Le « pouvoir » d’un libidineux riche et clinquant

Un homme public américain autrefois couvert de gloire est désormais voué aux gémonies par la planète entière. Le garçon est producteur de cinéma et il était fêté comme « le plus puissant producteur d’Hollywood », encore plus applaudi que les artistes dont il finançait les créations. Etre « puissant » pour un producteur de cinéma signifie sans doute avoir beaucoup d’argent et donc le pouvoir qui va avec.

Il s’avère que cet homme a beaucoup fait usage de son pouvoir d’argent pour séduire des femmes, voire les harceler et même les violer. Comme il s’agissait souvent de starlettes venues quémander un rôle dans un film, le libidineux d’Hollywood en profitait pour leur imposer des relations sexuelles. Cela durait depuis des années semble-t-il et les premières plaintes arrivent maintenant. L’époque accepte de moins en moins ce genre d’écarts, en tout cas en Occident.

Depuis la révélation de cette affaire, c’est un festival de faux-jetonneries comme si le monde entier découvrait, stupéfait, que l’univers du cinéma, peuplé de gens beaux et/ou riches (seulement riche dans le cas du libidineux qui nous occupe) n’était pas aussi habité par des histoires sordides ; « Mais comment ! Des coucheries à Hollywood, je n’en crois pas mes oreilles… » Il s’agit d’histoires de pouvoir, d’égo, d’argent, d’ambition et de fesses, bref, c’est la vie. Il faut sans aucun doute rabattre le caquet des libidineux et autres arrogants aux égos surdimensionnés, au besoin devant la justice, mais feindre l’étonnement devant la lâcheté des hommes relève au mieux de la niaiserie, au pire de l’escroquerie intellectuelle.

Plus déprimant, la République française a décoré le libidineux de la Légion d’honneur il y a quelques années et l’on se demande bien à quel titre ? Il n’y a pas de réponse évidente à ce stade sauf ce penchant douteux pour l’autocongratulation qui ravage nombre de puissants. Toujours est-il que devant le scandale en cours, la République pourrait éventuellement retirer sa décoration.

DSK sur le retour

DSK_201502Un sondage publié dans Libération et chroniqué par toute la presse montre que 37% des français pensent que DSK serait un bon candidat pour la gauche en 2017, seul Manuel Valls le surpasse avec 47%. Chez les sympathisants socialistes ils sont 45% à la penser mais DSK arrive toutefois en quatrième position des candidats préférés.

DSK continue à véhiculer une image de « meilleure économiste de France » et on se demande à quoi ou à qui il doit cette réputation usurpée. Et puis son coté « je me moque de tout et surtout des règles de bonne éducation » séduit certainement Mme. Michu. On a vraiment les dirigeants que l’on mérite !

DSK légalement relaxé

DSK_201502Dominique Strauss-Kahn (DSK) comparaissait dans une affaire de proxénétisme aggravé où il a été établit qu’alors qu’il était chef du Fonds monétaire international (FMI), la prestigieuse institution multilatérale chargée de la coordination du système monétaire international, il participait à des parties fines organisées un peu partout à l’occasion de ses déplacements professionnels par une bande de potes intéressés. Pour faire simple, il se tapait des putes dans des partouzes en qualifiant cette activité de « soupape de récréation », alors qu’il était (plutôt bien) rémunéré par le contribuable international pour s’occuper non pas de lutiner des créatures mais d’assurer l’équilibre du système financier international.

On sait que cette addiction sexuelle lui a valu de devoir démissionner du FMI avec perte et fracas. La justice française avait par ailleurs été saisie pour soupçons de proxénétisme car les objets de ces « soupapes récréatives » étaient des prostituées dûment rémunérées. Seulement DSK n’étaient pas au courant de leur « statut prostitutionnel » (SIC). Elles étaient rameutées et payées par la bande de potes de DSK qui devait croire qu’elles étaient folles de son corps.

Bref, la loi française réprime la prostitution mais n’interdit pas à un chef du FMI de partouzer dans des hôtels en France. C’est ainsi et le garçon a donc été relaxé. Il paraît qu’il a murmuré « tout ça pour ça » à l’issue du verdict !

Du coup DSK retrouve un peu de vigueur, si l’on ose dire, et vient refaire le zouave sur les médias, en l’occurrence Twitter.

DSK n’est pas pénalement coupable mais il n’aura quand même pas été complètement inutile pour les citoyens français de connaître le mode de vie de celui qui aurait pu devenir leur président. Espérons qu’ils s’en souviennent si jamais l’impétrant se mettait en tête de revenir sur le devant de la scène politique.

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La relaxe de DSK demandée par le procureur

DSK_201502Le procureur du procès de DSK et consorts pour proxénétisme aggravé plaide pour la relaxe de DSK pour lequel il n’a pas pu être prouvé d’infraction pénale. Le garçon n’aurait pas su que les prostitués avec qui il batifolait (les désormais fameuses « soupapes de récréation ») avaient « un statut prostitutionnel ». Il ne serait donc pas pénalement condamnable.

D’ailleurs lesdites prostituées qui s’étaient constituées parties civiles ont retiré leurs plaintes. Dans sa grande clairvoyance, et au nom du Peuple français, la justice rendra sa décision juin prochain.

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

DSK risque encore une fois de s’en tirer, non pas blanchi mais au moins pénalement non coupable. Il a plutôt bien joué durant ce procès, répondant précisément à toutes les questions posées, détaillant sa vie et ses pratiques sexuelles devant un parterre de journalistes ébahis se faisant une joie d’en restituer les détails les plus croustillants dans leurs colonnes. DSK a promené sa morgue hautaine devant ce petit monde, sûr de lui et de son bon droit. Il est très malin le bougre. Remercions tout de même le Ciel qu’il n’ait finalement jamais concouru pour la présidence de la République, il aurait été capable de déclencher une guerre nucléaire pour une « soupape récréative ». Et d’ailleurs on ne sait toujours pas bien s’il en avait vraiment envie. Peut-être écrira-t-il un jour ses mémoires qui promettent d’être un succès d’édition !

DSK s’exprime à son procès pour proxénétisme aggravé

DSK_201502[Sur sa garçonnière louée par un prête-nom] Monsieur le Président, à l’époque je suis marié et je ne veux pas que l’on sache que je loue un appartement où je peux recevoir des jeunes femmes pour mes activités sexuelles et je demande donc à un copain de le faire pour moi.

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

DSK s’exprime à son procès pour proxénétisme aggravé

J’ai une sexualité plus… rude que la moyenne des hommes. Certaines femmes peuvent l’apprécier, d’autres pas, mais cela n’a rien à voir avec la prostitution. Je commence à en avoir assez. Les comportements qui sont les miens, il est loisible à chacun de ne pas les apprécier. Pour autant, ils n’imposent pas le recours à des prostitués. Ces pratiques sont certes minoritaires mais elles sont tout de même répandues.

Quel intérêt cela a-t-il pour le tribunal, sauf à vouloir me faire comparaître devant des juges pour pratiques sexuelles dévoyées ?

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

DSK s’exprime à son procès pour proxénétisme aggravé

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Disons que j’ai sauvé la planète d’une crise qui aurait pu être plus grave que celle de 1929. Les moments de soumission à l’autre, de l’homme à la femme ou de la femme à l’homme, ne sont pas le propre du libertinage.

[Sur les prostituées] Ce n’est pas ma conception des relations sexuelles, ça ne me plaît pas. J’aime que ce soit la fête, le jeu. Pour moi ces rencontres étaient des séances de récréation, une soupape de récréation. Les prostitués peuvent faire l’objet de pressions, de la part d’un souteneur, d’un policier. Je ne voulais pas prendre ce risque.

[Ces rencontres représentaient-elles un risque ?] A l’évidence, oui. Mais c’était un risque que j’acceptais. J’ai peut-être eu tort.

[Sur le fait que les dames prestaient des services sexuels rémunérés] Je suppose, M. le président, que vous faites allusion à mon absence de connaissance du statut prostitutionnel de ces personnes? – Oui. – Alors en effet, ma position n’a pas changé.

Rappelons que ces rencontres dites libertines se déroulaient alors que le garçon était chef du Fonds monétaire international et prêt à annoncer sa candidature aux élections primaires aux présidentielles françaises.

Le retour de DSK

01-1015.qxpL’inénarrable Dominique Strauss-Kahn revient sur le devant de la scène avec cette fois-ci un procès pour soupçon de proxénétisme. Rappelons que le garçon avait fait très fort en 2008 alors qu’il était chef du Fonds monétaire international (FMI), il avait d’abord défrayé la chronique en menant une aventure extra-conjugale avec l’une de ses employées, dérapage qui avait ému le comité de direction du FMI qui avait fait mener une enquête par un cabinet d’avocats américains pour savoir s’il y avait eu abus de pouvoir ou pas. Un intéressant rapport avait alors été publié sur le site web de cette institution multilatérale financée avec les fonds et les garanties des contribuables mondiaux. C’est toujours avec intérêt que l’on relit ce rapport croustillant en cliquant ici.

Il s’en suivit la mondialement célèbre affaire avec Nafissatou Diallo où il fut accusé du viol d’une femme de chambre dans un hôtel new-yorkais, alors qu’il était toujours chef du FMI et presque candidat à la présidence de la République française. En prison, il a tout de même eu la décence de signer sa lettre de démission du FMI, puis il a négocié un arrangement financier qui a permis d’arrêter le procès aux Etats-Unis.

Puis sont sorties de multiples affaires à connotation sexuelle dont la plus sérieuse est jugée en ce moment, où l’on découvre que DSK participait à des soirées dites libertines, en fait des partouzes peuplées par des putes qui donnaient du bonheur au garçon alors même qu’il était chef du FMI (très) largement rémunéré par le contribuable international (de l’ordre de 500 000 dollars par an, plus les faux-frais) pour veiller à la stabilité du système monétaire mondial.

Ces derniers jours ont défilé à la barre les forbans qui lui mettaient ces prostituées à disposition dans des hôtels divers et variés de Lille ou de Paris, et même à Washington dans les locaux du FMI.

Avec un bel ensemble, chacun cherche à innocenter DSK en affirmant que celui-ci n’était pas au courant que les femmes qu’il consommait étaient des putes rémunérées. Sans doute étaient-elles séduites par son corps d’Apollon. On croit rêver.

Ce qui est jugé est en fait ce point de droit : s’il savait qu’elles étaient prostituées il peut être reconnu proxénète ; s’il ne le savait pas il n’y a pas de crime pénal et il sera innocenté. La morale n’a que peu d’importance dans cette affaire.