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Le chemin de croix de l’Eglise catholique

Cabu dans Charlie Hebdo

De plus en plus d’affaires de violences sexuelles sont dévoilées et désormais admises au sein de l’Eglise catholique. Les faits révèlent beaucoup d’actes de pédophilie, mais aussi des viols de nonnes par des hommes d’église. Tout ceci n’est pas vraiment nouveau mais ce qui apparaît aujourd’hui c’est que la hiérarchie catholique a été beaucoup mieux informée de ces dérives qu’on pouvait le croire et a, globalement, couvert ces perversions de son silence pour éviter le scandale, qui s’est tout de même développé au niveau des cinq continents.

Des dignitaires de cette institution religieuse ont été déchargées de leurs fonctions, certains ont été exclus de l’église, d’autres sont en train de passer devant la justice civile. Beaucoup restent encore protégés par leurs hiérarchies, continuent d’exercer leur métier de pasteur et gèrent comme ils le peuvent les contradictions de leurs vies avec le dogme.

Certaines enquêtes de chercheurs expliquent qu’il existe une proportion d’homosexuels hommes au sein de l’église catholique en proportion significativement plus importante que dans le reste de la société. Le fait que par nature l’église cherche à accroitre le troupeau de ses brebis l’amène à rassembler beaucoup d’enfants dans les cours de catéchisme, les camps scouts et autres diverses occasions, le désir fait le reste et la menace des foudres du Seigneur ne semblent guère embarrasser les coupables qui ont vécu leurs perversions se sachant plus ou moins à l’abri de dénonciation.

En ces temps récents où la transparence est élevée en mode fonctionnement de la société, cette pédophilie religieuse est désormais attaquée devant la justice des hommes, leur aspect criminel n’étant contesté que par très peu de monde. Plus intéressant, c’est aussi le semblant de début d’autocritique que l’Eglise a lancé envers son propre silence. Sans doute celui-ci va aller s’atténuant et, les pédophiles se sentant moins protégés par Dieu, voudront peut-être moins risquer la condamnation des hommes ? On peut le souhaiter.

Evidemment l’homosexualité est toujours officiellement condamnée par l’idéologie catholique, sans doute la pédophilie l’est encore plus, alors on mesure le grand écart avec sa conscience accepté par la hiérarchie catholique pour avoir couvert des faits de pédophilies homosexuelles. On est en fait face à une absence totale de démocratie au sein de l’Etat du Vatican dont le patron est investi par Dieu et dont les actes ne relèvent que du droit canon. Leur idéologie est celle du dogme, discuté par personne, encore moins voté par quiconque, les ordres viennent de Dieu, la raison est absente, ce qui permet bien quelques arrangements avec la Loi terrienne. La pédophilie est l’un des effets indirects de ce gouvernement d’un autre âge. Les choses évoluent un peu, c’est bien.

Que faire avec les terroristes religieux français ?

Avec la fin annoncée de la domination du groupe Etat islamique sur un territoire formel en Syrie, la question du sort des terroristes non syriens se retrouve posée d’autant plus que nombre d’entre eux commencent à se rendre aux forces kurdes et non gouvernementales syriennes qui les assaillent et les bombardent à qui mieux-mieux avec l’aide de la coalition internationale disposant d’une force aérienne puissante.

Il y a de nombreux morts bien sûr, mais on voit aussi sortir des décombres de la ville de Bagouz des terroristes éclopés, et aussi, plus stupéfiant, des cortèges de femmes intégralement couvertes de robes noires de la tête aux pieds, avec leurs enfants, parfois eux-aussi blessés. Les photographes se régalent en prenant des photos de ces fantômes noirs au milieu du désert avec leurs bambins habillés de couleurs traînant leurs doudous au milieu de la caillasses asséchée. C’est l’une des caractéristiques de cette guerre religieuse : les combats se mènent en famille, avec femmes et enfants, qui, parfois, participent eux-mêmes aux carnages. On a vu des vidéos de gamins assassinant des otages et il se dit que les femmes combattantes ne sont pas les moins cruelles. Des enfants sont aussi nés dans ces combats : « les lionceaux de califat » afin de constituer l’armée future. Alors que dans les guerres passées, il était plutôt de tradition de mettre les femmes et les enfants à l’abri des misères de la guerre, ici, tout le monde est sur le front.

Cette horde hagarde qui sort actuellement des ruines est composée d’un patchwork de nationalités. Il y a des français bien sûr, notre pays ayant constitué l’un des plus nombreux quotas de cette guerre pour Dieu. On entend des femmes expliquer derrière leur voile noir qu’elles n’ont rien commis mal, que leurs maris qu’elles ont suivis bien innocemment depuis la France sont morts au combat et qu’il faut maintenant que la mère-patrie les accueille avec leurs progénitures. Leurs dires sont invérifiables et en France, personne ne sait bien quoi faire avec ce sujet : Mme. Michu explique qu’ils ont voulu partir en Syrie alors qu’ils y restent, certains élus prônent des « assassinats ciblés » par les services de sécurité français, les humanitaires font pleurer dans les chaumières, les juristes ânonnent que la République doit le soutien à ses ressortissants, d’autres pensent qu’ils seront mieux sous surveillance dans l’hexagone que laissés à eux-mêmes au Moyen-Orient. Il est toujours facile d’avoir un avis quand la décision relève d’un autre… Pour le moment, le pouvoir exécutif édicte que les crimes commis dans des pays étrangers doivent être jugés dans ces pays et que le rapatriement des enfants sera décidé au cas par cas. Plusieurs centaines de terroristes religieux, hommes et femmes, sont d’ailleurs déjà revenus d’eux-mêmes en France et, pour nombre d’entre eux, végètent en prison après leur condamnation en attendant une libération certaine, dont les premières sont déjà annoncées pour 2019.

Il est plus que probable que parmi ces futurs libérables ou rapatriés, certains n’ont pas abdiqué avec leur fanatisme religieux et la mission de tuer les mécréants dont ils se sentent investis. Cette population cherchera sans doute à semer de nouveau la terreur, en France et ailleurs. Certains d’entre eux auront certainement les moyens de passer entre les mailles des filets de la surveillance policière mise en œuvre à leur encontre. C’est statistiquement une évidence.

Le pouvoir aux responsabilités avance prudemment et de façon pragmatique sur la question et semble utiliser les différents moyens à sa disposition tout en restant dans les limites de la démocratie et de l’intelligence, malgré les aboiements irresponsables de son opposition. Des assassinats ciblés, il y en eut et il continue à se produire : on a vu récemment l’exécution des frères Clain, fervents catholiques normands convertis à l’islam et devenus personnages importants dans la hiérarchie du groupe terroriste (la mort d’au moins l’un d’entre eux a été confirmée), par un tir de drone de la coalition internationale le mois dernier à Bagouz justement Certains procès locaux ont déjà aboutis en Irak contre des citoyens français ; des enfants orphelins ont déjà été rapatriés sur le territoire national ; les terroristes revenus d’eux-mêmes sont désormais judiciarisés dans le cadre des lois ayant criminalisé la participation a des entreprises terroristes. On ne peut pas non plus exclure que certains des revenants soient rentrés discrètement et aient échappés à l’application de la Loi.

Bref, le gouvernement français agit comme il le peut pour le moment et on verra ce que feront les donneurs de leçons lorsqu’ils seront au pouvoir, qu’ils se fassent déjà élire.Bref, le gouvernement français agit comme il le peut pour le moment et on verra ce que feront les donneurs de leçons lorsqu’ils auront été élus.

Italie-France, la désastreuse valse des ploucs

Les dirigeants italiens se chamaillent avec leurs homologues français et le niveau du débat relève d’un concours de première année de maternelle à celui qui fera pipi le plus loin dans la cour des enfants. Il y a du vrai dans les agressions verbales échangées de chaque coté mais elles sont d’un niveau terriblement consternant venant d’élus européens de deux pays de la vieille Europe.

Les transalpins font comme ils le sentent mais la France s’honorerait à ne pas provoquer leurs réactions sanguines avec de permanentes leçons de morale sur leurs déficits budgétaires ou leur gestion des flux de réfugiés. Mais si le mal fait et que élus français n’ont pas pu s’empêcher de s’occuper de ce qui ne les regarde pas chez leurs voisins au lieu de se consacrer à leurs affaires nationales, le mieux serait de traiter les réactions italiennes par l’indifférence, elles devraient ainsi s’éteindre tout naturellement et à très court terme.

Ce n’est pas l’option qui a été choisie après qu’un ministre italien soit venu rencontrer en France les émeutiers qui agitent l’hexagone depuis plusieurs mois. Du coup la République rappelle son ambassadeur à Rome. On ne va sans doute pas déclarer la guerre à l’Italie alors ces réactions diplomatiques font partie de l’arsenal pacifique disponible, il y aura un peu moins de petits-fours pendant un temps dans les palais romains et tout ce petit monde diplomatico-mondain se retrouvera bientôt sous les ors du Palais Farnèse pour échanger sur les nouvelles de leur microcosme ! Le monde politique français s’engouffre dans la brèche ouverte par les ploucs et commente ce qui n’a que peu d’intérêt. Chacun se positionne sur le conflit verbal et raccroche ses wagons à un train ou l’autre, rabaissant autant que faire se peut le niveau du débat. Qu’ils retournent à leurs dossiers nationaux, ils sont payés par les contribuables et leurs militants pour ce faire, pas pour ventiler sur l’inexistant.

Ribéry : le retour

Le fouteballeur Ribéry refait parler de lui avec éclat. Le garçon était plutôt absent des conversations mais le revoici en tête de gondole ces derniers jours au sujet plus ou moins obscur d’un bifteck commandé dans un restaurant bling-bling de Dubaï et publié sur son compte Tweeter ! Quelques journalistes qui n’ont rien d’autre à faire que de consulter les tweets de Ribéry ont fait des commentaires qui ont déclenché l’ire du fouteu. Qu’on en juge : 

Le tout sous un bandeau clinquant qui permet de constater que le garçon a 222 mille suiveurs :

Le mieux serait que les journalistes qui bénéficient, rappelons-le, d’une niche fiscale équivalente à une subvention des contribuables pour exercer leur métier, fassent véritablement leur travail d’analyse et donc se déconnectent du compte Tweeter de Ribéry.

Les émeutes continuent…

On ne dit plus : le huitième jour d’émeute d’une minorité de citoyens violents qui veulent imposer leurs vues à la majorité du pays en cassant sans compter les biens publics et privés dont les manifestations ont entraîné la mort par accident de déjà dix personnes ; on dit : « le huitième acte des gilets jaunes ».

Décorations et décadence

Les joueurs français de fouteballe (ainsi que leur entraîneur et quelques notables de ce sport) qui ont gagné le dernier championnat du monde de foute sont faits chevaliers de la légion d’honneur pour « services exceptionnels nettement caractérisés ». En plus des fouteux susmentionnés, la promotion du 1er janvier comporte 402 noms dont nombre de gens qui n’ont rien à y faire : des présentateurs télé (Stéphane Bern), des acteurs (Nathalie Baye…), des écrivains, des banquiers… Heureusement, il y a aussi des citoyens, policiers et pompiers, qui ont servi la Patrie et qui viennent relever le niveau de cette promotion plus mondaine que méritante.

Le site internet de la légion d’honneur précise que la Légion d’Honneur est censée être « …la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde. Depuis deux siècles, elle est remise au nom du Chef de l’Etat pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité. »

PROMOTION SPÉCIALE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2018 EN RUSSIE / ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR : Décret du 31 décembre 2018 portant promotion et nomination NOR : PRER1835394D Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 2018, pris sur le rapport du Premier ministre et de la ministre des sports et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d’honneur, vu la déclaration du conseil de l’ordre portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, notamment de l’article R. 27 du code de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, le conseil des ministres entendu, sont promus ou nommés, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade… La suite sur : http://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/20190101_foot.pdf)

La fratrie de Jésus

Au cours d’un repas de Noël la théorie des frères et sœurs de Jésus vient dans la conversation. La majorité des participants n’ont jamais entendu parler d’une telle hypothèse qui, si elle était vérifiée, briserait bien des certitudes. Après consultation des spécialistes en bondieuseries (on en trouve toujours un ou deux dans une famille) il s’avère que ce serait une fake news complètement contraire au dogme qui veut que les parents de Jésus, Marie et Joseph, soient consacrés, c’est-à-dire qu’ils ont fait vœux de chasteté pour leurs vies entières. L’Eglise n’envisage pas une seconde que ce vœu ait pu être brisé avant ou après la naissance de Jésus conçu par les voies miraculeuses que l’on sait. Ouf !

Un nouveau drame de la bêtise

La concomitance des émeutes en France avec un attentat religieux à Strasbourg provoque une recrudescence inhabituelle des théories loufoques dont Mme. Michu se laisse convaincre au Café du Commerce. Qu’on en juge : les assassinats de Strasbourg auraient été commandités par le gouvernement français pour dissiper l’attention des citoyens sur les émeutiers et leurs revendications. Les premières enquêtes en cours ne confirment pas cette hypothèse.

Encore un drame de l’abrutissement des masses attisé par le niveau du débat citoyen actuel, des tweets de Nadine Morano aux interviews des joueurs de fouteballe. Soyons optimistes, investissons dans l’éducation et l’intelligence vaincra !

Le retour des attentats religieux en France

Un voyou multirécidiviste, a priori passé du banditisme au terrorisme religieux, tire au pistolet au hasard dans les rues de Strasbourg mardi 11 décembre. On en est à trois morts à ce jour plus une dizaine de blessés dont plusieurs entre la vie et la mort. Le suspect a été tué par la police ce soir après deux jours de traque dans la ville. D’origine marocaine, né à Strasbourg, ce citoyen français s’est plongé dans l’islam comme il avait baigné dans le deal et le braquage. Ces transitions qui n’ont rien de nouveau quand on regarde le parcours des terroristes religieux ayant sévi ces dernières sur le territoire français, laisse toujours l’observateur pantois tant semblent opposés les enseignements de la religion et les buts des terroristes. En réalité ces terroristes s’inspirent du langage moyenâgeux et métaphorique des livres saints, refusant d’en moderniser l’interprétation, et retournent leurs armes contre la République qui les a élevés. Le groupe Etat islamique a revendiqué cet attentat.

Comme à chaque attentat, le sang n’était pas encore séché sur les trottoirs que les aboyeurs habituels se sont déchaînés dans l’indécence. Laurent Wauquiez fut cette fois-ci encore en tête de gondole :

Par ce genre de message félon, le chef du parti conservateur de droite laisse penser à Mme. Michu que ses dirigeants ne font rien et se contentent de regarder passer les trains. Cette hypothèse est incorrecte et il suffit tout simplement de compulser les textes des lois anti-terrorisme qui se sont succédées depuis les attentats des années 95′ pour le constater. Non seulement les textes évoluent mais les pratiques également. Outre l’engagement militaire à l’étranger de l’armée française, l’efficacité des forces de sécurité nationale s’est beaucoup renforcée. Mais le mieux est sans doute de laisser la caravane passer devant les chiens qui aboient. Wauquiez est désormais sans doute irrécupérable pour la raison.

Laurent Wauquiez soutient les émeutiers

Impayable : Laurent Wauquiez, chef de Les Républicains affirme sur un plateau télévisé qu’il n’a jamais porté de « gilet jaune », signe de ralliement des contestataires qui perturbent le fonctionnement de la République depuis plus d’un mois. Evidement une photo est rapidement ressortie des tiroirs montrant l’impétrant en… gilet jaune sur un barrage. La photo n’est pas contestée, M. Wauquiez a simplement expliqué qu’il avait oublié cet évènement.

La presse adore les « gilets jaunes »

Les plateaux médiatiques adorent la contestation actuelle. D’abord car il n’y a aucune analyse à faire sinon répéter jusqu’à la nausée qu’il ne faut pas confondre les gentils « gilets jaunes » avec les méchants casseur, que le mouvement est inédit car spontané et sans représentant ou gloser sur la pluie de sondages testant le sentiment des français vis-à-vis du mouvement.

Ensuite les politicards s’affrontent sur le sujet au mépris de toute cohérence, où l’on voit la droite conservatrice parader en gilet jaune, l’extrême droite appeler à ouvrir les Champs Elysées aux manifestants, un ancien président socialiste (dont le gouvernement a fait voter la hausse actuelle des taxes sur le carburant) expliquer comment lui écoutait la contestation, Christine Boutin ou Isabelle Balkany tweeter compulsivement leur amour des « gilets jaunes ». Bref, c’est le grand guignol qui constitue le fonds de commerce d’une grande partie de la presse qui se régale.

Enfin, il y a des émeutes et la vision des voitures brûlées dans les rues des beaux quartiers parisiens déclenche une excitation pavlovienne dans l’œil de journalistes qui ne se lassent pas de montrer ces images qu’ils assortissent de leurs banalités.

En fait, comme souvent en France une minorité de citoyens utilise sa capacité de nuisance pour bloquer le pays, et une minorité dans la minorité casse les biens desdits citoyens. Ces perturbateurs se sentent investis d’une mission souveraine qui ne peut pas attendre les prochaines élections pour s’exprimer, ils investissent donc la rue et se souviennent que leurs ancêtres ont guillotiné un roi ! 

Le Cameroun va employer son argent à meilleur escient

La fédération africaine de fouteballe constate que le Cameroun qui devait organiser une compétition régionale en 2019 ne sera pas en mesure de livrer les infrastructures attendues dans les délais, du coup voilà le pays privé de cette coupe qui sera organisée ailleurs. C’est une bonne nouvelle pour ce pays qui a vraiment d’autres priorités à prendre en compte que de construire des stades de sport dans un pays miné par le sous-développement, la corruption, la sécession entre anglophones et francophones, le terrorisme religieux, sans parler du vieillard de 85 ans qui occupe sa présidence depuis plus de 35 ans…

Ce malheureux pays concentre tous les errements de l’Afrique postcoloniale après avoir subi les ravages de la double colonisation britannique et française. Les dépenses qui seront ainsi économisées par la non-organisation de la compétition devraient pouvoir être réallouées à des sujets plus productifs et plus utiles à la population, à moins qu’elles ne viennent enrichir encore le clan présidentiel dont le parrain, Paul Biya, passe maintenant plus de temps en Suisse, entre sa résidence de nabab et l’hôpital local, que dans sa capitale.

La coupe « taliban » fait fureur

Voici une photo d’un journaliste du service public qui a adopté la coupe « taliban », crâne rasé et barbe fournie :

C’est une véritable mode virale qui saisit une portion significative de la population. Dès qu’une calvitie s’annonce les impétrants rasent le haut de la tête et libère le bas. Il faut dire que les talibans eux, n’attendent pas la calvitie pour adopter la coupe. Après Booba et Karis :

On a eu Thierry Henri :

Sans parler de notre voisin de palier…

Wauquiez dans tous les râteliers

Alors qu’un projet de loi sur l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples homosexuels se prépare, Laurent Wauquiez rappelle quelques vérités devant un parterre catholique-conservateur de l’organisation Sens commun en expliquant que cette PMA qui existe depuis plusieurs décennies pour les couples hétérosexuels serait immanquablement étendue aux couples gays à partir du moment où le mariage de ceux-ci avait été légalisé. C’était écrit et c’est probablement ce qui va se passer, en ceci il n’avait pas tout à fait tort. Le problème avec ce garçon c’est que depuis qu’il a abandonné la philosophie pour la politique, il a perdu toute mesure et n’a pu s’empêcher d’assimiler la PMA de mener à l’eugénisme et au nazisme, ce qui a déclenché un peu d’émotion sur les plateaux télévisés fréquentés par le microcosme mondain, mais aussi des soignants pratiquant la PMA ainsi que les patients en bénéficiant.

Wauquiez s’adressait à un auditoire conquis qui avait déjà entendu Sarkozy, son ex-mentor, envisager de revenir sur le mariage pour tous. Il a eu son petit succès. Comme d’habitude il a dérivé vers la déraison et sa comparaison avec le nazisme n’a pas de sens et sans doute peu d’efficacité politique. Les militants de Sens commun ne veulent pas de la PMA ni de l’avortement car ces actes sont contraires à leur interprétation de la parole du Dieu auquel ils croient. Ils n’ont pas besoin de l’épouvantail du nazisme pour rejeter ces actes. Par contre les conservateurs et les centristes de droite peuvent être effrayés par un tel manque de sérénité d’un prétendant au pouvoir suprême. On se demande d’ailleurs si Wauquiez se laisse déborder par son bavardage de café du commerce ou si son discours est autocontrôlé ?

Ceci étant dit le débat sur l’extension de la PMA mérite d’être mené car quoi que l’on en dise, l’étape suivante sera la GPA (gestation pour autrui). C’est écrit également et cela ne sert à rien que de vouloir cacher cet agenda, sinon attiser les haines et les soupçons. Oui il y a un risque d’eugénisme, ou en tout cas de choix génétiques qu’il faut anticiper et encadrer, oui il y a une possibilité de dérives commerciales concernant l’acte de procréation, etc. Ce débat mérite de l’intelligence et de l’éthique comme on en usa lors des discussions sur les différents textes de loi sur la fin de vie. Il faudrait donc exclure les Wauquiez & co. de ce type de discussions. C’est hélas démocratiquement impossible.

La minute de silence à la radio

En ce jour de commémoration du centenaire de l’armistice de la guerre de 14-18, les journalistes de radio s’écoutent parler en commentant un défilé de dirigeants mondiaux sur le pavé parisien. Mais il y a une chose qu’ils n’aiment pas c’est la minute de silence propre à ce genre de cérémonie. Une minute de silence  nécessite en principe… le silence, c’est-à-dire se taire, fermer sa bouche, mettre ses cordes vocales au repos pour 60 secondes. Se taire pour un journaliste c’est une maladie honteuse, alors généralement au bout de 15 secondes ils reprennent la parole pour aligner les banalités qu’ils affectionnent. Ainsi va notre société qui privilégie la communication sur le fond.

MARCEL Gabriel, ‘En chemin vers quel éveil ?’.

Sortie : 1971, Chez : Voies ouvertes – Gallimard

Gabriel Marcel (1889-1973 ) est un philosophe, dramaturge, critique littéraire et musicien (à ses heures perdues). Auteur de nombreuses œuvres philosophiques et de pièces de théâtre, au crépuscule de sa vie il a décidé d’écrire non pas ses mémoires mais des pensées lui venant lorsqu’il jette un regard sur toutes ces années passées à réfléchir, analyser, écrire sur le sort de l’Homme.

Au cœur d’une période si fertile en philosophes de tous bords, il a aussi développé un courant que l’on a appelé « existentialisme chrétien » pas vraiment compatible avec l’existentialisme de Sartre semble-t-il. Bref, l’Homme n’est pas déterminé par quiconque mais libre et responsable de son existence. Gabriel Marcel s’étant converti à la religion catholique il ajoute Dieu à son existentialisme et là commencent les problèmes conceptuels. Mais qu’importe, il explique ce qu’il croit et n’exclut rien, y compris le spiritisme dont certaines expériences l’ont marqué.

La guerre de 14-18 a précédé sa conversion et l’a poussé vers l’existentialisme, quoi de plus symbolique de la liberté que celle prise par les hommes de s’entre-tuer ? Son passage au catholicisme en 1929 est sans doute le fait marquant de sa vie, et de sa pensée, sur lequel il ne cesse de s’interroger, voire de se justifier. Il reconnaît toutefois « le caractère hasardeux de l’engagement [souscrit] » et n’exclut pas totalement qu’il existe « une marge d’incertitude » quant à la réalité de la résurrection du Christ qui pourrait un jour être contredite. Malgré tout, création, compassion, universalité, mystère [« ce qui n’est pas problématisable »]… sont des concepts qu’il vit « charnellement » et qui nourrissent ses réflexions sur cette religion à laquelle il s’attache en pleine connaissance de cause, non comme à une bouée de sauvetage à ses angoisses mais qu’il reçoit comme une éclairante certitude intellectuelle. Pour lui les valeurs chrétiennes ne peuvent pas être vécues sans la foi et l’existence de cet humanisme semble justement lui confirmer l’existence de Jésus. Chacune de ses pièces de théâtre semble inspirée par ces réflexions. Il reste à les lire !

Au-delà de ce retour sur des décennies de foisonnantes réflexions philosophiques il note quelques passages de l’Histoire et de son existence : le décès du Général de Gaulle qui après une vie de combats glorieux souhaite être enterré dans un petit village de France auprès de sa fille Anne handicapée et morte très jeune ; le procès des basques de Burgos par le régime de Franco en 1970 ; l’adoption de son fils « … une sorte de greffe spirituelle » ; la musique « …capable de traduire cette conjonction du chagrin et de la joie, qui ne se laisse pas exprimer dans un langage conceptuel [au sujet de l’armistice de 1918] » ; le décès de sa femme et d’autres proches…

Gabriel Marcel connut une reconnaissance certaine de ses pairs, y compris à l’étranger. Docteur honoris causa dans nombre d’universités, récipiendaire de nombreux prix… ce livre retrace quelques étapes du parcours d’un humaniste du XXème siècle éclairé par la foi catholique. Les non-initiés ne comprendront pas tous les concepts abordés mais on pressent un humain qui participa à cette grande tâche de la Pensée et c’est bien là le plus fondamental.

L’église fait dans le clanisme

On apprend avec stupeur qu’un schisme se déroule au sein de l’Eglise orthodoxe dont la section russe a décidé de rompre « totalement » avec le patriarcat de Constantinople car ce dernier aurait reconnu l’indépendance de l’Eglise ukrainienne qui était placée sous la tutelle russe depuis 332 ans. Du coup tout ce petit monde ne pourra plus partager ni liturgie ni communion entre ses fidèle mais chacun mènera ses petites affaires politico-religieuses de son coté, en attendant des jours meilleurs.

Constantinople on s’en souvient est le nom de la ville qui est devenue Istanbul après la chute de l’empire ottoman au début du XXème siècle. Le patriarcat en est resté à Constantinople et règne plus ou moins sur l’Eglise orthodoxe turque, c’est-à-dire un marché extrêmement réduit au sein d’un pays très majoritairement musulman, mais il étend aussi son autorité sur les territoires grecs autrefois conquis par les ottomans, dont la Crète, Patmos, Rhodos, Simi et quelques îles du Dodécanèse et même des micro-archevêché orthodoxes en Europe et en Amérique. Tout ceci additionné, cela fait plus de monde (et de ressources financières).

De schismes en excommunication puis en tentatives de réconciliation, les églises comme les partis politiques se déchirent, se divisent, agitées par l’ambition des hommes que la sagesse de Dieu ne parvient que rarement à apaiser. L’Eglise orthodoxe aujourd’hui c’est un peu comme la gauche en France, à force de se fâcher les uns avec les autres, ses représentants ont scindé le marché en une multitude de petites niches qui ne représentent plus grand-chose mais où chacun a monté sa propre boutique pour essayer d’en capter la clientèle. Dans l’Eglise orthodoxe le militant donne beaucoup et le parti est exonéré d’impôt, les intérêts commerciaux ne sont donc jamais très loin. Dans un cas comme dans l’autre, cela n’a finalement guère d’importance. D’ailleurs, les adhérents comme les fidèles ne semblent pas s’en émouvoir particulièrement.