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Thévenoud s’occupe

Thomas Thévenoud, vous souvenez-vous ? Il fut un éphémère ministre sous la présidence Hollande, forcé à la démission quelques jours après sa nomination pour avoir oublié de payer ses impôts plusieurs années durant. Il avait régularisé sa situation mais à fait se tordre de rire le pays entier (à l’exception sans doute de ses collègues du gouvernement) en expliquant que lui et sa femme étaient atteints d’une « phobie administrative » qui leur faisait renoncer à faire leurs déclarations de revenus à l’administration ou de payer les frais de cantine de leurs enfant.

Après cette franche et rafraichissante rigolade, l’impétrant a payé ce qu’il devait aux contribuables floués par sa « maladie » plus quelques pénalités et une condamnation en justice. Aujourd’hui la poilade continue car on apprend que le garçon a déposé la marque « phobie administrative » à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Il pourra ainsi toucher des subsides en cas d’utilisation de cette « marque » et en tout cas bloquer son utilisation selon sa volonté.

On reste confondu devant un tel cynisme d’une personne qui gagnerait à se faire oublier et se recycler dans une activité anonyme. N’a-t-il rien d’autre à faire que de ressasser ce péché finalement véniel de fraude fiscale et ses conséquences ? Ce n’est guère brillant.

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Il neige… et la France râle

Petit épisode neigeux sur l’Ile de France, les routes sont encombrées, des bus sont arrêtés en soirée mais le métro fonctionne normalement, des trains sont en retard. Les prévisions météorologiques avaient prévu la situation. Quelques automobilistes restent bloqués plusieurs heures sur une nationale tellement pentue que tout le monde glisse, certains sont hébergés pour la nuit dans des gymnases. C’est ce qu’on appelle des intempéries pour une région parisienne qui n’est plus tellement habituée à la neige.

Mais nous sommes en France alors tout le monde se plaint et sombre dans la démesure : « Mais que fait le gouvernement ? On est abandonné sur la route sans boire ni manger… » etc. C’est la cohorte des pleureuses, une tempête de lamentations, un déferlement de grognons. Il y eut quelques situations désagréables certes, en une nuit tout a été résorbé mais la République n’est pas venue servir un repas chaud arrosé d’un grand cru au bord des routes enneigée, ce n’est pas prévu dans les missions de l’Etat ni dans les financements pour lesquels les contribuables payent des impôts.

Tout le monde a survécu, Dieu merci !

La réalité dépasse la fiction en Afghanistan

Un salve d’attentats religieux particulièrement violents ensanglante l’Afghanistan ces derniers jours, généralement revendiqués par les talibans, rebelles de profession, fous de Dieu et trafiquants de drogue particulièrement efficaces : 20 morts le 20 janvier dans un hôtel international, 5 morts dans une organisation non gouvernementale le 25 janvier, plus de 200 morts dans une rue bondée du centre de Kaboul le 27 janvier. D’habitude les talibans déclenchent leur « offensive de printemps », au printemps, cette année ils prennent de l’avance et ne reculent devant vraiment rien.

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Un p’tit tweet pour la route

Allez : il n’a pas de mal à se faire du bien. Un petit tweet de Laurent Wauquiez avant d’aller se coucher :

On est toujours étonné de voir comment ce garçon au parcours universitaire si brillant réussit à s’abaisser vers autant de beaufitude. Il doit se faire sacrément violence pour atteindre un tel niveau. Il n’est pas sûr que cette tactique le fasse revenir en grâce auprès des électeurs de droite qui finalement semblent plutôt apprécier la politique du gouvernement actuel. La morale voudrait que ceux qui font le pari de la stupidité perdent, mais la politique n’est pas toujours très morale sur ce sujet…

BADIOU Alain, ‘Notre mal vient de plus loin – Penser les tueries du 13 novembre’.

Sortie : 2016, Chez : Ouvertures Fayard

Ce court texte est la transcription d’un séminaire prononcé le 23/11/2015 par le philosophe aux idées sérieusement ancrées dans le marxisme. Tentant de surmonter l’hébétement qui s’est emparé du pays après la tuerie de masse islamiste il cherche à rendre intelligibles ces actes qui dépassent l’entendement pour nombre d’entre nous.

Evidemment c’est du Badiou, donc le capitalisme et ses pratiques impériales sont au centre de tout, c’est lui qui définit les notions de « barbarie » ou de « civilisation », c’est lui qui qualifie de « coloration religieuse » les massacres perpétrés par « les bandes fascistes » des groupes terroristes Etat islamiste et assimilés. Badiou considère que ces bandes armées ne font qu’occuper le terrain dévasté par le système capitaliste, leur engagement religieux de façade étant similaire aux bondieuseries de la mafia, ou au soutien de l’Eglise catholique aux massacres des troupes de Franco en leurs temps.

Les inégalités mondiales générées par le libéralisme occidental auraient enfanté ce nihilisme qui n’est pour le penseur qu’un nouveau fascisme contemporain dont les tueurs développent ce coté « Viva la Muerte » qui anima aussi les jeunes français collabos des nazis qui profitait de leurs positions pour faire n’importe quoi et tuer tout le monde. Leur imam alors était Pétain !

Comme Phèdre à qui Racine fait avouer son amour qu’elle estime criminel, Alain Badiou conclut :

« Nous pouvons dire aussi que notre mal vient de plus loin que l’immigration, plus loin que l’islam, que le Moyen-Orient dévasté, que l’Afrique soumise au pillage… Notre mal vient de l’échec historique du communisme. Donc il vient de loin, en effet. »

S’il n’est pas sûr qu’un communisme victorieux eut permis d’éviter ces tueries à « coloration religieuse » ont peut au moins convenir avec Badiou que le capitalisme occidental n’a pas su les empêcher d’arriver.

Le pape des catholiques discourt

Comme le veut la tradition, le pape François 1er discours à tout va en ces périodes de fête de la nativité : bénédiction dite urbi et orbi (à la ville [de Rome] et à l’univers) dans laquelle on prie pour tous les malheurs du monde et on appelle à l’humilité et l’amour du prochain, messe de minuit, homélies diverses mais surtout les vœux à la Curie, sorte de gouvernement de l’Eglise catholique, une Curie que le bon François cherche à réformer avec difficultés et assez peu de résultats. Il a donc asséné à une assemblée de prélats pourpres et campés sur leurs conservatismes quelques vérités censées remuer ceux qui ne s’étaient pas endormis :

Et parlant de la réforme me vient à l’esprit l’expression sympathique et significative de Mgr Frédéric-François-Xavier De Mérode : «faire les réformes à Rome c’est comme nettoyer le Sphinx d’Égypte avec une brosse à dents». Ceci met en évidence combien il faut de patience, de dévouement et de délicatesse pour atteindre cet objectif, dans la mesure où la Curie est une institution ancienne, complexe, vénérable, composée d’hommes provenant de diverses cultures, langues et constructions mentales, et que, structurellement et depuis toujours, elle est liée à la fonction de primauté de l’Evêque de Rome dans l’Eglise, c’est-à-dire à l’office “sacré” voulu par le Christ Seigneur lui-même pour le bien de tout le corps de l’Eglise (ad bonum totius corporis).

Ceci est très important pour dépasser cette logique déséquilibrée et dégénérée des complots et des petits cercles qui, en réalité, représentent – malgré toutes leurs justifications et leurs bonnes intentions – un cancer qui conduit à l’autoréférentialité, qui s’infiltre aussi dans les organismes ecclésiastiques en tant que tels, et en particulier chez les personnes qui y travaillent. Mais quand cela se produit, la joie de l’Evangile, la joie de communiquer le Christ et d’être en communion avec lui, se perd ; la générosité de notre consécration se perd (cf. Ac 20, 35 et 2Co 9, 7).

En d’autres termes : « remuez-vous bande de fainéants improductifs et incapables sinon vous allez disparaître ! » Pas sûr que ce discours fasse vraiment bouger une Eglise figée sur ses principes et ses corporatismes. L’avenir le dira !

La suite sur : Vœux à la Curie : le texte intégral du discours du Pape François

La famille Merah

La première manche du procès d’Abdelkader Merah s’est terminée à Toulouse début novembre par la condamnation de celui-ci à 20 ans de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste (et son acquittement pour complicité d’assassinat). On se souvient que son jeune frère Mohamed avait, en mars 2012, tué trois militaires, blessé grièvement un quatrième, puis avait abattu à bout portant quatre personnes dans une école juive dont trois enfants de 4, 5 et 7ans, et blessé un autre enfant de 15 ans. Il filma l’ensemble de ses actes avec une caméra portable. Ces crimes furent inspirés par la religion de Mohamed qui s’était radicalisé dans différentes zones de combat du Moyen-Orient. Après une courte cavale, il fut tué par la police.

Son frère Abdelkader a été assez rapidement arrêté, soupçonné d’avoir participé matériellement et intellectuellement à cette campagne macabre et d’une violence inédite. Son procès a permis de découvrir de l’intérieur les tenants et aboutissants de cette famille française d’origine algérienne qui aboutirent à ce massacre.

Parents mariés et divorcés à plusieurs reprises, père condamné et incarcéré pour trafic de stupéfiants (il portera plainte contre l’Etat français après la mort de son fils), leurs cinq enfants nés en France ont tous eu plus ou moins maille à partir avec la justice, la mère leur infuse un antisémitisme féroce et leur fait rejeter tout ce qui n‘est pas musulman. Trois d’entre eux vont adhérer aux thèses islamistes extrémistes. Ils fréquentent les propagandistes Clain, fratrie de deux frères convertis, voyagent dans les pays où sévissent le terrorisme religieux et ses inspirateurs. Ils sont violents, selon les circonstances battent leur mère, se poignardent entre eux, vénèrent les armes et les pitbulls.

Abdelkader sera le prosélyte du lot. Ne reconnaissant que l’autorité de Dieu il veut détruire la démocratie et les mécréants qui sont pour lui un régime et un statut juste inconcevables. Au cours du procès il donne l’image d’un homme réfléchi qui sait où il va et où il ne faut pas montrer qu’il est allé. Invoquant Dieu à toutes occasions, il admet ses « dérapages » par rapport aux préceptes religieux (escroquerie aux crédits notamment), il revendique la possibilité d’être un salafiste radical sans être un assassin. Il finira par condamner les actes de son jeune frère mais s’en remet à Allah pour juger celui-ci.

On redécouvre avec effarement comment une famille française d’origine immigrée dont les enfants, nés dans l’hexagone, ont été élevés à l’école de la République, a pu devenir la proie consentante d’une idéologie religieuse délirante au point d’y plonger et d’en devenir le prosélyte pour Abdelkader, l’exécutant des basses œuvres pour Mohamed. Le mélange détonnant du rejet de la démocratie, de la haine des autres, du message mal digéré de textes religieux abscons, d’une mémoire de la colonisation occidentale, d’un engagement politique de café du commerce en faveur d’opprimés du Moyen-Orient, sur des esprits étroits a donné cette famille destructrice et en dehors de tout.

L’apparition d’une telle dérive marque l’échec de notre société, française en l’occurrence, à intégrer ses enfants. Elle est aussi le symbole de ce à quoi aboutit la haine érigée en philosophie de vie. D’autres exemples ont existé dans l’histoire récente qui ont pu être réduits par la raison. Lorsque l’on détaille le comportement d’Abdelkader Merah lors de son procès, et avant dans sa vie, on se demande bien comment cette fois-ci l’intelligence arrivera à vaincre une telle régression et une pareille déraison, d’autant plus que le cas de cette famille Merah n’est bien sûr pas unique en France comme dans d’autres pays occidentaux. Le futur procès du seul terroriste religieux survivant des attentats de Paris de 2015 « du Bataclan et des Terrasses » marquera une nouvelle étape dans la connaissance de ce phénomène idéologique criminelle qui marque le début du XXIème siècle.

Le parquet a par ailleurs fait appel du jugement Merah puisque le condamné a été acquitté du chef de complicité d’assassinat. Un nouveau procès aura donc lieu.

Tic verbal compulsif : l’adjectif disruptif

Employé à toutes les sauces, l’adjectif disruptif fait savant quand il est employé dans les dîners en ville. A l’origine il sert à désigner un phénomène technique lié à l’électricité, sorte de court-circuit. Aujourd’hui, employé en économie ou la vie de tous les jours, il indique un changement, une rupture, dans la façon de mener un business ou de conduire sa vie. Il marque surtout le côté précieux, et même un peu anglophone, de celui qui l’emploie.

Attentat religieux en Egypte

Des terroristes islamiques égyptiens ont attaqué une mosquée dans le Sinaï égyptien ce vendredi 24 novembre. Il y aurait près de 250 morts. Il s’agit d’une mosquée pour des fidèles pratiquant le soufisme, une variante de l’islam que les radicaux sunnites considèrent comme hérétique pour des subtilités théologiques qui échappent à l’entendement du commun des mortels.

250 morts pour une querelle théorique au sein de la même religion, cela rappelle les massacres entre catholiques et protestants, ou les staliniens tuant les trotskistes, bref, cela ramène à l’âge de pierre de l’humanité et pourtant cela se passe à côté de chez nous.

Les vaccins au Café du commerce

Entendu dans un dîner en ville :

Le passage à 11 vaccins obligatoires va permettre aux laboratoires pharmaceutiques de s’en mettre plein les poches, et en plus ce sont eux qui financent les études cliniques qui servent leurs intérêts.

C’est une illustration supplémentaire du complotisme décébrant qui tient lieu de débat dans l’hexagone où la polémique est préférée à la raison. Sur la question des vaccins, la simple analyse statistique du risque de la maladie versus le risque de l’administration du vaccin devrait logiquement suffire à clore la question, à une époque où il y a encore des citoyens qui meurent de la rougeole dans notre pays.

A défaut de pouvoir montrer scientifiquement la nocivité du vaccin Mme. Michu s’en prend à ses fabricants qui « se remplissent les poches sur le dos des patients » et c’est là deux siècles d’influence marxiste plus ou moins diffuse dans l’imaginaire national qui viennent aveugler le Café du Commerce. Après avoir été nationalisée à divers titres, tranches et périodes par la République, cette industrie a été rendue quasi intégralement au secteur privée et cotée en bourse. Elle doit donc vendre ses produits et réaliser des profits pour éviter de devoir taper au portefeuille de Mme. Michu-contribuable en cas de faillite et continuer à soigner Mme. Michu-patiente. Si l’on veut que ces profits soient rendus à la République, il suffit de renationaliser l’industrie pharmaceutique, une simple loi et quelques dizaines de milliards payés par Mme. Michu-contribuable y pourvoiront. Espérer que des entreprises cotées en bourse ne réalisent pas de profit est un vœu pieux, symptomatique du si cruel manque d’éducation économique qui caractérise les citoyens français.

Et pour ce qui concerne les études cliniques, Mme. Michu devra apprendre qu’elle vit dans une République dont les élus (par Mme. Michu-électrice) préfèrent financer des jeux olympiques que de la recherche médicale. Il serait certainement plus équitable que la puissance publique finance elle-même ces études cliniques et rien ne l’interdit sauf… le manque de sous. Pour redresser cette situation, il suffit de voter pour des candidats qui privilégieront l’allocation des ressources publiques à la santé plutôt qu’à des jeux de ballons ou autres futilités du même genre.

Un dirigeant socialiste en fin de parcours

Gérard Filoche, 71 ans, ancien militant trotskiste reconverti en frondeur socialiste dans les années 2000 a publié un tweet sur son compte représentant le président de la République française grimé en nazi (la croix gammée sur son brassard étant remplacée par le sigle du dollar) et laissant planer l’idée qu’il est associé avec des lobbyistes de confession juive.

Aussitôt publié aussitôt retiré quand l’impétrant s’est rendu compte que ce montage avait été confectionné par des groupes extrémistes, mais ce fut trop tard et ce « retweet » de M. Filoche a été largement commenté et lui vaut une exclusion de parti socialiste malgré ses plates excuses publiques.

Tout ceci relève de la tempête dans un verre d’eau et n’a guère d’importance, il suffit de traiter ce non-évènement par l’indifférence, s’agissant d’un homme âgé qui devrait d’ailleurs s’être retiré de la vie politique depuis déjà longtemps. Le plus frappant dans cette petite histoire est la constance de ces hommes publics à perdre leur temps sur leurs comptes Tweeter où ils publient tout et n’importe quoi. On dirait que la perspective d’envoyer dans la nature des messages de 140 signes génère une excitation pavlovienne qui décérèbre immédiatement le titulaire du compte.

Les seuls qui lisent ces messages insignifiants sont des journalistes qui s’empressent de les relayer dès que l’amorce d’une polémique susceptible de faire vendre leurs papiers s’annonce à l’horizon. Tous les hommes et femmes se disant « politiques » se sont plus ou moins déjà fait prendre les doigts dans la porte. Croyez-vous que cela leur servit de leçon ? L’affaire Filoche montre avec éclat que ce n’est pas le cas !

M. Filoche n’est pas content et conteste son exclusion devant la commission des litiges de son parti. Encore beaucoup de temps perdu pour pas grand-chose pour un parti à la dérive. Ce garçon sera oublié sous peu, il est peu probable qu’il ne soit jamais réélu à quoi que ce soit désormais, le mieux pour lui est maintenant de tirer sa révérence et de goûter les joies d’une retraite bien méritée après des décennies d’engagement politique qui l’ont beaucoup usé.

Encore des dépenses publiques inutiles et déplacées

La France s’enorgueilli d’avoir encore une fois remporté le concours des plus flagrantes dépenses inutiles dans la période de temps la plus courte. Après les jeux olympiques de Paris, dont personne ne voulait compte tenu de leur prix, voici la coupe du monde de rugby attribuée à la France pour une organisation prévue en 2023. Une nouvelle fois des dirigeants incompétents vont taper dans la caisse des contribuables pour financer des matchs de ballon où des brutes avinées se violentent sur un gazon devant un parterre de spectateurs transformés en canettes de bière ambulantes.

Comment se fait-il que notre nation civilisée ait ainsi perdu son minimum de bon sens au point d’affecter les sous de ses citoyens à des matchs de sport plutôt qu’à l’éducation de ses enfants ?

Visa et religion

Dans sa demande de visa faite auprès du consulat Indien de Paris, le citoyen français doit mentionner sa religion.

Pour ceux qui en doutaient, la laïcité n’a guère traversé les frontières hexagonales. Cette laïcité paraissait un principe de gouvernement de la Cité normal et admis de tous mais le concept prend l’eau de toutes parts en France, quant à l‘étranger, il n’y a jamais été vraiment exporté.

La publicité a envahi les ondes publiques

C’est désormais un fait acquis pour tout le monde, la publicité commerciale a envahi les ondes des radios et télévisions publiques. La redevance fiscale payée par les contribuables nationaux (c’est-à-dire moins de la moitié des foyers fiscaux) ne suffit pas à couvrir les dépenses de l’audiovisuel public, ou alors les responsables de cet audiovisuel n’ont pas réussi à ajuster leurs dépenses aux revenus de cette redevance.

Sous l’impulsion du président Sarkozy, son gouvernement avait à l’époque mis fin à la publicité sur la télévision publique à partir de 20h et l’étape suivant visait à l’interdire complètement. Elle ne fut jamais menée à terme, sans doute face à la réalité des chiffres qui sont têtus et à la croyance qui veut que les auditeurs/téléspectateurs ne soient pas disposés à payer en fonction de la qualité.

Alors l’envahissement de la réclame est maintenant presque complet, qu’elle soit qualifiée de commerciale ou d’institutionnelle la publicité utilise le même procédé qui consiste à se mettre au niveau du moins disant et à matraquer le plus intensément possible des messages abrutissants répétés jusqu’à la nausée par des voix généralement horripilantes débitant des stupidités. La méthode est maintenant rodée : abrutissez les masses avec des slogans idiots, à force de répétition ils rentreront dans les crânes, c’est inévitable. Mao a fait de même avec son petit livre rouge, l’économie libérale prend le contrôle des cerveaux en désactivant un grand nombre de neurones et en attisant le désir d’éphémère à force de slogans souvent mensongers, cela déclenche des réflexes compulsifs d’achats inutiles. Ainsi va le business !

Pour ceux qui ont encore un peu d’énergie et de volonté d’échapper à la propagande il reste quelques chaînes audiovisuelles élitistes : France Culture, Arte… qui elles font leur autopromotion mais de façon un peu moins stupide que les vendeurs d’aspirateurs. Combien de temps vont-elles résister ?

Le retour des combattants religieux dans leurs pays d’origine

Au fur et à mesure de la chute des villes tenues par le groupe Etat Islamique en Irak et en Syrie, certains des occidentaux venus se battre aux cotés des extrémistes religieux locaux sont tués au cours des combats, le plus souvent, fait prisonniers, parfois. Compte tenu de la violence des batailles il semble qu’il y ait peu de survivants mais, lorsque des troupes gouvernementales irakiennes ou syriennes, ou des milices diverses et variées font des prisonniers non irakiens ni syriens, se pose le problème du sort à leur réserver, d’autant plus que nombre d’entre eux ont fait le voyage du djihad avec femmes et enfants, voire ont fait des enfants durant leur séjour. Certains de ces rejetons semblent d’ailleurs avoir été élevés avec les habitudes locales et il existe quelques vidéos du groupe Etat Islamique et affidés montrant des gamins exécutant des prisonniers.

Au regard du droit international si un citoyen, français par exemple, a commis des actes répréhensibles dans un pays tiers, il devra rendre des comptes à la justice de ce pays quitte à ce que la France l’aide dans son parcours judiciaire, voire cherche à le rapatrier en France pour lui faire exécuter dans la mère patrie tout ou partie de la peine à laquelle il aura été condamné. Selon les cas de figure il y a, ou pas, des accords de coopération judiciaire entre les Etats, dans la mesure où il reste encore des Etats…

Avec les extrémistes islamistes partis soutenir une insurrection religieuse dans un pays étranger, nous nous trouvons sans doute dans une situation inédite. Une partie de ces personnes ont de plus fomenté, voire exécuté, depuis leur exil des attentats dans les capitales européennes tuant des dizaines de leurs concitoyens.

Certaines rumeurs dans la presse ces dernières semaines affirment que les autorités françaises auraient signifié à leurs contacts locaux en Irak et en Syrie, officiels ou officieux, qu’elles ne souhaitaient pas voir revenir sur le territoire national ces mercenaires d’un genre nouveau, autant dire « pas de prisonnier ». L’hypothèse est possible.

La ministre des Armées a récemment déclaré :

S’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes et bien ils dépendront de la juridiction des forces syriennes.

Quoi qu’il en soit, il y aura forcément des survivants, mercenaires eux-mêmes ou leurs familles. Il y en a déjà d’ailleurs qui sont revenus en France par une voie ou une autre. Ceux qui de façon évidente ont combattu dans les bandes religieuses ou commis des atrocités diverses relèvent de la justice et passent par la case prison, avant d’en sortir un jour ! Parmi les autres, certains se présentent comme des victimes, admettant certes être allés de leur plein gré en Syrie ou en Irak, mais pour suivre leurs maris, ou pour « aider » les populations locales contre leurs dictateurs, etc. Quant aux enfants, soit nés là-bas, soit arrivés avec leurs parents, leur situation est inextricable d’autant plus que certains d’entre eux ont également commis des atrocités malgré leur âge, comme si les leaders religieux et leurs parents voulaient définitivement des compromettre dans ce vertige mortifère. La justice démocratique voudrait qu’en tant que mineurs ils ne soient pas juridiquement responsables, mais comment les absoudre ? Que penser de parents qui ont sciemment laissé embrigader leurs enfants par des « fous de Dieu » ? Il y avait déjà eu des enfants-soldats lors de guerres en Afrique au Liberia ou en Sierra-Leone, mais cette fois c’est chez nous que cela se passe et ces gamins sont de retour au pays avec leur cortège de souvenirs moribonds et religieux. Les programmes de rééducation en cours en Afrique, qui rencontrent plus ou moins de succès, vont pouvoir être transposés en Europe

Pour nombre de ces individus il n’y a sans doute aucun espoir de les voir revenir à plus de tolérance envers leurs prochains, à des sentiments plus humains et moins divins. Il est probable que, prison ou pas, revenus dans leurs pays d’origine ils auront toujours le même objectif de massacrer les mécréants et les apostats jusqu’à la fin de leur existence. Après les excès commis et l’embrigadement idéologique subis on voit mal ce qui pourrait les faire penser et agir différemment. La raison est perdue pour longtemps. Nos nations vont devoir vivre avec ces menaces de l’intérieur pour encore  plusieurs générations et elles ne savent pour le moment pas bien comment les traiter, au-delà des déclarations à l’emporte-pièce de dirigeants immatures, dignes du Café du Commerce mais fort peu opérationnelles ni pratiques pour résoudre le dilemme.

Le « pouvoir » d’un libidineux riche et clinquant

Un homme public américain autrefois couvert de gloire est désormais voué aux gémonies par la planète entière. Le garçon est producteur de cinéma et il était fêté comme « le plus puissant producteur d’Hollywood », encore plus applaudi que les artistes dont il finançait les créations. Etre « puissant » pour un producteur de cinéma signifie sans doute avoir beaucoup d’argent et donc le pouvoir qui va avec.

Il s’avère que cet homme a beaucoup fait usage de son pouvoir d’argent pour séduire des femmes, voire les harceler et même les violer. Comme il s’agissait souvent de starlettes venues quémander un rôle dans un film, le libidineux d’Hollywood en profitait pour leur imposer des relations sexuelles. Cela durait depuis des années semble-t-il et les premières plaintes arrivent maintenant. L’époque accepte de moins en moins ce genre d’écarts, en tout cas en Occident.

Depuis la révélation de cette affaire, c’est un festival de faux-jetonneries comme si le monde entier découvrait, stupéfait, que l’univers du cinéma, peuplé de gens beaux et/ou riches (seulement riche dans le cas du libidineux qui nous occupe) n’était pas aussi habité par des histoires sordides ; « Mais comment ! Des coucheries à Hollywood, je n’en crois pas mes oreilles… » Il s’agit d’histoires de pouvoir, d’égo, d’argent, d’ambition et de fesses, bref, c’est la vie. Il faut sans aucun doute rabattre le caquet des libidineux et autres arrogants aux égos surdimensionnés, au besoin devant la justice, mais feindre l’étonnement devant la lâcheté des hommes relève au mieux de la niaiserie, au pire de l’escroquerie intellectuelle.

Plus déprimant, la République française a décoré le libidineux de la Légion d’honneur il y a quelques années et l’on se demande bien à quel titre ? Il n’y a pas de réponse évidente à ce stade sauf ce penchant douteux pour l’autocongratulation qui ravage nombre de puissants. Toujours est-il que devant le scandale en cours, la République pourrait éventuellement retirer sa décoration.

Attaque islamiste à Marseille

Un citoyen tunisien, délinquant islamiste tue deux jeunes femmes dans la gare de Marseille, dont l’une par égorgement. Il est abattu par une patrouille militaire. Ce terrorisme connoté de religion n’en finit pas, la France en est la cible depuis les campagnes des années 90’, trente années de bombes et d’assassinats au hasard des rues, des actions souvent menées par des citoyens français élevés à l’école de la République.

Le groupe Etat islamique a revendiqué les meurtres.

L’attaquant ne semble avoir été particulièrement en vue pour ses idées islamistes mais était plutôt connu pour des actes de délinquance ordinaire. On a un peu l’impression que désormais n’importe quel individu gérant son mal-être et ses frustrations historiques de racines emmêlées entre immigration, colonisation et dictature de son pays d’origine, cet individu, par mimétisme et volonté d’une gloire éphémère, va se lever, égorger son voisin au nom de son Dieu et mourir à son tour sous les balles d’une nation qui cherche à se défendre. Nos sociétés n’ont pas encore trouvé le mode d’emploi pour mettre fin à toute cette barbarie, hélas ! La solution n’est pas simple.

Escroquerie nationale en cours

Ca y est, l’organisation des jeux olympiques de 2024 dont plus aucune ville ne voulait a été attribuée à Paris par l’organisation mafieuse internationale et fraudeuse domiciliée en Suisse, le Comité international olympique (CIO). C’est ainsi que les contribuables français vont devoir vider leurs poches pour financer des compétitions sportives. Les nunuches pleines de dents blanches, présentatrices de journaux télévisés, annoncent la nouvelle avec leurs sourires ravis. La maire de Paris qui a engagé un argent qui n’est pas le sien se frotte les mains. Même le président de la République, pourtant libéral dans l’âme, va, sans problème de conscience apparent, se réjouir de ce détournement d’argent public pour financer une activité qui devrait relever exclusivement du secteur privé.

La mairie de Paris a œuvré pour refuser l’organisation d’un référendum au niveau de la ville pour demander l’avis de ses citoyens qui auraient très certainement voté contre comme le firent nombre d’électeurs consultés dans d’autres villes plus ou moins candidates. On est non seulement en présence d’un hold-up financier mais également d’une atteinte aux principes démocratiques.

Il reste maintenant à espérer que les dirigeants français qui vont mener à bien cette organisation feront preuve d’un peu de bon sens pour limiter ce qui sera volé aux contribuables et qui aurait été tellement mieux utilisé pour l’éducation de nos enfants par exemple. On attend la loi de circonstance qui va exonérer le CIO de tous impôts et taxes sur les activités commerciales qu’il mènera sur le territoire français en 2024. Nous constaterons les députés félons qui voteront pour le hold-up.