Au boulot

Un nouveau gouvernement en France, d’anciennes et de nouvelles têtes, le microcosme rive-gauche agité par comprendre qui a gagné qui a perdu, par savoir si le nouveau chef des ministres est communicant, politique ou les eux ! Mais la seule question qui vaille n’est pas posée : sur quelles lignes de dépenses publiques vont porter les réductions annoncées de 50 milliards d’euros des trois prochaines années.

La pétaudière encore et toujours

Un nouveau gouvernement français est en gestation, les médias ne s’intéressent qu’aux questions de personnes, au casting, plutôt qu’à la politique sujet fort peu vendeur sur les journaux télévisés. Regardons un peu les chiffres de résultats de ces élections tels que publiés par le ministère de l’intérieur.

Lire les résultats sur : Municipales 2014

Certes, 155 municipalités ont changé de couleur mais que l’un dans l’autre la France est toujours divisée en deux, à part à peu près égales entre les partis « républicains ».

Si l’on additionne d’une part « PS+Union Gauche » et « UMP+Union Droite » on obtient respectivement 2 761 505 voix (27,6% des suffrages exprimés) pour les roses et 2 697 963 voix (27,0% des suffrages exprimés) pour les bleus.

Si on fait le même calcul en ajoutant les divers gauche aux roses et les divers droite aux bleus tu obtiens respectivement : 3 926 162 voix (39,2% des suffrages exprimés) pour les roses et 4 366 298 voix (43,6% des suffrages exprimés) pour les bleus.

Le Front national a emporté 3,99% des suffrages exprimés, ce n’est pas à la hauteur de la couverture médiatique qui en est faite par des journalistes racoleurs.

Après-ça les jeux habituels d’alliances et le scrutin proportionnel de listes font que des majorités ont changé dans des conseils municipaux mais au total les écarts de voix, et donc de nombre de conseillers municipaux de chaque couleur, ne sont pas gigantesques. Simplement si on a 50%+1 conseiller municipal c’est la majorité au conseil municipal et tout le pouvoir, si on a 50%-1 il y a des élus mais plus de pouvoir.

Tout ça pour dire que, hélas, la France n’a pas résolu son problème fondamental de « lutte des classes » : quand on est au Café du commerce, sur dix pochtrons accoudés au zinc il y en a :

  • 3,9 qui sont restés au bistrot plutôt que d’aller au bureau de vote
  • 2,7 qui ont voté « bleu »
  • 2,4 qui ont voté « rose »
  • 1,0 qui a voté « extrême » droite ou gauche

En termes de voix exprimées ce n’est ni un raz-de-marée, ni un Trafalgar, c’est juste une France-pétaudière et ingouvernable, comme toujours.

Sortons les vieux cumulards

Jean-Claude Gaudin, 75 ans, cumulard multi-casquettes, maire de Marseille depuis presque 20 ans va rempiler pour un nouveau mandat de maire de six années. Quelle que soit la couleur politique de son édile, il est symbolique de voir que cette grande ville engluée dans des politicailleries franchouillardes n’ait pas été capable de se renouveler et que la droite locale, puisqu’il s’agit d’elle, n’ait pu que se mettre d’accord que sur la reconduction d’un homme âgé et fatigué, manifestement plus en état de mener à bien l’ensemble de ses fonctions exercées entre Paris et Marseille !

Boutin se déchaîne

La Boutin se déchaîne également en tweets ânonnant à l’occasion de cette période post-électorale :

Il se confirme, hélas, que Tweeter fait à peu près autant pour l’abrutissement des masses que les matchs de fouteballe ! L’Histoire jugera un jour le rôle néfaste de cette société sur l’activité des neurones.

Marseille engluée

Jean-Claude Gaudin, 75 ans, cumulard multi-casquettes, maire de Marseille depuis presque 20 ans va rempiler pour un nouveau mandat de maire de six années. Quelle que soit la couleur politique de son édile, il est symbolique de voir que cette grande ville engluée dans des politicailleries franchouillardes n’ait pas été capable de se renouveler et que la droite locale, puisqu’il s’agit d’elle, n’ait pu que se mettre d’accord que sur la reconduction d’un homme âgé et fatigué, manifestement plus en état de mener à bien l’ensemble de ses fonctions exercées entre Paris et Marseille !

Mon Dieu, faites la taire

Et allez, ouste, la France change de premier ministre !

Copé veut rencontrer le président, sans doute pour lui demander de démissionner.

Drame supplémentaire : la Morano reprend ses tweets frénétiques inondant le réseau de sa stupidité bêlante :

Mon Dieu faite la taire. Il faudrait la censurer pour insulte à la pensée, la France n’a pas mérité ça.

Les sondeurs votent… à défaut des électeurs

2ème tour des élections municipales : il semble que les électeurs français ne soient toujours pas contents. Ils ont été peu à se déplacer dans bureau de vote Les sondeurs rivalisent de sondages crétins et l’on apprend, en gros, que les électeurs veulent moins d’impôts, plus de pouvoir d’achat et moins de chômage. Cela tombe bien, c’est aussi l’objectif, en gros, des partis politiques, de droite, de gauche, d’extrême droite, d’extrême gauche, communistes, écologistes, pacifistes, anarchistes, bistrotiers, retraités, paysans, cadres, ouvriers, curés, nones et syndicalistes. Au moins tout le monde est d’accord sur les objectifs, d’après les sondeurs.

Les représentants de la majorité éplorés se succèdent devant les caméras, et les élus de l’opposition hilares. Les uns et les autres expliquent que le message des électeurs est clair bien que les autres et les uns expliquent doctement que ledit message prône « plus de justice sociale et de solidarité » pour la gauche et les écologistes, « moins d’impôt et plus de libéralisme » pour la droite, « moins d’étrangers et plus de sécurité » pour la droite vigoureuse, etc. Tout le monde ne semble pas comprendre la même chose, mais que font les sondeurs ?

Cruchaude et Marie-Claire font lliste commune

Marie-Claire Carrète-Gée, dissidente UMP dans le XIVème arrondissement de Paris a bien évidemment pactisé avec la cruchaude UMP et nos deux princesses font liste commune pour le deuxième tour, NKM en numéro 1, Marie-Claire en numéro 2. Peut-être cette dernière n’aurait pas eu une telle place de choix si elle n’avait pas montré les dents ; des dents un peu élimées par ailleurs puisqu’elle n’a récolté que 5,74% au premier tour. Grand seigneur, NKM-et-ses-cheveux-fous lui a quand même octroyé la deuxième place sur leur liste fusionnée.

Pétaudière électorale

Il semble que les électeurs français ne soient pas contents : les impôts augmentent et la situation économique ne s’améliore pas assez vite ; alors ils votent contre le pouvoir en place. L’opposition de droite se frotte les mains et la presse est obnubilée par savoir qui sera le prochain ministre. Lendemain habituel d’élections françaises !

La droite à l’assaut de Paris

1er tour des élections municipales, pour Paris nous avons deux vedettes en tête de gondole : cruchaude UMP et cruchaude PS. Après 12 années de mairie socialiste dans la capitale il est temps de changer. Histoire de de ne pas donner immédiatement un blanc-seing à cruchaude UMP, nombre de bobos parisiens ont voté pour la liste dissidente de l’UMP dans le XIVème, une certaine Marie-Claire Carrète-Gée qui n’a pas pas apprécié que cruchaude UMP saute en parachute sur cet arrondissement, en provenance de Longjumeau. Ces deux-là vont bien se réconcilier pour le deuxième tour pour que finalement la droite perde la mairie de Paris pour la troisième fois consécutive, ce qui relèverait d’un véritable exploit.

Un trader-fraudeur définitivement condamné


La cour de cassation a confirmé aujourd’hui la condamnation à cinq années de prison, dont deux avec sursis, de Kerviel, le tradeur-fraudeur de la Société Générale, pour d’abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux.

Par contre elle cassé la partie civile du jugement qui faisait porter l’intégralité du dommage de 4,9 milliards d’euros sur le tradeur-fraudeur, au motif que la banque étant également coupable, il fallait partager la responsabilité de ce dommage. Un nouveau procès devra donc avoir lieu au civil dans les mois à venir.

Cette position n’est pas incohérente tant on a du mal à imaginer comment la banque a pu être défaillante au point de laisser son tradeur-fraudeur prendre de tels risques, même cachés par de fausses écritures comptables ?

Kerviel qui a eu la soudaine révélation de la « tyrannie des marchés financiers » après avoir serré la paluche de François 1er à Rome fait pour le moment pénitence en rentrant à pieds à Paris. Il ne va sans doute pas presser le pas tant ce qui l’attend n’est guère réjouissant…

Arrêt du 19 mars 2014
« Affaire Jérôme Kerviel »
Chambre criminelle
Pourvoi n° 12-87.416
Par arrêt du 19 mars 2014, la chambre criminelle de la Cour de cassation, dans sa formation plénière, a rejeté le pourvoi de M. Kerviel concernant les dispositions pénales de l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 24 octobre 2012 l’ayant condamné, pour des faits d’abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage, à cinq ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis.
En revanche, elle a cassé les dispositions civiles de cet arrêt, qui a condamné M. Kerviel à payer à la Société Générale la somme de 4 900 000 000 euros, correspondant à l’entier préjudice de la banque. Il est en effet apparu que la cour d’appel, après avoir relevé l’existence de fautes commises par la Société Générale, ayant concouru au développement de la fraude et à ses conséquences financières, n’a pas tenu compte de ces fautes pour évaluer la réparation du dommage mise à la charge du prévenu .
La chambre criminelle fait ainsi application de la jurisprudence de la chambre mixte du 28 janvier 1972, de la jurisprudence des chambres civiles et de sa propre jurisprudence relative aux infractions volontaires et involontaires contre les personnes, selon lesquelles, lorsque plusieurs fautes ont concouru au dommage, la responsabilité de leurs auteurs se trouve engagée dans une mesure qu’il appartient aux juges du fond de déterminer. Ainsi, quelle que soit la nature des infractions commises, les juridictions pénales qui constatent l’existence d’une faute de la victime ayant concouru au dommage sont amenées à en tirer les conséquences sur l’évaluation du montant de l’indemnité due à cette dernière par le prévenu.

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Paris et la pollution

Journée de circulation alternée à Paris pour cause de pollution aux particules fines : on s’attendait à un hourvari franchouillard, une attaque d’apoplexie de Mme. Michu au Café du Commerce, et finalement cela passe assez bien. On a bien sûr Copé critiquant la mesure, mais au moins n’a-t-il pas demandé la démission d’un ministre ou de Mme. Taubita, contrairement à ses habitudes.

Malgré les évidents désagréments causés à certains d’eux, les citoyens seraient-ils devenus progressivement capables de partager un fardeau, celui de la pollution en l’occurrence ? Ou alors tellement désespérés, ont-ils définitivement renoncé à contester ?

Une émission stupide pour remplacer un programme crétin

France 2 change à nouveau sa programmation de la tranche de 19 à 20 heures. Cet horaire est semble-t-il important car il conditionnerait les audiences de la soirée. Bref, une fois Mme. Michu branchée sur France 2 à 19h, elle n’en décollerait plus du restant de la soirée.

Cette tranche est surtout le plus débilitante du PAF (paysage audiovisuelle français). On a l’impression que les chaînes rivalisent de créativité pour confier cet horaire aux producteurs les plus cyniques, ceux dont le marché de prédilection est celui de la beaufitude, et qui font tout pour accroître ce marché. Alors dans le cas d’espèces un Laurent Ruquier a succédé à une Sophie Aram, une émission stupide a remplacé un programme crétin, des animateurs benêts posant des questions idiotes à des spectateurs qui n’ont sans doute pas été sélectionnés sur leur cv.

L’un comme l’autre se sont fait fermer leur émission au bout de trois mois pour « manque d’audience ». Et si un jour une chaîne faisait le pari de l’intelligence ! On pourrait peut-être mettre en place une émission qui cherche à stimuler les neurones des spectateurs plutôt que de les congeler, un programme de débats sur des sujets philosophiques, littéraires, politiques ? Les producteurs crétins produisent des « audiences insuffisantes » qui ne satisfont ni Mme. Michu ni les pédégés des télévisions, alors qui prendra la décision un jour de consacrer ce prime time à la pensée plutôt qu’à l’abrutissement ? Si jamais cela produit des audiences insuffisantes il sera toujours temps d’arrêter comme avec une Sophie Aram ou un Laurent Ruquier.

Sarkozy sous écoutes judiciaires

Rigolo : on apprend par la presse que Sarkozy a été mis sous écoute judiciaire dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A cette occasion des soupçons de trafic d’influence apparaissent et son avocat est également placé sur écoute. Comme les garçons se doutaient de quelque chose, ils ont acheté une ligne de téléphone sous un faux nom pour communiquer entre eux. A priori le stratagème n’a pas échappé à la police judiciaire qui a identifié la ligne pirate.

Là-dessus le gouvernement est interpellé par les uns et par les autres, savait-il, ne savait-il pas qu’un ancien président de la République était écouté par la justice ? S’il le savait quand et qui en son sein l’a-t-il appris ? L’opposition laisse planer le doute d’écoutes illégales, le gouvernement avec son amateurisme habituel se prend les pieds dans le tapis, la presse simpliste s’intéresse à l’écume et non au fond, la corporation des avocats se drape dans son devoir de défendre et hurle avec la meute contre cette intolérable remise en cause de leur secret professionnel. Bref, on nage en plein psychodrame picrocholin agité par une classe politique et médiatique peu à la hauteur des enjeux.

Le plus effrayant dans ces affaires qui s’accumulent c’est que les citoyens croient leurs dirigeants capables de toutes ces avanies, qui seront dans le cas d’espèce, avérées ou ne le seront pas. Ils ont vu le clan Mitterrand mettre en place le fameux système des écoutes illégales de l’Elysées dans les années 90, des contrats publics d’exportations françaises d’armement donner lieu à de gigantesques rétro-commissions venues financer des individus ou des partis, un conseiller de l’Elysées enregistrer en cachette ses conversations avec le président et lesdits enregistrements se retrouver dans la presse, des juges ou des avocats balancer des procès-verbaux d’audience dans les journaux, des présidents de partis politiques manipuler des élections internes comme dans une République bananière, etc. etc. Bref, le peuple sait que tout ce dont s’accusent les dirigeants à grand coups de déclarations fracassantes est possible. Il pressent également que ces forbans qui les gouvernent se satisfont de la pauvreté du débat et se tiennent les uns les autres à coups de dossiers, de légions d’honneur et de postes distribués aux copains et aux coquins. Et le peuple, telle Sœur-Anne sur son donjon, attend de voir venir une nouvelle génération de dirigeants responsables.

La vieille dame et son canton

Bernadette Chirac, 80 ans, conseillère générale d’un canton de Corrèze depuis plus de 30 ans, conteste le prochain redécoupage électoral dont l’un des objectifs est de diminuer par deux le nombre de cantons par deux de 4 000 à 2 000, de rééquilibrer les cantons ruraux et urbains et d’assurer la parité hommes-femmes des élus de ces cantons, les conseillers régionaux.

Dans la tourmente, le canton de Mme. Chirac, 80 ans, se retrouve fusionné avec un autre. Du coup la vieille dame en est toute tourneboulée et affirme devant les caméras qu’elle n’y survivra pas huit jours, et d’entamer un combat contre la loi. Que l’on se rassure, son canton ne disparaît pas comme elle l’affirme : le territoire existe toujours, de même que ses habitants, ses vaches et ses moutons, simplement ils auront moins d’élus par habitant, et peut-être plus Mme. Chirac, 80 ans !

C’est une nouvelle illustration de la difficulté de réformer en France où tout le monde est d’accord pour faire des réformes et des économies, mais à condition de commercer chez le voisin…

Le RCF tout en subtilité

 


Nicolas Miguet n’aime pas les socialistes : comme à chaque élection il le fait savoir à coups d’affiches provocantes signées de son mouvement le Rassemblement des contribuables français. Et surtout il n’aime pas les impôts, en tout cas l’utilisation qui en est faite depuis des décennies. Son mouvement semble être indépendant, il est financé par des dons, et se bat surtout pour un redressement des finances publiques. Un peu poujadiste, un zeste populiste, un rien simpliste, il avance des arguments frappés au coin du bon sens qui intéresseront Mme. Michu jusqu’à ce qu’elle comprenne ce que cela représente pour son porte-monnaie. Le RCF cherche à avoir une capacité d’influence, Miguet a réussi à organiser un dîner-débat avec NKM-et-ses-cheveux-fous devant un parterre de retraités, il n’est pas sûr qu’il arrive à faire mieux.

Petites trahisons entre amis

La gauche ne réussit peut-être pas à inverser la courbe du chômage, mais on peut dire que la droite accumule les faux pas. Une nouvelle affaire confirme qu’un des conseillers politiques de Sarkozy a enregistré en cachette des heures de conversation de travail à l’Elysées. Comme de bien entendu, une partie de ces enregistrements se retrouve dans la presse, on ne sait comment. Ledit conseiller reconnaît les enregistrements mais conteste les avoir diffusé à la presse. On présuppose un règlement de comptes familial et la justice est saisie du dossier.

Les premières analyses des enregistrements disponibles ne révèlent rien que de déjà connu et surtout la mauvaise éducation de ces personnages, Sarkozy y compris, qui se prennent pour le centre de l’Univers et traitent les ministres au mieux pour des inactifs, au pire pour des incapables.

Elles confirment, hélas, les mœurs déplorables de la politicaillerie d’aujourd’hui ! Le personnel politique au plus haut niveau apparaît réduit à une bande de forbans sans foi ni loi, pratiquant des méthodes de bandits corses, s’enregistrant, se dénonçant, manipulant à tout va, tout en ripaillant sous les ors de la République.

Le coupable du jour est Patrick Buisson, historien, ex-journaliste-directeur au quotidien d’extrême droite Minute, partisan en son temps de l’Algérie française, recyclé à LCI puis à la Chaîne Histoire, puis comme conseiller de Sarkozy président de la République avec d’autres communicants et publicitaires. Sur le premier extrait publié par http://www.atlantico.fr/ on entend Buisson et Goudard, un publicitaire qui a vendu des barils de lessive avant de changer de produit et de vendre du président de la République, commenter avec vulgarité l’action et les personnalités des ministres.

On se demande bien ce que font ces pieds nickelés si près du pouvoir ? A quel niveau de décadence est arrivée notre République pour confier son avenir à des journalistes et des publicitaires ? La meute des conseillers autour du prince n’est pas nouvelle, mais au moins Foccard sous de Gaulle, Pierre Juillet et Marie-France Garaud sous Pompidou avaient une réflexion politique, idem pour Guaino sous Sarkozy, mais un pisse-copie d’extrême-droite et un publicitaire…

Copé fanfaronne

Copé-j’en-ai-une-grosse-paire est en pointe ces dernières semaines : dénoncé par Le Point pour son implication supposée dans une affaire de copinage dans des marchés passés par l’UMP qu’il dirige, il nous gratifie de grands effets de manche devant la presse convoquée pour l’occasion à qui il explique qu’il dévoilera les comptes de son parti uniquement si une loi est votée imposant de même à tous les partis et, c’est là que les choses deviennent intéressantes, des déclarations d’intérêt des patrons de presse qui bénéficient de subventions ou de commandes publiques.

L’accusé est encore plus furieux contre la presse et le patron du Point (qualifié de « tartuffe bouffi d’orgueil ») qu’outré des accusations portées contre lui. Il est vrai que cette presse est facilement critique, peu souvent constructive et généralement moralisatrice. Les chroniqueurs libéraux du Figaro ou de Valeur Actuelles qui recommandent le marché comme seul juge de paix aux problèmes du pays oublient souvent de préciser que les journaux qui les emploient bénéficient de subventions payées par le contribuable… comme quoi ce marché qu’ils vantent comme des bigotes en pamoison devant Saint François, n’est pas toujours l’unique juge de paix.

On trouve d’ailleurs la liste de ces subventions sur le site gouvernemental http://www.data.gouv.fr

Rapportée au numéro diffusé, Valeurs Actuelles est en 19ème position au classement avec 0,2155 EUR et le Figaro en 27ème avec 0,1771 EUR/numéro.

Bon, la colère froide de Copé contre la presse qui l’accuse de copinages a peu de chances de faire changer la loi sur la transparence dans la vie publique, elle lui évite de répondre aux questions gênantes posées sur la gestion de l’UMP. Elle a en tout cas déclenché une unanime réaction corporatiste de la presse qui n’a pas manqué de rappeler que l’UMP en rang serré avait voté contre la loi sur la transparence de la vie publique il y a quelques mois suite à l’affaire Cahuzac. Même Le Figaro a malmené ce Copé qui crie au complot.

Contre vents et marées il s’accroche à l’idée qu’il pourrait être un jour président de la République, toucher au pouvoir suprême ; contre tous il continue à se battre pour ne pas lâcher le morceau, telle une bernique collée à son rocher ; les copains et les coquins de l’UMP lui tire dans les pattes, la presse le cloue au pilori pour l’inanité de ses idées ou ses amitiés avec un marchand d’armes libanais, le peuple rigole devant la stupidité de ses réactions, seuls quelques militants continuent à faire la claque dans ses meetings. Mais il s’accroche et il n’est pas dit qu’il ne réussisse pas un jour à atteindre son but ultime. Au moins fait-il preuve d’une persévérance qui force le respect, à défaut de vision politique.

Il n’y a plus de sous

Le report de la mise en service de l’écotaxe sous l’impulsion de contestataires de circonstance qui veulent de la dépense publique mais sans payer les impôts pour les financer, met en suspens nombre de projets de transport en commun dans des collectivités locales. Le produit de cette taxe devait entre autre financer des projets alternatifs au transport à combustion. Eh bien il n’y a plus de sous pour les payer, l’Etat (donc les contribuables) doit compenser une partie du manque à gagner en allant taper dans d’autres caisses, mais il est sûr que lorsque l’on supprime (ou suspend) un impôt il faut supprimer (ou suspendre) la dépense qui va avec. La responsabilisation aurait été de dire cette conséquence au moment de la décision, mais la colère du peuple inquiète les princes.