Le faux-facturier de l’UMP

Sur le site de Bygmalion, le faux-facturier le l’UMP (http://www.bygmalion.fr/) on trouve la réclame suivante :

Une agence, 5 métiers

Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques.

  1. Conseil

Un encadrement exclusivement apporté par des consultants seniors pour vous faire bénéficier de toute l’expertise de Bygmalion en conseil stratégique.

  1. Création digitale et print

Sur le print comme sur le Web, nous vous accompagnons pour gérer votre image, accroître votre notoriété et vous présenter sous votre meilleur jour.

  1. Evénementiel

À travers la filiale Event & Cie, nous disposons d’une équipe capable de faire de vos événements un succès, en délivrant votre message à vos publics cibles dans les meilleures conditions.

  1. Formation

Disposant d’une expérience et de références solides dans les secteurs publics et privés, Doxeo propose un large éventail des formations pour répondre «sur mesure» à la diversité des thématiques et des attentes spécifiques.

5 métiers annoncés, 4 affichés, ça commence bien… Gageons que l’UMP saura apprécier les compétences de Bygmalion en matière de conseil stratégique et de gestion d’image…

Bygmalion c’est l’archétype de la société nuisible au reste de l’humanité. Ca vend de la communication c’est-à-dire du vent, de la régression intellectuelle, du poison politique, de l’abrutissement du gogo ; et en plus ça surfacture et faux-facture et ça bidouille avec les forbans de la politique !

Donnez-nous une seule raison pour ne pas mettre Bygmalion en justice, et si possible en faillite !

L’UMP en faillite

Rigolo : après la démission de Copé de la présidence de l’UMP pour cause de financement par fausses factures de la campagne présidentielle de 2012 de Sarkozy, il est question que trois anciens premiers ministres assurent une espèce d’intérim du parti jusqu’à un congrès qui élirait un nouveau président. Ce triumvirat composé de Juppé, Raffarin et Fillon, déclenche déjà les foudres des pro-Sarkozy qui craignent que l’un des trois préempte ainsi la candidature aux prochaines présidentielles de 2017 au détriment de leur héraut.

Gageons que ce trio va devoir nettoyer les écuries d’Augias et prendre la mesure de la faillite financière et morale de ce parti de droite. Lors des premières révélations de la presse sur les pratiques financières de l’UMP et ses accointances avec la société de communication Bygmalion, Coppé dans une intervention télévisée grandiloquente avait expliqué qu’il mettait les comptes de l’UMP sous scellés et contrôle d’huissier et qu’il ne les rendra publics que lorsque le parlement aura voté une loi imposant la transparence à tous les partis, s’engageant à déposer lui-même un projet de loi en ce sens.

Bien entendu le projet de loi n’a jamais été déposé, pas plus que les comptes ne sont sortis de leurs scellés. Une fois Copé dehors, le triumvirat va certainement se faire un malin plaisir d’aller analyser ces comptes mystérieux… Voyons ce qu’il en ressortira ce qui permettra, peut-être, de comprendre un peu mieux cette stratégie ridicule de Copé pour les cacher.

Financement de l’UMP

La justice commence à enquêter sur l’affaire des fausses factures de l’UMP, perquisitions à tous les étages et bientôt convocation des responsables, puis sans doute, mises en examen… Cela promet un feuilleton passionnant pour les mois à venir.

Le coupable auto-proclamé de l’escroquerie, Lavrilleux, qui vient d’être élu député européen a promis qu’il n’utiliserait pas son immunité pour fuir la justice. Bien, de toute façon, reviendrait-il sur son engagement, la justice l’attraperait à la fin de son mandat ou obtiendrait la levée de son immunité par le parlement européen, beaucoup plus flexible sur ce point que les parlements nationaux plus portés à couvrir les turpitudes de leurs membres.

Ça a l’air d’être un sacré comédien ce Lavrilleux ! Et l’on découvre, effarés, qu’un tel personnage a reçu l’investiture de l’UMP pour le parlement européen sans moufter. Avec la Morano, la Dati et d’autres, on envoie vraiment de sacrés personnages représenter la France…

Juppé rend hommage à Coppé, attachez vos ceintures…

Impayable : Juppé rend hommage au courage de Copé, démissionnaire de la présidence de l’UMP ! Juppé, repris de justice suite à sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, qui s’incline devant Copé dont le parti qu’il préside est impliqué dans un système de fausses factures, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…

Sauve-qui-peut à l’UMP


Incroyable, à la hauteur de l’affaire Strauss-Kahn : c’est le sauve-qui-peut à l’UMP, tout le monde balance tout le monde, les couteaux volent bas, Copé démissionne, les avocats s’épanchent sur les plateaux télé, un coupable tout trouvé pleurniche au JT… et le Front National se roule par terre de joie.

Résumons l’affaire : la campagne présidentielle de Sarkozy a couté cher à coup de meetings tape-à-l’œil, de déplacements en avions privés et de cocktails mondains destinés à impressionner l’électeur. La République plafonnant les dépenses de campagne électorale, les financiers de la campagne sarkozienne ont alors eu l’idée pour poursuivre les dépenses et dépasser le plafond légal de faire facturer l’UMP au lieu de l’association de financement de la campagne. C’est ainsi qu’une dizaine de millions d’euros auraient été payés en plus des 22 légalement autorisés.

Le faux-facturier est le groupe Bygmalion qui affiche fièrement sur son site web : « Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques. » Le coupable désigné : un certain Lavrilleux qui était à la fois trésorier de la campagne de l’agité du ciboulot et directeur de cabinet du chef de l’UMP, et député européen depuis dimanche 25 mai (on envoie vraiment les meilleurs au parlement européen). La victime expiatoire : Copé, chef de l’UMP qui n’a rien vu, rien entendu et n’était au courant de rien.

Du coup le Copé démissionne jurant la main sur le cœur à la télévision de son intégrité. La blogosphère prend un malin plaisir à ressortir ses déclarations fracassantes sur l’affaire Cahuzac et ses innombrables te récurrentes demandes de démission adressées aux dirigeants actuels…
Et pendant ce temps, l’extrême droite grimpe. On a vraiment les dirigeants que l’on mérite ! Pauvre de nous.

L’UMP à l’âge de pierre du financement politique !

Impayable : l’UMP emberlificotée dans une affaire de fausses factures qui auraient cofinancé la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012 ! La fausse facture pour du financement politique on ne nous l’avait plus fait depuis les années 80. Ces dernières décennies le monde politique faisait plutôt dans l’emploi fictif ou la rétrocession de commissions sur contrats d’armement. Mais là l’UMP revient à l’âge de pierre.

Pour résumer : alors que l’extrême droite gravit petit à petit les marches du pouvoir en France, les partis traditionnels continuent leurs petites affaires comme si de rien n’était. On croit rêver…

On se calme !

Henri Guaino, le colérique et ombrageux cacique de l’UMP vient d’annoncer qu’il ne votera pas pour le chef de file UMP aux élections européennes. Celui-ci, Alain Lamassoure, est rejeté par le Colérique parce « qu’il incarne l’Europe dont plus personne ne veut. » Le pauvre garçon ainsi rhabillé pour l’hiver est plutôt du genre anonyme et lisse, ex-sous-ministre de quelque chose, député européen, poste qu’il cumule avec un truc local du sud-ouest, il a effectivement validé avec constance toutes les orientations européennes prises à Bruxelles depuis Jean Monnet, de ces orientations qui font tant maugréer l’Ombrageux. Celui-ci est logique avec lui-même et à l’unisson du bruit médiatico-politicard qui peut se résumer en un seul slogan : « Haro sur l’Europe ! »

Le coq caquètte

Laurent Wauquiez, jeune coq de la droite, ex-sous-ministre de l’emploi, compare la France d’aujourd’hui à la République de Weimar, laissant ainsi croire que le gouvernement socialiste actuel mènera le pays aux mêmes errements que l’Allemagne des années 30. Par ailleurs il sort un bouquin prônant le retour à une Europe à six membres et la sortie de la France des accords de Schengen. Ce garçon est décidément tout en nuances, il ira loin !

Sortons les vieux cumulards

Jean-Claude Gaudin, 75 ans, cumulard multi-casquettes, maire de Marseille depuis presque 20 ans va rempiler pour un nouveau mandat de maire de six années. Quelle que soit la couleur politique de son édile, il est symbolique de voir que cette grande ville engluée dans des politicailleries franchouillardes n’ait pas été capable de se renouveler et que la droite locale, puisqu’il s’agit d’elle, n’ait pu que se mettre d’accord que sur la reconduction d’un homme âgé et fatigué, manifestement plus en état de mener à bien l’ensemble de ses fonctions exercées entre Paris et Marseille !

Boutin se déchaîne

La Boutin se déchaîne également en tweets ânonnant à l’occasion de cette période post-électorale :

Il se confirme, hélas, que Tweeter fait à peu près autant pour l’abrutissement des masses que les matchs de fouteballe ! L’Histoire jugera un jour le rôle néfaste de cette société sur l’activité des neurones.

Marseille engluée

Jean-Claude Gaudin, 75 ans, cumulard multi-casquettes, maire de Marseille depuis presque 20 ans va rempiler pour un nouveau mandat de maire de six années. Quelle que soit la couleur politique de son édile, il est symbolique de voir que cette grande ville engluée dans des politicailleries franchouillardes n’ait pas été capable de se renouveler et que la droite locale, puisqu’il s’agit d’elle, n’ait pu que se mettre d’accord que sur la reconduction d’un homme âgé et fatigué, manifestement plus en état de mener à bien l’ensemble de ses fonctions exercées entre Paris et Marseille !

Mon Dieu, faites la taire

Et allez, ouste, la France change de premier ministre !

Copé veut rencontrer le président, sans doute pour lui demander de démissionner.

Drame supplémentaire : la Morano reprend ses tweets frénétiques inondant le réseau de sa stupidité bêlante :

Mon Dieu faite la taire. Il faudrait la censurer pour insulte à la pensée, la France n’a pas mérité ça.

Cruchaude et Marie-Claire font lliste commune

Marie-Claire Carrète-Gée, dissidente UMP dans le XIVème arrondissement de Paris a bien évidemment pactisé avec la cruchaude UMP et nos deux princesses font liste commune pour le deuxième tour, NKM en numéro 1, Marie-Claire en numéro 2. Peut-être cette dernière n’aurait pas eu une telle place de choix si elle n’avait pas montré les dents ; des dents un peu élimées par ailleurs puisqu’elle n’a récolté que 5,74% au premier tour. Grand seigneur, NKM-et-ses-cheveux-fous lui a quand même octroyé la deuxième place sur leur liste fusionnée.

La droite à l’assaut de Paris

1er tour des élections municipales, pour Paris nous avons deux vedettes en tête de gondole : cruchaude UMP et cruchaude PS. Après 12 années de mairie socialiste dans la capitale il est temps de changer. Histoire de de ne pas donner immédiatement un blanc-seing à cruchaude UMP, nombre de bobos parisiens ont voté pour la liste dissidente de l’UMP dans le XIVème, une certaine Marie-Claire Carrète-Gée qui n’a pas pas apprécié que cruchaude UMP saute en parachute sur cet arrondissement, en provenance de Longjumeau. Ces deux-là vont bien se réconcilier pour le deuxième tour pour que finalement la droite perde la mairie de Paris pour la troisième fois consécutive, ce qui relèverait d’un véritable exploit.

Sarkozy sous écoutes judiciaires

Rigolo : on apprend par la presse que Sarkozy a été mis sous écoute judiciaire dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A cette occasion des soupçons de trafic d’influence apparaissent et son avocat est également placé sur écoute. Comme les garçons se doutaient de quelque chose, ils ont acheté une ligne de téléphone sous un faux nom pour communiquer entre eux. A priori le stratagème n’a pas échappé à la police judiciaire qui a identifié la ligne pirate.

Là-dessus le gouvernement est interpellé par les uns et par les autres, savait-il, ne savait-il pas qu’un ancien président de la République était écouté par la justice ? S’il le savait quand et qui en son sein l’a-t-il appris ? L’opposition laisse planer le doute d’écoutes illégales, le gouvernement avec son amateurisme habituel se prend les pieds dans le tapis, la presse simpliste s’intéresse à l’écume et non au fond, la corporation des avocats se drape dans son devoir de défendre et hurle avec la meute contre cette intolérable remise en cause de leur secret professionnel. Bref, on nage en plein psychodrame picrocholin agité par une classe politique et médiatique peu à la hauteur des enjeux.

Le plus effrayant dans ces affaires qui s’accumulent c’est que les citoyens croient leurs dirigeants capables de toutes ces avanies, qui seront dans le cas d’espèce, avérées ou ne le seront pas. Ils ont vu le clan Mitterrand mettre en place le fameux système des écoutes illégales de l’Elysées dans les années 90, des contrats publics d’exportations françaises d’armement donner lieu à de gigantesques rétro-commissions venues financer des individus ou des partis, un conseiller de l’Elysées enregistrer en cachette ses conversations avec le président et lesdits enregistrements se retrouver dans la presse, des juges ou des avocats balancer des procès-verbaux d’audience dans les journaux, des présidents de partis politiques manipuler des élections internes comme dans une République bananière, etc. etc. Bref, le peuple sait que tout ce dont s’accusent les dirigeants à grand coups de déclarations fracassantes est possible. Il pressent également que ces forbans qui les gouvernent se satisfont de la pauvreté du débat et se tiennent les uns les autres à coups de dossiers, de légions d’honneur et de postes distribués aux copains et aux coquins. Et le peuple, telle Sœur-Anne sur son donjon, attend de voir venir une nouvelle génération de dirigeants responsables.

La vieille dame et son canton

Bernadette Chirac, 80 ans, conseillère générale d’un canton de Corrèze depuis plus de 30 ans, conteste le prochain redécoupage électoral dont l’un des objectifs est de diminuer par deux le nombre de cantons par deux de 4 000 à 2 000, de rééquilibrer les cantons ruraux et urbains et d’assurer la parité hommes-femmes des élus de ces cantons, les conseillers régionaux.

Dans la tourmente, le canton de Mme. Chirac, 80 ans, se retrouve fusionné avec un autre. Du coup la vieille dame en est toute tourneboulée et affirme devant les caméras qu’elle n’y survivra pas huit jours, et d’entamer un combat contre la loi. Que l’on se rassure, son canton ne disparaît pas comme elle l’affirme : le territoire existe toujours, de même que ses habitants, ses vaches et ses moutons, simplement ils auront moins d’élus par habitant, et peut-être plus Mme. Chirac, 80 ans !

C’est une nouvelle illustration de la difficulté de réformer en France où tout le monde est d’accord pour faire des réformes et des économies, mais à condition de commercer chez le voisin…

Petites trahisons entre amis

La gauche ne réussit peut-être pas à inverser la courbe du chômage, mais on peut dire que la droite accumule les faux pas. Une nouvelle affaire confirme qu’un des conseillers politiques de Sarkozy a enregistré en cachette des heures de conversation de travail à l’Elysées. Comme de bien entendu, une partie de ces enregistrements se retrouve dans la presse, on ne sait comment. Ledit conseiller reconnaît les enregistrements mais conteste les avoir diffusé à la presse. On présuppose un règlement de comptes familial et la justice est saisie du dossier.

Les premières analyses des enregistrements disponibles ne révèlent rien que de déjà connu et surtout la mauvaise éducation de ces personnages, Sarkozy y compris, qui se prennent pour le centre de l’Univers et traitent les ministres au mieux pour des inactifs, au pire pour des incapables.

Elles confirment, hélas, les mœurs déplorables de la politicaillerie d’aujourd’hui ! Le personnel politique au plus haut niveau apparaît réduit à une bande de forbans sans foi ni loi, pratiquant des méthodes de bandits corses, s’enregistrant, se dénonçant, manipulant à tout va, tout en ripaillant sous les ors de la République.

Le coupable du jour est Patrick Buisson, historien, ex-journaliste-directeur au quotidien d’extrême droite Minute, partisan en son temps de l’Algérie française, recyclé à LCI puis à la Chaîne Histoire, puis comme conseiller de Sarkozy président de la République avec d’autres communicants et publicitaires. Sur le premier extrait publié par http://www.atlantico.fr/ on entend Buisson et Goudard, un publicitaire qui a vendu des barils de lessive avant de changer de produit et de vendre du président de la République, commenter avec vulgarité l’action et les personnalités des ministres.

On se demande bien ce que font ces pieds nickelés si près du pouvoir ? A quel niveau de décadence est arrivée notre République pour confier son avenir à des journalistes et des publicitaires ? La meute des conseillers autour du prince n’est pas nouvelle, mais au moins Foccard sous de Gaulle, Pierre Juillet et Marie-France Garaud sous Pompidou avaient une réflexion politique, idem pour Guaino sous Sarkozy, mais un pisse-copie d’extrême-droite et un publicitaire…

Copé fanfaronne

Copé-j’en-ai-une-grosse-paire est en pointe ces dernières semaines : dénoncé par Le Point pour son implication supposée dans une affaire de copinage dans des marchés passés par l’UMP qu’il dirige, il nous gratifie de grands effets de manche devant la presse convoquée pour l’occasion à qui il explique qu’il dévoilera les comptes de son parti uniquement si une loi est votée imposant de même à tous les partis et, c’est là que les choses deviennent intéressantes, des déclarations d’intérêt des patrons de presse qui bénéficient de subventions ou de commandes publiques.

L’accusé est encore plus furieux contre la presse et le patron du Point (qualifié de « tartuffe bouffi d’orgueil ») qu’outré des accusations portées contre lui. Il est vrai que cette presse est facilement critique, peu souvent constructive et généralement moralisatrice. Les chroniqueurs libéraux du Figaro ou de Valeur Actuelles qui recommandent le marché comme seul juge de paix aux problèmes du pays oublient souvent de préciser que les journaux qui les emploient bénéficient de subventions payées par le contribuable… comme quoi ce marché qu’ils vantent comme des bigotes en pamoison devant Saint François, n’est pas toujours l’unique juge de paix.

On trouve d’ailleurs la liste de ces subventions sur le site gouvernemental http://www.data.gouv.fr

Rapportée au numéro diffusé, Valeurs Actuelles est en 19ème position au classement avec 0,2155 EUR et le Figaro en 27ème avec 0,1771 EUR/numéro.

Bon, la colère froide de Copé contre la presse qui l’accuse de copinages a peu de chances de faire changer la loi sur la transparence dans la vie publique, elle lui évite de répondre aux questions gênantes posées sur la gestion de l’UMP. Elle a en tout cas déclenché une unanime réaction corporatiste de la presse qui n’a pas manqué de rappeler que l’UMP en rang serré avait voté contre la loi sur la transparence de la vie publique il y a quelques mois suite à l’affaire Cahuzac. Même Le Figaro a malmené ce Copé qui crie au complot.

Contre vents et marées il s’accroche à l’idée qu’il pourrait être un jour président de la République, toucher au pouvoir suprême ; contre tous il continue à se battre pour ne pas lâcher le morceau, telle une bernique collée à son rocher ; les copains et les coquins de l’UMP lui tire dans les pattes, la presse le cloue au pilori pour l’inanité de ses idées ou ses amitiés avec un marchand d’armes libanais, le peuple rigole devant la stupidité de ses réactions, seuls quelques militants continuent à faire la claque dans ses meetings. Mais il s’accroche et il n’est pas dit qu’il ne réussisse pas un jour à atteindre son but ultime. Au moins fait-il preuve d’une persévérance qui force le respect, à défaut de vision politique.

Ambiance à l’UMP

Rigolo : Le Point (hebdomadaire conservateur) fait sa première page sur « L’affaire Copé » dans laquelle serait impliqué le chefaillon (conservateur) du parti de la droite (conservatrice). Il s’agit d’une sombre histoire de favoritisme dans des contrats de communication évènementielle passés par l’UMP à l’occasion de la campagne présidentielle 2012. C’est peut-être vrai, peut-être faux ; en tout cas tout le monde peut y croire car les mœurs politiques de notre époque font que cela est possible.

Sans surprise également le coté racoleur de la presse hebdomadaire qui a opté depuis longtemps pour le caniveau au détriment de l’intelligence. Ce qui ne manque pas de faire sourire c’est de voir que Franz-Olivier Giesberg, journaliste mondain aux convictions floues, passé du Nouvel Observateur au Figaro, s’écoutant parler sur les plateaux et fréquentant le monde littéraire dont il se croit membre, FOG comme on le baptise se paye Copé après avoir sévèrement titillé Sarkozy. Une hyène au milieu d’un troupeau de zébus à la recherche d’un point d’eau.

Copé-j’en-ai-une-grosse-paire ne se laisse pas faire et porte plainte contre l’hebdomadaire et, au passage, contre un député UMP, social-traitre, qui a twetté immédiatement après la publication de l’article félon pour confirmer les soupçons. Chaude ambiance à l’UMP !

Les caïmans s’entre-dévorent dans le marigot boueux au milieu des bulles de vase. Il y a tous les éléments scabreux qui composent ces psychodrame politicards sans grand intérêt ni même conséquence : une presse de caniveau qui a renoncé à la réflexion, des élus ambitieux sans autre objectif que leur propre couronnement, des communicants de l’évènementiel, aussi couteux qu’inutiles (le cancer dévorant de nos démocraties), la lutte à mort interne à l’UMP et des élections municipales dans un mois.

Le sujet sera vite oublié.

Dassault s’envole

Serge Dassault, cumulard invétéré de 89 ans, actionnaire-président du groupe de presse publiant Le Figaro, actionnaire-président du groupe d’armement portant son nom, sénateur de la République, plus quelques autres fonctions publiques et privées, explique un peu penaud à la tribune d’un sénat complètement déserté, les conditions de sa garde à vue. Compte tenu de son âge avancé, il avait tout de même été autorisé à retourner dormir chez lui, mais le choc semble avoir été grand.

Dassault le cumulard justifie son intervention par le fait d’édifier ses collègues sur la réalité de la garde à vue, situation qu’ils connaissent assez mal on peut le comprendre. L’air ébahi mais narquois avec lequel il narre ses mésaventures personnelles à la tribune nationale (mais désertée par ses chers collègues) est assez désarmant. Il fait une nouvelle fois que c’est toujours avec étonnement que les puissants découvrent la condition humaine.

Sur le fond le cumulard est soupçonné d’avoir acheté des voix à Corbeille-Essone. Bon, Dassault ne nie pas avoir déversé des sommes significatives sur les électeurs, mais uniquement « pour aider ». Cette générosité s’est quand même terminée à coup de flingues dans les rues de la ville, car attisant quelques envies… Allez-donc faire la différence entre générosité et corruption, ce n’est pas facile. Il est sûr qu’il vaut sans doute mieux avoir un maire riche et généreux que pauvre et malade.