Les droites européennes dirigées par des ânes bâtés !

Le parti conservateur de la chef du gouvernement britannique disposait d’une majorité absolue au parlement pour plusieurs années et s’apprêtait à démarrer les négociations de sortie de l’Union européenne. Elle avait d’ailleurs affirmé à plusieurs reprises qu’elle n’organiserait pas d’élections législatives anticipées mais conseillée sans doute par des communicants mondains et incompétents elle est revenue sur cet engagement et a initiée un scrutin législatif ce 8 juin, comme si le Royaume-Uni n’avait rien d’autre à faire que des élections par les temps qui courent.

Bien mal lui en pris d’écouter les mondains car à l’issue du scrutin elle garde la majorité mais celle-ci n’est plus absolue et voici le parti conservateur obligé de négocier une coalition avec un parti religieux irlandais extrémiste ! C’est un désaveu cinglant et souvent ce qui arrive quand on confond les petits arrangements dans les coins avec la Politique. On ne peut manquer de se souvenir de l’incroyable faute politique du président conservateur français Chirac en 1997 qui dissolut l’assemblée nationale où il disposait d’une majorité plus qu’absolue. Il perdit, son parti devint minoritaire et le président dut nommer un premier ministre socialiste pour cinq années. Là-encore il fut (mal) conseillé par un mondain entre les mondains, M. Gallouzeau de Villepin, et le publicitaire Jacques Pilhan qui sans vergogne était passé de Mitterrand à Chirac pour dispenser ses billevesées. L’évènement fut salué comme la guignolade du siècle politique.

A Londres, quelques mois avant l’échec abordé ci-dessus, un autre premier ministre a joué les apprentis sorciers en organisant un référendum pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Rien ne l’obligeait institutionnellement à lancer une telle consultation sinon sa volonté féroce de rester au pouvoir en donnant des gages à ses « amis » conservateurs eurosceptiques. Il mena campagne pour le maintien dans l’Europe mais, débordé par ses extrémistes qui menèrent une campagne de café du commerce, il perdit son Paris et la Grande-Bretagne a maintenant vocation à quitter l’Union. Il est encore trop tôt pour comprendre si ce sera bénéfique ou pas pour les parties mais on a vu un premier ministre britannique prêcher le faux pour savoir le vrai avec les résultats que l’on sait. Il a dû prendre une retraite anticipée et a lancé son pays pour des années de négociations compliquées aux résultats incertains.

Ces hauts dirigeants et leurs entourages ont passé du temps, beaucoup de temps, à manœuvrer alors qu’ils sont payés par les contribuables pour diriger. Ils ont fait dépenser beaucoup d’argent public pour financer ces scrutins inutiles alors qu’ils sont en charge de l’équilibre des finances de leurs Etats. Ils se sont préoccupés de leurs égos alors qu’ils sont censés prendre en compte les besoins du peuple. Ils ont été désavoués et, souvent, sont restés à leurs postes quand ils ne cessaient de prôner l’esprit de responsabilité dans les théories libérales assénées à longueur de discours. Bref, ils ont été incompétents.

En France, la droite conservatrice vient de confirmer ses limites en perdant une élection présidentielle qualifiée « d’imperdable » par ses dirigeants. Il en sera sans doute de même dès dimanche prochain avec le deuxième tour de l’élection législative. On a vu que la campagne électorale s’est transformée en bataille de caïmans dans un marigot trouble et nauséabond. Ce ne furent que coups bas, traitrises, attaques et lâchages en tous genres, dévoration de charognes avariées, bref, un festival qui a renvoyé cette droite dans l’opposition pour cinq années supplémentaires.

Que se passe-t-il avec ces droites d’Europe de l’ouest ? Pourquoi n’arrivent-elles pas à désigner des dirigeants responsables et efficaces ? Voyons ce que fera la génération suivante.

Nouvel attentat islamiste au Royaume-Uni

Trois terroristes islamistes tuent huit personnes à Londres ce 3 juin. Trois victimes sont françaises. Les trois agresseurs ont écrasé des passants sur un pont dans une première étape puis, après être sortis du véhicule fou avec des couteaux, ils ont poursuivi leurs meurtres au hasard dans les pubs du quartier. Le groupe Etat islamique a revendiqué cette action.

Attentat du groupe Etat islamique au Royaume-Uni

Un nouvel attentat suicide s’est déroulé à Manchester à la sortie du concert d’une artiste américaine pour pré-adolescents ce 22 mai. Il y a une vingtaine de morts et de nombreux blessés, souvent très jeunes. Le terroriste qui s’est fait exploser est citoyen britannique d’origine libyenne d’une vingtaine d’années. Son père et son frère ont été arrêtés en Lybie et auraient déclaré qu’ils étaient au courant du projet d’attentat.

Le groupe Etat islamique a revendiqué ce massacre et continue consciencieusement la mission de terreur dont il se croit investi par Dieu.

Attentat religieux islamiste à Londres

Un citoyen britannique mène une attaque terroriste au centre de Londres. Il fonce en voiture sur un pont renversant de nombreux piétons, tue au poignard un policier de garde devant le parlement avant d’être lui-même tué par des policiers. Il y a quatre autres morts à ce stade. Le groupe Etat islamique revendique l’action.

Comme en France, des enfants de la nation, nés sur place, élevés à l’école de la République ou de la Monarchie, prennent les armes contre leur pays et tuent aveuglément leurs concitoyens pour des motifs religieux plus ou moins inspirés par l’idéologie mortifère diffusées par des fous de Dieu, guerriers et stratèges moyenâgeux.

Evidemment nos esprits cartésiens libéraux occidentaux peinent, comme toujours, à comprendre ces comportements qu’il faut combattre. La bataille est engagée depuis plusieurs années et les citoyens occidentaux s’habituent progressivement à cette menace meurtrière. Il y eut de nombreux morts ces dernières années, il y en aura encore beaucoup d’autres à venir. Cela va être un peu la roulette russe. Pour survivre il suffit de ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment puisque les attaques peuvent venir de n’importe où, même de nos proches qui seraient emportés par l’absolutisme religieux islamiste. Statistiquement cela reste assez peu probable mais cela peut arriver. Il suffit de croire aux statistiques.

Démissions en série à Londres

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Dans la foulée du référendum britannique ayant décidé la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, deux des principaux élus qui ont mené la bataille pour ce départ démissionnent de leur poste. Après avoir agité les chiffons rouges sous les yeux de Mme. Smith et l’avoir persuadée que tous ses malheurs sont dus « aux immigrés, aux accords de Schengen,… » ils la laissent se débrouiller avec les conséquences de son vote.

Boris Johnson a renoncé à briguer le poste du premier ministre qui devra négocier les nouvelles conditions de coopération entre le Royaume et l’Union. Nigel Farage, patron du parti UKIP explique que son objectif de faire sortir son pays de l’Union étant maintenant atteint, il ne lui reste plus qu’à contrôler que le futur gouvernement conservateur qui devra négocier le divorce le fasse sans trop de faiblesse.

Quand à David Cameron, dirigeant conservateur aux convictions insulaires, il a joué avec le feu : après avoir critiqué des années durant l’Union européenne responsable désigné de tous les malheurs britanniques il propose d’organiser un référendum pour demander à ses électeurs s’ils veulent ou non rester dans cette union hétéroclite. Quelques jours avant l’échéance et après avoir arraché quelques ultimes passe-droits pour son pays, il change d’avis et se met soudain dans le camp du maintien… Bref, une politique à la petite semaine, des idées qui évoluent avec les retournements de veste au hasard des intérêts partisans, il ne faut pas s’étonner que les électeurs aient déjoué les attentes.

Selon le résultat auquel aboutira ce changement, Cameron devra sans doute rendre des comptes pour son inconséquence, ou au contraire empocher les dividendes d’un coup de poker qui équivaut à un saut dans l’inconnu mais peut se révéler positif.

En attendant, aucun des candidats favorables au départ ne semble avoir prévu un programme sur le jour d’après, sinon de se débiner de leurs responsabilités !

Le Royaume-Uni veut sortir de l’Union européenne

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Un référendum organisé au Royaume-Uni jeudi dernier par des gouvernants calculateurs abouti à un vote majoritaire en faveur de la sortie du pays de l’Union européenne. Le continent est en émoi. Mme. Michu et le monde médiatique français rivalisent en commentaires et prévisions de Café du commerce.

Disons le tout de suite et tout net : depuis un siècle les britanniques sont les vrais amis de la France dans l’Europe géographique. Le royaume a mis le coup d’arrêt souhaitable à la folie conquérante et sanguinaire de Napoléon. Depuis ils furent à nos côtés chaque fois que la situation l’exigeât : de la bataille de la Somme en 1916 à l’invasion allemande de 1940, en passant par la reconquête de l’Afrique du Nord en 1942, ils sont venus combattre sur notre sol et au-delà pour défendre notre liberté. Depuis nos dirigeants et nos peuples ont toujours su s’entendre sur les sujets majeurs. Ils ont pardonné Vichy, nous avons estompé les tristes souvenirs de Fachoda et de Mers-el-Kebir, nos politiciens ont manœuvré les uns contre les autres dans les empires vieillissants et concurrents, puis à Bruxelles où s’affrontèrent des idées libérales britanniques contre celles plus étatiques de la France jacobine, mais malgré tout Paris et Londres sont de vrais amis et le resteront.

Accessoirement le Royaume-Uni a engendré parmi les plus grands créateurs de la musique Rock et diffuse la bande son de la jeunesse européenne depuis les années 60’.

Alors le pays va sortir de l’Union européenne puisque la majorité de ses électeurs en a décidé ainsi suite à l’organisation d’un référendum décidé par un pouvoir conservateur en mal de convictions. Est-ce une bonne nouvelle ? Certainement non. Un drame ? Pas plus. La séparation va s’organiser entre gens intelligents et de bonne compagnie, un mode de fonctionnement sera arrêté entre les parties et personne n’est capable de prédire à ce jour si les conséquences en seront favorables, défavorables ou neutres. Ceux qui s’y risquent aujourd’hui sont des inconséquents.

De façon plus fondamentale on peut s’interroger sur les vraies raisons qui ont poussé les britanniques à préférer continuer seuls leur destin plutôt qu’en groupe et le risque de voir cette position déteindre sur d’autres pays membres ? On peut affirmer sans trop de risques de se tromper que c’est l’une des conséquences de l’avachissement général de nos sociétés occidentales où l’on privilégie les slogans sur les idées, les affrontements personnels sur les débats politiques, bref, où l’on donne la parole au Café du commerce plutôt qu’à l’intelligence ! A force de faire des programmes en 140 signes sur Tweeter, de crier haro sur Bruxelles rendue responsables de tous les maux nationaux, de scander « c’est la faute aux immigrés », « c’est la faute à Schengen », « fermons les frontières », « y-a trop de libéralisme », « y-a trop de réglementations » etc. etc., Mme. Smith s’est faite balloter entre les mensonges factuels, les tricheries idéologiques, les rivalités de plateaux télévisés et elle a finalement voté pour mettre fin à la participation britannique au projet européen. Les pourfendeurs de l’Europe étaient en premières ligne alors que les défenseurs restaient aux abonnés absents. En France, Mme. Michu pourrait aisément suivre la même voie si on lui posait la même question vu la pauvreté consternante du débat hexagonal.

C’est ainsi et il faut maintenant gérer la sortie britannique au mieux des intérêts des uns et des autres. Le Royaume-Uni garde sa diplomatie d’une redoutable efficacité ainsi qu’une capacité de nuisance certaine pour les négociations au long cours qui s’annoncent. Un point de faiblesse pour Londres réside peut-être dans la volonté de l’Ecosse et de l’Irlande du Nord de faire cavaliers seuls, au besoin en demandant leurs indépendances. Le cas est improbable mais s’il advenait le processus de sortie de l’Union européenne enclenché le 23 juin dernier aboutirait également au démantèlement du Royaume. Les responsables politiques conservateurs qui l’ont initié devront alors en assumer les conséquences dont on a du mal à imaginer qu’elles puissent être positives pour la Couronne, mais qui sait ?

Pour le moment les marchés financiers dont on connait les piètres compétences en matière d’anticipation s’agitent un peu. Les spéculateurs spéculent à la hausse comme à la baisse, c’est leur métier et ils sont généralement programmés pour vendre en cas d’incertitude, comme un caniche lève la patte quand il croise un platane. Rien de grave, ils s’en remettront. Ceux qui avaient spéculé à la baisse ont empoché leurs gains et ceux qui avaient spéculé à la hausse sont en train de se refaire puisque le marché financier de Londres a déjà récupéré en une semaine la perte enregistrée depuis le résultat du référendum.

La politique ne se fait pas à la corbeille disait MonGénéral. L’avenir va se jouer maintenant à 1 contre 27 et le plus faible ne sera pas forcément celui que l’on croit. Il conviendrait que les 27 restent fermes sur le nouveau statut à accorder au Royaume-Uni et que les actes politiques des élus et des citoyens britanniques soient suivis de conséquences tangibles. Ce serait au moins une innovation à empocher : la responsabilisation des Etats et des citoyens !

Nous parlions de MonGénéral ! Rappelons-nous ce qu’il disait en 1963 :