Une démone et un goujat

Incroyable : la Trierweiler, journaliste à Paris-Match (feuille de choux people pour salons de coiffure), ex-copine du président de la République François Hollande, qui l’a amenée dans ses bagages à l’Elysée pour l’éjecter quelques mois plus tard, cette femme répudiée commet un livre de vengeance dans lequel elle détaille son malheur conjugal et les méchancetés de son conjoint toujours président de la République.
De larges extraits de cette littérature de caniveau sont déjà disponibles dans les médias. La République est en train de toucher le fond. Cette femme est un démon sans aucun sens de l’intérêt général, cet homme perturbe les affaires de la République avec sa goujaterie et sa libido. C’est l’indécence et le pathos portés au plus haut niveau de l’Etat.
Comment la France a-t-elle pu en arriver là ?

Cohabitation

Rigolo : les partis politiques aiguisent leurs couteaux à l’idée d’une possible cohabitation si l’assemblée nationale était dissoute. L’UMP assène qu’elle ne cohabitera pas alors que le FN affiche sa disponibilité pour participer au pouvoir le cas échéant. Cette seule perspective devrait dissuader l’exécutif de toute idée de dissolution. Et puis, les responsables de l’UMP iront bien à la soupe si l’écuelle se présentait, malgré leur forte affirmation du contraire.

Duclos à Malakoff

Duclos_MalakoffLa bonne vieille ville de Malakoff affiche fièrement son gymnase Jacques Duclos ! Rappelons pour les plus jeunes que Duclos fut un communiste invétéré, responsable du parti clandestin en France durant l’occupation alors que son patron Maurice Thorez, déserteur de l’armée française avait fui à Moscou. Elu de 1926 à sa mort en 1975, avec quelques éclipses, il a été de tous les combats du communisme français : blessé à Verdun durant la première guerre mondiale, soutien du pacte germano-soviétique en 1939, fuite en Suisse et déchéance de son mandat suite au refus de désavouer le pacte précité, fidélité jamais démentie à Staline, appui aux républicains espagnols, se fait soigner à Moscou, soutien l’URSS qui réprime en 1956 l’insurrection hongroise et en 1968 le printemps de Prague, membre actif du mouvement communiste international, éditorialiste à l’Humanité, opposant aux guerres coloniales françaises, à la déstanilisation, on en passe et de meilleurs !

Il ne doit pas avoir beaucoup de lieux ou de monuments célébrant son nom. Le gymnase de Malakoff est discret.

Pellerin vs. Filippetti

A l’occasion du remplacement comme ministre de la culture d’Aurélie Filippetti par Fleur Pellerin la presse rappelle aimablement que la première avait fait un psychodrame auprès du premier ministre lors du festival de Cannes pour empêcher la seconde de monter les marches avec elle et ainsi de partager (voire lui voler) la vedette.
C’est sans doute vrai mais surprenant, Aurélie donnait plutôt l’image d’un ministre qui faisait son boulot sans trop barguigner ni faire de grandes envolées lyriques sur les plateaux télévisés. Elle avait notamment arrêté sans discuter un certain nombre de projets publics culturels qui avaient été lancés lors du quinquennat précédent sans financement si ce n’est de la dette supplémentaire.
Elle n’a pas voulu poursuivre avec un gouvernement appliquant une politique sociale-démocrate. On ne va pas « s’excuser d’être de gauche » a-t-elle écrit au président pour expliquer sa démarche. Elle penchait donc plutôt du côté des dépensiers mais au moins appliquait- elle les instructions lorsqu’elle était ministre !

Compétence

Depuis la nomination comme ministre de l’économie du jeune et libéral Emmanuel Macron, les idéologues de tous bords se déchaînent à son encontre, de la gauche du parti socialiste au pouvoir au Front national, en passant évidemment par la droite républicaine qui critique tout ce qui vient d’en face, chacun y va de son tweet ou de ses petites phrases amères sur les plateaux. Seule une petite frange de la population se dit qu’avec ce nouveau gouvernement, et ce ministre en particulier, on a juste fait appel à l’intelligence et à la compétence plutôt qu’aux habituels querelles de chapelle !

Délinquance et chantage

Lavrilleux, le garçon qui était directeur de quelque chose à l’UMP et sous-chef d’autre chose dans la campagne électorale de Sarkozy, a avoué il y a deux ou trois mois avoir fait passer une dizaine de millions d’euros de fausses factures de communication de la campagne sur la caisse de l’UMP pour éviter de dépasser la limite légale des dépenses de campagne. Bien, la veille de ses aveux pitoyables, sur un plateau de télévision bien entendu, il avait été élu député européen (on envoie vraiment les meilleurs à Bruxelles…). Une information judiciaire est ouverte dans cette affaire. Il semble qu’une procédure d’exclusion de l’UMP soit en cours contre lui, c’est bien le moins, et cela énerve le garçon qui se répand en menaces, toujours dans la presse, en affirmant dans Le Parisien : « Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai ». Continuer la lecture de « Délinquance et chantage »

Loi sur le logement

Etonnant : le Loi sur le logement initiée par la ministre écologiste Duflot (dite Loi Alur), à peine votée est actuellement détricotée, par le même pouvoir qui l’a mise en place, après le départ de cette ministre du gouvernement. Effectivement cela ne fait pas très professionnel. Pourquoi l’avoir laissé faire s’il fallait aussitôt défaire ? Ca ressemble au bouclier fiscal renforcé au début du quinquennat Sarkozy puis défait avant son départ en 2012. Du travail d’amateur et beaucoup de temps perdu.

Les archéos

Un nouveau gouvernement en France affiche sa politique économique sociale-libérale pour sortir le pays de sa croissance zéro. Evidemment cela perturbe le militant socialiste et nombre d’élus de ce parti. La droite aussi est troublée car elle ne peut plus critiquer la méthode alors elle avance des arguments de café de commerce : on va économiser 100 milliards et non 50 comme les socialistes (alors qu’on ne sait déjà pas bien où on va trouver les 50), il n’y a pas de résultats, etc.

La vérité c’est qu’en principe sur le programme économique avancé la République aurait dû trouver une coalition gauche-droite pour la mettre en œuvre, mais nous sommes en France et les archaïsmes et intérêts de basse politique prédominent sur l’intérêt général. Alors les uns essayent de mettre en place ce que les autres s’évertuent à saboter. Continuer la lecture de « Les archéos »

Des idéologies d’un autre âge

Il y a d’anciens militaires français qui se battent avec les rebelles ukrainiens pro-russes contre l’armée officielle ukrainienne.
Il y a des gamins français de banlieue qui font la guerre dite sainte aux cotés des extrémistes musulmans au Moyen-Orient.
Mais quel désespoir ou quel lavage de cerveau peut-il bien pousser tous ces gens à se battre pour ces idéologies d’un autre âge ?

Juppé-le-raide

Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacets, informe ses concitoyens qu’il se présentera aux élections primaires pour les présidentielles. Ce garçon est vieux, repris de justice pour délinquance financière et il ne fait pas rêver l’électrice. Mais dans le champ de ruines qu’est la droite, il surnage comme un homme intelligent, moins ambitieux que les plus jeunes, avec de l’expérience politique (pas en économie hélas, il n’a jamais mis les pieds dans une entreprise), alors il fait plutôt bonne figure.

Cet évènement est de peu d’importance à ce stade, par contre, il démontre à nouveau par l’absurde l’erreur politique majeure commise par la présidence Chirac de passer d’un septennat au quinquennat. Nous le voyons, nous sommes à 2 ans et demi du prochain scrutin présidentiel et déjà la politicaille n’est préoccupé que par cette échéance, et cela va aller en s’aggravant… Pendant ce temps, elle ne s’occupe pas du reste.

Psychodrame franchouillard

Psychodrame franchouillard un peu pathétique, bataille de coqs dans une basse-cour, le gouvernement est démissionné par son chef après moins de six mois d’existence pour cause de rébellion de certains de ses membres, les ayatollahs de la dépense publique. Le pays n’avait vraiment pas besoin d’un tel épisode qui va tout bloquer durant quelques semaines.

Conflit d’égos surdimensionnés : le chef pense qu’il faut lancer le pays dans une gestion de ses finances publiques qui va progressivement (et très lentement) faire baisser le déficit légèrement, puis, ultérieurement celui de la dette et des produits financiers payés à nos créanciers ; certains de ses collaborateurs pensent que le risque de déflation dans lequel s’enfoncent la France et l’Europe mérite que l’on continue à dépenser plus d’argent public que nous n’en gagnons pour relancer l’économie.

C’est un éternel débat qui dure depuis 40 ans (le dernier budget en équilibre date de 1974). Cette position serait à la recevable si la France avait démontré dans son histoire qu’elle était capable en période de vaches grasses d’ajuster ses dépenses sur ses recettes, las, cela ne fut jamais le cas et quelque fut la conjoncture, bonne ou mauvaise, les élus et responsables de la République ont continué à dépenser plus que de raison.

La République en est arrivée au point où il faut réduire les dépenses, quoi que cela coûte. Il n’est plus possible de reculer l’amélioration de la gestion des finances publiques. L’irresponsabilité des gouvernants et leur gestion financière calamiteuse depuis 40 ans nous ont menés au bord du précipice et il faut maintenant reculer sous peine de sombrer.

Tout cet argent emprunté n’a globalement pas été dépensé pour rien puisque la nation en a profité d’une manière ou d’une autre : subventions, prestations sociales, services et fonction publiques, etc. Mais il faut désormais ajuster les dépenses aux recettes.

Les ayatollahs de la dépense publique crient à l’austérité avec fracas et annoncent le déluge. Il ne faut tout de même rien exagérer… Le programme d’économies publiques proposé est de 50 milliards d’euros sur 3 ans, soit 17 milliards en moins sur ce qu’auraient été les budgets 2015, 2016 et 2017 si on leur avait laissé courir leur pente naturelle. L’effort total est à répartir sur les 3 années entre l’Etat (18 Mds), les collectivités territoriales (11 Mds), l’assurance maladie (10 Mds) et les prestations sociales (11 Mds).

En gros les dépenses annuelles de l’Etat au sens strict du terme sont de 300 Mds, économiser 18 Mds sur 3 ans soit 6 par an, revient à économiser 2% des dépenses. Les dépenses des collectivités sont aux alentours de 230 Mds, l’économie annuelle demandée est de 1,6%, etc. Cela doit pouvoir être réalisé pour peu que nos élus et dirigeants se regardent un peu moins le nombril et fassent un peu plu de pédagogie. Evidemment cela serait mieux de ne pas avoir à faire ces efforts maintenant, mais telle la cigale, la République a tiré toutes ses munitions.

Pauvre François Hollande

Pauvre François Hollande ! Alors qu’il applique consciencieusement les principes de l’économie de l’offre vantés par les éditorialistes de Valeurs Actuelles et du FigMag, il est honni par le député socialiste ronchon et Mme. Michu grognon, réunis pour critiquer la politique d’un gouvernement qu’ils n’ont pas élu pour ça. Les économistes mondains et de plateaux télévisés ne critiquent pas trop la méthode, c’est celle qu’ils préconisent, alors ils font haro sur l’absence de résultats sur le chômage (qui s’accroît) et la croissance (stable à 0%).

Bien entendu si résultats il doit y avoir il est hors de question de les attendre avant 18 ou 24 mois donc ce n’est pas la peine de s’exciter pour le moment.

En attendant les parangons du déficit keynésien, les diafoirus de l’économie de la demande, député frondeurs et autres ministres chagrins font assaut de démagogie en prônant le retour à la dépense à tout va, seule méthode pour assurer la réélection de ceux qui sont élus.

Les mauvaises décisions d’un Chirac benêt

On ne dira jamais assez tout le mal généré durablement par la réforme constitutionnelle du quinquennat voulue par le régime Chirac en 2000. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste de l’impétrant, mais ce fut certainement le plus nuisible. Manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui a poussé à cette réforme, sans doute juste pour nuire à Chirac son ennemi de toujours, quasiment sans pouvoir puisqu’en période de cohabitation socialiste (suite à sa désastreuse décision de dissoudre l’assemblée nationale) avec Jospin premier ministre qui était en faveur du quinquennat, le président de la République voyait le moment où cette réforme pouvait lui être imposée par le parlement ; plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, il cède et organise un référendum histoire d’en tirer le bénéfice. Approuvé à 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !

Fausses factures de l’UMP

Désopilant : après les fausses factures payées par l’UMP pour financer on ne sait trop quoi, le dépôt de bilan de Bygmalion, la société faux-facturière, les informations judiciaires en cours sur ce système délictueux, la démission forcée de Coppé qui ne se sentait responsable de rien ; voici maintenant les élus mauvais payeurs de leurs cotisations au parti, et qui s’en vantent.

La trésorerie de l’entreprise UMP est fortement déficitaire et l’on s’aperçoit que nombre d’élus ne payent plus leurs cotisations. Comme toujours la Dati, ex-garde des sceaux à champagne, est en première ligne, non seulement elle présentait des notes de téléphone de 10 000 EUR par an pour remboursement par le parti, mais elle se justifiait de ne pas payer ses cotisations, explique un de ses proches, car elle n’était pas associée à la vie de sa fédération. On trouve aussi Guaino-le-colérique, Lellouche et d’autres. Tout ce petit monde, pro comme anti-Copé, explique que n’étant pas content de la direction, ou du montant de la cotisation, ou de l’âge du capitaine, eh bien il arrête de payer.

Irresponsabilité et sentiment d’impunité érigés en mode de fonctionnement par ces élus de droite, comme toujours ; tout est permis, le contribuable finance lourdement les partis politiques via leurs impôts, les adhérents via leur adhésion et les prélèvements exceptionnels comme le récent Sarkoton, mais les élus s’assoient sur les statuts du parti qu’ils ont en principe approuvés, et ne payent pas leur dû ! Ils s’en attribuent le droit, point, circulez il n’y a rien à voir.

L’UMP au secours des chrétiens d’Orient

Les trois dirigeants provisoires de l’UMP (Juppé, Fillon et Raffarin) commettent une lettre ouverte au président de la République dans laquelle ils appellent au soutien des chrétiens d’Orient. Ils demandent : le retour à une diplomatie singulière, non alignée, mais entraînante… le soutien aux frappes américaines… une politique collective de fourniture d’armes aux combattants kurdes… rappelant majestueusement que …la France elle-même a le devoir de faire entendre sa voix… avant de conclure d’un cinglant : Au risque du déshonneur.

Cette supplique est racoleuse et inutile mais un parti politique se devait de s’exprimer sur le sujet. Ces trois beaux esprits auraient néanmoins pu faire preuve d’un peu plus n’analyse de la situation et d’intelligence des propositions. A leur décharge, ils passent beaucoup de temps à faire le syndic de faillite l’UMP (voire à réfléchir à un programme de gouvernement) et il doit donc leur en rester assez peu pour la réflexion. Soyons indulgents pour cette fois-ci !

Guaino le colérique

Il est bien Guaino, le colérique de l’UMP. Alors que le raide-comme-passe-lacet de Bordeaux appelait en juillet à ne pas vilipender la justice suite aux déclarations enflammées anti-juges de Sarko-l’agité, le colérique a répondu : « J’avoue que je commence à être un peu fatigué des leçons de M. Juppé, je le connais depuis trente ans… Je croyais que les épreuves de la vie avaient enfin débarrassé Alain Juppé de cette épouvantable arrogance, de cet épouvantable mépris dont il accable depuis toujours tous ceux qui sont en désaccord avec lui », sympathique allusion à la condamnation pénale du raide-comme-passe-lacet dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Quelques jours plus tard Guaino-le-grognon-colérique a ajouté sur son petit camarade de bac à sable « Son bilan politique est nul… Lorsqu’il était à Matignon, il a mis en trois mois toute la France dans la rue… Le septennat s’est arrêté net. Qui dit mieux ? »

Quelle cacophonie ! Si les entreprises étaient gérées comme les partis politiques il n’y en aurait plus une seule debout mais l’irresponsabilité de notre système politique, et surtout de nos dirigeants, permet à des incompétents de rester en haut de l’échelle, ou à des contestataires de continuer à manger la soupe dans laquelle ils crachent. On a les dirigeants que l’on mérite !

Crash et démocratie

La concomitance de deux catastrophes aériennes impliquant des avions civils illustre si besoin en était les différences de régime entre une vieille démocrate, la France, et une « non-démocratie », l’Ukraine.

L’avion affrété par Air Algérie écrasé au Mali (avec une cinquantaine de français à bord sur les 110 passagers tués) a aussitôt été rejoint par l’armée française présente dans ce pays qui a acheminé des experts sur le site pour l’analyse du crash, et des familles de victimes pour le recueillement.

L’avion de Malaysia Airlines abattu par un missile au-dessus de l’est de l’Ukraine en proie à une guerre civile menée par des forbans sans foi ni loi donne lieu à de sordides discussions sur qui pourra accéder au site, sous la protection de quelles bandes. Des corps et des indices ont été déplacés, des voyous en battle-dress s’affichent dans d’improbables conférences de presse en brandissant des « boites noires » dont ils marchandent la remise aux autorités compétentes. Et pendant ce temps les combats continuent et l’on ne sait toujours pas vraiment quel camp a tiré le missile assassin !

La décadence italienne

Berlusconi, le pervers-transalpin de 77 ans, est finalement acquitté en appel de l’affaire de mœurs qui l’impliquait avec des prostitués mineures alors qu’il était au pouvoir. Il s’agit du désormais mondialement célèbre bunga-bunga, en clair des partouzes que le dirigeant italien organisait dans ses villas. Le pervers n’est donc coupable de rien et du coup il revient au premier plan de la vie politique dans son pays malgré son âge avancé. Il reste condamné définitivement pour fraude fiscale.

Ainsi va la vie de nos démocraties : la vieille et noble Italie n’arrive pas à remiser un de ses dirigeants partouzeur et fraudeur et très âgé ! C’est triste.

C’est la débandade au PS

Martine Aubry, maire de Lille, s’en prend à la politique de François Hollande à l’occasion d’une conférence de presse. L’occasion lui est donnée par son opposition à la réforme territoriale.

Avec l’UMP qui se déchire, les écologistes qui se divisent, voici le PS qui continue à afficher ses divisions sur la place publique. C’est étonnant cette incapacité que manifestent les partis politiques en France à s’en tenir à la ligne définie par leurs instances de décision et, surtout, à déballer leurs états d’âme devant une presse friande de ce genre de querelles ! Ils devraient s’inspirer de la vie des entreprises où règne tout de même un peu plus de discipline. Ils en seraient plus efficaces et moins ridicules.

Nomination non méritée

Rigolo : l’Allemagne bloque la nomination de Pierre Moscovici comme commissaire européen aux affaires économiques et financières du fait que le garçon a géré les finances d’un Etat membre quand celui-ci ne brillait pas particulièrement pour sa bonne gestion ! Berlin a raison, comment imaginer un responsable économique et financier français à ce poste bruxellois alors que le budget français est déficitaire depuis 40 ans et la République est plus réputée pour ses engagements financiers non tenus que pour sa rigueur financière ? Mais comme si de rien n’était, les dirigeants parisiens, au-delà de tout sens des réalités, réclament un poste pour lequel ils sont définitivement non légitime.

Cerise sur le gâteau, Moscovici s’était fait copieusement détesté à Bruxelles lorsqu’il était ministre des affaires européennes de Jospin, ce qui n’arrange pas son cas.