Jeux de guerre

Les Etats-Unis ont capturé en Lybie le principal suspect dans l’assassinat en 2012 du consul américain de Benghazi et de trois autres agents américains. Le suspect rendra des comptes devant la justice des Etats-Unis vers laquelle il est en cours d’acheminement.

La capture dans un pays A de citoyens ce pays A par des forces d’un pays B n’est pas vraiment légale au regard du droit international. Pas plus que le tir de missile sur des citoyens d’un pays C à partir d’un drone d’un pays B. Mais la guerre contre le terrorisme étant ce qu’elle est, de telles actions se déroulent !

Il y a quelques années, les services secrets français avaient également enlevé le terroriste Carlos au Soudan mais avec l’accord tacite (et sans doute onéreux…) des autorités locales. Le garçon purge depuis une peine à perpétuité dans les prisons françaises, s’est bien sûr converti à l’islam et a épousé son avocate. Accessoirement il soutient les campagnes antisionistes de Dieudonné, tout pour plaire !

Spéculation sur la dette publique de Detroit

La ville de Detroit aux Etats-Unis d’Amérique pourrait être déclarée en faillite dans les prochains jours. Des fonds vautours spéculent sur la dette colossale de la ville en rachetant à vil prix, à des porteurs inquiets, les obligations émises par Detroit au cours des années. Chacun fait un pari sur l’avenir, c’est le jeu de la spéculation, dommage qu’il s’applique également sur des biens publics.

L’actualité des banques

La banque JP Morgan Chase a réglé une amende d’un petit milliard de dollars ces dernières semaines après avoir reconnu son incompétence pour ne pas s’être aperçue qu’un de ses traders-fraudeurs avait pris des engagements tellement gigantesques et inopportuns qu’elle en a essuyé une perte de 6 milliards de dollars.

JP Morgan Chase serait maintenant en train de négocier une nouvelle amende d’une dizaine de milliards de dollars pour sa culpabilité dans l’une des plus grosses escroqueries financières de l’histoire de l’Humanité : la crise dite des subprimes. L’accumulation de ces pertes ou provisions pour pertes futures a fini par mettre la banque en déficit. Elle annonce en effet une perte trimestrielle de 400 millions. Le patron se veut rassurant et déclare :

“While we had strong underlying performance across the businesses, unfortunately, the quarter was marred by large legal expense. We continuously evaluate our legal reserves, but in this highly charged and unpredictable environment, with escalating demands and penalties from multiple government agencies, we thought it was prudent to significantly strengthen them. While we expect our litigation costs should abate and normalize over time, they may continue to be volatile over the next several quarters.”

Le plus stupéfiant dans cette affaire est que ces amendes et pertes qui se chiffrent en milliards de dollars ne mettent la banque en perte que de 400 millions sur un trimestre… Cela en dit long sur la disproportion existant entre les profits réalisés sur ces opérations et les risques légaux pris pour les réaliser !

Rassurons-nous, sur l’année 2013 entière la banque restera largement profitable.