Le triomphe de la bêtise n’est pas encore acquis !

Après l’arrestation d’un apprenti-nazillon, jeune militaire professionnel, qui s’apprêtait sans doute à commettre un attentat contre une mosquée, diverses associations se plaignent d’un accroissement de l’islamophobie en France. C’est probablement vrai. On parle beaucoup trop de l’Islam : cette interminable guerre israélo-arabe qui dure depuis 1948 et sert de justification à tant de dérives, ce mélange explosif entre politique et religion prôné par nombre de pays sur la planète, les luttes en cours post-« printemps arabes » entre pouvoir laïque et pouvoir religieux, l’émergence de nouvelles religions dans nombre de pays occidentaux de tradition chrétienne qui rend inévitable de profonds débats de société et pousse Mme. Michu à se remettre en question, etc., etc.

Le déni des Lumières au profit du dogme est une étape hélas incontournable par laquelle transite toute religion à un moment ou à un autre de son histoire, ajoutez-y toute la beaufitude du café du commerce (une richesse nationale française) épicée par les tweets crétins de la Morano ou d’Estrosi, et vous avez un mélange explosif où la bêtise triomphe de tout et se manifeste parfois par des actes illégaux. On en est là !

Donnez du développement économique aux populations qui hésitent entre religion et Etat, elles opteront pour le second ; donnez de l’intelligence à Mme. Michu en censurant les tweets de la Morano et d’Estrosi et elle fera fonctionner ses neurones. Tout ceci est un vaste programme mais il ne faut pas y renoncer, c’est l’honneur de la politique d’affronter des objectifs ambitieux et à long terme.

Le yo-yo fiscal

Certains responsables de la majorité actuelle s’émeuvent du niveau intolérable des impôts pesant sur les classes moyennes. On se demande s’ils le font exprès ou s’ils prennent vraiment des vessies pour des lanternes. En tout cas, ils considèrent les électeurs comme des gogos.

La politique du yo-yo fiscal semble être la tactique favorite de nos gouvernants avec une petite variante selon la couleur : la droite commence par les baisser puis les augmente, alors que la gauche les accroit puis les diminue. Et aucune des deux tendances n’arrive durablement à maîtriser les dépenses publiques face à la puissance des lobbys divers et varier qui arrive coûte que coûte à forcer l’Etat à dépenser plus qu’il ne gagne. On peut remonter ainsi jusqu’à Louis XVI, car l’une des causes de la révolution française fut aussi la faillite financière de la monarchie qui, déjà, grâce aux astuces de Necker, roi de la dette publique, vivait au-dessus de ses moyens.

On a les dirigeants que l’on mérite !