L’Ukraine en faillite

La moitié de l’Ukraine se monte contre l’autre moitié pour savoir qui de l’Est ou de l’Ouest lui donnera le plus de sous pour la sortir de l’ornière financière et politique dans laquelle elle s’enfonce. Les oligarques qui maîtrisent l’économie, ou du moins ce qu’il en reste, sont plutôt pro-russes histoire de maintenir leur mainmise sur les leviers du pays, les jeunes sont du côté de l’Europe avec l’espoir qu’un rapprochement leur permettrait de moderniser leur pays. Ces derniers conspuent le pouvoir en place qui a refusé de signer un accord d’association avec l’Union européenne.

A tous points de vue, historique, culturel, économique, sociologique, l’Ukraine est bien plus poche de la Russie que de l’Europe, est-ce bien raisonnable de vouloir forcer le destin en la rapprochant de l’Union qui a déjà tant de difficultés à gérer à 28 membres, dont la récente Croatie entrée au 1er juillet 2013 ? La réponse est dans la question !

Est-ce que cheminer sur des routes parallèles empêchera les deux ensembles de l’Est et de l’Ouest de collaborer ensemble ? Certes non !

L’Iran négocie

Un accord de six mois est signé avec l’Iran et la communauté internationale pour tenter de mettre sous contrôle son industrie nucléaire, ou en tout cas essayer de s’assurer du caractère exclusivement civil de celle-ci. Cela fait des années que dure le conflit qui s’est traduit par un jeu de sanctions qui ont fini par paralyser ce pays.

Réjouissons-nous qu’un accord ait été trouvé, même provisoire. Chaque partie semble avoir fait un pas vers l’autre. C’est ce qu’on appelle un compromis. Même avec le diable ce genre de compromis nécessite de laisser son orgueil au vestiaire. On est tout de même mieux avec cet accord que sans.

Est-ce que l’Iran est un partenaire fiable ? Non, évidemment non. Ce pays a trempé dans moult complots terroristes depuis des décennies, dont plusieurs assassinats commis sur le territoire français ; soutient la Syrie et le Hezbollah corps et âme.

Est-ce que l’Occident a toujours été franc du collier avec l’Iran ? Non, évidemment non. Compromission avec le régime autoritaire du Shah, renforcé par le coup contre Mossadegh démocratiquement élu (coupable d’avoir voulu nationaliser l’industrie pétrolière en 1953), soutien sans vergogne de l’Iraq dans la guerre Iran-Iraq, affaire de l’Iran-gate où les Etats-Unis ont vendu des armes (et leur âme) à l’Iran islamique pour financer leur lutte contre la guérilla marxiste sud-américaine des contras, sans parler du fait que c’est la France qui a initié les perses à l’industrie nucléaire dans les années 70.

Bref, tout ce petit monde joue à cache-cache depuis les années 50, avec coups tordus, assassinats discrets (ou pas), sanctions et détournement de sanctions, etc. C’est d’ailleurs un miracle que cela n’est point dégénéré en guerre ouverte. Chacun connaît la perversité et la capacité de nuisance de l’autre, personne ne fait confiance à personne et c’est aussi bien en ainsi, tout le monde sera méfiant dans la mise en œuvre de l’accord dont tous les points sont réversibles. On se revoit dans six mois.

KGB et religion

Rigolo : Poutine, ex-officier du KGB, nostalgique de la grande Union Soviétique, qui semble n’avoir jamais eu d’autres convictions que celle de son maintien au pouvoir, Poutine donc, président de la Russie, rencontre le pape François et les deux compères affichent leurs convergences de vue sur le refus d’une solution militaire en Syrie et le sort peu enviable des chrétiens d’Orient. Un ancien espion soviétique rendant hommage à la religion, opium du peuple, il fallait le faire !