Comment dépenser des sous sans payer ses dettes

Drapeau_GreeceLe nouveau pouvoir grec veut faire vite et annonce ses mesures pour la reprise des dépense publiques : augmentation du salaire minimum, réembauche des milliers de fonctionnaires licenciés dans le cadre des plans d’économie précédents, arrêt des programmes de privatisation en cours, etc.

Sur le plan politique il clame sa volonté de faire annuler une partie de la dette publique et refuse de parler avec les représentants de la Troïka (Fonds monétaire international + Banque centrale européenne + Commission européenne) qui représente les prêteurs mais est considérée comme le valet de ces créanciers rapaces qui veulent étrangler ce beau pays méditerranéen…

C’est l’éternel discours du gentil débiteur face à ses méchants créanciers. Une fois passés les effets de manche et manifestations d’égos divers et variés, les gens sérieux reprendront le dossier et trouveront bien une solution acceptable pour tous, dont éventuellement la sortie de la Grèce de la zone euro, hypothèse à laquelle il ne faut pas s’interdire de penser.

Nous sommes face à un programme d’ajustement structurel classique comme la communauté financière internationale a eu à en gérer depuis des décennies, du Sénégal à l’Argentine, en passant par la Russie et les pays asiatiques. La France elle-même a fait la manche en 1983 auprès de la Communauté européenne après le désastre financier de la gestion des deux premières années du gouvernement Mauroy.

Un pays a besoin d’argent qu’il ne peut plus se procurer par un accès classique aux marchés financiers, ou alors qu’il peut emprunter mais à des taux d’intérêt très élevé qui ne sont que la conséquence du risque de non remboursement qu’il fait courir à ses prêteurs. Dans le cas de la Grèce, ce risque est avéré puisque les créanciers privés ont dû renoncer à 110 milliards d’euros de dettes en 2012. C’était il n’y a pas si longtemps.

Des dirigeants responsables se réunissent avec des prêteurs anciens et futurs, examinent ensemble ce que peut ou pas le pays défaillant et tout ou partie de la dette stressée (comme disent les anglo-saxons) est annulée ou rééchelonnées, voire les deux à la fois, et arrêtent ensemble l’argent frais (new money comme disent les anglo-saxons) qui peut être mis en place pour financer la survie de l’Etat défaillant.

Dans le cas d’espèce, ce sont les autres Etats européens, donc leurs contribuables-citoyens respectifs, qui sont les prêteurs de la Grèce, ce sont donc eux qui supporteront la charge de la restructuration. Car malgré ce que racontent les démagogues de salons, il y aura bien une charge. La France par exemple a prêté ou garanti 40 milliards qui ont été déboursés en faveur de la Grèce. Elle a donc emprunté elle-même une somme équivalente qu’elle devra bien, elle, rembourser à ses propres prêteurs. Elle devait le faire normalement en y affectant les remboursements venus de la Grèce et si ceux-ci ne viennent pas il faudra bien qu’elle le fasse sur ses propres ressources financières, donc les impôts de ses citoyens-contribuables.

Une autre solution technique est de faire créer des euros par la banque centrale pour rembourser cette dette en monnaie qui se dévaluerait mathématiquement. Ce serait le retour aux déplorables méthodes d’antan et une prime aux mauvais élèves. Les prêteurs y laisseraient des plumes puisque remboursés en monnaie dévaluée, ce qui obèrerait leur confiance et logiquement ferait remonter les taux d’intérêt pour l’ensemble des emprunteurs en euros.

Quel que soit le bout de la lorgnette par lequel on regarde le sujet, une dette non remboursée cause une perte au prêteur, soit directe s’il annule sa créance, soit indirecte s’il est remboursé en monnaie de singe.

C’est ce problème que les dirigeants européens doivent gérer avec la Grèce, si possible en bonne entente.

La gauche radicale au pouvoir en Grèce

Un parti de gauche radicale arrive démocratiquement au pouvoir dans une Grèce usée par la mauvaise gestion et la crise économique. A défaut d’obtenir la majorité absolue au parlement, il s’allie avec un parti de droite mal embouché. C’est un peu comme si Mélanchon, du Parti de gauche, s’alliait en France avec Dupont –Aignan, de Debout la France. En principe, et au regard des modes de fonctionnement habituels de la politique et des égos surdimensionnés qui la peuplent

Tout ce petit monde a été élu sur le thème « demain on rase gratis », nos problèmes c’est la faute à l’Allemagne qui n’a pas payé ses dettes de guerre et à l’Union européenne qui nous a imposé une austérité qui est contre-productive, reprenons la dépense publique et la croissance économique reviendra, ne remboursons pas nos dettes et cela ira encore mieux car ces dettes sont illégitimes et n’ont servi qu’à engraisser de vilains banquiers. Un tel projet électoral a rencontré un franc succès ! Les lendemains risquent de déchanter.

Tous les partis populistes que compte l’Europe approuvent ce discours : Mélanchon en France (extrême gauche), bien sûr, mais aussi le Front national (extrême droite), le Podemos en Espagne, etc. Un immense espoir se lève dans les pays du sud de l’Europe sur le thème : nous aussi nous voulons reprendre la dépense publique et ne pas payer nos dettes.

Le cinéma documentaire soviétique à la libération des camps

ImpressionLe Mémorial de la Shoah expose un intéressant travail d’analyse historique de la filmographie soviétique de la deuxième guerre mondiale, plus particulièrement consacrée au récit des massacres commis par l’envahisseur allemand et la barbarie nazie qui s’est exprimée avec tant de sauvagerie au fur et à mesure de l’invasion vers l’Est.

Manquant de matériel, soumis aux contraintes des besoins de la propagande soviétique, les caméramans russes sont quasiment les seuls à filmer la vérité des crimes de guerre allemands au fur et à mesure où l’armée rouge a repris du terrain vers l’Ouest après Stalingrad en 1942. Les alliés occidentaux les ont vues, mais plus tard.

Les soviétiques ont découvert les charniers en Ukraine ou dans les pays baltes, ouverts un certain nombre de camps d’extermination, au besoin ils ont re-monté certaines scènes de libération avec des figurants quand il n’y avait pas de caméraman au moment opportun. Les images de la libération d’Auschwitz datent de deux ou trois jours après le véritable évènement.

L’exposition explique l’ambiguïté de certaines utilisations d’images mais laissent entendre qu’il n’y a pas eu de manipulation de la vérité au-delà du fait que la judéité des victimes juives étaient cachée de même que l’engagement communistes d’autres victimes. La propagande soviétique ne voulait pas que le peuple ne se dise que cette guerre ne concernait que les juifs et les communistes, et ne se désintéresse du conflit. Pour impliquer l’ensemble de la population dans cette grande guerre patriotique, la propagande exploitait les images pour illustrer la barbarie des nazis contre les paisibles citoyens soviétiques, peu importait qu’ils soient communistes ou autre.

La volonté soviétique était également, dès 1941, d’accumuler des preuves des crimes de guerre pour le jour de la victoire. Les nazis ont d’ailleurs pris conscience assez vite de l’énormité de leurs actes et voulut en détruire les preuves en déterrant les ossements des charniers pour les incinérer, en tuant immédiatement les prisonniers ayant participé à l’effacement de ces preuves, destruction des camps (Treblinka était revenu à l’état de forêt à la fin de la guerre…).

Une partie de ces matériels cinématographiques a été présenté au tribunal de Nuremberg comme preuves à charge. L’exposition montre des extraits de ces films documentaires, mais aussi de fictions tournées peu après les évènements, de photos et de textes de l’époque.

Religion en Europe

Des manifestations en Allemagne contre l’islamisation de la société, des mosquées incendiées en Suède, la montée des partis d’extrême droite un peu partout, des succès de librairies aux relents nauséabonds, symptômes que notre société occidentale plie face à la tactique des religieux du Moyen-Orient qui appliquent le fameux principe maoïste : action-répression-révolution !
En provoquant des attentats activés par des cellules dormantes en Europe ou aux Etats-Unis, en séduisant des gamins qui préfèrent monter au front en Syrie plutôt que de pointer chez Pôle-Emploi en banlieue, en diffusant des décapitations en série sur YouTube et autres joyeusetés du même ordre, les religieux introduisent le poison et le doute dans les démocraties, provoquent la mise en place de machines bureaucratique réprimant la liberté, le tout assaisonné à la sauce de la dépression économique qui s’est emparé de l’occident : les deux premières étapes de l’axiome maoïste sont réalisées. La dernière est peu probable mais la capacité de nuisance de la religion a toujours été sous-estimée au cours des siècles des siècles.

Qui sera le plus malin

Israël et l’Autorité palestinienne s’affrontent pour savoir qui a commis le plus de crimes de guerre. Le concours risque d’être épique.

L’Autorité palestinienne lasse de négociations qui n’en finissent pas pour la création de son Etat, et après que la Palestine ait été reconnue comme Etat observateurs aux Nations Unie (situation ne donnant pas le statut d’Etat membre), et Etat membre de l’Unesco, a demandé cette fois son adhésion à la Cour pénale internationale. En principe cette requête doit être acceptée et permettrait à l’Autorité palestinienne d’attaquer Israël pour crimes de guerre ce qui inquiète Tel-Aviv car ce pays ne souhaite pas que ses exploits guerriers soient passé à la moulinette de la cour pénale.

Alors Israël qui ne peut plus juridiquement bloquer l’adhésion à la Cour pénale menace à son tour d’attaquer l’Autorité palestinienne pour crimes de guerre arguant du fait que l’Autorité est alliée avec le Hamas dont certaines des méthodes relèvent bien, à n’en pas douter, de la Cour. Le plus croquignolet dans l’histoire est qu’Israël n’est pas membre de la Cour dont elle refuse de  reconnaître l’autorité…

On a donc une Palestine membre candidate à la cour pénale qui veut attaquer Israël, un Etat non membre de la Cour, pour des fait qui en principe ne relèvent pas de ladite Cour qui ne juge que ceux s’étant déroulés sur le territoire d’un Etat membre. Et nous avons Israël, non membre de la Cour et ne désirant pas le devenir, cherchant à bloquer l’adhésion de la Palestine tout en menaçant de l’attaquer devant cette Cour pur crimes de guerre.

Vous ne comprenez rien ? Ne vous inquiétez pas, c’est normal, il s’agit du Proche-Orient !

On aimerait quand même qu’Israël et la Palestine utilisent leur machiavélisme et leurs diplomates à des choses plus positives pour l’avenir de la région…

Religion en Egypte

Une superproduction américaine, « Exodus : Gods and Queens », est interdite de diffusion en Egypte et au Maroc au motif qu’elle serait sioniste et falsifierait l’Histoire en mettant en doute le fait que Moïse aurait séparé les eaux de la Mer Rouge avec un bâton et laissant penser qu’il s’agirait en fait d’un phénomène de marée.

Il faut avouer que c’est une vraie question fondatrice de l’Humanité : Moïse a-t-il oui ou non divisé les eaux de la Mer Rouge lors de l’exode des juifs d’Egypte il y a 4 000 ans ? Comment peut-on vivre aujourd’hui avec un doute sur cette question existentielle ?

Ce débat d’un autre âge illustre l’aspect régressif de la religion. Un conte de fées fonde des décisions politiques. C’est un peu comme si le sort de Blanche-Neige et des sept Nains était débattu à l’ONU !

L’Ukraine en faillite

L’Ukraine a voté une loi instaurant son renoncement au statut de « non aligné ». Les spécialistes expliquent qu’il s’agit en fait d’une demande d’adhésion à la coalition militaire occidentale de l’OTAN. Le pouvoir ukrainien sait la faiblesse occidentale et la difficulté de ces organisations multilatérales à dire « non » alors il présente ses candidatures à tout ce qui peut l’éloigner de la Russie.

Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour se rendre compte que l’Ukraine n’est pas prête à adhérer à quoi que ce soit, ni en termes politiques et démocratiques, encore moins en termes économiques et militaires. Elle n’y a d’ailleurs sans doute pas vraiment intérêt. Serait-elle utile à l’Union européenne ou à l’Otan ? Bien sûr que non, elle y serait un poids très lourd et qui plus est, un casus-belli avec la Russie. Est-ce que les peuples européens souhaitent intégrer l’Ukraine en leur sein ? Il suffirait de leur demander pour savoir mais leur réponse négative ne fait pas beaucoup de doute. Alors pourquoi faire comme si de rien n’était et laisser ce pays emprunter les chemins de l’adhésion à l’Union et à l’Otan ? C’est la faiblesse des diplomaties qui ne savent pas refuser, c’est aussi sans doute ce qu’on appelle le déficit démocratique de l’Europe qui accessoirement fait prospérer les partis extrémistes.

Faut-il aider l’Ukraine à se sortir du bourbier économique et politique dans laquelle la gouvernance de ses élites l’a plongée ? Bien sûr que oui et d’ailleurs le contribuable européen a déjà commencé à payer pour la faillite de ce pays aux abois. Nous allons continuer bien que l’addition sera évidemment très lourde compte tenu de la gabegie qui tient lieu de politique à Kiev depuis la chute du mur de Berlin. Mais il n’est pas nécessaire de faire adhérer pour aider.
Que ce soit l’Union européenne ou l’OTAN, on trouvera forcément des pays voulant accueillir l’Ukraine dans ces organisations, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, et qui pousseront les autres à accepter. En France, l’article 88-5 de la constitution soumet à référendum tout traité relatif à l’adhésion d’un pays à l’Union européenne ce qui veut dire que si les électeurs français votent contre l’adhésion de l’Ukraine le moment venu celle-ci ne pourrait pas avoir lieu puisqu’elle relève de l’unanimité des pays membres. Il risque d’y avoir un casse-tête juridique de premier ordre que la créativité des eurocrates aura du mal à résoudre et qui d’ailleurs de produira déjà avec les cas de la Serbie, de l’Albanie, du Kosovo et autres pays balkaniques sur les rangs de l’adhésion à l’Union. Il va être intéressant de suivre les contorsions politiques des dirigeants européens pour expliquer l’intérêt politique qu’il y a à faire adhérer l’Albanie à l’Union européenne…

Eau argentée

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Eau Argentée : un chef d’œuvre sur la guerre civile en Syrie, un documentaire dur et dérangeant sur la sauvagerie humaine, mais aussi une incroyable histoire artistique sur fond de dévastation dans ce Moyen-Orient si violent. Ossama Mohammed est un réalisateur syrien réfugié à Paris depuis 2011 qui a décidé de monter des images publiées sur Internet de la rébellion syrienne, le plus souvent tournées avec des téléphones portables. C’est la première partie du scénario.

Au cours de ses pérégrinations sur YouTube en quête des films publiés par rebelles et militaires loyaux au régime, il reçoit un appel de Simav, une jeune femme kurde enfermée à Homs durant le siège tragique de cette ville par l’armée syrienne. Simav en kurde veut dire : eau argentée. Elle a décidé de filmer pour témoigner. Vont s’en suivre des envois d’images et un dialogue poétique et surréaliste par internet interposé entre le réalisateur installé à Paris, se sentant coupable de n’être point au combat, et Simav filmant la guerre civile dans sa ville, au milieu des siens. C’est la deuxième partie du film.

Evidemment ce sont des images d’horreur où rien n’est épargné. On frémit devant les enfants morts, les blessés récupérés au milieu des rues avec des perches pour éviter aux secouristes d’être à leur tour touchés par les snipers, les cris des femmes devant la mort, les scènes de tabassage filmées par les militaires loyalistes, les rues de Homs dévastées par les bombardements, la terreur, etc. etc. C’est la guerre civile, la plus terrible de toutes. Une guerre où toutes les barbaries se retrouvent, y compris celles des extrémistes religieux qui massacrent à leur tour sur YouTube ceux qui ne croient pas au même Dieu qu’eux. C’est indicible !

Bien sûr ces images ont été montées. Au moins celles de la première partie peuvent avoir été manipulées, c’est possible. Mais on sait que tout ce qu’elles montrent s’est passé et se déroule encore. On sait les 200 000 morts ou approchant depuis le début de cette guerre. Le chaos total d’un pays où s’affrontent un régime familial dictatorial, une rébellion « classique » et des extrémistes religieux, le tout largement attisé par le reste du monde qui défend les uns ou les autres. Le résultat est une régression humaine sans nom dont on se demande quand elle touchera le fond.

Homs s’est rendue. Ossama et Simav vont se rencontrer… au Festival de Cannes en mai 2014, pour la première fois. Leur film y est présenté. Elle atterri à Cannes le jour même de sa présentation, fait la connaissance d’Ossama, et dans une grande émotion, devant un parterre de journalistes et de gens de cinéma déclare qu’elle retourne à Homs et réclame la liberté pour la Syrie.

Un très grand film qui rend hommage à un pays sinistré et à ses habitants.

Religion au Nigeria

Une bande de cinglés religieux nigérians continuent leur œuvre mortifère en enlevant des dizaines de citoyens, généralement des jeunes dans des écoles, car ces barbus sont contre le savoir, et en mettant à feu et à sang des villes du nord-est de ce pays : attentats, suicides ou pas, ciblés sur des églises chrétiennes, des bâtiments de l’Etat, faisant des dizaines de morts, etc.

Le leader du groupe Boko Haram, spécialiste en barbarie au Nigeria, diffuse des vidéos où on le voit, en battle-dress et goguenard, expliquer devant les gamines enlevées à l’école et habillées de robes et voiles qu’il les vendra comme esclaves. Le pire c’est qu’il trouve des clients pour ses marchandises humaines.

C’est André Malraux qui aurait dit : « Le siècle prochain sera religieux ou ne sera pas ». Il parlait du XXIème siècle. Hélas, il a en partie raison mais le fait que ce siècle soit religieux l’emmène vers le néant contrairement à la prophétie de l’écrivain.

Religion au Pakistan

Une petite bande de cinglés pakistanais réalise un massacre dans une école d’enfants de militaires : environ 140 morts, en majorité des gamins froidement assassinés les uns après les autres par les extrémistes religieux. Les attaquants ont été tués lors de l’assaut par les militaires.

La communauté musulmane mondiale s’inquiète des amalgames, elle a raison. Le monde vacille sous la barbarie de cette folie religieuse qui n’a plus de frontières.

Religion en Australie

Un cinglé barbu prend en otages une quinzaine de personnes dans un café à Sidney en se réclamant de l’Etat Islamique en Iraq et au Levant. Après seize heures de siège, la police donne l’assaut : trois morts dont le forcené, et deux clients, plus des blessés.

L’extrémiste religieux avait l’air plutôt gravement atteint : réfugié chiite iranien en Australie, il s’était converti au sunnisme ce qui est plutôt rare, était accusé de viol sur des femmes et du meurtre de son épouse, s’était rendu célèbre en envoyant des lettres d’injures aux parents des militaires australiens morts au combat en Iraq et en Afghanistan. Bref, même l’Iran a officiellement désavoué ce crime, c’est dire…

La communauté musulmane australienne qui a condamné l’opération s’inquiète des amalgames, elle a raison. L’Australie si loin du Moyen-Orient est attaquée elle aussi par cette folie religieuse.

Les talibans sur la route du retour

Un attentat suicide au centre culturel français de Kaboul en Afghanistan fait plusieurs morts et blessés : un gamin s’est fait exploser au milieu des spectateurs d’une pièce de théâtre sur le terrorisme. Il est éminemment sympathique de s’imaginer que le contribuable français finance des pièces de théâtre moralisatrices à Kaboul, mais n’est-ce pas un peu vain ? Et est-ce efficace ?
Dans quelques mois les talibans vont revenir au pouvoir après le départ des derniers soldats occidentaux. Ils ramèneront avec eux leurs méthodes de gouvernement d’un autre âge et leur ambition de répandre leur religion sur le reste de la planète, violemment s’il le faut. Le pays se à un avenir… religieux. L’Occident aura fait la guerre près de quinze années dans ce pays, après en avoir chassé les talibans du pouvoir en quelques semaines après l’attentat de New-York du 11 septembre 2001. Quatorze années de combats, de dépenses pour lutter contre un ennemi invisible et essayer de s’attirer les bonnes grâces d’une population résignée, et sans doute pas définitivement convaincue des bienfaits de la démocratie. Il en résulte : sans doute rien, sinon le retour de talibans que finalement peu de gens du peuple ne conteste. L’élite a en bonne partie sombré dans une corruption record financée par le contribuable occidental pour reconstruire un pays qui va de nouveau sombrer.
Il était légitime d’intervenir en 2001 pour chasser les gouvernants de ce pays qui inspiraient et abritaient les coupables. Il fut inutile d’y rester plus de six mois ce qu’hélas les armées occidentales ont fait, entretenant l’illusion de bâtir une démocratie locale et une armée populaire, pour laisser un pays en ordre à l’issue de son occupation. L’exemple de l’armée du Sud-Vietnam n’a pas suffi : après des accords de paix signés en 1973 et le retrait des troupes américaines, il faudra à peine 2 ans à l’armée du Nord-Vietnam pour obtenir la capitulation totale du Sud-Vietnam dont l’armée avait été pourtant encadrée, formée et financée par les Etats-Unis. Lorsque des gens qui croient à quelque chose se battent contre des gens qui se demandent pourquoi ils sont sur le champ de bataille, le vainqueur est en principe vite désigné
Alors les poètes du centre culturel français de Kaboul sont sans doute un peu décalés. La diplomatie de la culture sera de peu d’effet lorsque les armes vont se remettre à parler. En attendant ils se font tuer.

Le Japon en difficulté

On devrait s’intéresser d’un peu plus près à la situation actuelle du Japon. Depuis l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement conservateur en 2012, le premier ministre Shinzo Abe met en œuvre les fameux abenomics qui consistent en gros à relancer la dépense publique et la création monétaire. Pour légèrement caricaturer cette politique, on pourrait la comparer à celle appliquée en France en 1981 après l’arrivée au pouvoir d’une majorité socialiste.

A ce jour, les résultats économiques attendus de cette politique de relance ne sont pas là dans un Japon encore rongé par la catastrophe de Fukushima dont les conséquences écologiques et économiques sont encore loin d’avoir été complètement évaluées. L’économie est en quasi récession, la dette publique explose à 230% du PIB, les impôts augmentent, le reprise économique n’est pas au rendez-vous, etc.

Il faut sans doute laisser encore un peu de temps à l’expérience abenomics mais par quel bout que l’on prenne l’économie, lorsque l’on a trop dépensé par rapport à ses revenus, vient le moment où il faut réduire ses dépenses et sa dette, ce qui se traduit inévitablement par une baisse temporaire (espère-t-on) du niveau de vie médian. Vivre au-dessus de ses moyens est, par construction, une situation qui ne peut pas durer éternellement.

Le pape fait la morale aux parlementaires européens

Ce bon François 1er déboule en aube au parlement européen et fait la morale à des députés qui en sont ravis et louent les qualités du grand homme. Bien sûr François 1er parle de Dieu et du Ciel, mais aussi de la terre où les hommes perdent le sens du bien général, il pleure sur la solidarité, l’individualisme qui ronge la société, etc.

C’est doux à entendre, sympathique à partager, personne ne peut fondamentalement s’opposer à un tel discours. Il faut dire ces paroles et mais il est peu probable que la solidarité revienne sur Terre sans l’aide de l’action publique. Les députés européens doivent le savoir eux qui votent la Loi. Alors ils se donnent bonne conscience en applaudissant un homme de principe, un peu comme ils vont à confesse pour se remettre à pécher… La Morano a évidemment facebooké sur le sujet avec son style inimitable fait de vide et de clinquant :

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Ce qui ne manque pas de sel c’est que les plus libéraux, en faveur d’un individualisme forcené et contre toute intervention de l’Etat, sont parfois ceux qui s’affichent les plus croyants (Tea Party aux Etats-Unis ou Guillaume Roquette du FigMag en France).

Il va falloir payer pour la faillite ukrainienne

La France officialise le fait qu’elle ne livrera pas un bateau de guerre construit pour, et vendu à la Russie, compte tenu de l’ingérence de Moscou dans la guerre civile ukrainienne. Si ce contrat est définitivement rompu ce sera un coût supplémentaire pour les contribuables français après le refinancement de la faillite financière de l’Ukraine qui ne fait que commencer.

Il eut été plus avisé de ne pas vendre d’armes à de faux-amis comme la Russie, qui furent de vrais ennemis 60 années durant. En fait, les vrais amis sont en nombre très limité, l’Europe de l’ouest, les Etats-Unis, l’Australie… et encore considère-t-on l’Allemagne et le Japon comme des pays plus ou moins neutres ou pacifistes de par leurs constitutions. Mais la France vend des armes aux pays du Golfe persique, en Afrique, aux pays de l’Est, une bonne partie n’est d’ailleurs jamais payée par les clients mais financée par les contribuables, et les vrais amis achètent leurs armes aux Etats-Unis.

La survie de l’industrie française de l’armement nécessite sans doute ces compromissions, espérons que ces armes françaises ne se retournent pas un jour contre nous !

La Morano en tout cas, avec la subtilité qu’on lui connaît, sa grand capacité d’analyse politique et sa vision des relations internationales a voté pour la Russie :

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Le virus du pouvoir

Burkina-Faso-2014

Une bande de militaires dépenaillés a pris le pouvoir au Burkina Faso après que le peuple ait obtenu la démission et l’exil du précédent président Blaise Compaoré, militaire habillé en costumes bien coupés, au pouvoir depuis 27 ans après avoir lui-même mené un coup d’Etat sanglant contre son prédécesseur Thomas Sankara. Ils étaient tous deux parachutistes d’opérette et on dit que Blaise a participé à l’assassinat de Thomas.

Cette fois-ci le bon peuple est descendu dans la rue après que Blaise ait voulu modifier la constitution locale afin de pouvoir rester au pouvoir indéfiniment. Incorrigible Blaise Compaoré ! Cette fois-ci fut celle de trop et le garçon est maintenant exilé en Côte d’Ivoire loin du pouvoir burkinabé sur lequel il a brûlé ses ailes de parachutiste qui n’a d’ailleurs pas dû faire beaucoup de sauts. Comme toujours, hélas, la Françafrique est encore impliquée dans cette affaire locale et ce sont des militaires français qui ont extirpé Compaoré à la vindicte populaire.

Bien sûr-bien sûr, les dépenaillés ont promis de rendre le pouvoir aux civils ! Ne serait-ce l’assassinat du président précédent qui lui a permis de prendre le pouvoir suprême et d’y rester 27 ans, Blaise n’avait pas trop mal mené sa barque, ni celle de son pays, durant ces années. Il a trahi Sankara, un peu œuvré aux guerres civiles de la région, copiné avec Kadhafi, mangé dans la soupe de la Françafrique, mais gardé son pays à peu près en paix sur la voie d’un développement économique plus ou moins dans la bonne moyenne régionale.

Mais Compaoré a été atteint du syndrome viral qui attaque trop souvent les détenteurs du pouvoir politique ou économique, celui qui les fait se croire irremplaçables. Ce virus atteint plus durement le pouvoir économique dans nos démocraties occidentales, et plus vicieusement le pouvoir politique dans le reste du monde. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas d’antidote. Ainsi va la perversité de l’âme humaine.

Religion : la victoire des extrémistes

Encore des égorgements d’otages par des fanatique religieux au Moyen-Orient, encore des images de terreur diffusées par l’Orient vers l’Occident sous couvert de mission divine, mais cette fois-ci les égorgeurs passent à visage découvert sur YouTube et on y identifie des citoyens français, en l’occurrence un gamin normand, et bien normand, qui découpe en deux, au couteau, un otage syrien !

Les religieux qui cherchent à prendre le pouvoir en Iraq et en Syrie, voire ailleurs, n’ont pas encore gagné militairement mais ils ont sans doute emporté une victoire sur les âmes des mécréants occidentaux qu’ils veulent abattre. Ils ont réussi à convaincre des citoyens, français et britanniques notamment, d’abandonner le confort de leur vie occidentale pour venir combattre pour Dieu en égorgeant ses soi-disant ennemis. Une telle conversion est juste incompréhensible pour les gens normalement constitués. Elle est le fait de la religion qui seule peut défaire à ce point la raison.

La justice internationale va se saisir de ces crimes et poursuivre les coupables qui clament ne rêver que du martyr, ce qui rend un peu limitée l’effet de la menace de sanctions humaines. Ben Laden disait : « nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! » Le combat contre ces religieux avec des moyens démocratiques va être compliqué.

Le calife et son califat

Des djihadistes irakiens en révolte contre le pouvoir irakien proclament le califat et s’érigent en Etat islamique avec pour objectif d’abattre les frontières impies bien au-delà des simples territoires iraquiens déjà reconquis. Bref, on n’a pas fini d’entendre parler de ces nouveaux illuminés qui s’illustrent déjà par leur cruauté vis-à-vis de leurs prisonniers. Et le calfat a un calife : le sieur Al-Bagdhdadi.

Religion

Le pape et ses cardinaux décident finalement de ne pas tourner leur aube et de continuer à refuser la communion aux divorcés, aux homosexuels et quelques autres corporations. Les spécialistes en vaticanoligie ont poussé dehors les consultants en guerre asymétrique pour quelques jours, le temps d’expliquer que le pape François 1er était un pape progressiste qui n’avait simplement pas été suivi par ses cardinaux, spécialement ceux des pays émergents (que l’on appelait anciennement pays du tiers monde) qui ne veulent définitivement pas donner la communion aux homosexuels. C’est ainsi ! Les vaticanologues précisent toutefois que le Vatican n’étant pas une démocratie, François 1er pouvait néanmoins décider seul de donner cette communion contre l’avis de son synode.
En termes de marché, il aurait tort, car sa clientèle cible se trouve justement dans ces pays émergents à la natalité débordante et la religiosité aussi aigüe que celle des occidentaux pour leurs aïe-fones. Ce segment de marché est l’avenir de la religion catholique alors pourquoi aller contre les convictions des consommateurs qui y résident ?
François 1er c’est sûr va y réfléchir avant de prendre une décision qui risque de nuire à la croissance de son activité.