Wauqiez toujours incohérent

Comme Mme. Michu et nombre de citoyens français, Laurent Wauquiez est atteint du syndrome du découplage entre recettes et dépenses qui consiste à réclamer dans le même temps une baisse des impôts et une hausse des dépenses publiques. On voit ainsi trois semaines d’intervalle les deux messages suivants.

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Que Mme. Michu tiennent des propos contradictoires au Café du Commerce devant un petit blanc sec, on peut le comprendre. C’est plus difficile à admettre venant du chef de l’UMP, ancien (et probablement futur) ministre de la République, qui plus est normalien et agrégé d’histoire. Sans doute le serrage de paluches sur les marchés du Puy de Dôme l’a un peu ramolli.

Pourquoi un « Instant Laurent Wauqiez » ?

Laurent_WauquiezCertains se demanderont : mais pourquoi un instant Laurent Wauqiez ? La réponse est très simple, dans cette société libérale tellement vantée par ce cornecul, la performance individuelle est portée aux nues, souvent au détriment du collectif. Eh bien en matière d’action permanente au profit de l’abrutissement des masses, Laurent Wauquiez est un des plus performants de la classe politique actuelle. Il mérite donc d’être reconnu et récompensé pour ses exploits. C’est l’objet de cette petite chronique.

Wauqiez le paltoquet récidiviste

LCE_Wauquiez_20150422Laurent Wauqiez, chefaillon à l’UMP qui avait profité de l’assassinat sordide d’une gamine par un repris de justice étranger pour accuser Christine Taubira, ministre de la justice d’être indirectement responsable de ce meurtre de part « sa politique de désarmement pénal » a dû admettre devant la presse avide que ledit repris de justice avait été condamné en 2010, lorsque la droite était au pouvoir, et libéré sur la base d’une loi sur les réductions de peine, la loi Perben, votée en 2004. L’homme étant d’ailleurs sorti de prison en mars 2014… cinq mois avant la promulgation de la loi Taubira.

Cela n’a pas empêché ce paltoquet de récidiver lui aussi en ânonnant de nouveau ses slogans pour « le réarmement pénal ».

Au-delà des saillies finalement sans grande importance de ce personnage mal éduqué reste le vrai problème de l’incarcération de citoyens qui soit ont été dangereux dans le passé, soit risquent de le devenir, voir le cas très actuel des apprentis-terroristes nationaux qui sont allé passer des vacances en Syrie ou en Irak. Peut-on les laisser en prison jusqu’à leur mort, en a-t-on les moyens d’ailleurs, légaux [pour le moment non] et matériels [encore moins] ? Faut-il construire des prisons pour y entasser tout ce beau monde dont le nombre a vocation à croître de façon quasi-exponentielle si on les laisse enfermés effectivement jusqu’à la fin de leurs jours ? Notre société peut-elle envisager de courir un risque de devoir affronter périodiquement un assassinat comme celui de Chloé de temps en temps ? Statistiquement oui, émotionnellement sans doute non.

C’est un débat de société qui a été déjà mené par les majorités de droite comme de gauche, aboutissant à des dispositifs légaux finalement assez semblables, même si les uns penchant plus en faveur de l’incarcération et les autres en faveur de la rééducation. Mais personne n’a jusqu’ici fait adopter un système tout carcéral dont les élus ont conclus qu’il n’est juste pas techniquement applicable du fait de l’impossibilité de condamner à perpétuité tout citoyen dangereux et de le laisser en prison ad vitam aeternam.

Peut-être un Laurent Wauquiez ministre de la justice pourra un jour initier un tel projet et le défendre devant le parlement. Ce n’est pour l’instant pas le cas et pour le moment il fait son programme sur Twitter en 140 signes, c’est juste un peu plus facile.

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Laurent Wauquiez est un cornecul

Laurent_WauquiezUne gamine est violée et assassinée dans le nord de la France par un cinglé, immédiatement emprisonné. Et toutes affaires cessantes les médias et la politique inondent les citoyens d’un déluge de lieux communs, de slogans et de beaufitudes, attisant les réactions populaires et préparant les élections alors que la situation exigerait plutôt décence et réflexion. Le présumé assassin est polonais, et repris de justice, ce qui permet aux politicards d’en rajouter sur le danger venant de l’étranger.

L’un d’entre eux se manifeste tout particulièrement et avec son brio habituel, il s’agit de Laurent Wauquiez, secrétaire général du parti conservateur qui déclare :

Tout d’abord, il faut faire la lumière sur cette affaire. Il y a trop de questions sans réponse. Y a-t-il eu une défaillance majeure dans l’exécution de la peine ? Pourquoi quelqu’un qui devait être reconduit à la frontière et expulsé ne l’a pas été ? Nous demandons que l’inspection générale des services judiciaires soit saisie. Il faut savoir et comprendre… cela pose à l’évidence toute la question de la politique de remise de peine et de réductions automatiques de Mme Taubira… Par sa circulaire, la garde des Sceaux a incité à renforcer ces allègements. Ce prédateur en a-t-il bénéficié ? De toute évidence, la politique du gouvernement est à rebours de nos besoins. Mme Taubira fait du désarmement pénal, les Français attendent du réarmement pénal

Mme. Taubira, ministre de la justice est la cible préférée de ces caricatures de responsables politiques depuis qu’elle a porté la loi pour le mariage homosexuel, votée à la majorité d’un parlement démocratiquement élu. Elle est évidemment désignée comme personnellement responsable de l’assassinat de cette gamine par des populistes de tous bords. Et la gauche au pouvoir depuis trois ans est bien sûr à l’origine de ces atrocités du fait de son légendaire laxisme qui a poussé au crime ce repris de justice.

D’un vrai problème de société : que fait-ton des criminels irrécupérables et comment finance-t-on leur mise à l’écart de la société ?, des élus de rencontre, cédant à la panique, oubliant l’intelligence, livrant le pays à l’abrutissement, font de ce sujet grave une nouvelle inutile polémique de caniveau.

Laurent Wauquiez est en tête de gondole pour crier haro sur le baudet entre deux blancs secs au Café du commerce avec Mme. Michu.

Laurent Wauquiez est un cornecul ambitieux capable du pire. Il annone les slogans de Valeurs Actuelles comme un réflexe pavlovien dès qu’un évènement apparaît dans les titres des médias. Il parade sur les plateaux pour vendre son absence de réflexion comme Nabilla faisant la promotion de sa marque de petites culottes.

Laurent Wauquiez n’arrive pas à cacher la délectation qui est la sienne quand il remue la lie de notre société pour en faire un fumet attirant pour ses électeurs. Il a pourtant quelques neurones : normalien, énarque, agrégé d’histoire, mais les synapses qui les relient entre eux se sont brisées lorsqu’il a plongé dans le marigot nauséabond de la politique partisane. Et depuis il n’y a plus d’influx nerveux pour irriguer les dits neurones qui sont à l’arrêt.

Même les électeurs conservateurs devraient se méfier de Laurent Wauquiez qui a une vocation de Brutus et qui immanquablement les trahira le moment venu. Après avoir critiqué Sarkozy après sa défaite en 2012 il est revenu manger dans sa main en échange d’un maroquin partisan. Il lui plantera un couteau dans le cœur un jour, c’est écrit.

Laurent Wauquiez illustre à en pleurer notre drame national : la pauvreté intellectuelle d’une classe politique, imbue d’elle-même, surtout concernée par sa réélection, refusant ainsi de prendre le risque de faire de la politique, c’est-à-dire emmener le pays et les citoyens vers un avenir meilleur.

En cherchant bien on ne reconnaît qu’une seule qualité à Laurent Wauquiez : il ne se teint pas les cheveux comme de (trop) nombreux politiques qui refusent d’affronter leur âge comme l’avenir de leurs électeurs ou le déficit du budget de la République.

Mais à la question : à quoi de positif peut donc bien servir un Laurent Wauquiez ?, on peine à trouver réponse. Le garçon sera sans doute ministre lors d’une prochaine alternance de droite. Il n’en sera que plus inutile et potentiellement nuisible tellement il érige la démagogie en mode de fonctionnement.

Il se confirme que nous avons, hélas, les dirigeants que nous méritons. Mon-Général, revient !

Compte tenu de sa représentativité de la classe politique actuelle nous allons ouvrir ici une rubrique Laurent Wauquiez pour suivre ses exploits, et immédiatement référencer son compte Twitter à la rubrique les Tweets crétins.

Irresponsabilité politique

Etonnant : encore un élu pris la main dans le sac de la fraude fiscale. Député socialiste, Thomas Thévenoud venait d’être nommé sous-ministre de quelque chose alors que la presse à sorti que le garçon avait oublié de faire ses déclarations de revenu durant trois ans, refusé de payer ses loyers pour une durée équivalente, et autres fariboles du même tonneau. Illico démissionnaire du gouvernement et du parti socialiste, Thévenoud-le-fraudeur explique qu’il est victime d’une « phobie administrative » mais qu’il a régularisé sa situation depuis.

Le plus croquignolet dans l’histoire est que cet élu fraudeur fut membre de la commission parlementaire chargée de mettre au clair l’affaire de Cahuzac l’autre ministre-fraudeur, dont il ne fut pas l’un des accusateurs les plus modérés.
Nouvelle illustration si besoin en était de la folie du pouvoir qui monte facilement à la tête des politiciens les plus faibles.

Guaino le colérique

Il est bien Guaino, le colérique de l’UMP. Alors que le raide-comme-passe-lacet de Bordeaux appelait en juillet à ne pas vilipender la justice suite aux déclarations enflammées anti-juges de Sarko-l’agité, le colérique a répondu : « J’avoue que je commence à être un peu fatigué des leçons de M. Juppé, je le connais depuis trente ans… Je croyais que les épreuves de la vie avaient enfin débarrassé Alain Juppé de cette épouvantable arrogance, de cet épouvantable mépris dont il accable depuis toujours tous ceux qui sont en désaccord avec lui », sympathique allusion à la condamnation pénale du raide-comme-passe-lacet dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Quelques jours plus tard Guaino-le-grognon-colérique a ajouté sur son petit camarade de bac à sable « Son bilan politique est nul… Lorsqu’il était à Matignon, il a mis en trois mois toute la France dans la rue… Le septennat s’est arrêté net. Qui dit mieux ? »

Quelle cacophonie ! Si les entreprises étaient gérées comme les partis politiques il n’y en aurait plus une seule debout mais l’irresponsabilité de notre système politique, et surtout de nos dirigeants, permet à des incompétents de rester en haut de l’échelle, ou à des contestataires de continuer à manger la soupe dans laquelle ils crachent. On a les dirigeants que l’on mérite !

Le coq caquètte

Laurent Wauquiez, jeune coq de la droite, ex-sous-ministre de l’emploi, compare la France d’aujourd’hui à la République de Weimar, laissant ainsi croire que le gouvernement socialiste actuel mènera le pays aux mêmes errements que l’Allemagne des années 30. Par ailleurs il sort un bouquin prônant le retour à une Europe à six membres et la sortie de la France des accords de Schengen. Ce garçon est décidément tout en nuances, il ira loin !

Mon Dieu, faites la taire

Et allez, ouste, la France change de premier ministre !

Copé veut rencontrer le président, sans doute pour lui demander de démissionner.

Drame supplémentaire : la Morano reprend ses tweets frénétiques inondant le réseau de sa stupidité bêlante :

Mon Dieu faite la taire. Il faudrait la censurer pour insulte à la pensée, la France n’a pas mérité ça.

La Morano toute en grâce

La Morano tient encore les feux de la rampe ! La rumeur voudrait qu’elle soit désignée tête de liste de l’UMP pour la Région Est aux prochaines élections européennes. Evidemment quelques caciques du parti s’émeuvent d’une telle éventualité : Accoyer se demande dans une interview au Monde : « …si elle doit remplacer quelqu’un : qu’apporterait-elle de plus ? »

La question est légitime concernant cette twittos obsessionnelle et compulsive dont l’un des derniers messages est rappelé ci-dessous :

La campagne électorale promet d’être intéressante, sans parler des débats au parlement européen si jamais elle y était élue !

Une galéjade de sénateurs vieillisants

Impayable : un quarteron de sénateurs vieillissants s’opposent à la loi contre le cumul des mandats. Robert Hue (67 ans), Jean-Michel Baylet (67 ans), Jean-Pierre Chevènement (74 ans) et Jacques Mézart (66 ans) crient à l’assassinat du Sénat parce qu’un projet de loi leur interdirait de détenir un mandat parlementaire (leur fauteuil au Sénat) avec une fonction exécutive locale. Ils arguent qu’ils ne pourraient pas représenter correctement les collectivités locales au Sénat s’ils ne dirigent pas au moins l’une d’entre elles en même temps.

En réalité le projet de loi ne leur interdit pas de siéger dans une collectivité locale, mais uniquement de les diriger. Mais l’égo surdimensionné de ces doctes personnages ne supporterait pas qu’ils ne soient que simple conseillers élus pour être au contact des réalités du terrain, seule la place de maire ou de président d’un conseil général ou régional est à la hauteur de leurs ambitions démesurées.

L’Express du 11 septembre a publié une intéressante analyse sur « Le palmarès des cumulards », répertoriant pour 1 500 élus la somme de leurs mandats et les affectant d’un coefficient représentant le nombre de jobs à plein temps de ces mandats. On y voit que le lascar Jean-Michel Baylet (67 ans) est classé n°3 avec 10 mandats sur sa pauvre tête représentant presque 5 jobs à plein temps, ce qui fait un peu beaucoup à 67 ans… Le recordman est Michel Delebarre, lui aussi sénateur, et détenteur de 26 mandats représentant 7 temps pleins !

Emmené par cette bande de dangereux révolutionnaires, le Sénat a donc voté contre le projet de loi, ou plus exactement a voté pour, mais en excluant les sénateurs vieillissants de son champ d’application, tout en acceptant néanmoins de renoncer au cumul des rémunérations, car bien entendu les cumulards additionnent également les rémunérations. Malin !