le noble hôte met le pied sur le sol de France. A table le soir le visiteur « d’Etat » est reçu avec l’argenterie de luxe : 4 verres cristal, 4 fourchettes et 3 couteaux. Le modèle pas d’Etat est plus modeste, pas de tapis à l’aéroport ni de revue militaire, dîner avec moins de couverts bien que sous les ors de la République.

Dans l’affaire qui nous occupe il semble qu’il s’agisse d’une super affaire d’Etat. Quelle que soit, la vraie vérité est une des deux hypothèses :

  • Soit, Fillon, ancien premier ministre (de droite), demande à la présidence de la République (de gauche) d’intervenir dans un processus judiciaire pour casser les reins d’un de ses concurrents lui-même ancien président de la République (de droite),
  • Soit, si cette première hypothèse n’est pas la bonne, le secrétaire général de la présidence de la République monte une histoire abracadabrantesque et la diffuse dans la presse pour nuire à l’opposition.

Dans un cas comme dans l’autre la perversion de ces gens dépasse l’entendement !

A ce jour on ne sait toujours pas qui des deux a réglé l’addition chez Le Doyen, car ces gens-là font le mal, certes, mais au moins le pratiquent-ils dans un restaurant de luxe.

Les forbans incompétents

Il est temps que l’année se termine car notre petit monde politico-franchouillard vole d’exploit en exploit et il faudrait qu’il prenne quelques vacances afin de s’éloigner des plateaux télévisés sur lesquels il semble prendre un si malin plaisir à commettre bévue sur bévue.

La dernière : Le Monde publie un article dans lequel est narré que le secrétaire général de la présidence de la République, un certain Jouyet, ancien ministre de droite, a raconté (enregistrement faisant foi) que Fillon-costume-étriqué aurait déjeuné avec lui (chez Le Doyen quand même, il n’est pas précisé qui a réglé la facture : l’Elysée ou l’UMP, à moins que l’un d’eux n’ait payé personnellement ?)  pour demander que l’Elysée accélère les procédures judiciaires en cours contre Sarko-l’agité afin de l’empêcher de revenir dans la course à la présidence de la République.

Les deux protagonistes démentent dans un premier temps, puis Jouyet déclare que ce déjeuner a bien eu lieu et qu’ils ont parlé des affaires judiciaires de l’UMP sans plus de précisions, Fillon s’étrangle de fureur, explose dans son costume étriqué, attaque en justice les journalistes du Monde, menace de poursuivre Jouyet, son ancien ministre des affaires européennes, pour calomnie et affirme que jamais, au grand jamais, il n’aurait cherché à nuire à Sarko-le-petit-bonhomme. Et tout le monde rigole…

On ne saura jamais ce qui a été dit ou pas car ce sera parole contre parole mais ce que l’on sait c’est que ces deux sont capables du pire, et même pire !

Ce qu’on peut retenir de cette querelle de cour d’école :

  • Deux hauts dirigeants prennent sur leur temps d’aller faire papote chez Le Doyen tels M. et Mme. Michu au Café du Commerce. N’ont-ils rien de d’autre à faire ?
  • Le secrétaire général de la présidence de la République prend sur son temps de recevoir deux journalistes pour leur raconter son déjeuner de concierges chez Le Doyen.
  • Ces dirigeants de rencontre ne font pas le boulot pour lequel ils sont payés. S’ils travaillaient dans ce secteur privé et libéral qu’ils portent aux nues, cela fait longtemps qu’ils auraient été licenciés pour incompétence.

Déficit de récit et escroquerie intellectuelle

Le président de la République passe à la télévision, TF1 en l’occurrence, où il rencontre des vrais gens c’est-à-dire quatre français choisis par la chaîne commerciale qui racontent leurs malheurs en direct à un président contrit. Ca fait populo et participatif à souhait, bref, inutile et racoleur, bien dans l’air du temps. On se demande ce que fait un président dans une telle enceinte !

A l’issue de cette émission les journalistes glosent sur ce président qui n’a pas su combler son déficit de récit. Oui, vous avez bien lu : déficit de récit. C’est le nouveau concept vide développé par des armées de communicants nuisibles, les mêmes qui ont su persuader François Hollande d’aller perdre son temps sur le plateau de télévision ce jeudi soir au lieu de bosser pour la France. Le déficit de récit donc, on ne sait pas trop ce que cela veut dire, on comprend vaguement qu’il s’agit pour un individu de raconter des bobars aux populos, mais on en est pas bien sûr. En tout cas, cela fait un déficit de plus à gérer pour ce malheureux Hollande sur qui tous les journalistes mondains tombent à bras raccourcis suite à sa prestation télévisée de ce soir.

Total

Avec un unanimisme plutôt inattendu la classe politico-médiatique française rend hommage à Christophe de Margerie, chef de Total, décédé dans un accident d’avion en Russie. Le garçon n’en n’aurait sans doute pas demandé tant. Nos élites ont plutôt tendance à rendre hommage aux patrons quand ils sont morts, c’est déjà ça.
De Margerie est couvert d’éloges et, comme toujours, l’excès aboutit au néant. Il portait la moustache la plus ridicule du CAC 40, il n’a sans doute pas été un patron plus mauvais que les autres, en tout cas l’entreprise dont il a assumé la direction a performé, fournit du carburant aux bagnoles françaises, versé des salaires à ses employés et des dividendes à ses propriétaires. C’était ce pourquoi il était payé, il l’a fait correctement.
Il sera remplacé, tous ces responsables sont interchangeables, et il sera oublié. Paix à son âme !
Evidemment ces hommages dégoulinants ont provoqué des réactions déplacées : Gérard Filoche, député socialiste, ex-LCR transfusé au marxisme depuis sa tendre enfance, l’a traité de « suceur de sang ». C’est inutile.

Affligeant…

Nicolas_SarkozyRigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Bernadette et Jacques sont âgés et fatigués. Il conviendrait qu’ils se taisent désormais et se consacrent à leur retraite et leurs petits-enfants. Ils ont fait leur temps et leur devoir. Ils ne sont plus utiles ni à la France, ni à Sarkozy ou Juppé d’ailleurs !

Et allons-y pour les référendum

 

Nicolas_SarkozySarkozy dévoile progressivement son programme électoral de candidat à la présidence de la République à l’occasion des meetings qu’il anime dans sa campagne à la présidence de… l’UMP :

« Il y a une idée centrale dans mon projet, c’est redonner la parole au peuple français par le référendum ».

L’évolution vers la démocratie participative est, hélas, un courant à la mode à l’heure où les candidats officialisent leurs candidatures sur Facebook et où les élus s’expriment sur Twitter.

L’outil du référendum n’est pas simple à utiliser et il est peu probable que la classe politique du moment fasse preuve de toute la subtilité nécessaire pour poser intelligemment les questions qui méritent d’être soumises aux électeurs.

Rappelons en passant que la réforme constitutionnelle menée sous le quinquennat précédent visant à instaurer le référendum d’initiative populaire, a été votée mais jamais suivie des décrets d’application nécessaires à sa mise en œuvre. Il n’a donc jamais été possible au peuple de déclencher un référendum à son initiative…

Lesdits décrets sont en cours de vote au parlement. En théorie, sous peu, une pétition signée par un dixième des électeurs (4,5 millions de personnes) pourrait imposer l’organisation d’un référendum. 4,5 millions de personnes… pas facile à réunir !

Le FigMag et la famille

Poussé au crime par son environnement, le chroniqueur éploré mais curieux a acheté le Figaro ce week-end dernier. Contre 4,80 EUR il reçut 5 kg de papier dont :

  • Le quotidien papier
  • Le Figaro TV
  • Le Figaro Madame
  • Un encart publicitaire Galeries Lafayette double-format
  • Le Figaro Magazine

Sans parler d’innombrables encarts petit modèle qui tombe des journaux comme les feuilles des marronniers parisiens en automne. La majorité des centaines de pages de ces 5 kg de papier est d’ailleurs dédiée à la publicité.

Dans son éditorial, le patron du Figaro Magazine, Guillaume Roquette expose sa théorie sur la politique anti-famille de la majorité actuelle, avec la subtilité propre au style de cet organe de presse. L’attaque est frontale contre l’annonce de la baisse des prestations sociales en faveur des familles, et plus exactement les mesures financières en faveur de la natalité qui consistent à faire subventionner les citoyens-parents par les citoyens-contribuables, les deux catégories ne se recouvrant pas forcément. Le projet prévoit la réduction de la prime versée pour le deuxième enfant et les suivants de 923,08 à 308,00 EUR. Elle resterait à 923,08 EUR pour le premier marmot. S’ajouteraient quelques mesures d’économie comme le décalage de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales, la réduction de l’aide à la garde d’enfants à domicile, et autres. Il s’agit du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, il n’est pas encore voté par le parlement. Continuer la lecture de « Le FigMag et la famille »

Le FigMag et l’euro

Le même FigMag publie une interview de Philippe Villin, ex-patron du Figaro et intitulé « Mme. Merkel, sortez de l’euro ! ». Passons sur les habituels jugements à l’emporte-pièce sur le parfait ratage de la politique économique, sur la fonction publique qui ruine le pays, tout ça n’est pas faux mais manque tellement de mesure que c’en est inutile.

Venons-en au fond de l’analyse qui estime que nous ne pouvons pas vivre avec l’euro rhénan qui a succédé au franc fort et joue le rôle d’aspirateur de richesses au profit de nos voisins de l’Est [l’Allemagne, autant être clair NDLR]. Villin constate que la France n’arrive pas à maîtriser ses dépenses publiques ce qu’elle ne peut plus cacher sous le tapis en dévaluant sa monnaie nationale. Citant l’exemple de l’industrie automobile, il insiste sur l’incompétence industrielle française qui n’a pas su prendre le virage de la qualité et n’arrive plus à exporter ses gammes moyennes alors que, du fait de l’euro fort, les consommateurs français peuvent acheter de la deutsche qualitat… Continuer la lecture de « Le FigMag et l’euro »

Le Brutus de l’UMP se rabiboche avec le patron

Laurent Wauquiez, le Brutus de l’UMP qui après avoir critiqué Sarkozy des mois durant n’a pas résisté à l’appel de la bonne soupe lorsque l’impétrant a décidé de revenir sur les plateaux télévision, Laurent Wauquiez donc, a paradé à la Manif pour Tous dimanche dernier. Pour le moment il est contre le mariage homosexuel mais il est capable de se déguiser en drag-queen à la prochaine gay pride si cela pouvait arranger ses intérêts.

Sarkozy doit se méfier : Brutus a tué le père sans coup férir. Ce jeune coq est capable de pire !

Bymalion

Bastien-MillotImpayable : Bastien Millot est le charmant jeune homme, patron de Bygmalion, ou plutôt ex-patron puisque la société a déposé son bilan, communiquant nuisible à la politique, organisateur des campagnes électorales de l’UMP, mis en examen et soupçonné d’avoir émis une dizaine de millions d’euros de fausses factures pour masquer les dépassements de dépenses de la campagne de Sarkozy en 2012, n’a rien fait-rien vu-rien pris. C’est du moins ce qu’il explique dans la presse, et sans doute aux juges.
Résumons : la campagne électorale UMP d’un président de la République en exercice qui est passée de 10 à 20 millions d’euro pour 50% à coups de fausses factures, Coppé ex-président de l’UMP qui a appris l’affaire par la presse, Sarkozy qui n’a entendu le nom de Bymalion que bien après la fin de la campagne et le patron de la société qui n’était pas informé que ses collaborateurs émettaient des millions de fausses factures à l’encontre du premier parti de France…
Le plus surréaliste est que le Millot a paradé durant longtemps sur le plateau de i-Télé dans l’émission de débat mondaine On ne va pas se mentir, où il devisait sur l’actualité politique du moment.
Plus c’est gros, plus c’est ridicule et plus c’est affligeant. L’irresponsabilité de ces responsables est sans borne.