A quoi peut donc servir une conférence de Nicolas Sarkozy ?

Nicolas_SarkozyUne polémique franchouillarde apparaît à l’UMP où le président du parti, Nicolas Sarkozy, continue à parcourir la planète pour y asséner des conférences rémunérées, dans des pays arabes de préférence. Il semble que ces absences perturbent le bon fonctionnement du parti. Peut-être, en tout cas cela ne se voit pas de l’extérieur. On ne connaît pas les sujets sur lesquels s’exprime le grand homme dans ces conférences, sans doute des sujets qu’il maîtrise.

La vraie question est de savoir à quoi peut bien servir une conférence rémunérée de Sarkozy ? Il n’y a pas de réponse évidente, mais il y a des clients prêts à rémunérer le garçon pour qu’il s’exprime sur les sujets sur lesquels il est compétent. Alors il en profite.

Ni-Ni

UMP-logoL’UMP publie son communiqué dans lequel le parti conservateur demande à ses électeurs de voter blanc ou de s’abstenir. Il semble que cette décision ait été prise à l’arraché après un débat serré avec ceux qui souhaitait soutenir le candidat socialiste plutôt que risquer de voir arriver un nouveau député d’extrême droite au parlement et qui ont finalement perdu. Cela n’est guère important puisque les électeurs feront selon leurs idées. Sans doute une bonne partie des électeurs de l’UMP est déjà largement convaincue des mérites des théories du Front national et votera dimanche prochain pour son candidat. Le scrutin sera serré.

Mardi 03 février 2015 | Elections législatives

Déclaration adoptée par le bureau politique

Les électeurs de la 4ème circonscription du Doubs ont choisi le candidat socialiste et celui du Front National pour le 2ème tour de l’élection législative partielle. La très faible participation n’autorise pas le candidat de l’UMP à se maintenir. 

 Le Bureau Politique de l’UMP rappelle :

–          que le Front National doit être combattu avec la plus grande fermeté. Les idées de ce parti, sa volonté de monter les Français les uns contre les autres, l’absence de scrupules de ses dirigeants qui ont permis l’élection de François Hollande rendent impossible toute forme de complaisance pour aujourd’hui comme pour demain ;

–          que la présidence de François Hollande a conduit la France dans une impasse économique, sociale et politique aux effets catastrophiques.

 En conséquence, confirmant sa position constante, l’UMP appelle tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s’abstenant.

La responsabilité de l’UMP est désormais d’apporter des réponses fortes au profond malaise qu’expriment les Français comme d’autres en Europe en portant tant de suffrages sur les extrêmes. L’UMP doit repenser, de fond en comble, son projet pour l’adapter à la gravité de la situation, sa façon de faire de la politique, ainsi que le processus de sélection de ses candidats. 

Le Congrès fondateur du nouveau parti apportera toutes ces réponses au printemps.

Bataille fondatrice à l’UMP

UMP_Organisation_201412Les deux porte-flingues du nouveau président de l’UMP posent un vrai sujet de fond lors de leur prise de fonction : la répartition des bureaux. Le Canard Enchaîné raconte comment la vice-présidente a sorti le secrétaire générale de son bureau pour s’y installer et pourquoi il a fallu mesurer la taille des pièces pour s’assurer qu’elles étaient de la même taille. Et puis comment la négociation a été durement menée pour que la photo de la vice-présidente soit légèrement plus haute sur l’organigramme que cette du secrétaire général.

Ces basiques étant posés, l’équipe va maintenant pouvoir réfléchir à des idées nouvelles pour séduire l’électeur, ce qui risque d’être une autre paire de manches quand on sait que la plus grande réforme jamais enfantée par la vice-présidente est d’être passée du chignon aux cheveux au vent…

Accessoirement ils vont aussi devoir s’attaquer au redressement des finances du parti avant, peut-être, d’avoir à gérer la caisse de la République. Les unes comme l’autre sont dans un bien triste état du fait de responsables qui ont érigé en principe de fonctionnement le fait de dépenser plus qu’on ne gagne.

Ah, on oubliait le Raffarin dans le coin à gauche, sèchement rejeté par les sénateurs qui ne voulait pas de lui à la présidence du sénat, soutien officiel à la candidature de Juppé pour la prochaine élection présidentielle, et dont on se demande un peu ce qu’il fait là !

Bref, cet organigramme est un peu explosif et il faudra du doigté à son président pour faire marcher tout ce beau monde dans la même direction.

 

 

Le loustic paye

Nicolas_Sarkozy

A peine élu chef de l’UMP, Sarkozy rembourse au parti les 360 000 EUR d’amende à laquelle il avait été soumis pour dépassement de ses comptes de la campagne des élections présidentielles en 2012. A l’époque le dépassement identifié était que quelques centaines de milliers d’euros… on a appris depuis qu’un système de fausses factures avaient fait monter le dépassement à 18 ou 20 millions d’euros. Ce n’est plus tout à fait la même échelle. Une enquête judiciaire est en cours contre le parti faussaire.

Sarkozy avait été condamné à titre personnel mais il avait fait payer l’amende par le parti. Lorsque l’affaire a été dévoilée elle a entraîné un peu d’émotions. Le voilà donc qui a remboursé, a priori sur sa cassette personnelle, l’amende à laquelle il avait été condamné. C’est bien. Il eut été encore mieux qu’il règle directement sa condamnation plutôt que d’attendre d’être pris la main dans le sac.

Le loustic s’agite

Nicolas_SarkozySarkozy s’est fait élire chefaillon de l’UMP, parti conservateur à la dérive, submergé par les fausses factures et les querelles d’hommes. Rendons-lui grâce de son inépuisable énergie pour avoir mené ce nouveau combat électoral, épuisant et décérébrant. Il a fait campagne chez les militants de toute la France, acquis à sa cause et à son absence de programme.

Il va devoir maintenant éliminer politiquement ses concurrents à l’élection présidentielle pour être sûr de vaincre en 2017. Il va devoir remettre ce parti en ordre de marche après qu’il fut consciencieusement saboté par un gang de forbans qui l’ont mis à sac, à feu et à sang. Il lui faudra encore se battre, faire des meetings dans des coins de province, serrer des paluches sur des marchés, faire le beau sur des plateaux télévision, essayer de paraître intelligent en expliquant un programme encore à bâtir à des électeurs concentrés sur leurs soucis quotidiens et bien éloignés des questions d’intérêt général. Il lui faudra supporter la cohorte des quémandeurs, Wauquiez-Brutus, Coppé-l’affairiste et tous les traîtres annoncés qui n’auront qu’une idée en tête : tuer symboliquement le calife et prendre sa place.

Et il voudra mener une nouvelle campagne présidentielle avec son cortège de bassesses, de débats usants faits d’agressivité, de mauvaise foi et d’absence de pensée. Il va devoir tourner sa veste au fur et à mesure des meetings afin de racoler de l’électeur dans tous les caniveaux de la République. Il lui faudra aussi se colleter une presse  de bas étage toujours à la recherche des petits détails pour éviter de devoir travailler sur les sujets de fonds, etc. etc.

Quelle vertigineuse ambition pour mettre la main sur un pouvoir suprême seul susceptible a priori de calmer l’égo surdimensionné du loustic.

Sarkozy sur Facebook

Nicolas_SarkozyN’y tenant plus, Sarkozy décide de sa candidature à la présidence de l’UMP, parti conservateur à la dérive, et l’annonce sur Facebook, c’est plus chic et plus geek qu’à la télévision.
Sur le fond, rien de bien nouveau, l’ancien président commence par expliquer :

« J’ai pu prendre le recul indispensable pour analyser le déroulement de mon mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement. »

Le changement de sa personne est, comme toujours, son principal argument de campagne. Il devient de plus en plus difficile à faire admettre puisqu’après chacune de ses élections on s’aperçoit qu’il n’a pas changé, mais devant le vide sidéral de responsables politiques à la hauteur de la tâche, l’énergie de ce petit bonhomme ambitieux lui donne des chances de revenir au premier plan malgré sa (très) mauvaise éducation.

Délinquance et chantage

Lavrilleux, le garçon qui était directeur de quelque chose à l’UMP et sous-chef d’autre chose dans la campagne électorale de Sarkozy, a avoué il y a deux ou trois mois avoir fait passer une dizaine de millions d’euros de fausses factures de communication de la campagne sur la caisse de l’UMP pour éviter de dépasser la limite légale des dépenses de campagne. Bien, la veille de ses aveux pitoyables, sur un plateau de télévision bien entendu, il avait été élu député européen (on envoie vraiment les meilleurs à Bruxelles…). Une information judiciaire est ouverte dans cette affaire. Il semble qu’une procédure d’exclusion de l’UMP soit en cours contre lui, c’est bien le moins, et cela énerve le garçon qui se répand en menaces, toujours dans la presse, en affirmant dans Le Parisien : « Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai ». Continuer la lecture de « Délinquance et chantage »

Les mauvaises décisions d’un Chirac benêt

On ne dira jamais assez tout le mal généré durablement par la réforme constitutionnelle du quinquennat voulue par le régime Chirac en 2000. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste de l’impétrant, mais ce fut certainement le plus nuisible. Manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui a poussé à cette réforme, sans doute juste pour nuire à Chirac son ennemi de toujours, quasiment sans pouvoir puisqu’en période de cohabitation socialiste (suite à sa désastreuse décision de dissoudre l’assemblée nationale) avec Jospin premier ministre qui était en faveur du quinquennat, le président de la République voyait le moment où cette réforme pouvait lui être imposée par le parlement ; plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, il cède et organise un référendum histoire d’en tirer le bénéfice. Approuvé à 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !

Fausses factures de l’UMP

Désopilant : après les fausses factures payées par l’UMP pour financer on ne sait trop quoi, le dépôt de bilan de Bygmalion, la société faux-facturière, les informations judiciaires en cours sur ce système délictueux, la démission forcée de Coppé qui ne se sentait responsable de rien ; voici maintenant les élus mauvais payeurs de leurs cotisations au parti, et qui s’en vantent.

La trésorerie de l’entreprise UMP est fortement déficitaire et l’on s’aperçoit que nombre d’élus ne payent plus leurs cotisations. Comme toujours la Dati, ex-garde des sceaux à champagne, est en première ligne, non seulement elle présentait des notes de téléphone de 10 000 EUR par an pour remboursement par le parti, mais elle se justifiait de ne pas payer ses cotisations, explique un de ses proches, car elle n’était pas associée à la vie de sa fédération. On trouve aussi Guaino-le-colérique, Lellouche et d’autres. Tout ce petit monde, pro comme anti-Copé, explique que n’étant pas content de la direction, ou du montant de la cotisation, ou de l’âge du capitaine, eh bien il arrête de payer.

Irresponsabilité et sentiment d’impunité érigés en mode de fonctionnement par ces élus de droite, comme toujours ; tout est permis, le contribuable finance lourdement les partis politiques via leurs impôts, les adhérents via leur adhésion et les prélèvements exceptionnels comme le récent Sarkoton, mais les élus s’assoient sur les statuts du parti qu’ils ont en principe approuvés, et ne payent pas leur dû ! Ils s’en attribuent le droit, point, circulez il n’y a rien à voir.

L’UMP au secours des chrétiens d’Orient

Les trois dirigeants provisoires de l’UMP (Juppé, Fillon et Raffarin) commettent une lettre ouverte au président de la République dans laquelle ils appellent au soutien des chrétiens d’Orient. Ils demandent : le retour à une diplomatie singulière, non alignée, mais entraînante… le soutien aux frappes américaines… une politique collective de fourniture d’armes aux combattants kurdes… rappelant majestueusement que …la France elle-même a le devoir de faire entendre sa voix… avant de conclure d’un cinglant : Au risque du déshonneur.

Cette supplique est racoleuse et inutile mais un parti politique se devait de s’exprimer sur le sujet. Ces trois beaux esprits auraient néanmoins pu faire preuve d’un peu plus n’analyse de la situation et d’intelligence des propositions. A leur décharge, ils passent beaucoup de temps à faire le syndic de faillite l’UMP (voire à réfléchir à un programme de gouvernement) et il doit donc leur en rester assez peu pour la réflexion. Soyons indulgents pour cette fois-ci !

Guaino le colérique

Il est bien Guaino, le colérique de l’UMP. Alors que le raide-comme-passe-lacet de Bordeaux appelait en juillet à ne pas vilipender la justice suite aux déclarations enflammées anti-juges de Sarko-l’agité, le colérique a répondu : « J’avoue que je commence à être un peu fatigué des leçons de M. Juppé, je le connais depuis trente ans… Je croyais que les épreuves de la vie avaient enfin débarrassé Alain Juppé de cette épouvantable arrogance, de cet épouvantable mépris dont il accable depuis toujours tous ceux qui sont en désaccord avec lui », sympathique allusion à la condamnation pénale du raide-comme-passe-lacet dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Quelques jours plus tard Guaino-le-grognon-colérique a ajouté sur son petit camarade de bac à sable « Son bilan politique est nul… Lorsqu’il était à Matignon, il a mis en trois mois toute la France dans la rue… Le septennat s’est arrêté net. Qui dit mieux ? »

Quelle cacophonie ! Si les entreprises étaient gérées comme les partis politiques il n’y en aurait plus une seule debout mais l’irresponsabilité de notre système politique, et surtout de nos dirigeants, permet à des incompétents de rester en haut de l’échelle, ou à des contestataires de continuer à manger la soupe dans laquelle ils crachent. On a les dirigeants que l’on mérite !

Les comptes ne sont pas rond à l’UMP

Incroyable : la mise à jour des résultats de la gestion financière de l’UMP par ses responsables, au mieux inconséquente, au pire délictuelle, donne lieu à des attaques personnelles dignes d’une cour de récréation qui seraient risibles si les personnes concernées n’avaient pas vocation à gouverner la France.

Des dénonciations arrivent dans la presse, déclenchent des bordés de tweets et d’incendiaires déclarations à tous les micros médiateux traînant dans les parages de ce parti défaillant. Des salaires ronflants versés à des permanents du parti, des remboursements de frais de voyage à des épouses, les choix d’hôtels de luxe des uns ou des autres. Tout ceci est sans doute vrai, peut-être faux, on ne sait pas et la seule chose incontestable est que le parti est au bord de la faillite et a dépensé beaucoup plus qu’il n’a encaissé au cours de ces dernières années.

Le plus croquignolet concerne la Dati dont la facture de téléphone payée par l’UMP est de 10 000 euros/an. Evidemment tout le monde se demande immédiatement comment on peut dépenser une telle somme en frais de téléphone. La réponse nous est donnée par l’ex-garde des sceaux (à champagne) qui révèle sur Tweeter qu’elle bénéficie d’un fil AFP. La question suivante est : à quoi peut donc bien servir un fil AFP à Rachida qui s’exprime essentiellement par tweets de 20 mots ?

Un florilège de ses inoubliables tweets des 8 et 9 juillet :

De la mauvaise gestion de l’Etat à celle de l’UMP

Impayable : les forbans qui ont des responsabilités à l’UMP se déchirent et balancent à tout va les uns contre les autres. A défaut de dépenser de l’énergie pour indiquer quel serait leur programme s’ils reprennent le pouvoir ils donnent tout pour se flinguer entre eux.

Un audit de la situation de trésorerie de ce parti a été publié sur son site web. Très factuel, il narre que l’UMP est endettée à hauteur de 79,1 millions d’EUR, est en retard de ses paiements fournisseurs et doit renégocier les conditions de remboursement de ses prêts qui ne pourront plus être respectées à partir de 2017.

Comment fait un parti politique pour être endetté à ce niveau lorsque son revenu principal, la dotation des contribuables, est de 18 millions/an. Premièrement, on achète un immeuble de 40 millions pour y coller son siège, ensuite on dépense sans compter en frais de fonctionnement et action politique, sans compter c’est-à-dire sans ajuster les dépenses aux recettes.

C’est une habitude des partis politiques, qu’ils soient au gouvernement ou dans l’opposition, ils dépensent sans compter et endette l’organisation dont ils sont responsables, l’Etat ou leur parti ! Dans le cas de l’UMP, ses dirigeants ont fait exactement l’inverse de la tendance suivie par les entreprises, c’est-à-dire acheter de l’immobilier au lieu de le louer pour éviter de porter des immobilisation trop lourdes à financer à leur bilan.

Le rapport détaille ensuite les conditions de la survie de l’UMP dans les années qui viennent : il faut réduire les dépenses et renégocier la dette. C’est exactement ce que doit faire la République, exceptée la renégociation de la dette qui n’est pas encore d’actualité aujourd’hui mais le deviendra sûrement un jour à n’en pas douter vu l’incapacité des citoyens-électeurs à admettre les réductions de dépenses.

Lire le rapport sur Audit de l’UMP 2014

Le parallélisme entre la situation de l’UMP et celle de l’Etat est frappante, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Le plus consternant dans cette affaire est la légèreté avec laquelle les responsables de ce parti l’ont géré. Dire que ces personnages ont vocation à revenir au pouvoir à l’occasion d’une prochaine alternance fait un peu froid dans le dos.

La gauche reste prudente dans cette affaire et se garde d’en faire des gorges chaudes. Il y a sans doute là un soupçon de solidarité politique, mais aussi surtout la crainte de se retrouver un jour dans la même situation.

Soupçons de trafic d’influence et de corruption

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour soupçon de trafic d’influence et corruption d’un magistrat. Lui et son avocat, également mis en examen pour cette affaire, auraient tenté de corrompre un haut magistrat pour obtenir des informations sur d’autres procédures en cours le concernant.

Le plus comique dans cette affaire elle qu’elle fut révélée à l’occasion d’une mise sous écoute de l’agité dans une autre l’affaire, celle de l’abus de faiblesse sur Mamy Bettencourt pour laquelle il a été finalement mis hors de cause. En écoutant ces conversations, sous mandat judiciaire, les espions mandatés ont cru identifier les éléments constitutifs des crimes pour lesquels il a été finalement mis en examen.

Passant à la télé ce soir, l’impétrant s’époumone et avec la légendaire subtilité qu’on lui connaît résume l’affaire en : une bande de juges sanguinaires et bolchéviques –tendance stalinienne-, la faucille entre les dents, s’attaque à lui la blanche colombe pure et naïve. Bien entendu il place instrumentalisation tous les deux mots (avez-vous remarqué comme ce mot instrumentalisation est le nouveau tic verbal de tout politique qui se respecte ?).

On saura plus tard si ces soupçons sont vérifiés. En attendant ce n’est pas la peine de trop occuper les médias avec ce non sujet. La justice tranchera et tout le monde oubliera, qu’il soit innocent ou coupable. Cela ne nuira pas à l’éventuelle poursuite de sa carrière politique. Sarkozy survivra à cette nouvelle tempête dans le verre d’eau médiatico-mondaine parisienne. Même coupable, ses thuriféraires le penseront innocent et voteront pour lui. Même innocent, ceux qui ne l’apprécient pas le sauront capable de commettre de tels crimes et continueront à ne pas voter pour lui.

Imbroglio financier à l’UMP

La nouvelle direction de l’UMP prend ses marques et annonce le lancement d’un audit financier pour essayer de savoir s’il reste de l’argent dans la caisse ou si le parti est aussi endetté que la République. Copé-le-faux-facturier avait mis les comptes du parti sous séquestre lorsque l’affaire Bygmalion commença d’être évoquée au premier trimestre. Gageons que la levée des scellés risque d’être une aventure passionnante.

En parlant d’audit, il conviendrait sans doute aussi de renforcer les capacités d’analyse du conseil constitutionnel qui a refusé de valider les comptes de la campagne Sarkozy pour un dépassement de quelques centaines de milliers d’euros alors qu’une quinzaine de millions auraient été dépensés au-delà du plafond et refourgués à l’UMP pour paiement.

Jacob, le patron du groupe UMP de l’assemblée nationale avec sa tête de maquignon mal dégrossi vient d’admettre qu’il avait prêté 3 millions d’euros à l’UMP en 2012 pour l’aider à passer quelques fins de mois difficiles. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Et comme il ne voulait pas créer de polémique, il a omis d’en parler aux députés UMP. A priori un tel prêt ne serait pas formellement interdit par les règles du parlement qu’il convient donc de modifier en urgence pour éviter que l’argent public versé aux groupes parlementaires n’aille irriguer des partis en faillite. Si les groupes parlementaires reçoivent trop de fonds public par rapport à leurs besoins, il suffit de diminuer leurs dotations.

A quoi peu bien servir un Jacques Toubon ?

Jacques Toubon, 73 ans, politicard chiraquien vieillissant, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas vraiment marqué la République par sa vision et son action durant sa carrière, Jacques Toubon donc, vivait une retraite paisible animée par quelques conseils d’administration où il siège, lorsque le pouvoir socialiste l’a proposé comme Défenseur des Droits, un poste de la République un peu fourre-tout visant en gros à aider le citoyen face à la bureaucratie. Le garçon s’était rendu mondialement célèbre lorsque, ministre de la justice, il avait affrété un hélicoptère dans l’Himalaya pour tenter d’y récupérer un procureur en vacances afin d’éviter la mise en examen de Mme. Tibéri, femme du maire de Paris, spécialiste en votes de faux électeurs et rapports fictifs et rémunérateurs.

On se demande bien pourquoi aller chercher Jacques Toubon,73 ans, pour ce poste ? Il est peu probable qu’il y soit efficace, l’honneur voudrait qu’il refuse cette proposition pour le laisser à la nouvelle génération. Hélas, une telle issue est peu probable et Jacques Toubon va cumuler un nouveau poste.

A quoi peut donc bien servir un Jacques Toubon de 73 ans au pouvoir socialiste, comme à n’importe quel pouvoir d’ailleurs ?

Le faux-facturier de l’UMP

Sur le site de Bygmalion, le faux-facturier le l’UMP (http://www.bygmalion.fr/) on trouve la réclame suivante :

Une agence, 5 métiers

Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques.

  1. Conseil

Un encadrement exclusivement apporté par des consultants seniors pour vous faire bénéficier de toute l’expertise de Bygmalion en conseil stratégique.

  1. Création digitale et print

Sur le print comme sur le Web, nous vous accompagnons pour gérer votre image, accroître votre notoriété et vous présenter sous votre meilleur jour.

  1. Evénementiel

À travers la filiale Event & Cie, nous disposons d’une équipe capable de faire de vos événements un succès, en délivrant votre message à vos publics cibles dans les meilleures conditions.

  1. Formation

Disposant d’une expérience et de références solides dans les secteurs publics et privés, Doxeo propose un large éventail des formations pour répondre «sur mesure» à la diversité des thématiques et des attentes spécifiques.

5 métiers annoncés, 4 affichés, ça commence bien… Gageons que l’UMP saura apprécier les compétences de Bygmalion en matière de conseil stratégique et de gestion d’image…

Bygmalion c’est l’archétype de la société nuisible au reste de l’humanité. Ca vend de la communication c’est-à-dire du vent, de la régression intellectuelle, du poison politique, de l’abrutissement du gogo ; et en plus ça surfacture et faux-facture et ça bidouille avec les forbans de la politique !

Donnez-nous une seule raison pour ne pas mettre Bygmalion en justice, et si possible en faillite !

L’UMP en faillite

Rigolo : après la démission de Copé de la présidence de l’UMP pour cause de financement par fausses factures de la campagne présidentielle de 2012 de Sarkozy, il est question que trois anciens premiers ministres assurent une espèce d’intérim du parti jusqu’à un congrès qui élirait un nouveau président. Ce triumvirat composé de Juppé, Raffarin et Fillon, déclenche déjà les foudres des pro-Sarkozy qui craignent que l’un des trois préempte ainsi la candidature aux prochaines présidentielles de 2017 au détriment de leur héraut.

Gageons que ce trio va devoir nettoyer les écuries d’Augias et prendre la mesure de la faillite financière et morale de ce parti de droite. Lors des premières révélations de la presse sur les pratiques financières de l’UMP et ses accointances avec la société de communication Bygmalion, Coppé dans une intervention télévisée grandiloquente avait expliqué qu’il mettait les comptes de l’UMP sous scellés et contrôle d’huissier et qu’il ne les rendra publics que lorsque le parlement aura voté une loi imposant la transparence à tous les partis, s’engageant à déposer lui-même un projet de loi en ce sens.

Bien entendu le projet de loi n’a jamais été déposé, pas plus que les comptes ne sont sortis de leurs scellés. Une fois Copé dehors, le triumvirat va certainement se faire un malin plaisir d’aller analyser ces comptes mystérieux… Voyons ce qu’il en ressortira ce qui permettra, peut-être, de comprendre un peu mieux cette stratégie ridicule de Copé pour les cacher.

Financement de l’UMP

La justice commence à enquêter sur l’affaire des fausses factures de l’UMP, perquisitions à tous les étages et bientôt convocation des responsables, puis sans doute, mises en examen… Cela promet un feuilleton passionnant pour les mois à venir.

Le coupable auto-proclamé de l’escroquerie, Lavrilleux, qui vient d’être élu député européen a promis qu’il n’utiliserait pas son immunité pour fuir la justice. Bien, de toute façon, reviendrait-il sur son engagement, la justice l’attraperait à la fin de son mandat ou obtiendrait la levée de son immunité par le parlement européen, beaucoup plus flexible sur ce point que les parlements nationaux plus portés à couvrir les turpitudes de leurs membres.

Ça a l’air d’être un sacré comédien ce Lavrilleux ! Et l’on découvre, effarés, qu’un tel personnage a reçu l’investiture de l’UMP pour le parlement européen sans moufter. Avec la Morano, la Dati et d’autres, on envoie vraiment de sacrés personnages représenter la France…