Bonne quenelle !


Dieudonné fait le buzz de cette fin d’année : outré par ses errements antisémites, l’Etat voudrait faire interdire ses spectacles mais ce n’est pas si facile dans un pays où la liberté d’expression est protégée par la Loi. C’est un peu comme les flagrants délits des délinquants, il faut attendre qu’ils aient le pistolet sur la tempe du bijoutier pour pouvoir les arrêter, et si la police arrive trop tard, c’est tant pis pour le bijoutier.

Pour Dieudonné il faut attendre qu’il ait formellement promis Patrick Cohen aux chambres à gaz pour pouvoir le condamner. Et comme il est plutôt malin le bougre il fait le plus souvent attention à ce qu’il dit. Parfois toutefois il dérape et il se fait condamner mais on apprend par le ministère de la justice qu’il ne paye jamais les amendes auxquelles il est condamné et a organisé son insolvabilité en mettant ses biens et revenus aux noms de sa femme et de sociétés écrans, et il demande à ses fans de lui prêter de l’argent. Là-encore dans le genre antisystème on a fait plus sincère.

Souvenons-nous qu’Al Capone est tombé pour fraude fiscale et comme il commence à sérieusement énerver le lascar, la justice a ouvert une enquête pour organisation d’insolvabilité illégale… Grandeur et décadence de la démocratie, à suivre !

Le duo gagnant : Dieudonné-Anelka

Dieudonné et Anelka, un crétin soutenu par un abruti : le premier, humoriste, repris de justice, se rend intéressant en diffusant des allusions antisémites marquées à tout bout de champ et en ayant inventé une espèce de signe baptisé « la quenelle » consistant à tendre le bras vers le bas, plutôt que vers le haut comme le faisaient les nazis. Il a fédéré un public fidèle qui se retrouve sur son nom pour des motifs plus ou moins nauséabonds. Le second, fouteballeur grossier, célèbre pour ses injures publiques avec notamment son inoubliable, et à ce jour inégalé : « va-te-faire enculer sale fils de pute », asséné à son chef de bande un jour de défaite, fait des « quenelles » sur les terrains de jeux où il court après ses baballes. Un drame de l’ignorance, un sommet de la bêtise humaine !

La défaite des mots

Connaissez-vous Windows 8, le dernier système d’exploitation de Microsoft ? Non, eh bien ce nouveau concept mérite le détour. C’est un logiciel pour analphabète : tout est tactile et la notion de clavier avec des touches où figurent des lettres sur lesquelles appuyer pour composer des mots, voire même des phrases, ce concept donc de création littéraire passe progressivement aux oubliettes. Essayez de composer une phrase sur un clavier tactile et vous comprendrez rapidement pourquoi Tweeter limite ses messages à 140 signes et Nadine Morano à 10 signes en 3 mots maximum…

C’est le glissement progressif de l’écrit vers le charabia, Microsoft poursuit le mouvement déjà lourdement entamé avec l’invasion des tablettes qui ont rendu le clavier un outil complètement préhistorique ; lui-même ayant déjà fait passer la feuille et le stylo aux rangs de brontosaures. Jusqu’où cette tendance intrépide mais délétère nous mènera-t-elle ? Nul ne le sait.

La folie du classement permanent

Comme chaque fin d’année il faut désigner l’Homme de l’année. Notre société a besoin de classer les bons et les mauvais. Nous avons ainsi le classement des universités, des joueurs de fouteballe, des taux de croissance, de la personnalité la plus populaire, de la capitalisation boursière, du pédégé le plus performant, etc.

Que serait notre civilisation sans son irrépressible besoin de tous classer en glorifiant les premiers de la classe. En l’occurrence l’Homme de l’année pourrait être le pape François 1er qui décline un discours humaniste tendance anticapitaliste ; croustillant !

Navrant

Des gamins tendent des bananes et crient « Guenon, guenon… » au passage de la ministre Taubira d’origine guyanaise et noire de peau. C’est le comble de la beaufitude qui exsude d’une population abrutie par des générations de journaux télévisés de TF1 et de matchs de fouteballe où s’affrontent des abysses de connerie face à des montagnes de fric. C’est sans doute plus un drame de la bêtise qu’une recrudescence du racisme.

Cela mériterait une bonne paire de claques, au lit sans dessert et privation d’aïe-phone pour 8 jours. Mais les châtiments corporels sont désormais politiquement très incorrects.

Mme. Michu n’aime pas payer des impôts

Avec constance les sondagiers interrogent Mme. Michu pour savoir si elle approuve la hausse des impôts. Avec permanence la presse analyse pourquoi Madame Michu répond toujours « Non » à cette question. Avec obstination les politiques continuent à dépenser l’argent public pour payer ce type de sondages crétins.

Pour ceux qui en doutait encore, il semble maintenant confirmé de multiple sources que Madame Michu n’aime pas voir augmenter ses impôts.

Le comportement d’un député

Un député se moque d’une députée dans l’hémicycle, en soirée, en caquetant pendant que parle sa collègue. Le plus affligeant dans cette histoire c’est que pour l’excuser, ses collègues diront qu’il sortait d’un dîner bien arrosé… Beauf et poivrot, on peut légitimement se demander si le garçon est bien à sa place dans le parlement de la République et s’il mérite le salaire que lui financent les contribuables ! D’ailleurs, à titre de sanction disciplinaire, il semble qu’il perdra la moitié de prochaine indemnité mensuelle. Cela lui fera un peu moins de sous le mois prochain pour aller s’alcooliser au bistrot du coin.

Dérive politique

Ça c’est un ministre de la République qui roule une pelle à sa compagne, ou sa femme, on ne sait pas trop. C’est paru cet été dans Paris Match, hebdomadaire pour salles d’attente de coiffeurs.

C’est gnangnan au possible, sans aucun message politique, racoleur, déplacé et totalement en dehors des responsabilités pour lesquelles ce personnage est payé par le contribuable. Un ministre n’a rien à faire dans Paris Match. Il faudrait inclure cette interdiction dans la Constitution.

Pour ne pas faire de jaloux, un autre responsable politique a peuplé les pages estivales de Paris Match, ancien ministre, toujours député donc payé par les contribuables. Toujours aussi incongru…

Même cause, mêmes commentaires !

Bobos et pouvoir d’achat

Dans un dîner en ville boboïsant les convives s’esbaudissent sur les objectifs budgétaires personnels du chroniqueur en matière alimentaire : comme le critère de Maastricht voulant que le déficit budgétaire d’un Etat membre ne dépasse pas 3% de son produit intérieur brut, il plafonne à 3 EUR/kg ses achats de fruits et légumes en limitant ceux-ci exclusivement à l’origine française afin d’aider notre économie en mauvaise forme.

Bien entendu cette rigueur déclenche quolibets et plaisanteries, on se demande comment on peut arriver à survivre ! On ne sait pas bien où les gens font leurs courses mais un petit relevé de prix cette après-midi dans la supérette Simply Market du coin de la rue donne les résultats suivants(origine française affichée) :

Prunes rouges 1,74 EUR/kg Pêches jaunes 1,99/kg
Abricots 2,39 EUR/kg Poires Guyot 2,55 EUR/kg
Melon 1,50 EUR/pièce Concombre 1,50 EUR/2 pièces
Tomates grappe 2,45 EUR/kg Tomates rondes 2,15 EUR/kg
Courgettes 1,74 EUR/kg Haricots verts 2,55 EUR/kg
Brocoli 1,45 EUR/pièce Poireaux 1,75 EUR/kg
Chou-Fleur 1,55 EUR/pièce Carottes 1,00 EUR/kg

Et au marché municipal de l’autre coté de la rue le mercredi et le dimanche, les prix sont du même ordre, voire inférieurs. On arrive encore à se nourrir à Paris dans des gammes de prix de 2 à 3 EUR le kilo. Voilà une bonne nouvelle.

La noyade des partis politiques

C’est l’été, il y a des noyés sur les plages, ni plus ni moins que les années précédentes. La plupart du temps les victimes se baignaient dans des zones indiquées comme dangereuses, voire même interdite. La droite accuse la gauche de laxisme dans la surveillance des plages, et, bien entendu, la gauche répond qu’il s’agit là du résultat de la politique de la droite pendant dix années. Les requins qui bouffent les surfeurs à la Réunion, c’est aussi la faute à Flamby…

Est-ce que la politique ne s’honorerait pas pour une fois à mettre les citoyens devant leurs responsabilités plutôt que de se rejeter la balle d’un parti à un autre ?

Un élu du parti de la Boutin, Hugues Foucault, commet un tweet libidineux en voyant la ministre des droits des femmes mâchonner son stylo à l’assemblée nationale :

Il retire son tweet au bout de quelques heures et présente ses excuses.

La Morano continue elle aussi à diffuser ses vulgarités avec la même constante idiotie :

Ces tweets crétins posent le problème de l’emploi du temps de nos élus : les heures qu’ils passent à pianoter sur leurs téléphone sont évidemment du temps qu’ils prélèvent sur leur temps du travail pour lequel ils sont payés par les contribuables.


Comme un oignon figé dans la sauce du gigot

Risible : toutes les discussions sur la simplification de l’organisation des collectivités locales, ou même leur simple modification, échouent sur des batailles rangées d’élus accrochés à leurs privilèges, figés dans leurs positions, et tous déploient des trésors inégalés de mauvaise foi, des sommets himalayens de langue de bois, pour justifier le surtout ne rien changer.

Le référendum récent en Alsace proposant aux électeurs de fusionner le conseil régional et les conseils régionaux a été rejeté par les citoyens, embobinés par leurs élus.

Beaucoup de gens raisonnables, de droite comme de gauche, conviennent que des dépenses inutiles significatives pourraient être économisées en restructurant les collectivités locales. Parlement et citoyens s’y refusent, illustrant si tristement l’immobilisme du pays, comme un oignon figé dans la sauce du gigot au sortir du réfrigérateur.

Il est difficile de passer outre, sauf à faire un coup d’Etat ou mettre en branle la VIème République, c’est le projet des Verts et de la Mélanche.

Nabilla : marque déposée de la bêtise humaine

Vous connaissez Nabilla ? C’est une « animatrice » de téléréalité au quotient intellectuel aussi limité que son tour de poitrine est développé, rendue célèbre par une réplique désormais élevée au rang de culte télévisuel, une réplique où il est question de fille et de shampoing. Certaines marques ayant utilisé cette réplique pour fourguer leur camelote, eh bien la Miss Nabilla a déposé sa fameuse réplique auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le plus incroyable est que ce dépôt de marque ait été possible !

On retrouve cette information dans Les Echos, le seul quotidien économique papier survivant en France, et de citer un pubeux de l’agence Publicis, fier de lui, qui déclare après que l’un de ses clients ait utilisé cette réplique dans une publicité :

« En quelques heures, nous avons bénéficié de 10 000 re-tweets. Utiliser l’image de Nabilla sur le Web permet d’apporter un discours de proximité et de modernité, de créer de l’interaction et de recruter sur Twitter. » 

Et en plus les pubeux se foutent de nous.

On touche là au summum de l’imbécilité, on tangente le fond du fond de la crétinerie humaine, on sombre dans l’abysse de l’abrutissement de la race par une télévision cupide et asservie. C’est… indicible, l’Humanité n’a pas mérité une telle régression, un néant aussi définitif.

En résumé, une bombasse à gros seins qui ferait passer Ribéry pour un agrégé de philosophie, se transforme en leader d’opinion en paradant dans une télé-poubelle. J’ai soudain un petit coup de blues… Je vais aller me servir un whisky pour me remettre.

Morano + fouteballe : une défaite de la pensée !

Une équipe de fouteballe parisienne gagne hier soir un championnat de France et vient fêter l’évènement avec son public ce soir sur la place du Trocadéro. Comme il se doit des bandes de décérébrés encapuchonnés viennent casser du CRS, brûler des voitures et dévaster des vitrines. Les joueurs ayant grosso-modo la même allure que les casseurs ne serait-ce leurs costumes-cravates, ne demandent pas leur reste et vu la tournure des évènements tournent rapidement casaque. C’est le lot du fouteballe, ainsi va la vie.

Le plus navrant et dommageable dans cette histoire c’est que Nadine Morano, la poissonnière de l’UMP, a passé sa soirée sur son aïe-phone à balancer des tweets aussi décérébrés que les casseurs. Qu’on en juge :

Les incontournables tweets d’une élue de la Républiquue…
…suite…

…et un petit dernier. On ne s’en lasse pas !

Au secours ! Il faut empêcher la Morano de s’exprimer, les casseurs nous cassent les pieds (et nos vitrines) mais la Morano nous casse le moral. Que fait la police devant une telle agression ?

Un monde d’esclaves ?

Une vieille dame aux grands yeux bleus, plutôt bien mise, m’arrête dans la rue pour me demander : « n’avez-vous pas l’impression d’être un esclave qui vit dans un monde d’esclaves ? » Je n’ai pas trop le temps d’entamer un débat sur le sujet, je réponds non !

Le mariage gay et la loi qui va l’autoriser continuent à déclencher toute la beaufitude auquel l’hexagone est habitué, et en ce domaine, comme dans celui des déficits publics, la France est capable de tous les records.

La cause et la contre-cause ont désormais chacune leur pythie : la Boutin pour les anti-mariage homosexuel et Caroline Fourest pour les pro.

La première est grotesque comme à son habitude, comparant la République aux nazis après qu’elle eut été incommodée par les gaz lacrymogènes de la police au cours d’une manifestation. La seconde est tête-à-claques répétant jusqu’à la nausée que le mariage homosexuel n’enlève de droits à personnes et ne fait qu’en donner à une nouvelle catégorie de citoyens.

Heureusement le sujet offre quelques moments de détente, voire de franche rigolade : la Boutin allongée sur le pavé incommodée par les gaz lacrymogène ; la Fourest se faisant répondre que si elle veut des enfants il existe des moyens naturels et pas toujours désagréables d’en faire.

L’impayable Boutin, twitos de premier ordre (https://twitter.com/christineboutin), a d’ailleurs commis quelques inoubliables tweets dont voici un petit florilège :

Des marathoniens en troupeaux

50 000 coureurs au départ du marathon de Paris, 10 000 de plus que l’an passé : quel peut-être l’intérêt de courir à 50 000 sur le même pavé parisien ? Probablement l’instinct grégaire qui pousse les zébus à migrer en troupeau dans le parc du Serengeti lorsque vient la saison sèche.