Un dirigeant balourd

Avez-vous remarqué la signature de Donal Trump, président des Etats-Unis d’Amérique ?

Elle est aussi balourde que le personnage et que la décoration de son appartement new-yorkais :

Il l’applique avec délectation sur des instructions qu’il prend bien soin de signer devant les caméras. Elle est énorme et prend d’ailleurs environ 9 secondes pour être apposés. Ce goût du lourdaud et du kitch caractérise le personnage : un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Le « pouvoir » d’un libidineux riche et clinquant

Un homme public américain autrefois couvert de gloire est désormais voué aux gémonies par la planète entière. Le garçon est producteur de cinéma et il était fêté comme « le plus puissant producteur d’Hollywood », encore plus applaudi que les artistes dont il finançait les créations. Etre « puissant » pour un producteur de cinéma signifie sans doute avoir beaucoup d’argent et donc le pouvoir qui va avec.

Il s’avère que cet homme a beaucoup fait usage de son pouvoir d’argent pour séduire des femmes, voire les harceler et même les violer. Comme il s’agissait souvent de starlettes venues quémander un rôle dans un film, le libidineux d’Hollywood en profitait pour leur imposer des relations sexuelles. Cela durait depuis des années semble-t-il et les premières plaintes arrivent maintenant. L’époque accepte de moins en moins ce genre d’écarts, en tout cas en Occident.

Depuis la révélation de cette affaire, c’est un festival de faux-jetonneries comme si le monde entier découvrait, stupéfait, que l’univers du cinéma, peuplé de gens beaux et/ou riches (seulement riche dans le cas du libidineux qui nous occupe) n’était pas aussi habité par des histoires sordides ; « Mais comment ! Des coucheries à Hollywood, je n’en crois pas mes oreilles… » Il s’agit d’histoires de pouvoir, d’égo, d’argent, d’ambition et de fesses, bref, c’est la vie. Il faut sans aucun doute rabattre le caquet des libidineux et autres arrogants aux égos surdimensionnés, au besoin devant la justice, mais feindre l’étonnement devant la lâcheté des hommes relève au mieux de la niaiserie, au pire de l’escroquerie intellectuelle.

Plus déprimant, la République française a décoré le libidineux de la Légion d’honneur il y a quelques années et l’on se demande bien à quel titre ? Il n’y a pas de réponse évidente à ce stade sauf ce penchant douteux pour l’autocongratulation qui ravage nombre de puissants. Toujours est-il que devant le scandale en cours, la République pourrait éventuellement retirer sa décoration.

Dictateur, c’est un métier !

Les dictatures de Corée du Nord et du Venezuela occupent l’actualité ces derniers temps avec des exploits dont on se passerait bien.

La Corée du Nord est maintenant élevée au statut de puissance nucléaire grâce à la constance de la famille Kim qui a engendré trois dictateurs staliniens d’opérette ayant successivement dirigé le pays. Le régime est totalitaire et a développé une propagande qui a éteint toute opposition et érigé un culte de la personnalité en faveur de son dirigeant suprême à l’égal de celui dont Staline avait disposé en son temps. Il n’y a pas d’élections libres. Le pays est isolé du reste du monde et l’un de ses principaux objectifs politiques est la confrontation avec l’extérieur.

Le Venezuela est gouverné depuis plusieurs années par des dirigeants populistes élus dans des élections plus ou moins démocratiques mais en tout cas soutenus par une partie des citoyens. Le développement économique est basé sur des principes marxistes et le pays est ruiné malgré ses réserves pétrolières considérables.

Dans un cas comme dans l’autre, ces dirigeants consacrent la majorité de leur temps et des moyens des Etats qu’ils squattent à se maintenir au pouvoir quel qu’en soit le prix à payer pour leurs pays : la ruine, voire la guerre. La confrontation avec l’extérieur leur permet par ailleurs de mobiliser leurs peuples, plus ou moins consciemment, derrière eux. Au Venezuela où existe tout de même un processus électoral, le pouvoir doit jouer avec les institutions pour museler son opposition. En Corée du Nord, il suffit d’exécuter les contestataires qui de ce fait semblent assez peu nombreux.

Si ces dirigeants de rencontre consacraient la moitié de l’énergie qu’ils dépensent actuellement pour maintenir leurs dictatures au développement censé de leurs pays, nous n’en serions pas là et eux non plus.

La démocratie dans sa conception occidentale a bien des inconvénients que nous vivons tous les jours, mais elle a l’immense mérite d’empêcher l’apparition de telles situations, au moins jusqu’ici. Conservons-là, protégeons-là et cessons de maugréer à tous instants contre ce qu’elle est !

L’inconstance au pouvoir

Charlie Hebdo – Coco

A peine en place depuis dix jours le responsable de la communication à la Maison Blanche, un ancien financier de chez Goldman Sachs avec une tête de mafieux sicilien a été remercié pour, semble-t-il, avoir injurié publiquement quelques conseillers haut-placés de la présidence. Son départ fait suite également à ceux du porte-parole et du secrétaire général de ce centre du pouvoir exécutif américain.

La gestion de Donald Trump est peu lisible et on ne comprend pas bien si finalement il est proche de la Russie ou s’il veut la sanctionner, s’il préfère l’Arabie Saoudite au Qatar, s’il va déclarer la guerre à la Corée du Nord ou à l’Iran, s’il va construire un mur à la frontière du Mexique ou pas, s’il travaille à son bureau ou sur son compte Tweeter, bref, les Etats-Unis vivent un peu d’incertitude avec le président imprévisible qu’ils ont élu, mais cela ne paraît pas bouleverser la majorité des citoyens, ni en bien ni en mal, ceux qui ont voté pour lui comme les autres.

C’est ainsi et on ne peut pas dire que cela soit une surprise compte tenu de ses exploits passés. Jusqu’ici tout va bien, l’économie tient, l’armée parsème les allées du pouvoir de ses généraux en retraite, les bourses américaines battent des records… Le président passe plus de temps à tweeter et à démonter ce qu’a fait son prédécesseur qu’à réformer pour l’avenir, ce sont des méthodes plutôt inhabituelles mais il n’est pas dit qu’elles donnent de plus mauvais résultats que la moyenne.

La vulgarité au pouvoir

Donald Trump

Le président américain a remplacé son responsable de la communication à la Maison Blanche. Le nouveau venu est un ancien financier de chez Goldman Sachs avec une tête de mafieux sicilien. Sa mission principale semble être de verrouiller les fuites venant du plus haut niveau qui sortent de la présidence depuis quelques mois vers la presse. Il ponctue ses interventions publiques d’expressions de son cru : « suceur de bite », « putain », « enculés » et autres obscénités dignes d’un charretier de bas étage.

Il est vrai que la Maison Blanche est devenue une vraie passoire et nombre d’informations en principe confidentielles se retrouvent tous les matins dans la presse de façon un peu inquiétante d’ailleurs. Ces fuites montrent l’amateurisme et le manque de sérieux qui règnent au sein du pouvoir suprême américain qui semble gérer l’Etat fédéral comme une épicerie. On ne sait pas bien quelles sont les intentions des balances : nuire au président pour régler des comptes personnels ou se débarrasser de ce leader élu dont les écarts commencent à effrayer ? Quoi qu’il en soit, il n’est pas anormal qu’un chef de l’Etat veuille casser les reins des traitres qui l’entourent. Il n’est pas sûr que la vulgarité tapageuse soit le meilleur moyen d’y arriver. L’option de l’intelligence aurait aussi pu être tentée pour remettre de l’ordre dans la maison. Ce n’est pas celle qui a été choisie. Nous verrons sous peu les résultats de cette nouvelle tactique de communication.

Aux Etats-Unis comme en France, les entourages politiques ne sont pas fiables et beaucoup (trop) ont érigé la trahison en mode de fonctionnement. On se souvient du feuilleton grand-guignolesque des dérives du candidat Fillon aux élections présidentielles aimablement alimenté par des fuites vers la justice et la presse venant forcément de certains de ses très proches. Le président Trump est soumis au même genre de traîtrises, il se bat contre et on peut le comprendre. Il lutte avec ses propres méthodes, celles du populisme et du café du commerce, le tout commenté journellement sur son compte Tweeter. Du Fillon conservateur et réservé au Trump extraverti et gouailleur, le premier a sombré, le second est en route vers son destin.

A table avec la Corée du Nord

Donald Trump

M. Trump avait définit les grandes lignes de sa diplomatie asiatique en juin 2016 :

If he [Kim Jun un, président de Corée du Nord] came here, I’d accept him, but I wouldn’t give him a state dinner like we do for China and all these other people that rip us off when we give them these big state dinners. We give them state dinners like you’ve never seen. We should be eating a hamburger on a conference table, and we should make better deals with China and others and forget the state dinners.

Les Etats-Unis démontent l’assurance maladie


Le premier décret signé par le nouveau président américain demande à l’administration de freiner autant que possible l’application de cette loi en attendant son abrogation par le parlement. Cette loi votée sous la précédente présidence vise à aider avec des fonds publics les américains les moins favorisés à couvrir leur risque maladie. Honni par une bonne partie de la population et du parti conservateur pour qui toute intervention de l’Etat dans les affaires privées est à bannir.

Dans le même temps, François Fillon qui avait inclus dans une première mouture de son programme présidentiel la privatisation d’une partie des risques maladie pris en charge aujourd’hui par la Sécurité sociale publique, retirait subrepticement cet item sous les pressions de ses congénères conservateurs le trouvant un peu trop provocateur pour un électorat même de droite.

De Trump ou de Fillon on ne sait pas bien qui sera finalement le plus efficace pour gérer un système de risque maladie, mais on peut déjà déduire que le premier semble plus fort dans ses convictions que le second.

Lire aussi : Le programme santé retiré de Fillon

La Russie à l’assaut des élections occidentales

L’administration américaine confirme ses accusations contre la Russie qui serait intervenue lors des élections américaines via des manipulations de données informatiques, intrusion dans les systèmes du parti démocrate, vol et publication de documents secrets ou privés. Moscou aurait cherché à favoriser l’élection de Donald Trump plus ouvert aux positions russes que son opposante Hillary Clinton. La Russie et M. Trump contestent cette analyse officielle américaine.

Le problème dans ce genre de situation est que l’on peut croire l’une et l’autre partie largement capable de ce dont elles s’accusent mutuellement : la Russie d’intervenir contre la démocratie et l’administration américaine de raconter des bobards. Ce qui est incontestable sont les attaques informatiques qui ont eu lieu contre les sites du parti démocrate ayant abouti à la publication de toute une série de documents négatifs pour la candidate Clinton. Il semble probable que l’origine de ces attaques vienne de Russie bien qu’il ne soit pas évident de remonter la chaîne des ordinateurs hackers procédant à ce genre d’attaque. Ce qui est encore plus difficile est de démontrer que le pouvoir russe serait le donneur d’ordre. Les services de renseignement américains ont franchi ce pas et l’ont documenté dans un rapport dont une partie vient d’être déclassifiée et publiée.

La Russie, comme nombre d’autres pays de la planète, n’aime pas la démocratie comme système d’organisation de la société. Lorsque ces pays opposants sont des puissances, ils vont plus loin et cherchent à abattre les démocraties. Ce fut l’obsession de l’ex-URSS durant les 70 années de guerre froide et la Russie reprend aujourd’hui le flambeau. Les puissances occidentales ne sont pas non plus restées inactives pour accélérer la fin de l’empire communiste soviétique. Plus récemment elles n’ont pas été en reste pour généraliser de façon assez effrayante l’espionnage des communications de notre civilisation de l’information, y compris en piratant les téléphones portables de dirigeants amis.

Alors que la démocratie occidentale apparaissait comme le système victorieux après la chute du mur de Berlin en 1989 et semblait avoir vocation à être instauré partout sur la planète où il ne l’était pas encore, la situation est significativement différente aujourd’hui trente ans plus tard. Une bonne partie de l’Asie conteste ce système en l’accusant de tous les maux et mène des actions hostiles diverses pour le faire choir. De la Russie à l’Iran en passant par les monarchies religieuses du Golfe persique nombre de pouvoirs de ces pays se retrouvent pour s’attaquer à la démocratie via des actions souvent illégales. Il y a sans doute dans ces attitudes belliqueuses un mélange de jalousie devant la réussite économique et technologique occidentale et de crainte que cette liberté (et sa première manifestation : les élections) s’installe dans leurs propres populations, mettant ainsi la continuité de leur pouvoir en péril.

Il faut vivre avec cette menace, et s’y possible se préparer à y réagir. La démocratie occidentale est un système minoritaire dont le sens de la liberté sonne comme un symbole de décadence aux yeux de ses opposants. Il est illusoire de penser que chacun puisse vivre de son côté sans chercher à nuire à l’autre. L’esprit de compétition et de conquête est un moteur fort de tous temps pour l’Humanité. Rien ne change, il faut juste ne pas perdre la course !

Le coiffeur de Trump

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Donald Trump, président élu des Etats-Unis d’Amérique fait ses premières annonces depuis son élection en mettant de l’eau dans son vin. Le mur à finir de construire à la frontière du Mexique pourrait n’être qu’une clôture. La loi instaurant une assurance-santé obligatoire pourrait n’être que réformée et non plus abrogée. Etc. Il n’a pas encore précisé s’il comptait changer de coiffeur.

Sus à l’assurance santé obligatoire

Drapeau_Etats-UnisL’arrivée prochaine au pouvoir à Washington d’un président républicain va sans doute marquer les derniers jours de la loi sur l’assurance santé obligatoire mis en place avec difficulté par l’administration Obama. Sur son site web de campagne, l’équipe du président élu affirme :

On day one of the Trump Administration, we will ask Congress to immediately deliver a full repeal of Obamacare.

However, it is not enough to simply repeal this terrible legislation. We will work with Congress to make sure we have a series of reforms ready for implementation that follow free market principles and that will restore economic freedom and certainty to everyone in this country. By following free market principles and working together to create sound public policy that will broaden healthcare access, make healthcare more affordable and improve the quality of the care available to all Americans.

Ben Carson, un médecin à la retraite, (très) conservateur, candidat aux primaires avant de se retirer pour soutenir M. Trump, il pourrait être un possible futur ministre de la santé du nouveau gouvernement, a qualifié cette loi de « pire fléau depuis l’esclavage ». L’impétrant étant lui-même afro-américain, on mesure l’ampleur du fossé qui sépare les partisans du dogme libéral (free market principles) de ceux en faveur de l’intervention de l’Etat dans certains domaines. Ce sera le premier test en grandeur nature des partisans de Dieu et du Marché contre ces gauchistes bolchéviques que sont ces républicains ayant soutenu Hillary Clinton !

Les affres du libéralisme et les élections démocratiques

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Un nouveau président américain, Donald Trump, remplacera en janvier Barak Obama pour un mandat de quatre ans, voire un second s’il était réélu. Trump s’est rendu célèbre durant la campagne électorale plus pour ses vulgarités sexistes et ses slogans racistes que pour avoir développé un programme de gouvernement cohérent. Evidemment, après la hauteur de vue d’Obama, on peut sans doute prévoir que le garçon ne va pas élever l’esprit et l’intelligence, mais il n’a pas été élu pour ça.

A priori il a rassemblé les votes de l’Amérique moyenne découragée d’être l’oubliée de l’économie libérale. Le plein emploi affiché aux Etats-Unis est en fait une précarisation des emplois, sauf ceux de quelques secteurs numérisés ou financiers. La mondialisation a laminé une bonne partie de l’industrie traditionnelle du pays. La croissance économique cache à peine un fantastique accroissement des inégalités. Ce sont là les dommages collatéraux du capitalisme libéral dont l’Amérique est l’initiatrice et le premier bon élève. Les citoyens américains à une nette majorité ont marqué mardi dernier leur opposition à ce système créateur de richesses et d’inégalités.

C’est là l’ironie de la situation : un élu républicain veut se mettre en marche pour casser le libéralisme. Il va lui falloir être persuasif face à la puissance de ceux qui sont les gagnants de ce système pour le changer ! Accessoirement les sujets de société devraient également être réformés : le vice-président affiche ses idées créationnistes, croyant que l’homme a été créé par Dieu et non le fruit de l’évolution chère à Darwin, ce qui promet une durée de vie assez limitée aux lois régissant l’avortement ou l’abolition de la peine de mort.

L’incompétence infinie des sondeurs

Drapeau_Etats-UnisNouvelle défaite cinglante des sondeurs qui se trompent dans les grandes largeurs aux Etats-Unis où leurs prévisions de résultat sont balayées par la réalité à l’élection présidentielle : la candidate démocrate est nettement battue par le républicain qui va donc s’installer à la Maison-Blanche pour un premier mandat de quatre ans.

La corporation des sondeurs est tellement incompétente que cela en frise l’escroquerie caractérisée. Elle se trompe quasiment systématiquement sur les grands enjeux mais on continue à lui confier des missions et donc du chiffre d’affaires. C’est un contre-exemple de plus comme quoi Monsieur le Marché peut aussi promouvoir de l’inefficacité et du vent !

Accessoirement le futur président des Etats-Unis d’Amérique est un affairiste qui n’élève pas vraiment la pensée de par un discours d’une beaufitude assez inattendue mais il n’a pas vraiment pris le temps pour le moment de développer un programme de gouvernement alors jugeons sur ce qu’il fera. Il a été élu démocratiquement et on a les dirigeants que l’on mérite, aux Etats-Unis comme ailleurs.

Lire aussi : Les sondages meublent l’absence d’analyse de la presse

On a les dirigeants que l’on mérite

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Le parti républicain des Etats-Unis d’Amérique a élu comme candidat aux élections présidentielles de novembre 2017 un affairiste fort en gueule et plutôt faiblard en capacité d’analyse. Une espèce de fils bâtard de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen. Il se rend populaire en déclamant des slogans provocateurs du style : les mexicains qui immigrent aux Etats-Unis sont des voleurs et des violeurs ou, en parlant de son concurrent McCain, soldat durant la guerre du Vietnam où il fut prisonnier et torturé : j’aime les gens qui n’ont pas été capturés, ou en parlant de la tuerie religieuse islamique du Bataclan : j’ai toujours une arme sur moi, j’aurai ouvert le feu, etc. etc. Trump s’était également rendu célèbre avant d’être candidat en mettant en cause la nationalité américaine d’Obama, poussant celui-ci à publier son acte de naissance issu par l’Etat d’Hawaï, bien américain.

Le garçon émeut même certains cadors du parti républicain qui s’effraient à l’idée que ce candidat puisse entrer à la Maison Blanche et appellent à voter pour la candidate du parti démocrate. On se souvient du refus de Mitterrand opposé à Chirac son premier ministre qui lui proposait Léotard comme ministre de la défense : pas question, il pourrait déclencher une guerre nucléaire sans s’en apercevoir ! C’est un peu la même chose avec Trump sauf que comme président il aurait beaucoup plus de pouvoirs qu’un simple ministre de la défense français…

Il est sans doute un peu tard côté républicain pour se rendre compte de la valeur de son candidat. Si celui-ci ne fait pas l’affaire il ne fallait pas l’élire. Depuis 8 années de présidence Obama, le parti républicain a brillé en déclarations simplistes et provocatrices, s’opposant systématiquement à toute mesure du président, prônant un libéralisme si ultra qu’il en ferait passer le programme de la droite française pour le petit livre rouge, etc. Tout ce populisme a germé dans les esprits de l’Amérique profonde qui a élu Trump aux primaires américaines de la droite. C’est ainsi, et il va bien falloir faire avec ! On peut gager que si l’impétrant se retrouvait effectivement président des Etats-Unis il mettrait un peu d’eau dans son vin et que les responsabilités du pouvoir le rendraient plus réfléchi. De plus, il ne serait pas seul, le président doit composer avec un Parlement qui peut, éventuellement,, freiner ses ardeurs. Et puis, si les citoyens ne sont pas contents du résultat de leur vote de novembre 2017, il leur suffira de voter différemment aux élections suivantes en 2021.

Trump aux Etats-Unis, c’est un peu le triomphe de la bêtise sur la réflexion mais qu’on le veuille ou non, le monde occidental se droitise fortement et a tendance à élire des candidats dont le discours, véhiculé par des messages Twitter de 140 signes, est  centré très essentiellement sur l’immigration et l’étranger présentés comme mère de tous nos soucis. On retrouve des situations similaires en France, en Europe de l’Est et même au Royaume-Uni qui a décidé sa sortie de l’Union européenne. Il va falloir vivre ces expériences politiques d’un genre nouveau.

Il n’est pas sûr que ces pouvoirs déjà élus (Pologne, Hongrie…) ou à venir (France…) mettent en péril la démocratie. Les électeurs de ces pays veulent tenter l’expérience des Trump, des Wauqiez et autres, ou vivent déjà les pouvoirs de Orban et consorts ; eh bien comme il n’y a guère de solutions démocratiques pour s’opposer à ces mouvements puissants, ils verront bien ce que cela donnera et pourront toujours changer d’avis aux prochaines élections.

Un vrai problème de civilisation

Des jeux olympiques doivent se tenir sous peu au Brésil à Rio de Janeiro, une ville en quasi faillite financière dans un pays en bien mauvaise situation politique avec une présidente en cours de destitution. Les épreuves nautiques de ces jeux de sports doivent avoir lieu dans une baie qui est considérablement polluée et il semble que les sportifs concernés risquent d’attraper une bactérie. Eh bien annulons l’épreuve et n’en parlons plus. Le Brésil, comme le reste de la planète, s’en remettra !

Attentat religieux islamique aux Etats-Unis d’Amérique

Drapeau_Etats-UnisUn terroriste islamique, citoyen américain de naissance, tue une cinquantaine de personnes en tirant au hasard à l’intérieur d’une boîte de nuit d’Orlando en Floride fréquentée par la communauté homosexuelle. Il a ensuite été abattu par les forces de sécurité. C’est la redite de l’attentat du Bataclan en novembre dernier à Paris avec de plus une note homophobe. Le mélange fermenté dans des esprits dérangés de haines recuites contre la musique, les loisirs, les occidentaux, qui plus est lorsqu’ils sont homosexuels, la laïcité, déclenche ces comportements homicides à travers la planète. Pour le moment il n’y a pas de solution miracle contre les menées terroristes religieuses de citoyens dans leur propre pays.