Enfer et damnation

On apprend avec consternation que les hôtels construits à la hâte à Sotchi en Russie pour accueillir les journalistes venus couvrir les jeux olympiques ne seraient pas complètement finis. Certains reporters n’auraient pas de rideaux dans leurs chambres, ou que de l’eau colorée non potable coulerait des tuyaux ! Mon Dieu quelle horreur, vont ils survivre à un tel traitement ?

Si tel n’était pas le cas et que ces plumitifs au cœur tendre ne résistent pas à ce dénuement, ils rentreront chez eux et la couverture de ces mondanités sportives sera moins abrutissante.

In extrémis

Deux gamins de 15 ans envolés pour rejoindre les combats en Syrie sont rattrapés par leurs parents en Turquie et ramenés en France où ils sont mis en examen par un juge. Un de leurs avocats explique que ce voyage était à but humanitaire et que les gamins partaient là-bas pour aider, pas pour se battre.

C’est possible mais, dans le contexte actuel, un juge peut raisonnablement envisager que ces lascars soient partis vers la Syrie pour participer au jihad. On ne peut pas complètement l’exclure. Cela s’est déjà été fait avant ce cas et se fera encore après. La justice passera.

La saga des généraux en Egypte

Etonnant : l’Egypte qui avait éjecté plutôt en douceur son ancien général dictateur, s’en remet deux ans plus tard à un nouveau général bien parti pour lui aussi endossé le costume de dictateur en treillis militaire. Entre temps des élections à peu près démocratiques ont porté au pouvoir des barbus qui ont appliqué leur programme habituel et tellement effrayé la population que celle-ci acclame dans sa majorité le retour au pouvoir de l’armée sur base d’un coup d’Etat… Il fallait quand même le faire.

Des barbus aux galonnés et des galonnés aux barbus, l’histoire de ce pays est marquée par une triste rémanence.

Que d’argent perdu pour des jeux olympiques

Des jeux olympiques d’hiver organisés en Russie, devant démarrer dans quelques jours, auraient fait exploser le compteur des coûts de préparation : on parle de 50 milliards de dollars dont un tiers parti en coulages divers et variés. Il est vrai qu’il s’agissait de transformer une station balnéaire du bord de la Mer Noire en station de ski, ce qui a nécessité quelques investissements… Les montagnes du Caucase toutes proches sont arrosées de neige artificielle depuis des semaines pour leur donner un semblant d’allure alpine et permettre aux skieurs de glisser sur autre chose que des cailloux.

50 milliards de dollars, ou même si c’était seulement 40, cela représente beaucoup, voire beaucoup-beaucoup, d’argent pour une simple compétition de sport où des musculeux vont s’agiter sous leurs bannières nationales, déclenchant les habituels relents nationalistes de supporters aigris et de politicards à la recherche de. Les dispositifs de sécurité sont impressionnants : missiles, drones, forces de sécurité et tout le tra-la-la habituel digne d’un sommet de chefs d’Etats.

Tout ceci laisse un peu pantois devant une telle débauche de moyens pour… du sport. Mais ainsi va le monde d’aujourd’hui.

Négociations de dupes ?

Après avoir en principe arrêté d’utiliser les armes chimiques dans la répression contre ses opposants le régime syrien continue à employer avec un bel enthousiasme ses armes conventionnelles contre le magma des groupes divers et variés en lutte contre le pouvoir. Au passage lesdits groupes s’opposent également les uns aux autres les armes à la main, et il reste toujours une moitié de pays pour soutenir le clan El Assad.

Tout ce petit monde va se parler bientôt en Suisse sous l’égide de l’ONU et d’une coalition hétéroclite de puissances aux intérêts divergents. C’est déjà mieux que de ne pas se parler, mais on n’est pas sorti de l’auberge. Pauvre Syrie !

Espérons en tout cas que si le rejeton El Assad quitte le pouvoir, il aille s’installer à Moscou plutôt qu’à Paris où son oncle Rifaat coule des jours heureux après avoir servi le pouvoir syrien et le parti Baas à diverses fonctions régaliennes et surtout à la tête de forces soi-disant d’élite, mi loyales mi milices. Quand il a commencé à trop agacer Damas il a été conduit vers l’exil et il a choisi Paris en 1984, où en plus la République l’a décoré de la légion d’honneur, on ne sait trop pour quels services rendus ? Il semble qu’il ne passe que de temps en temps dans sa résidence de l’avenue Foch et le garçon commet de loin en loin quelques interviews chez les médias français pour expliquer comment instaurer la démocratie en Syrie… un vrai régal.

Evitons une nouvelle pantalonnade de ce type en accueillant d’éventuels futurs exilés du pouvoir syrien.

L’usure du pouvoir en Turquie ?

La Turquie est prise dans une agitation politicienne marquante depuis ces dernières semaines. Gouvernée depuis dix ans par un parti religieux et dirigée par Erdogan, un moustachu énergique, elle a connu un développement économique plutôt favorable et continué, sans trop d’enthousiasme ni de certitude, ses négociations pour adhérer à l’Union européenne, entamées depuis le Traité de Rome en 1958.

Sûr de lui Erdogan a plutôt finement mené sa barque, faisant doucement évoluer le pays vers un islam politique raisonnable, sans remettre fondamentalement la laïcité kémaliste, muselant progressivement l’armée, traitant avec l’opposition kurde, restant un membre clé de l’OTAN, et surtout donnant de la croissance économique à ses électeurs, ce qui fait passer bien des pilules et a permis les réélections successives de son parti AKP au cours de processus démocratiques.

Depuis 2013 les choses ne sont plus si simples et le garçon dérive quelque peu vers une direction autoritaire qui déplaît à nombre de ses citoyens. On se souvient des manifestations étudiantes début 2013 réprimées sévèrement, voici maintenant qu’éclate un scandale de corruption qui touche certains de ses proches au gouvernement et le plus grosse banque publique. Tout ce petit monde aurait commercé avec l’Iran sous embargo et trafiqué avec la Perse. Erdogan éructe, accuse ses opposants, l’étranger, l’ambassadeur américain, bref, la terre entière de ses déboires. Il a été obligé de remplacer la moitié de ses ministres dont certains ont été arrêtés par une justice faisant preuve d’une indépendance plutôt inattendue… Il jure qu’il ne démissionnera pas.

Quoi qu’il en soit, le pouvoir use et sauf quelques très rares exceptions, 10 années aux commandes pour une même personne est une durée qui entraîne forcément tentations et dérapages, isolement et ambition dévorante, révérence de l’entourage et déconnection avec les réalités. Nous en sommes là en Turquie !

Le lascar risque sans doute de perdre quelques électeurs (les jeunes et les modernes) dans l’aventure mais devrait en garder suffisamment pour que lui et son parti soient réélus aux prochaines échéances, prolongeant encore ainsi son consulat sur le pays.

Commerce d’otages au Nigeria

Un curé français retenu en otage au Nigeria, sans doute par la secte des Boko Haram, qui prône l’application de la charia dans tout le pays mais ne néglige pas de remplir ses caisses en se livrant au commerce (ou au massacre) des otages, a été libéré le 1er janvier.

Alors que la presse l’interroge sur sa détention qui ne s’est pas trop mal passé comparée à d’autres, il explique que « ces gens n’ont de compassion pour personne, ils travaillent pour eux ». Heureusement que c’est un prêtre qui le dit, d’autant plus que le garçon a l’air d’avoir le cœur sur la main et semble épris de bonté catholique à l’égard de son prochain.

Il est bon de dire quelques vérités sur ce sujet. Il serait également opportun que nos Etats disent la réalité en ce qui concerne le paiement des rançons car ne nous y trompons pas, il y a certainement de l’argent qui est versé à ces despérados qui n’ont de compassion pour personne ! Les dirigeants français jouent sur les mots et affirment que la France ne paye pas de rançon. Certes, l’Etat n’a sans doute pas signé un chèque prélevé sur le Trésor Public, mais les entreprises, comme Areva pour les ex-otages du Niger, voire certains Etats « amis », comme le Qatar pour les infirmières bulgares de Lybie, ou le Cameroun dans le cas de notre bon curé, ont versé de l’argent. Comment imaginer autrement que les otages fussent libérés. Si les ravisseurs n’ont pas été payés avec de l’argent ils l’ont été avec des armes ou toutes autres marchandises susceptibles de satisfaire leur rapacité.

Pourquoi ne pas le dire que ces gens font du commerce d’humains ? Ce serait les faire apparaître tels qu’ils sont : des businessmen bien éloignés de toute considération religieuse ou morale. Qui sait, peut-être certains de leurs fans trouveraient à y redire ? La raison officielle pour justifier ce silence coupable est de ne pas favoriser ce business en affichant que la France paye pour récupérer ses otages. Restons sérieux, les gens impliqués dans ce trafic savent bien qui paye et qui ne paye pas, alors quitte à payer, faisons le savoir : combien, à qui, par quels canaux ! Soyons transparents autant que ces despérados sont manipulateurs.

Créativité en Syrie

C’est la nouvelle année et le régime syrien continue à réprimer ses opposants en bombardant à tout va, mais pas avec des armes chimiques. Depuis quelque temps, il semble que pour économiser ses missiles, l’armée syrienne balance des barils remplis d’explosif et de clous sur les immeubles d’Alep. Artisanal, mais redoutable !

Du terrorisme aussi en Russie

Volvogad a vaincu le péril nazi et inversé la cours de la deuxième guerre mondiale lorsqu’elle s’appelait Stalingrad. La voici aujourd’hui confrontée au défi du terrorisme, sans doute caucasien. Des cinglés se sont fait exploser dans la ville à des heures et lieux d’affluence. Il y a des dizaines de morts.

Les pilleurs de la Russie

Khodorovsky est libéré par le président russe après 10 ans de camp d’internement en Sibérie pour fraude fiscale. Le garçon a l’air sympathique et on le présente comme un Mandela slave, presqu’une Jeanne d’Arc ! Bon, il ne faut tout de même rien exagérer. Comme tous les oligarques qui ont dépecé l’ex-Union soviétique lors des privatisations de son économie, il a beaucoup volé, mais vraiment beaucoup-beaucoup volé, plus que les autres, ayant réussi à devenir la première fortune russe, riche de plusieurs milliards de dollars sur sa seule tête, si sympathique qu’elle n’apparaisse.

Et après s’être enrichi il a pêché, en contradiction avec le contrat tacite passé avec le pouvoir politique russe « enrichissez-vous mais ne vous mêlez pas de politique », il concurrence l’Imperator Poutine, ex-colonel du KGB. C’est un peu le même genre de pacte qui existe en Chine populaire d’ailleurs. Il a donc été embastillé et ses actifs pétroliers saisis par une compagnie publique. C’est un peu le retour au peuple des biens volés, si l’on pense bien sûr qu’une compagnie publique russe représente les intérêts du peuple…

Le voici libre maintenant, nouvelle vie pour nouvelles affaires. Considérons qu’il a payé les vols commis.

L’Orient compliqué

Attablé au Cocteau, restaurant français de Beyrouth, avec des amis libanais, le chroniqueur essaye de comprendre ce pays compliqué… vaste tâche. A la table à coté, trône les survivants de la famille Gemayel, chrétienne et dans l’opposition. 800 000 réfugiés syriens se sont installés dans le pays depuis le début de la guerre civile dans ce pays voisin et tentaculaire. Ils sont là pour au minimum 10 ans disent mes interlocuteurs. Les ruines des guerres successives qui ont ravagé Beyrouth trônent au milieu des nouvelles constructions clinquantes, la ville est un immense chantier dans lequel circulent des berlines bling-bling, les banlieues tenues par le Hezbollah vivent en autarcie, tous les jours des accrochages au Sud avec Israël, des attentats pro-cons chiites, sunnites, chrétiens, druzes. Le Parlement est un embrouillamini de partis, de clans, de religions, de survivants aux assassinats politiques-religieux-claniques… Une partie de l’intelligentsia quel que soit son bord politique a ses habitudes à Paris, voire y réside craignant pour sa vie au Liban. Le dernier budget de l’Etat voté par le parlement remonte à des années, depuis il n’a pas pu s’entendre ou se réunir, la dépense publique est gérée par 1/12 de ce dernier budget officiel. Il n’y a d’ailleurs pas véritablement d’Etat, mais ce peuple à la chaleur méditerranéenne a su se déconnecter du fait politique pour survivre quoiqu’il arrive, voir prospérer pour certain.

Que le Liban est admirable et indéchiffrable !

Charmant bambin

Kim Jong-un, le charmant bambin Kim qui gouverne la Corée du Nord, dernière survivance du stalinisme sur la planète Terre, président bien-aimé de sa patrie qui voulait encore récemment vitrifier la Corée du sud sous le feu nucléaire, règle ses comptes et fait exécuter son oncle, numéro deux du régime après un procès de circonstance.

La revanche d’un destin africain

Deux soldats français tués en Centrafrique, les massacres interethniques se poursuivent, l’anarchie est totale. La prochaine étape sera lorsque les populations se retourneront contre les forces françaises. Etrange destin que celui de ces anciennes puissances coloniales qui restent collées à leurs conquêtes. C’est peut-être la revanche du destin justement, boire le calice jusqu’à la lie pour expier ce passé félon.

Nelson Mandela est mort


Nelson Mandela est mort aujourd’hui. Quel Homme ! En Afrique dans les années 90 postapartheid nous étions tous persuadés qu’un bain de sang était au rendez-vous. Il a évité cela avec l’afrikaner de Klerk, son compagnon de prix Nobel de la paix. Non pas un miracle mais une conviction rivée à son âme, celle de la réconciliation. Inespéré, surhumain.

L’Ukraine en faillite

La moitié de l’Ukraine se monte contre l’autre moitié pour savoir qui de l’Est ou de l’Ouest lui donnera le plus de sous pour la sortir de l’ornière financière et politique dans laquelle elle s’enfonce. Les oligarques qui maîtrisent l’économie, ou du moins ce qu’il en reste, sont plutôt pro-russes histoire de maintenir leur mainmise sur les leviers du pays, les jeunes sont du côté de l’Europe avec l’espoir qu’un rapprochement leur permettrait de moderniser leur pays. Ces derniers conspuent le pouvoir en place qui a refusé de signer un accord d’association avec l’Union européenne.

A tous points de vue, historique, culturel, économique, sociologique, l’Ukraine est bien plus poche de la Russie que de l’Europe, est-ce bien raisonnable de vouloir forcer le destin en la rapprochant de l’Union qui a déjà tant de difficultés à gérer à 28 membres, dont la récente Croatie entrée au 1er juillet 2013 ? La réponse est dans la question !

Est-ce que cheminer sur des routes parallèles empêchera les deux ensembles de l’Est et de l’Ouest de collaborer ensemble ? Certes non !

L’Iran négocie

Un accord de six mois est signé avec l’Iran et la communauté internationale pour tenter de mettre sous contrôle son industrie nucléaire, ou en tout cas essayer de s’assurer du caractère exclusivement civil de celle-ci. Cela fait des années que dure le conflit qui s’est traduit par un jeu de sanctions qui ont fini par paralyser ce pays.

Réjouissons-nous qu’un accord ait été trouvé, même provisoire. Chaque partie semble avoir fait un pas vers l’autre. C’est ce qu’on appelle un compromis. Même avec le diable ce genre de compromis nécessite de laisser son orgueil au vestiaire. On est tout de même mieux avec cet accord que sans.

Est-ce que l’Iran est un partenaire fiable ? Non, évidemment non. Ce pays a trempé dans moult complots terroristes depuis des décennies, dont plusieurs assassinats commis sur le territoire français ; soutient la Syrie et le Hezbollah corps et âme.

Est-ce que l’Occident a toujours été franc du collier avec l’Iran ? Non, évidemment non. Compromission avec le régime autoritaire du Shah, renforcé par le coup contre Mossadegh démocratiquement élu (coupable d’avoir voulu nationaliser l’industrie pétrolière en 1953), soutien sans vergogne de l’Iraq dans la guerre Iran-Iraq, affaire de l’Iran-gate où les Etats-Unis ont vendu des armes (et leur âme) à l’Iran islamique pour financer leur lutte contre la guérilla marxiste sud-américaine des contras, sans parler du fait que c’est la France qui a initié les perses à l’industrie nucléaire dans les années 70.

Bref, tout ce petit monde joue à cache-cache depuis les années 50, avec coups tordus, assassinats discrets (ou pas), sanctions et détournement de sanctions, etc. C’est d’ailleurs un miracle que cela n’est point dégénéré en guerre ouverte. Chacun connaît la perversité et la capacité de nuisance de l’autre, personne ne fait confiance à personne et c’est aussi bien en ainsi, tout le monde sera méfiant dans la mise en œuvre de l’accord dont tous les points sont réversibles. On se revoit dans six mois.

Les sables mouvants de l’Azawad

Le Mouvement de libération de l’Azawad (MLNA), composés de multiples factions, réunissant des Touareg moitié indépendantistes moitié islamistes, dont les membres ont, en ordre dispersé, mené une guerre civile au Mali dans les années 80 et 90, servi de nervis au clan Kadhafi du temps de sa gloire, fait alliance avec Al Qaida en 2012 pour tenter un coup d’Etat et instaurer la charia, puis pactisé avec l’armée française en lutte contre les barbus tout en enlevant des otages occidentaux, le MLNA donc, ce groupe aux convictions politiques pour le moins mouvantes vient de déclarer qu’il reprenait les armes contre le gouvernement malien. Bien, voilà qui est clair… pour le moment !

KGB et religion

Rigolo : Poutine, ex-officier du KGB, nostalgique de la grande Union Soviétique, qui semble n’avoir jamais eu d’autres convictions que celle de son maintien au pouvoir, Poutine donc, président de la Russie, rencontre le pape François et les deux compères affichent leurs convergences de vue sur le refus d’une solution militaire en Syrie et le sort peu enviable des chrétiens d’Orient. Un ancien espion soviétique rendant hommage à la religion, opium du peuple, il fallait le faire !

L’Ukraine renonce à son association avec l’Europe


L’Ukraine annonce qu’elle ne signera pas de traité d’association avec l’Union européenne, préférant se rapprocher de la Russie et de sa zone de libre-échange. Est-ce un problème pour l’Ukraine ? Non. Est-ce un problème pour l’Europe ? Pas vraiment. Passons-donc au sujet suivant !

Les Femen, elles, ont déjà quitté Kiev pour s’installer à Paris. Elles ont choisi leur camp.

Réglement de comptes

Le chef des talibans pakistanais a été tué par les Etats-Unis via un de leurs fameux drones, indument qualifiés d’avion sans pilote, puisque ces aéronefs ont bien un pilote mais qui n’est pas dans l’avion. Il a été immédiatement remplacé par un autre chef taliban du nom de Fazullah qui s’est déjà rendu célèbre ces dernières années en faisant brûler les écoles de filles et en assassinant les personnels chargés des campagnes de vaccination des enfants, éducation et vaccination étant considérés comme contraire à la charia…