Les forbans délateurs

L’un des grands questionnements qui anime la bulle parisiano-médiatique de salon est de savoir si la guerre des boutons entre Fillion-costume-étriqué et Jouyet-le-délateur-de-l’Elysée relève ou pas de l’affaire d’Etat. Voilà une vraie interrogation ! Et d’abord qu’est-ce qu’une affaire d’Etat versus une affaire qui n’est pas d’Etat ?

C’est la même différence qui existe dans le protocole diplomatique entre une visite d’Etat et une simple visite de président. Dans la visite d’Etat la puissance recevant déplie le tapis rouge et épais jusqu’à la passerelle de l’avion de l’invité et la fanfare claque l’hymne national lorsque le noble hôte met le pied sur le sol de France. A table le soir le visiteur « d’Etat » est reçu avec l’argenterie de luxe : 4 verres cristal, 4 fourchettes et 3 couteaux. Le modèle pas d’Etat est plus modeste, pas de tapis à l’aéroport ni de revue militaire, dîner avec moins de couverts bien que sous les ors de la République.

Dans l’affaire qui nous occupe il semble qu’il s’agisse d’une super affaire d’Etat. Quelle que soit, la vraie vérité est une des deux hypothèses :

  • Soit, Fillon, ancien premier ministre (de droite), demande à la présidence de la République (de gauche) d’intervenir dans un processus judiciaire pour casser les reins d’un de ses concurrents lui-même ancien président de la République (de droite),
  • Soit, si cette première hypothèse n’est pas la bonne, le secrétaire général de la présidence de la République monte une histoire abracadabrantesque et la diffuse dans la presse pour nuire à l’opposition.

Dans un cas comme dans l’autre la perversion de ces gens dépasse l’entendement !

A ce jour on ne sait toujours pas qui des deux a réglé l’addition chez Le Doyen, car ces gens-là font le mal, certes, mais au moins le pratiquent-ils dans un restaurant de luxe.

Affligeant…

Nicolas_SarkozyRigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Bernadette et Jacques sont âgés et fatigués. Il conviendrait qu’ils se taisent désormais et se consacrent à leur retraite et leurs petits-enfants. Ils ont fait leur temps et leur devoir. Ils ne sont plus utiles ni à la France, ni à Sarkozy ou Juppé d’ailleurs !

Combats de papys pour les honneurs du Sénat

 

Larcher (65 ans), UMP filloniste, a battu Raffarin (66 ans), UMP sarkozyste, pour la présidence du sénat dont la majorité a basculé à droite dimanche dernier. Tout ceci n’a guère d’importance et relève du blanc bonnet-bonnet blanc, mais démontre hélas une fois de plus l’immobilisme franchouillard. Ces deux garçons, qui ont maintenant atteint l’âge de la retraite, se sont déjà battus pour la même cause il y sept ans. Avides d’honneur (il n’y a pas de réels pouvoirs au sénat) ils s’imaginent personnages providentiels à la tête de cette institution vieillissante et arc-boutée sur ses privilèges, plus souvent source de conservatisme que d’innovation.

Larcher a déjà été président du sénat quelques années et il n’a pas démérité semble-t-il. Depuis il a beaucoup grossi et il n’est sûr qu’il ne faille pas changer le fauteuil de président pour l’accueillir. Une dépense supplémentaire que l’on aurait pu éviter si cette génération de préretraités acceptait de passer la main à la suivante. Cela devient urgent !

Larher-Raffarin au Sénat, Juppé-Sarkozy pour l’Elysée, on ne peut pas vraiment dire que la République se renouvelle. On a les dirigeants que l’on mérite.

Gallouzeau n’aime pas ses cheveux

Dominique-de-VillepinAvez-vous remarqué la dernière couleur de cheveux de Galouzeau de Villepin la Gargouille ? On dirait qu’il a raté son affaire. Alors qu’il portait beau une crinière uniformément blanche, le voici désormais affublé d’une coiffure châtain sur le dessus avec simplement les tempes blanches. C’est bien entendu du plus parfait ridicule et repose une nouvelle fois cette lancinante question de savoir pourquoi les hommes politiques font ainsi profession de cacher la réalité à leurs électeurs, celles des comptes publics comme celle de leur propre personne ?