Quoi de neuf ?

La Morano toute en grâce

La Morano tient encore les feux de la rampe ! La rumeur voudrait qu’elle soit désignée tête de liste de l’UMP pour la Région Est aux prochaines élections européennes. Evidemment quelques caciques du parti s’émeuvent d’une telle éventualité : Accoyer se demande dans une interview au Monde : « …si elle doit remplacer quelqu’un : qu’apporterait-elle de plus ? »

La question est légitime concernant cette twittos obsessionnelle et compulsive dont l’un des derniers messages est rappelé ci-dessous :

La campagne électorale promet d’être intéressante, sans parler des débats au parlement européen si jamais elle y était élue !

La revanche d’un destin africain

Deux soldats français tués en Centrafrique, les massacres interethniques se poursuivent, l’anarchie est totale. La prochaine étape sera lorsque les populations se retourneront contre les forces françaises. Etrange destin que celui de ces anciennes puissances coloniales qui restent collées à leurs conquêtes. C’est peut-être la revanche du destin justement, boire le calice jusqu’à la lie pour expier ce passé félon.

Corporatisme franchouillard

Un des multiples symboles du corporatisme franchouillard sclérosant, le monopole des buralistes sur la vente de cigarettes s’émeut de la vente libre des e-cigarettes qui se développe très fortement alors que celle des cigarettes classiques baisse régulièrement sous les coups de boutoir de la politique de santé publique consistant à augmenter les prix de ce produit cancérigène.

Alors que ce monopole d’Etat délégué aux débits de tabac n’a plus grand sens aujourd’hui, les buralistes, directement intéressés à leurs avantages particuliers se battent pour l’étendre aux cigarettes électroniques… Et un tribunal de Toulouse vient de leur donner raison. Il faudrait peut-être changer la loi en ce domaine.

Angoulême


Angoulême, le château de La Rochefoucault, une famille qui remonte jusqu’au 10ème siècle et qui a traversé l’Histoire. Le château est toujours détenu par une descendante rencontrée au sortir de la visite et qui s’apprête à revoir toute sa descendance pour une soirée de Noël dans une majestueuse salle à manger et les candélabres de circonstance.

En ruine, le château a été réhabilité il y a quelques années avec la participation du contribuable et des 28 000 visiteurs annuels. Le résultat est magnifique.

Les gogos et le bitcoin

Rigolo : un certain nombre de gogos continuent à croire à l’avenir du bitcoin sorte de monnaie électronique qui n’est garantie par aucun Etat et qui sert de monnaie d’échange pour un certain nombre de transactions plus ou moins transparentes. Des banques centrales attirent l’attention des utilisateurs sur les dangers de cette monnaie.

Le bitcoin c’est le retour de Madoff, tant que cela tient, que les parties font confiance, tout va bien, mais gare aux premiers retraits qui déclencheront l’effondrement de la pyramide. Il faudra en sortir au bon moment. C’est un peu comme les actions d’Apple.

Nelson Mandela est mort


Nelson Mandela est mort aujourd’hui. Quel Homme ! En Afrique dans les années 90 postapartheid nous étions tous persuadés qu’un bain de sang était au rendez-vous. Il a évité cela avec l’afrikaner de Klerk, son compagnon de prix Nobel de la paix. Non pas un miracle mais une conviction rivée à son âme, celle de la réconciliation. Inespéré, surhumain.

L’Ukraine en faillite

La moitié de l’Ukraine se monte contre l’autre moitié pour savoir qui de l’Est ou de l’Ouest lui donnera le plus de sous pour la sortir de l’ornière financière et politique dans laquelle elle s’enfonce. Les oligarques qui maîtrisent l’économie, ou du moins ce qu’il en reste, sont plutôt pro-russes histoire de maintenir leur mainmise sur les leviers du pays, les jeunes sont du côté de l’Europe avec l’espoir qu’un rapprochement leur permettrait de moderniser leur pays. Ces derniers conspuent le pouvoir en place qui a refusé de signer un accord d’association avec l’Union européenne.

A tous points de vue, historique, culturel, économique, sociologique, l’Ukraine est bien plus poche de la Russie que de l’Europe, est-ce bien raisonnable de vouloir forcer le destin en la rapprochant de l’Union qui a déjà tant de difficultés à gérer à 28 membres, dont la récente Croatie entrée au 1er juillet 2013 ? La réponse est dans la question !

Est-ce que cheminer sur des routes parallèles empêchera les deux ensembles de l’Est et de l’Ouest de collaborer ensemble ? Certes non !

Gaëtan Roussel – 2013/12/02 – Paris la Cigale

Gaëtan Roussel est un type sympatoche en diable qui se démène pour écrire une musique dynamique et délicieuse, alors quand il sort des disques et les présente en concert, on ne se prive pas de les acheter et de s’y rendre !

Orpailleur est sorti depuis peu, Gaëtan teste sa prochaine tournée à ce soir la Cigale. Un grand escogriffe toujours vêtu de noir, le crâne rasé qui se plisse sous l’effort, beaucoup d’électronique, deux choristes et un light show style Vasarély-années 70’s. Ca pulse, ça pétille, ça flashe… De la musique et de l’énergie sur des rythmes syncopés et des textes touchants. Des arrangements technos sur d’anciennes chansons : Inside Outside qui n’en finit plus dans les claquements de riffs, de bass et les déhanchements des choristes de notre artiste, la foule adore… Il ne joue quasiment plus de guitare sur scène, alors il trimballe sa carcasse un peu maladroitement sur le devant de la scène.

Des nouvelles chansons en ode à la simplicité, à l’énergie éolienne, à toutes ces petites choses de la vie ! Gaëtan se révèle aussi plein de douceur et d’humanité lorsqu’il prêche pour la poésie sur la chanson du même nom : En cas d’alerte ou d’incendie/ Penser à avoir de la poésie/ En cas de clash ou d’inertie/ Penser à avoir de la poésie…  ou lorsqu’il nous et en garde contre la barbarie : C’est presque un prénom/ Presque un pays/ C’est une invitation/ C’est presque un prénom/ C’est presque un fruit/ C’est une tentation…

En rappel il jouera une reprise des Talking Heads, son groupe fétiche : Road to Nowhere, un duo avec Rover sur Vielles Canailles, et puis La Barbarie.

Un concert de Gaëtan Roussel c’est un grand coup de vent de fraîcheur  dans notre monde cynique et désabusé, à consommer sans modération.

Peugeot dans la démesure

La CGT Peugeot dévoile que les comptes publiés de la holding du groupe affichent une provision de 21 millions d’euros pour financer la retraite chapeau de Philippe Varin, futur ex-numéro 1 du groupe qui n’est resté que quatre ou cinq années dans la boîte. Peugeot aurait prévu de verser à son futur ex-chef une retraite de 400 000 EUR et quelques par an jusqu’à la fin de ses jours (d’où l’évaluation des 21 millions compte tenu d’une espérance de vie statistique et des charges sociales à la charge de l’entreprise). Devant la levée de bouclier politico-médiatique, l’intéressé renonce à ce droit et s’en remet à la sagesse de son conseil d’administration pour fixer un montant qui fasse moins de bruit dans la presse et au Café du Commerce.

En réalité cette retraite chapeau pour un dirigeant qui n’a passé que 4 ans dans la boutique c’est juste une rémunération cachée pour éviter d’afficher un trop gros salaire fixe au recrutement de cette perle rare.

Hélas pour Varin, le couperet tombe sur sa tête. Son prédécesseur continue à percevoir une retraite chapeau bien supérieure à celle à laquelle lui-même renonce, et son successeur touchera sans doute également une retraite chapeau pour un montant qui doit être actuellement en cours de négociation.

La presse bien informée explique que le patronat aurait fait pression sur l’impétrant pour le pousser à ne pas se battre pour ne pas conserver cet avantage jugé contraire à la chartre publiée par le patronat (MEDEF & AFEP) en 2008 sur la rémunération des dirigeants et qui stipule en son article 3 :

Les retraites supplémentaires à prestations définies sont soumises à la condition que le bénéficiaire soit mandataire social ou salarié de l’entreprise lorsqu’il fait valoir ses droits à la retraite en application des règles en vigueur.
Afin de prévenir tout abus, il est nécessaire de poser certaines règles complémentaires :
– La valeur de cet avantage doit être prise en compte dans la fixation globale de la rémunération sur la base des principes généraux énoncés en introduction de ce document.
– Le groupe de bénéficiaires potentiels doit être sensiblement plus large que les seuls mandataires sociaux.
– Les bénéficiaires doivent satisfaire des conditions raisonnables d’ancienneté dans l’entreprise, fixées par le conseil d’administration ou le directoire.
– Les droits potentiels ne doivent représenter, chaque année, qu’un pourcentage limité de la rémunération fixe du bénéficiaire.
– La période de référence prise en compte pour le calcul des prestations doit être de plusieurs années et tout gonflement artificiel de la rémunération sur cette période à la seule fin d’augmenter le rendement du régime de retraite est à proscrire.
Les systèmes donnant droit immédiatement ou au terme d’un petit nombre d’années à un pourcentage élevé de la rémunération totale de fin de carrière sont de ce fait à exclure.

Evidemment, à première lecture (comme à la seconde d’ailleurs), la retraite chapeau du soldat Varin était contradictoire avec cette chartre et faisait donc désordre. Elle devrait être revue par Peugeot pour être plus conforme avec les engagements patronaux écrits.

Varin avait déjà renoncé ces dernières années à ses rémunérations variables compte tenu de la situation financière tendue du groupe, des plans de restructuration lancés sous sa direction et de la garantie de plusieurs milliards que le contribuables français avait dû accorder à la banque interne de Peugeot pour assurer sa survie. Il se contentait donc de sa rémunération fixe de 1 ou 2 millions annuels. Il va désormais se contenter de sa retraite simple qui doit tout de même s’élever dans les 100 000 EUR par an. Il a peut-être aussi fait quelques économies durant sa vie de cadre dirigeant où il a émargé à plusieurs millions d’euros annuels pendant un certain nombre d’années. Il devrait survivre.

Plus sérieusement, le problème de fond dans cette affaire est la tendance à surpayer des dirigeants au-delà des bornes de la décence. C’est une pratique courante pour soi-disant attirer les meilleurs, ou en tout cas éviter que les dénommés « meilleurs » ne partent vendre leurs services à l’étranger. Il existe effectivement un risque mais qui est aussi surévalué que les rémunérations en cause. Lorsque le gouvernement actuel a plafonné la rémunération des pédégés d’entreprises publiques à 500 000 EUR bruts/an, personne n’est parti à l’étranger, personne n’a même démissionné pour aller vendre ses services à plus offrant ! Même le pédégé d’EDF, pourtant âpre au gain (on se souvient de sa volonté de cumuler son poste et son salaire avec un poste et un salaire chez Veolia dont il venait), n’a pas moufté. Il se dirait même qu’il a entamé sa campagne de communication pour être renouvelé dans ses fonctions avec ce même salaire plafonné.

Comme nous le disons régulièrement dans ces colonnes, si les numéros 1 sont trop exigeants en termes de rémunération, il suffit de promouvoir les numéros 2 ou les numéros 3 ou les numéros 10. Cela fera baisser les prix et ils feront le job aussi bien. Ces gens sont interchangeables et la petite caste internationale de ces pédégés surpayés a surtout brillé par sa capacité à s’auto-renouveler dans la consanguinité la plus intense. Les dommages collatéraux de cette consanguinité sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises publiques ont cessé depuis 2012. Ne désespérons pas qu’ils puissent en être de même dans le secteur privé.

Grossman Vassili, ‘Vie et destin’.

Sortie : 1962, Chez : Le Livre de Poche 30321. La suite (1 200 pages supplémentaires) de « Pour une juste cause » où l’on suit les pérégrinations de la famille Chapochnikov des ruines de Stalingrad en 1942 à Moscou, les aventures du commissaire politique aux armées Krymov, des champs de bataille aux cellules de la Loubianka, où l’on confronte les tireurs d’élite allemands et russes qui errent comme des loups dans Stalingrad dévastée, où l’on voit l’essence des partis totalitaires (nazi et communiste-staliniste) continuer à répandre leur venin même au cœur de l’enfer…
Grossmann développe ici une analogie entre les totalitaismes acteurs morbides de cette deuxième guerre mondiale qui lui valut bien des critiques et l’interdiction de son livre en URSS. C’est sans doute seule la mort de Staline en 1953 qui l’a sauvé du goulag pour crime de lèse-majesté.
Cette suite de deux romans est une œuvre majeur pour comprendre le Xxème siècle, une véritable épopée vécue par Grossmann qui était alors correspondant de guerre au plus près des combats.

Enzo Enzo au Sémaphore


Enzo-Enzo, ex-roadie de Téléphone, puis bassiste de Lili Drop dans les années 80, puis recyclée dans la chanson française de qualité depuis, est passée ce soir au Sémaphore, le centre culturel de Trébeurden, en trio avec un pianiste et un contrebassiste. Un joli moment de charme et de subtilité.

L’Iran négocie

Un accord de six mois est signé avec l’Iran et la communauté internationale pour tenter de mettre sous contrôle son industrie nucléaire, ou en tout cas essayer de s’assurer du caractère exclusivement civil de celle-ci. Cela fait des années que dure le conflit qui s’est traduit par un jeu de sanctions qui ont fini par paralyser ce pays.

Réjouissons-nous qu’un accord ait été trouvé, même provisoire. Chaque partie semble avoir fait un pas vers l’autre. C’est ce qu’on appelle un compromis. Même avec le diable ce genre de compromis nécessite de laisser son orgueil au vestiaire. On est tout de même mieux avec cet accord que sans.

Est-ce que l’Iran est un partenaire fiable ? Non, évidemment non. Ce pays a trempé dans moult complots terroristes depuis des décennies, dont plusieurs assassinats commis sur le territoire français ; soutient la Syrie et le Hezbollah corps et âme.

Est-ce que l’Occident a toujours été franc du collier avec l’Iran ? Non, évidemment non. Compromission avec le régime autoritaire du Shah, renforcé par le coup contre Mossadegh démocratiquement élu (coupable d’avoir voulu nationaliser l’industrie pétrolière en 1953), soutien sans vergogne de l’Iraq dans la guerre Iran-Iraq, affaire de l’Iran-gate où les Etats-Unis ont vendu des armes (et leur âme) à l’Iran islamique pour financer leur lutte contre la guérilla marxiste sud-américaine des contras, sans parler du fait que c’est la France qui a initié les perses à l’industrie nucléaire dans les années 70.

Bref, tout ce petit monde joue à cache-cache depuis les années 50, avec coups tordus, assassinats discrets (ou pas), sanctions et détournement de sanctions, etc. C’est d’ailleurs un miracle que cela n’est point dégénéré en guerre ouverte. Chacun connaît la perversité et la capacité de nuisance de l’autre, personne ne fait confiance à personne et c’est aussi bien en ainsi, tout le monde sera méfiant dans la mise en œuvre de l’accord dont tous les points sont réversibles. On se revoit dans six mois.

On touche le fond

Le problème avec la qualification des footeux français pour le championnat du monde de fouteballe au Brésil c’est que non seulement la courbe de l’abrutissement des masses ne va pas s’inverser de sitôt, mais c’est aussi que Pierre Ménès, expert fouteballistique exerce désormais sur I>Télé. Il reportait auparavant sur Canal + ce qui préservait les non-abonnés à cette chaîne payante du spectacle consternant de ses prestations, mais il est maintenant passé sur le gratuit ce qui accroît mécaniquement son audience, hélas… !!!

Le garçon est aussi vulgaire que content de lui. Sa simple apparition à l’écran transforme l’antenne en grand circus bordéliforme où plus personne n’y retrouve ses petits. On voit mal comment il pourrait être compétent dans la matière qu’il commente, mais laissons ça aux experts. On se demande par contre par quel miracle il peut être titulaire d’une carte de presse et bénéficiaire de la niche fiscale qui y est attachée ?

Faisons des économies chez le voisin

En application de son programme de réduction des dépenses, l’Etat s’apprête à passer la vitesse supérieure pour le contrôle des dépenses des collectivités locales. Le déchaînement des lobbies, des corporatismes électoraux et de la démagogie populiste bat déjà son plein. Tout le monde est d’accord mais à condition de commencer le programme de baisse des subventions publiques par le voisin…

Les sables mouvants de l’Azawad

Le Mouvement de libération de l’Azawad (MLNA), composés de multiples factions, réunissant des Touareg moitié indépendantistes moitié islamistes, dont les membres ont, en ordre dispersé, mené une guerre civile au Mali dans les années 80 et 90, servi de nervis au clan Kadhafi du temps de sa gloire, fait alliance avec Al Qaida en 2012 pour tenter un coup d’Etat et instaurer la charia, puis pactisé avec l’armée française en lutte contre les barbus tout en enlevant des otages occidentaux, le MLNA donc, ce groupe aux convictions politiques pour le moins mouvantes vient de déclarer qu’il reprenait les armes contre le gouvernement malien. Bien, voilà qui est clair… pour le moment !

KGB et religion

Rigolo : Poutine, ex-officier du KGB, nostalgique de la grande Union Soviétique, qui semble n’avoir jamais eu d’autres convictions que celle de son maintien au pouvoir, Poutine donc, président de la Russie, rencontre le pape François et les deux compères affichent leurs convergences de vue sur le refus d’une solution militaire en Syrie et le sort peu enviable des chrétiens d’Orient. Un ancien espion soviétique rendant hommage à la religion, opium du peuple, il fallait le faire !

La ronde des ambitieux

C’est l’histoire de Carlos Tavares, ex-numéro 2 du constructeur automobile Renault-Nisan qui avait été débarqué brutalement pour avoir laissé filtrer dans la presse qu’il se verrait bien numéro 1. Après-tout, c’est un objectif logique quand on est ambitieux et numéro 2 ; simplement on peut y penser mais on ne doit pas le dire trop fort, surtout lorsqu’on a au-dessus un numéro 1 ambitieux à égo surdimensionné. Il ne faut pas dire non plus que l’on ne souhaite pas être un jour numéro1 car on risque d’être taxé de manque d’ambition.

Il faut (i) ne rien dire, (ii) attendre que le numéro un tombe (au besoin en le poussant légèrement dans l’escalier) et (iii) avoir suffisamment et habilement manœuvré en coulisse en amont pour que le remplacement du numéro 1 déchu par le numéro 2 salvateur paraisse comme une évidence aux décideurs.

Si l’on ne peut pas attendre, il faut aller planter ses choux ailleurs et c’est ce que fait le garçon annoncé comme futur numéro 1 chez Peugeot en remplacement de Philippe Varin. On vous le disait, tous ces patrons sont interchangeables, vous prenez un Tavares pour remplacer un Varin, ou l’inverse, et ça marche. Certes leur tâche est rude en ces temps de crise économique, ils doivent restructurer en permanence pour survivre, c’est-à-dire fermer des sites et licencier du monde, et leur vie personnelle est intégralement mangée par leurs responsabilités professionnelles mais il y a un marché pour ces postes !

Il faut arrêter de penser que seul un homme providentiel est capable de sauver Peugeot. On aurait pris le numéro 3 ou 4 ou 5 de chez Renault, ou de toute autre boîte industrielle, il aurait fait le job aussi bien. Dieu merci l’offre de gens intelligents, du style « meneurs d’hommes » et qui savent travailler en équipe ne manque pas, en France comme ailleurs.

Ca manque de sous

Après la déroute de l’écotaxe, suspendue en attendant des jours meilleurs, les nouveaux démagogues cherchent maintenant à s’attaquer à l’augmentation de TVA prévue pour début 2014, arguant bien entendu de l’habituelle complainte sur les fermetures d’entreprises et des destructions d’emplois conséquentes…

Tout ceci est bel et bien, mais il va falloir remplacer ces pertes de recettes soit par l’augmentation d’autres recettes, soit par la baisse de dépenses. En matière de colère populaire, la baisse des dépenses publiques ou l’augmentation de recettes publiques (donc d’impôts) déclenchent généralement les mêmes assauts de révolte et de démagogie, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle tous les pouvoirs politiques depuis Raymond Barre en 1974 ont fait le choix de la dépense, donc la dette, plutôt que celui de la rigueur et de l’intelligence.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge…