Nomination non méritée

Rigolo : l’Allemagne bloque la nomination de Pierre Moscovici comme commissaire européen aux affaires économiques et financières du fait que le garçon a géré les finances d’un Etat membre quand celui-ci ne brillait pas particulièrement pour sa bonne gestion ! Berlin a raison, comment imaginer un responsable économique et financier français à ce poste bruxellois alors que le budget français est déficitaire depuis 40 ans et la République est plus réputée pour ses engagements financiers non tenus que pour sa rigueur financière ? Mais comme si de rien n’était, les dirigeants parisiens, au-delà de tout sens des réalités, réclament un poste pour lequel ils sont définitivement non légitime.

Cerise sur le gâteau, Moscovici s’était fait copieusement détesté à Bruxelles lorsqu’il était ministre des affaires européennes de Jospin, ce qui n’arrange pas son cas.

Irresponsabilité et fiscalité

Le Parlement français s’avisa il y a peu de d’autoriser les collectivités locales à augmenter les taxes de séjour sur les hébergements touristiques. Aussitôt libérée, aussitôt augmentée, aussitôt contestée… et aussitôt abrogée ! Le secteur touristique a crié, Fabius (désormais en charge du commerce extérieur en plus des affaires étrangères) les a soutenus et tout ce petit monde est convenu de revenir au statuquo.

Le problème de cette affaire est que ces taxes devaient, en partie, financer le réseau de transport du Grand Paris. Un financement de quelques milliards d’euros qui part en fumée, ce n’est pas grave, le contribuable y pourvoira.

Il faudra qu’un jour dans ce pays que les contribuables se fédèrent en lobby afin de faire valoir leurs droits face à tous les autres lobbies pour refuser que dès qu’une corporation fait face à un problème on considère que la masse anonyme et taiseuses des contribuables se substituera à l’irresponsabilité desdites corporations !

14 juillet et réconciliation

L’armée algérienne participe au défilé du 14 juillet cette année qui fête également le centenaire du début de la première guerre mondiale à la quelle nombre de pays colonisés par la France ont participé dans le camp de la puissance coloniale. Les habituels esprits chagrins et revanchards s’émeuvent de ce défilé : descendants de pieds noirs, aboyeurs de l’extrême-droite et dernier carré des combattants du FLN. Laissons passer la caravane du défilé ce 14 juillets et réconcilions les peuples qui se sont déchirés !

Les comptes ne sont pas rond à l’UMP

Incroyable : la mise à jour des résultats de la gestion financière de l’UMP par ses responsables, au mieux inconséquente, au pire délictuelle, donne lieu à des attaques personnelles dignes d’une cour de récréation qui seraient risibles si les personnes concernées n’avaient pas vocation à gouverner la France.

Des dénonciations arrivent dans la presse, déclenchent des bordés de tweets et d’incendiaires déclarations à tous les micros médiateux traînant dans les parages de ce parti défaillant. Des salaires ronflants versés à des permanents du parti, des remboursements de frais de voyage à des épouses, les choix d’hôtels de luxe des uns ou des autres. Tout ceci est sans doute vrai, peut-être faux, on ne sait pas et la seule chose incontestable est que le parti est au bord de la faillite et a dépensé beaucoup plus qu’il n’a encaissé au cours de ces dernières années.

Le plus croquignolet concerne la Dati dont la facture de téléphone payée par l’UMP est de 10 000 euros/an. Evidemment tout le monde se demande immédiatement comment on peut dépenser une telle somme en frais de téléphone. La réponse nous est donnée par l’ex-garde des sceaux (à champagne) qui révèle sur Tweeter qu’elle bénéficie d’un fil AFP. La question suivante est : à quoi peut donc bien servir un fil AFP à Rachida qui s’exprime essentiellement par tweets de 20 mots ?

Un florilège de ses inoubliables tweets des 8 et 9 juillet :

Les transports publics ne facturent pas leurs coûts

Un rapport judiciaire accable la SNCF suite à l’accident ferroviaire de Brétigny qui avait fait plusieurs morts en juillet 2013. Il apparaît notamment que les travaux d’entretien et d’investissement sur le réseau ne sont plus menés dans les règles de l’art.

La SNCF et son acolyte RFF (Réseau ferré de France) ont sûrement des choses à se reprocher mais il faudra sans doute un jour que l’Etat (et les électeurs) se demandent s’il est bien raisonnable de continuer à encadrer les prix de vente des sociétés nationales. Globalement le chemin de fer français est déficitaire et accumule une dette très significative qui est surtout l’effet de l’accumulation d’excès des dépenses par rapport aux recettes. A la fin de l’histoire, le contribuable est garant de cette dette en partie générée pour permettre aux consommateurs de voyager à un prix inférieur aux coûts réels.

Bien sûr SNCF et RFF peuvent sans doute améliorer encore leur gestion, certainement l’immobilisme syndical génère des surcoûts dans ces entreprises, mais le problème le plus fondamental est que les prix de commercialisation ne couvrent pas les coûts d’exploitation, d’où moins de moyens pour entretenir le réseau.

On a grosso-modo les mêmes sujet avec la RATP, EDF et d’autres : à défaut de vouloir faire payer les consommateurs-électeurs, on fait payer les contribuables eux-aussi électeurs. Il n’est pas sûr que le calcul soit efficace.

De la mauvaise gestion de l’Etat à celle de l’UMP

Impayable : les forbans qui ont des responsabilités à l’UMP se déchirent et balancent à tout va les uns contre les autres. A défaut de dépenser de l’énergie pour indiquer quel serait leur programme s’ils reprennent le pouvoir ils donnent tout pour se flinguer entre eux.

Un audit de la situation de trésorerie de ce parti a été publié sur son site web. Très factuel, il narre que l’UMP est endettée à hauteur de 79,1 millions d’EUR, est en retard de ses paiements fournisseurs et doit renégocier les conditions de remboursement de ses prêts qui ne pourront plus être respectées à partir de 2017.

Comment fait un parti politique pour être endetté à ce niveau lorsque son revenu principal, la dotation des contribuables, est de 18 millions/an. Premièrement, on achète un immeuble de 40 millions pour y coller son siège, ensuite on dépense sans compter en frais de fonctionnement et action politique, sans compter c’est-à-dire sans ajuster les dépenses aux recettes.

C’est une habitude des partis politiques, qu’ils soient au gouvernement ou dans l’opposition, ils dépensent sans compter et endette l’organisation dont ils sont responsables, l’Etat ou leur parti ! Dans le cas de l’UMP, ses dirigeants ont fait exactement l’inverse de la tendance suivie par les entreprises, c’est-à-dire acheter de l’immobilier au lieu de le louer pour éviter de porter des immobilisation trop lourdes à financer à leur bilan.

Le rapport détaille ensuite les conditions de la survie de l’UMP dans les années qui viennent : il faut réduire les dépenses et renégocier la dette. C’est exactement ce que doit faire la République, exceptée la renégociation de la dette qui n’est pas encore d’actualité aujourd’hui mais le deviendra sûrement un jour à n’en pas douter vu l’incapacité des citoyens-électeurs à admettre les réductions de dépenses.

Lire le rapport sur Audit de l’UMP 2014

Le parallélisme entre la situation de l’UMP et celle de l’Etat est frappante, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Le plus consternant dans cette affaire est la légèreté avec laquelle les responsables de ce parti l’ont géré. Dire que ces personnages ont vocation à revenir au pouvoir à l’occasion d’une prochaine alternance fait un peu froid dans le dos.

La gauche reste prudente dans cette affaire et se garde d’en faire des gorges chaudes. Il y a sans doute là un soupçon de solidarité politique, mais aussi surtout la crainte de se retrouver un jour dans la même situation.

Soupçons de trafic d’influence et de corruption

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour soupçon de trafic d’influence et corruption d’un magistrat. Lui et son avocat, également mis en examen pour cette affaire, auraient tenté de corrompre un haut magistrat pour obtenir des informations sur d’autres procédures en cours le concernant.

Le plus comique dans cette affaire elle qu’elle fut révélée à l’occasion d’une mise sous écoute de l’agité dans une autre l’affaire, celle de l’abus de faiblesse sur Mamy Bettencourt pour laquelle il a été finalement mis hors de cause. En écoutant ces conversations, sous mandat judiciaire, les espions mandatés ont cru identifier les éléments constitutifs des crimes pour lesquels il a été finalement mis en examen.

Passant à la télé ce soir, l’impétrant s’époumone et avec la légendaire subtilité qu’on lui connaît résume l’affaire en : une bande de juges sanguinaires et bolchéviques –tendance stalinienne-, la faucille entre les dents, s’attaque à lui la blanche colombe pure et naïve. Bien entendu il place instrumentalisation tous les deux mots (avez-vous remarqué comme ce mot instrumentalisation est le nouveau tic verbal de tout politique qui se respecte ?).

On saura plus tard si ces soupçons sont vérifiés. En attendant ce n’est pas la peine de trop occuper les médias avec ce non sujet. La justice tranchera et tout le monde oubliera, qu’il soit innocent ou coupable. Cela ne nuira pas à l’éventuelle poursuite de sa carrière politique. Sarkozy survivra à cette nouvelle tempête dans le verre d’eau médiatico-mondaine parisienne. Même coupable, ses thuriféraires le penseront innocent et voteront pour lui. Même innocent, ceux qui ne l’apprécient pas le sauront capable de commettre de tels crimes et continueront à ne pas voter pour lui.

Le renoncement corse

Les encagoulés corses du Front de libération nationale corse (FLNC) publient un communiqué de 14 pages (en grosses lettres) pour annoncer leur renoncement à la lutte armée. Le style du texte est intéressant et fleure bon les tracts de la Gauche Prolétarienne et autres groupuscules contestataires des années 60/70. On y retrouve une dialectique d’un autre âge et des références aux aspirations légitimes de notre peuple, au combat du Général Pasquale Paoli, à la colonisation de peuplement mise en œuvre pour diluer l’identité corse, à l’Etat français jouant cyniquement [de nos divisions], de la reconquête de notre souveraineté, de l’Etat policier français manipulateur, de système déliquescent qui gangrène aujourd’hui la Corse, de construction d’une force politique pour gouverner la Corse et la conduire à l’indépendance, des droits nationaux du peuple corse, etc. etc.

Ce communiqué est relativement réaliste dans le constat qu’il fait de la transformation de la revendication politique indépendantiste en un embrouillamini illisible où se percutent le grand banditisme, le combat politique, les nuitsbleues et leurs plasticages. Sur les chemins de la Gauche Prolétarienne de Benny Lévy qui s’est dissoute en 1973 lorsque la violence de ses militants commençait à devenir incontrôlable.

Le FLNC rend un hommage à Michel Rocard, exception notable à ces politiques turpides… il démontrait en cela, qu’il pouvait exister des hommes politiques français honnêtes et courageux. Décidément ce Rocard eut une vision intelligente de nos confettis de l’Empire. Louons Rocard et accompagnons tranquillement la Nouvelle-Calédonie et la Corse vers leur indépendance si chèrement désirée. Cela donnera sans doute aussi de bonnes idées aux Antilles et à la Guyane.

Mais le FLNC appelle à l’arrêt de la violence et demande à ses militants de rejoindre les partis politique prônant l’indépendance et le texte se termine : « Nous avons pris nos responsabilités, la Corse a pris ses responsabilités, les représentants de la France auront-ils le même courage, celui qui appartient à ceux qui font l’Histoire ? »

Et pendant ce temps la SNCM, société semi-publique de transport maritime entre le continent et la Corse est une nouvelle fois en grève. La compagnie ne survit depuis des années que sous perfusion de l’argent du contribuable national et aurait dû déposer son bilan depuis des lustres. Elle aurait besoin de nouveaux bateaux pour repartir sur un bon pied et se tourne vers l’Etat pour les financer… Vieille histoire qui se termine généralement par un déboursement des contribuables en faveur de la compagnie maritime, mais il semble que cette fois-ci les caisses de l’Etat soient aussi vides que celles de la SNCM. Histoire à suivre sous peu.

Lire le communiqué : Communiqué du FLNC – juin 2014

Salaire, prix et profit

L’Etat français continue de peser sur la fixation de prix de vente des entreprises qu’il contrôle. C’est le cas dans les transports urbains où le prix du ticket ne couvre plus qu’une part minoritaire et sans cesse décroissante des coûts de transport, le reste étant pris en charge par la collectivité (entreprises et contribuables) qui ne recouvre pas intégralement la communauté des utilisateurs.

C’est le cas aussi d’Electricité de France (EDF) entreprise publique pour laquelle l’Etat conteste la formule de fixation des prix qu’il a lui-même approuvée. Pour des raisons électoralistes il refuse les augmentations de prix résultant de l’application de cette formule… et le conseil d’Etat condamné l’Etat à rattraper les retards d’augmentation de prix de l’entreprise du fait de ces blocages politiques. Là-dessus Ségolène Royale arrive comme ministre de l’énergie, re-bloque à nouveau tout le processus et l’entreprise n’est toujours pas autorisée à augmenter ses prix ni à rattraper les retards d’actualisation de ceux-ci.

Là encore, la collectivité paye lorsque ces entreprises ne se suffisent plus à elles-mêmes.

Imbroglio financier à l’UMP

La nouvelle direction de l’UMP prend ses marques et annonce le lancement d’un audit financier pour essayer de savoir s’il reste de l’argent dans la caisse ou si le parti est aussi endetté que la République. Copé-le-faux-facturier avait mis les comptes du parti sous séquestre lorsque l’affaire Bygmalion commença d’être évoquée au premier trimestre. Gageons que la levée des scellés risque d’être une aventure passionnante.

En parlant d’audit, il conviendrait sans doute aussi de renforcer les capacités d’analyse du conseil constitutionnel qui a refusé de valider les comptes de la campagne Sarkozy pour un dépassement de quelques centaines de milliers d’euros alors qu’une quinzaine de millions auraient été dépensés au-delà du plafond et refourgués à l’UMP pour paiement.

Jacob, le patron du groupe UMP de l’assemblée nationale avec sa tête de maquignon mal dégrossi vient d’admettre qu’il avait prêté 3 millions d’euros à l’UMP en 2012 pour l’aider à passer quelques fins de mois difficiles. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Et comme il ne voulait pas créer de polémique, il a omis d’en parler aux députés UMP. A priori un tel prêt ne serait pas formellement interdit par les règles du parlement qu’il convient donc de modifier en urgence pour éviter que l’argent public versé aux groupes parlementaires n’aille irriguer des partis en faillite. Si les groupes parlementaires reçoivent trop de fonds public par rapport à leurs besoins, il suffit de diminuer leurs dotations.

A quoi peu bien servir un Jacques Toubon ?

Jacques Toubon, 73 ans, politicard chiraquien vieillissant, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas vraiment marqué la République par sa vision et son action durant sa carrière, Jacques Toubon donc, vivait une retraite paisible animée par quelques conseils d’administration où il siège, lorsque le pouvoir socialiste l’a proposé comme Défenseur des Droits, un poste de la République un peu fourre-tout visant en gros à aider le citoyen face à la bureaucratie. Le garçon s’était rendu mondialement célèbre lorsque, ministre de la justice, il avait affrété un hélicoptère dans l’Himalaya pour tenter d’y récupérer un procureur en vacances afin d’éviter la mise en examen de Mme. Tibéri, femme du maire de Paris, spécialiste en votes de faux électeurs et rapports fictifs et rémunérateurs.

On se demande bien pourquoi aller chercher Jacques Toubon,73 ans, pour ce poste ? Il est peu probable qu’il y soit efficace, l’honneur voudrait qu’il refuse cette proposition pour le laisser à la nouvelle génération. Hélas, une telle issue est peu probable et Jacques Toubon va cumuler un nouveau poste.

A quoi peut donc bien servir un Jacques Toubon de 73 ans au pouvoir socialiste, comme à n’importe quel pouvoir d’ailleurs ?

La carotte fiscale

Le gouvernement français continue à faire des cadeaux à ses électeurs pour essayer de remonter la pente de sa popularité perdue. Le voici maintenant qui annonce dans son projet de loi de finance rectificative (PLFR) qu’il compte proposer au vote du parlement une réduction d’impôt sur le revenu qui toucherait, si elle était votée : 3,7 millions de contribuables, dont 1,9 sortiront du champ d’application de cet impôt ou éviteront d’y entrer. Il semble qu’en ces périodes de disette il conviendrait d’augmenter l’assiette fiscale plutôt que de la diminuer, mais la politique a ses propres modes de fonctionnent et d’analyse.

C’est en tout cas une différence de tactique majeure entre droite et gauche : la droite baisse les impôts quand elle arrive au pouvoir et les augmente avant de la quitter, la gauche fait exactement l’inverse. L’une comme l’autre échouent à expliquer à leurs électeurs qu’il faut réduire les dépenses publiques !

 

Le faux-facturier de l’UMP

Sur le site de Bygmalion, le faux-facturier le l’UMP (http://www.bygmalion.fr/) on trouve la réclame suivante :

Une agence, 5 métiers

Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques.

  1. Conseil

Un encadrement exclusivement apporté par des consultants seniors pour vous faire bénéficier de toute l’expertise de Bygmalion en conseil stratégique.

  1. Création digitale et print

Sur le print comme sur le Web, nous vous accompagnons pour gérer votre image, accroître votre notoriété et vous présenter sous votre meilleur jour.

  1. Evénementiel

À travers la filiale Event & Cie, nous disposons d’une équipe capable de faire de vos événements un succès, en délivrant votre message à vos publics cibles dans les meilleures conditions.

  1. Formation

Disposant d’une expérience et de références solides dans les secteurs publics et privés, Doxeo propose un large éventail des formations pour répondre «sur mesure» à la diversité des thématiques et des attentes spécifiques.

5 métiers annoncés, 4 affichés, ça commence bien… Gageons que l’UMP saura apprécier les compétences de Bygmalion en matière de conseil stratégique et de gestion d’image…

Bygmalion c’est l’archétype de la société nuisible au reste de l’humanité. Ca vend de la communication c’est-à-dire du vent, de la régression intellectuelle, du poison politique, de l’abrutissement du gogo ; et en plus ça surfacture et faux-facture et ça bidouille avec les forbans de la politique !

Donnez-nous une seule raison pour ne pas mettre Bygmalion en justice, et si possible en faillite !

La dette dela SNCF

Avec les intermittents qui bloquent les festivals culturels estivaux, voici la SNCF en grève qui s’oppose à un problème de réforme du système ferroviaire et de son surendettement. Après avoir séparé la gestion des infrastructures de celle de l’exploitation du réseau il y a vingt ans, on détricote partiellement cette séparation en créant un organisme chapeau. Faire et défaire, c’est toujours agir.

Les contestataires avancent aussi « le problème de la dette » qui n’est pas réglé par cette loi. Régler voulant dire annuler pour ces beaux esprits. Le système ferroviaire affiche une dette de 44 milliards d’euros que dans l’esprit des grévistes et de leurs soutiens, on doit balancer au gouvernement, c’est à dire faire payer les contribuables et en exonérer l’économie ferroviaire.

Ce serait évidemment bien mieux pour la SNCF : hop ! faire disparaître d’un coup 44 milliards. Le contribuable paiera… Comme pour les indemnités chômage des intermittents du spectacle… Dépensons, dépensons, et faisons payer les voisins.

Le contribuable paye

Les « intermittents du spectacle » reprennent leur mouvement récurrent de grèves destinées à bloquer l’organisation des festivals culturels qui pullulent en été. Leur régime privilégié de chômage est de nouveau rogné suite à un accord entre patronat et syndicats, mais a priori pas avec le syndicat des intermittents…

Ce régime privilégié leur donne droit de toucher les indemnités de l’assurance chômage avec moins d’heures travaillées que le reste des salariés. Ce régime prend en compte le caractère particulier des emplois artistiques qui sont rarement à plein temps. Seules les indemnités chômage additionnées à leur temps partiel leur permettraient de survivre et de continuer à faire vivre le système culturel français.

En fait il s’agit d’un problème de compétitivité et de coût du travail plus que de chômage. Il faudrait payer ces gens plus cher pour ne pas avoir à leur verser le chômage pendant ces périodes d’inactivité consubstantielles de cette profession. Cela reviendrait donc à faire porter ces coûts aux opérateurs culturels, et donc, in fine, aux consommateurs puisque que tels sont les coûts réels.

A défaut, et comme la France aime tellement le faire, les coûts ont été transférés sur la collectivité des salariés et des employeurs qui subventionnent les intermittents avec leurs cotisations et qui, bien entendu, essayent chaque année de baisser un peu le niveau de ces subventions.

C’est ainsi et quoi que l’on fasse, que l’on balance les coûts sur les consommateurs, les contribuables ou d’autres… les coûts sont là et quelqu’un doit les payer !

Des élus fraudeurs

Isabelle Balkany, adjointe au maire de Levallois, c’est-à-dire son mari, sous le coup d’une mise en examen pour fraude fiscale, avoue que la luxueuse villa dont le couple profite à Saint-Martin est bien sa propriété et que le montage légal mis en place était destiné à opacifier cette propriété pour ne pas payer l’Impôt sur la fortune.

La villa est estimée à trois millions d’euros c’est-à-dire que sa propriétaire aurait dû payer quelques milliers d’euros d’impôt sur la fortune si elle avait été déclarée normalement, c’est-à-dire une somme qui n’est pas considérable au regard de ce que l’on sait du train de vie du couple.

Comme Cahuzac et ses comptes offshores, Copé qui fraude les élections (internes et présidentielles), les Balkany semblent animer de l’unique volonté de leur intérêt personnel et pour économiser quelques euros d’impôt ils abandonnent toute morale. Le pire est que leurs électeurs sans doute ne leur en voudront pas.

L’UMP en faillite

Rigolo : après la démission de Copé de la présidence de l’UMP pour cause de financement par fausses factures de la campagne présidentielle de 2012 de Sarkozy, il est question que trois anciens premiers ministres assurent une espèce d’intérim du parti jusqu’à un congrès qui élirait un nouveau président. Ce triumvirat composé de Juppé, Raffarin et Fillon, déclenche déjà les foudres des pro-Sarkozy qui craignent que l’un des trois préempte ainsi la candidature aux prochaines présidentielles de 2017 au détriment de leur héraut.

Gageons que ce trio va devoir nettoyer les écuries d’Augias et prendre la mesure de la faillite financière et morale de ce parti de droite. Lors des premières révélations de la presse sur les pratiques financières de l’UMP et ses accointances avec la société de communication Bygmalion, Coppé dans une intervention télévisée grandiloquente avait expliqué qu’il mettait les comptes de l’UMP sous scellés et contrôle d’huissier et qu’il ne les rendra publics que lorsque le parlement aura voté une loi imposant la transparence à tous les partis, s’engageant à déposer lui-même un projet de loi en ce sens.

Bien entendu le projet de loi n’a jamais été déposé, pas plus que les comptes ne sont sortis de leurs scellés. Une fois Copé dehors, le triumvirat va certainement se faire un malin plaisir d’aller analyser ces comptes mystérieux… Voyons ce qu’il en ressortira ce qui permettra, peut-être, de comprendre un peu mieux cette stratégie ridicule de Copé pour les cacher.

Financement de l’UMP

La justice commence à enquêter sur l’affaire des fausses factures de l’UMP, perquisitions à tous les étages et bientôt convocation des responsables, puis sans doute, mises en examen… Cela promet un feuilleton passionnant pour les mois à venir.

Le coupable auto-proclamé de l’escroquerie, Lavrilleux, qui vient d’être élu député européen a promis qu’il n’utiliserait pas son immunité pour fuir la justice. Bien, de toute façon, reviendrait-il sur son engagement, la justice l’attraperait à la fin de son mandat ou obtiendrait la levée de son immunité par le parlement européen, beaucoup plus flexible sur ce point que les parlements nationaux plus portés à couvrir les turpitudes de leurs membres.

Ça a l’air d’être un sacré comédien ce Lavrilleux ! Et l’on découvre, effarés, qu’un tel personnage a reçu l’investiture de l’UMP pour le parlement européen sans moufter. Avec la Morano, la Dati et d’autres, on envoie vraiment de sacrés personnages représenter la France…

Juppé rend hommage à Coppé, attachez vos ceintures…

Impayable : Juppé rend hommage au courage de Copé, démissionnaire de la présidence de l’UMP ! Juppé, repris de justice suite à sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, qui s’incline devant Copé dont le parti qu’il préside est impliqué dans un système de fausses factures, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…

Sauve-qui-peut à l’UMP


Incroyable, à la hauteur de l’affaire Strauss-Kahn : c’est le sauve-qui-peut à l’UMP, tout le monde balance tout le monde, les couteaux volent bas, Copé démissionne, les avocats s’épanchent sur les plateaux télé, un coupable tout trouvé pleurniche au JT… et le Front National se roule par terre de joie.

Résumons l’affaire : la campagne présidentielle de Sarkozy a couté cher à coup de meetings tape-à-l’œil, de déplacements en avions privés et de cocktails mondains destinés à impressionner l’électeur. La République plafonnant les dépenses de campagne électorale, les financiers de la campagne sarkozienne ont alors eu l’idée pour poursuivre les dépenses et dépasser le plafond légal de faire facturer l’UMP au lieu de l’association de financement de la campagne. C’est ainsi qu’une dizaine de millions d’euros auraient été payés en plus des 22 légalement autorisés.

Le faux-facturier est le groupe Bygmalion qui affiche fièrement sur son site web : « Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques. » Le coupable désigné : un certain Lavrilleux qui était à la fois trésorier de la campagne de l’agité du ciboulot et directeur de cabinet du chef de l’UMP, et député européen depuis dimanche 25 mai (on envoie vraiment les meilleurs au parlement européen). La victime expiatoire : Copé, chef de l’UMP qui n’a rien vu, rien entendu et n’était au courant de rien.

Du coup le Copé démissionne jurant la main sur le cœur à la télévision de son intégrité. La blogosphère prend un malin plaisir à ressortir ses déclarations fracassantes sur l’affaire Cahuzac et ses innombrables te récurrentes demandes de démission adressées aux dirigeants actuels…
Et pendant ce temps, l’extrême droite grimpe. On a vraiment les dirigeants que l’on mérite ! Pauvre de nous.