Encore des dépenses publiques inutiles et déplacées

La France s’enorgueilli d’avoir encore une fois remporté le concours des plus flagrantes dépenses inutiles dans la période de temps la plus courte. Après les jeux olympiques de Paris, dont personne ne voulait compte tenu de leur prix, voici la coupe du monde de rugby attribuée à la France pour une organisation prévue en 2023. Une nouvelle fois des dirigeants incompétents vont taper dans la caisse des contribuables pour financer des matchs de ballon où des brutes avinées se violentent sur un gazon devant un parterre de spectateurs transformés en canettes de bière ambulantes.

Comment se fait-il que notre nation civilisée ait ainsi perdu son minimum de bon sens au point d’affecter les sous de ses citoyens à des matchs de sport plutôt qu’à l’éducation de ses enfants ?

Escroquerie nationale en cours

Ca y est, l’organisation des jeux olympiques de 2024 dont plus aucune ville ne voulait a été attribuée à Paris par l’organisation mafieuse internationale et fraudeuse domiciliée en Suisse, le Comité international olympique (CIO). C’est ainsi que les contribuables français vont devoir vider leurs poches pour financer des compétitions sportives. Les nunuches pleines de dents blanches, présentatrices de journaux télévisés, annoncent la nouvelle avec leurs sourires ravis. La maire de Paris qui a engagé un argent qui n’est pas le sien se frotte les mains. Même le président de la République, pourtant libéral dans l’âme, va, sans problème de conscience apparent, se réjouir de ce détournement d’argent public pour financer une activité qui devrait relever exclusivement du secteur privé.

La mairie de Paris a œuvré pour refuser l’organisation d’un référendum au niveau de la ville pour demander l’avis de ses citoyens qui auraient très certainement voté contre comme le firent nombre d’électeurs consultés dans d’autres villes plus ou moins candidates. On est non seulement en présence d’un hold-up financier mais également d’une atteinte aux principes démocratiques.

Il reste maintenant à espérer que les dirigeants français qui vont mener à bien cette organisation feront preuve d’un peu de bon sens pour limiter ce qui sera volé aux contribuables et qui aurait été tellement mieux utilisé pour l’éducation de nos enfants par exemple. On attend la loi de circonstance qui va exonérer le CIO de tous impôts et taxes sur les activités commerciales qu’il mènera sur le territoire français en 2024. Nous constaterons les députés félons qui voteront pour le hold-up.

Fouteballe et démesure

10/02/2016

Un fouteballeur brésilien est vendu plusieurs centaines de millions d’euros à un club français propriété d’intérêts financiers du Qatar. Cette arrivée anime les conversations de Mme. Michu au Café du commerce et la plupart des médias français font leurs gros titres sur cet évènement. Les sommes en jeu et l’importance donnée à cette information sportive concernant un simple pousseur de baballe tournent à une démesure qui ne semble pas connaître de limite. Chacun discute des coûts et bénéfices de cette transaction pour le fouteballe, le club qatari ou les contribuables français.

Comme souvent cette démesure attise les débats tout particulièrement parce qu’elle concerne le fouteballe, un secteur économique où l’intelligence et l’élégance sont désespérément absentes mais où la vulgarité et la beaufitude semblent devoir être les qualités pour réussir. Il est vrai que l’on s’émeut généralement un peu moins des rémunérations perçues par certains artistes ou pédégés car il est considéré que l’activité de leurs neurones ou leur créativité rend plus compréhensible l’attribution de sommes si faramineuses.

En fait on est face à la mise en œuvre du principe de base de l’économie libérale, celui de l’offre et la demande. Les investisseurs s’intéressent au nombre de T-shirts à 140 EUR, siglés du nom du pousseur de baballe, qui seront achetés par des dizaines de milliers de citoyens. Qu’importe si dans le même temps l’intelligence mesurée par le QI (quotient intellectuel) baisse depuis deux décennies sur la planète. Différentes pistes sont d’ailleurs avancées pour expliquer cet appauvrissement du QI mondial : les perturbateurs endocriniens, l’alcool, le cannabis, l’âge plus élevé des femmes pour avoir des enfants… Les études scientifiques ne tirent pas de conclusions définitives sur les causes de cet avachissement, mais on ne peut pas exclure les effets abrutissants des matchs de fouteballes, des tweets de Nadine Morano ou de la publicité invasive et répétitive.

Le court-termisme propre à nos sociétés occidentales amène à privilégier la vente de T-shirts sur la progression du QI.

La République se compromet avec les forbans du sport

Le président de la République française se rend en Suisse chez les mafieux-fraudeurs en charge de l’organisation des jeux olympiques et, surtout, du choix de la ou les villes où se dérouleront ces compétitions de sport à forte consommation d’argent des contribuables. Il ne reste plus que deux villes en lice pour les jeux de 2022 et 2026, Los Angeles et Paris, toutes les autres cités ont retiré leur candidature sous la pression de leurs citoyens responsables préférant que l’argent public soit affecté à des dépenses plus productives et nécessaires, ou par choix de de leurs dirigeants clairvoyants qui estiment avoir d’autres priorités. Deux villes pour deux séries de jeux, elles sont donc assurées d’emporter au moins l’une des deux, hélas.

Qu’un maire de Paris fasse le forcing depuis des mois pour que la capitale accueille des jeux olympiques coûtant des milliards d’euros aux contribuables est navrant. Qu’un président de la République française chargé de nombreux dossiers très délicats aille perdre son temps pour aller faire le vendeur de soupe devant une organisation de forbans qui veillent en premier lieu à obtenir une exonération fiscale totale de leurs activités commerciales dans le pays organisateur est révoltant !

Le coiffeur et le fouteballeur

Entendu au Café du commerce :

Pourquoi les hommes jeunes, pratiquement dans le monde entier, s’obligent à une coupe de cheveux identique : rasé  au-dessus des oreilles avec une touffe de tiffes sur le haut. C’est un spectacle assez attristant  de voir cette mode qui rappelle étrangement la coiffure réglementaire des SS ?

Les gamins d’aujourd’hui se coiffent comme Hitler car leurs héros fouteballeurs se coiffent comme Hitler.

Question suivante : pourquoi les fouteballeurs se coiffent-ils comme Hitler ? On a pas de réponse précise à ce stade mais on peut affirmer sans se tromper que (i) les fouteballeurs ne savent pas qui est Hitler et (ii) que c’est sans doute un effet de l’absence de neurones dans leur boîtes crâniennes, situation aggravée par la déconnexion des synapses reliant lesdits neurones du fait des chocs générés par la frappe régulière de la tête contre la baballe en cuir, voire contre la tête des adversaires ou des supporters.

La boîte crânienne du fouteballeur a tendance à se gondoler avec le temps à cause du vide qui règne à l’intérieur et des coups donnés. C’est une bonne application de la théorie de l’évolution chère à Darwin : la tête du fouteballeur s’adapte à l’utilisation qui en est faite, donc elle rétrécit. Voilà une preuve de plus de la véracité de la théorie de l’évolution, n’en déplaise aux obscurantismes de tous genres.

Ainsi va la vie.

Des jeux superflus et coûteux

Les jeux olympiques de sports d’été se déroulent en ce moment à Rio-de-Janeiro au Brésil dans une ville en faillite financière. La France concoure à ces activités avec une équipe financée par ses citoyens mais également par un voyage de son président de la République accompagné de la maire de Paris venus promouvoir la candidature de la ville de Paris aux jeux olympiques de 2024.

Il faut espérer que ce projet inutile capote et que le comité international olympique le rejette. Des millions d’euros tirés de la poche des contribuables et d’entreprises sponsors ont déjà été dépensés, il faut en rester là. Le minimum de rigueur de gestion qui manque tant à notre pays et ses habitants voudrait que l’on arrête immédiatement cette candidature dispendieuse. Qui donc saura stopper ce Trafalgar des dépenses publiques ? Qui oserait même l’inscrire à son programme électoral en disant simplement : « nous n’avons plus les moyens, mais nous relancerons une candidature lorsque les dépenses de l’Etat auront enfin été équilibrées avec ses dépenses » ?

Ce serait pourtant une bonne leçon de gestion : quand on plus de sous, on consacre la pénurie à l’essentiel qu’il faut savoir choisir au lieu de se lancer dans du superflu que nos enfants et leurs descendants devront régler un jour à notre place.

La ronde des mal élevés

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La France du fouteballe a perdu le 11 juillet dernier la finale d’on ne sait plus bien exactement quelle compétition de ballon qui se déroulait à Paris. Avant de rendre les armes, ses supporteurs-avinés ont déployé une dernière fois toute leur capacité de nuisance et de bêtise. Dans le quartier du chroniqueur, certains d’entre eux avaient ressorti leur Vuvuzela, sorte de trompette allongée en plastique qui déclenche un déluge de décibels aussi gigantesque que l’absence de neurones de celui qui souffle dans son embout.

Un crétin en maillot de l’équipe de France qui souffle dans une Vuvuzela dans une rue de Paris est assuré de déranger (voire de réveiller) les centaines de citoyens qui résident dans la rue où est commis le méfait. C’est aussi et surtout le triste symbole de l’un des cancers de notre société : la perte de tout sens de l’intérêt général au profit des intérêts particuliers.

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Produits à la dérive

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Le maillot de l’équipe de France de fouteballe modèle « Match France Domicile 2016/17 » est vendu 140,00 EUR sur le site web de la fédération française de ce ballon assorti du message suivant :

Fans des Bleus, supportez l’Equipe de France lors de l’UEFA Euro 2016 avec le nouveau maillot domicile Match en coloris bleu !

Identique à celui porté par les joueurs lors des matchs officiels, ce maillot est idéal aussi bien pour jouer au foot que pour soutenir les Bleus pendant leurs matchs !

Avec ce nouveau maillot, Nike innove avec la technologie AeroSwift : une nouvelle fibre haute performance qui rend ce maillot ultra-léger et apporte une ventilation idéale lors de l’effort.

Soutenez Pogba, Griezmann, Matuidi et tous les joueurs de l’Equipe de France avec ce maillot de foot incontournable en 2016 !

Notons que le modèle blanc « Match FFF Extérieur Euro 2016 badge UEFA » est à 149,90 EUR quand celui indiqué comme « Stadium FFF Domicile Euro 2016 badge UEFA » n’est qu’à 94,90 EUR.

Le prix des places du match d’ouverture étaient vendues entre 75,00 et 595,00 EUR, ceux de la finale entre 85,00 et 895,00 EUR.

Rappelons enfin que cette compétition est subventionnée par le contribuable français puisque des ministres inconséquents ont octroyé des exonérations fiscales très larges aux entités organisatrices de ces jeux du stade.

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Cris et hurlements

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Un match de fouteballe se déroule ce soir opposant la France à l’Allemagne pour une demi-finale de compétition de pousseurs de ballon mal-coiffés et surpayés. Tout le quartier du chroniqueur est envahi par des supporters avinés qui hurlent et chantent (faux) la Marseillaise à tout bout de champ jusqu’à 4 heures du matin.

Comment et pourquoi une nation incapable de se mettre d’accord sur la simple réforme de son code du travail peut-elle faire preuve d’un tel unanimisme sur le superficiel ? C’est le résultat d’une génération de citoyens abrutis par les journaux de TF1, la télé-réalité, les chroniques de Guillaume Roquette, les slogans sur Tweeter de Laurent Wauquiez et de Jean-Luc Mélanchon, bref par trente années durant lesquelles on a privilégié la polémique sur le débat, le simplisme sur les idées, la beaufitude sur l’intelligence. C’est une génération perdue qui gère sa vie avec un aïephone plutôt qu’avec des neurones. Nous (les générations au-dessus) avons notre part de responsabilité dans cette dérive : nous n’avons pas su canaliser les années fric ni le spectacle affligeant de dirigeants (publics ou privés) irresponsables quand ils ne sont pas corrompus, nous avons oublié de donner l’exemple et négligé les générations futures.

Alors que faire : eh bien il faut reprendre le combat pour la raison et contre la connerie : avec nos enfants et notre entourage, au bureau et dans les dîners en ville, préférer la littérature à la téloche, Michel Rocard à Laurent Wauquiez, la culture à la polémique, Le Monde à L’Equipe, la bienveillance au cynisme, le raisonnement à la dérision. Et puis il faut donner l’exemple, arrêter de se plaindre pour tout et n’importe quoi, mettre fin au nombrilisme érigé en mode de fonctionnement, savoir reconnaître ce qui va et ce qui est beau. L’intelligence et la poésie reprendront le dessus.

De l’Euro aux JO

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Les troubles actuels touchant la compétition européenne de ballon organisée en France (grèves sociales, affrontements entre supporters-avinés, etc.) pourraient avoir un avantage collatéral : le rejet de la candidature de la ville de Paris à l’organisation des jeux olympiques (JO) de 2024 !

La République aurait tout à y gagner et pourrait consacrer ses ressources limitées à des dépenses plus utiles au développement du pays et à l’épanouissement de ses citoyens. Alors que tous les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle de 2017 présentent des programmes de réduction de la dépense publique de l’ordre d’un centaine de milliards sur la durée du quinquennat, en renonçant à l’organisation des jeux olympiques en 2024 (comme l’ont déjà fait les villes de Boston et de Hambourg) ils économisent des dépenses inutiles et, de plus, et évitent une amputation de leurs recettes puisque la société organisatrice de cet évènement, résidant en Suisse, exige l’exonération d’impôts et taxes du business des jeux.

Le fouteballe tel qu’il est

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Des supporters avinés se battent sauvagement à Marseille en préambule et après un match de ballon opposant la Russie et l’Angleterre. Il y a des blessés graves et la ville compte des dégâts importants. Des bagarres moins gaves se sont produites à Nice dans le cadre d’un affrontement Pologne-Irlande.

Ces évènements ont un coût : frais d’hospitalisation, de remise en état des rues saccagées, d’entretien des forces de police considérables, etc. Et pendant ce temps, la société organisatrice de cette compétition européenne de ballon, résidant en Suisse, bénéficie d’une exonération totale d’impôts et taxes délivrée par quatre ministres inconséquents de la République : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls. Faisons un rêve : est-ce que la République pourrait au moins présenter la facture à la société organisatrice suisse au lieu de la laisser à la charge de ses contribuables ? En voyons au moins cette facture, ce serait déjà une petite satisfaction même si elle reste impayée !

Au moins la solution de ce problème de violence endémique est connue et facilement applicable : il suffit de ne pas organiser ces matchs ! Personne n’oblige les villes de Nice ou de Marseille à se porter candidates à de tels jeux du stade.

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Consternation à l’Elysée

Le nouveau directeur de cabinet du président de la République est un préfet qui a été dix années durant directeur général de… la ligue de fouteballe professionnelle française. Cette seule fonction aurait dû suffire à le disqualifier pour toujours et à jamais de toutes responsabilités d’importance pour la République. Après s’être compromis à de hautes fonctions dans un monde d’argent-roi, de corruption et d’abrutissement, on ne devrait pas pouvoir servir l’intérêt général et la République dans le cœur du pouvoir que représente la présidence de ladite République !

Fouteballe, encore un drame de l’alcool

Des supporters-avinés britanniques se battent avec des supporters-avinés russes arbitrés par des supporters-avinés marseillais dans l’attente d’un match de ballon qui doit se dérouler dans cette ville samedi soir. C’est un peu la course de la bêtise contre l’abrutissement. On se demande d’ailleurs ce que vient faire la Russie dans une compétition européenne ! Sans doute un effet des connaissances limitées de dirigeants fouteballeux plus au fait de la géographie des paradis fiscaux que de celle des continents.

Rappelons que l’organisateur de cette compétition, résident suisse, a été honteusement exonéré de tous impôts et taxes de droit français par un quatuor de ministres irresponsables, oubliant l’intérêt général : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls.

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La débâcle

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Ce soir commence la débâcle française de l’Euro de fouteballe avec un gigantesque encombrement au centre de Paris où la fan-zone du Champs de Mars accueille le concert inaugural de cette compétition. Un peu de culture (si l’on ose dire s’agissant d’un concert de David Guetta) au milieu d’un déluge de fouteballe n’est pas à proprement parler une si mauvaise nouvelle, mais enfin, l’idée d’un mois complet de compétition de baballe qui vont obnubiler le pays entier trente jours durant est un peu déprimante… Seule la CGT ne semble pas prête à oublier ses revendications durant les jeux, mais cela ne va pas forcément nous remonter le moral.

Un mois de fans avinés, d’intellectuels devisant des dribles sur les plateaux télévisés, de politicards paradant dans les stades pour faire populo, de journalistes vociférant dans les micros, bref un douzième de notre année 2016 consacrée à un sévère abrutissement des masses et un appauvrissement de la République du fait de l’exonération fiscale inique attribuée le 23 juillet 2015 par un trio de ministres peu soucieux de l’intérêt général (Kanner, Eckert et Sapin) à l’organisateur helvétique de cette compétition.

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Les parcs à supporters

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Des polémiques oiseuses se font jour concernant les fan zones mises en place dans le cadre de l’Euro de fouteballe. Quest-ce qu’une fan zone ? Il s’agit d’enclos où seront parqués des supporters avinés en casquettes-baskets pour regarder les matchs de ballon sur des écrans géants généralement installés aux centres des grandes villes françaises (et européennes d’ailleurs) sous la surveillance de bataillons de CRS pour les protéger de leurs excès alcoolisés et, éventuellement, d’attaques terroristes.

Le supporter fouteux est grégaire et a besoin de boire en bande, de crier en rythme et de pleurer collectivement. La question générale est de savoir si ces zones ne sont pas des appels au terrorisme ? Sans doute, comme tout concentré de population dans un endroit donné mais à partir du moment où une telle compétition est organisée il faut accepter et gérer ce risque.

Plus intéressant : à Paris l’une de ces zones est au Champs de Mars aux pieds de la tour Eiffel. Comme elle va accueillir les supporters avinés tous les soirs un mois durant les habitants de ce (beau) quartier s’émeuvent et auraient préféré que ces enclos soient installés ailleurs…

On avait déjà entendu récemment des rombières du XVIème arrondissement se plaindre de l’effet négatif sur la valeur de leurs appartements de l’installation annoncée d’un centre d’accueil pour sans-domicile-fixe (SDF), voilà maintenant les habitants du VIIème arrondissement qui se lamentent de ne plus pouvoir accéder à leurs parkings durant trente jours ! Le fouteballle ne fait pas que des heureux, c’est déjà une bonne nouvelle même si l’on peut craindre que les râleurs du VIIème arrondissement regarderont les matchs installés sur leur canapé avec vue sur la fan zone.

 

Le fouteballe égal à lui-même

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Les pousseurs de baballe surpayés se distinguent encore de belle manière : une polémique fait rage entre certains des joueurs qui accusent de racisme le sélectionneur de l’équipe de France qui ne les aurait pas retenus à cause de la consonance arabe de leurs noms… Quand on voit la composition de ladite équipe, on ne peut pas dire qu’elle ne soit  composée que de joueurs blancs s’appelant Dupont ou Dupond ! L’un des joueurs contestataires est par ailleurs mis en examen dans une sombre affaire de chantage à la vidéo sexuelle contre l’un de ses collègues.

Même au cœur du fouteballe, véritable passion française obsessionnelle et abrutissante, les français râlent, contestent, polémiquent, s’attaquent les uns les autres, se préoccupent de leurs origines, bref, dépensent leur temps et leur énergie à autre chose que ce pour quoi ils sont payés ! C’est déprimant.

C’est parti pour 3 mois de vulgarité

Avec la majesté d’un secrétaire général de l’Elysée annonçant la composition d’un nouveau gouvernement français, on assiste ébahi au spectacle d’un entraîneur de l’équipe de France de fouteballe dévoilant les noms des guignols-pousseurs-de-baballe surpayés qui défendront les couleurs de la République dans une compétition internationale devant se dérouler un mois durant en France aux frais de ses contribuables.

La presse, ou celle qui se prétend telle, rivalise en émissions censées éclairer les téléspectateurs et les lecteurs sur les aspects stratégiques de ces désignations. Alors force consultants spécialistes du sujet occupent les plateaux télé et les rédactions pour ânonner sur ce non sujet, répétant jusqu’à la nausée les mêmes phrases vides de sens. Et ce n’est qu’un début… L’hexagone va être connecté sur cette compétition abrutissante un mois durant, et cela se passera chez nous. Comme si la France n’avait rien de mieux à faire ni à financer que des matchs de pousseurs-de-baballe !

Tout cela sera précédé par le tennis de Rolland Garros dans le XVIème et suivi par des jeux olympiques au Brésil. Bref, 2 à 3 mois de paralysie des neurones d’une partie de la planète. Dans cet océan de vulgarité et de futilité, la bonne nouvelle c’est qu’un pays comme la France capable de dépenser tant d’argent et d’énergie pour des compétitions de sport n’est pas un pays qui se porte économiquement si mal que ça. Culturellement c’est une autre histoire !

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Platini en Suisse et au Panama

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Platini, 60 ans, ex-footeux franchouillard recyclé dans la direction de l’Union européenne de fouteballe (UEFA) a été suspendu de toutes fonctions dans le monde de la baballe suite à une rémunération de 2 millions d’EUR perçue de la part de la fédération mondiale de fouteballe (FIFA) pour un job qu’il aurait effectué dix ans plus tôt et sans que l’on sache exactement de quoi il s’est agi. D’abord suspendu pour 90 jours, il est ensuite radié pour huit ans par un tribunal interne de l’organisation mondiale pour « abus de position, « gestion déloyale » et « conflit d’intérêt », peine ramenée à six ans en appel et il semble qu’une autre procédure d’appel soit toujours en cours. Du coup le garçon n’a pas pu se présenter à l’élection du chef de la FIFA, qui devrait s’en remettre.

Le plus désopilant dans cet psychodrame est que le nom de Platini est en plus sorti dans l’affaire dite des Panama papers. Il est ayant-droit d’une société crée dans ce paradis de la fraude fiscale. L’intéressé n’a pas contesté l’existence de cette société arguant simplement que, bien sûr, le dispositif était légal.

Platini, 60 ans, résident suisse et ayant droit d’une société panaméenne, se débat comme un beau diable pour faire croire qu’il est blanc comme neige. La tâche est rude. Le mieux pour lui et pour le monde des pousseurs de baballe (lui aussi impliqué dans nombre d’affaires mafieuses de détournements et de fraudes) serait qu’il se retire discrètement en espérant que le souvenir de ses buts de légende restent plus longtemps dans l’imaginaire footballistique que ses petits arrangements financiers et fiscaux.

L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

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Le microcosme semble découvrir que les structures organisatrices de compétitions internationales de sport négocient généralement avec les Etats d’accueil des contrats d’exonération fiscale pour lesdites structures, voire également pour leurs sponsors et leurs dirigeants. Cela vaut pour les jeux olympiques comme pour le fouteballe et d’autres jeux de baballe.

Ainsi le décret 2015-910 publié au journal officiel du 25/07/2015 a listé six compétitions sportives organisées en France lors des prochaines années qui bénéficieront d’un régime d’exonération de certains impôts et taxes (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, retenue à la source, taxe sur les salaires, etc.). Il s’agit, par ordre chronologique, de l’Euro 2015 de basket hommes (5-20 septembre), de l’Euro 2016 de football hommes (10 juin – 10 juillet), du Championnat du monde 2017 de handball hommes, du Championnat du monde 2017 de hockey sur glace hommes, de la Ryder Cup et de la Ryder Cup Junior de golf en 2018 et de la Coupe du monde féminine de football 2019.

Ce régime fiscal a été créé par la loi de finances rectificative pour 2014 qui a été votée par une représentation nationale fort peu inspirée.

Des responsables au plus haut niveau et des élus du peuple se sont rendus coupables d’une félonie fiscale. Cette infamie a une apparence : un trio de ministres irresponsables, MM. Kanner (Sports), Sapin (Finances et Comptes publics) et Eckert (Budget). Il a une réalité : un parlement incompétent et piètre comptable des finances publiques. Ce trio et ce parlement possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la gestion de l’Etat et de l’argent de ses citoyens que déformés à travers leur frénésie populiste. Cette entreprise conduit tout droit à un désastre national.

Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle dans la communauté financière compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir.

[Inspiré par MonGénéral]

Comment et pourquoi des responsables (si l’on ose dire) politiques octroient-ils des avantages fiscaux pour l’organisation de compétitions de ballon ? C’est une vraie question sans véritable réponse cohérente, sinon que ces responsables privilégient des situations particulières au détriment de l’intérêt général. En procédant ainsi ils font renoncer l’Etat à des recettes fiscales, qui seraient pourtant bienvenues, et transfèrent sur les contribuables une partie des charges de ces compétitions qui devraient normalement être payées par les consommateurs. C’est contraire aux règles de libre concurrence : pourquoi les sports de baballe ou de palet et pas les concours de pétanque ? C’est immoral quand on mesure les flux financiers brassés par ces organisations, tellement gigantesques et hors de tout contrôle que les scandales de corruption de la FIFA se traitent actuellement devant les tribunaux et dans les geôles américaines. C’est inefficace en termes économiques car ces compétitions n’ont pas besoin d’exonération fiscale pour exister. Ces exonérations octroyées par la République française reviennent à transférer de la richesse des contribuables nationaux vers les sièges sociaux de fédérations multinationales généralement domiciliées en… Suisse.

De grands progrès sont en train d’être réalisés en matière de coopération fiscale internationale pour mettre fin, ou au moins ralentir, les pertes de recettes subies par nombre d’Etats du fait de l’optimisation fiscale menée par certaines entreprises ou organisations. Nous sommes ici dans un cas bien plus simple car ce sont les Etats eux-mêmes qui abandonnent légalement leurs droits fiscaux sur ces compétitions. Il suffit de mettre fin à la délivrance de ces passe-droits, au besoin en coopération avec les Etats membres de l’OCDE ou de l’Union européenne pour éviter trop de dumping fiscal au sein d’un même groupe de pays. Et si les championnats d’Europe de fouteballe ou de golf doivent avoir lieu en Géorgie ou aux Iles Féroé, eh bien laissons les contribuables de ces contrées financer les fédérations sportives s’ils n’ont rien de mieux à faire. A moins que leurs finances publiques ne soient en meilleur état que celles de la France :

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Emoi renforcé chez les pousseurs de baballe

Platini, 60 ans, ex-fouteballeur recyclé dans l’affairisme, qui a perçu 1,8 MEUR comme solde du salaire d’un « travail effectué » pour la fédération internationale de fouteballe (FIFA) est radié de toute activité fouteballistique pour huit ans par une espèce de conseil de discipline de la FIFA. Il est coupable de « conflit d’intérêt et de gestion déloyale ». Le garçon en est tout contrit car cela l’empêche de présenter sa candidature à la présidence de… la FIFA !

Il a été condamné par ailleurs à une amende 74 000,00 EUR, par contre il n’a pas été contraint à rendre l’argent qu’il a encaissé de façon « déloyale », sans doute du fait d’un emploi fictif.  Le petit monde franchouillard fouteux s’émeut que cet homme « qui a tant apporté au fouteballe français » soit ainsi sanctionné et qu’un représentant de l’hexagone ne puisse pas briguer la tête de la FIFA, institution à tendances mafieuses, basée en suisse, dont une bonne partie de l’équipe dirigeante est mise en examen pour corruption et certains de ses membres récemment extradés aux Etats-Unis par la Confédération Helvétique pour y rendre des comptes. Pas sûr que Platini ait beaucoup à perdre en ne pouvant plus prétendre à la présidence d’une telle institution.

Comme souvent en ce genre de circonstance on reste assez stupéfié du sentiment d’impunité qui anime ces personnages publics, qu’ils soient politiques ou sportifs, en tout cas médiatiques. Platini, comme Guéant, a piqué dans la caisse et cet acte est confirmé par la justice. Une attitude noble de leur part serait d’en prendre acte, de rester discrets et de passer à autre chose. L’un comme l’autre sont âgés, respectivement 60 et 70 ans, et devraient aussi comprendre qu’il est temps de passer la main aux plus jeunes, outre la nécessité de se faire oublier. Ni l’un ni l’autre ne laisseront de trace dans l’Histoire et personne ne s’en plaindra !