Les comptes ne sont pas rond à l’UMP

Incroyable : la mise à jour des résultats de la gestion financière de l’UMP par ses responsables, au mieux inconséquente, au pire délictuelle, donne lieu à des attaques personnelles dignes d’une cour de récréation qui seraient risibles si les personnes concernées n’avaient pas vocation à gouverner la France.

Des dénonciations arrivent dans la presse, déclenchent des bordés de tweets et d’incendiaires déclarations à tous les micros médiateux traînant dans les parages de ce parti défaillant. Des salaires ronflants versés à des permanents du parti, des remboursements de frais de voyage à des épouses, les choix d’hôtels de luxe des uns ou des autres. Tout ceci est sans doute vrai, peut-être faux, on ne sait pas et la seule chose incontestable est que le parti est au bord de la faillite et a dépensé beaucoup plus qu’il n’a encaissé au cours de ces dernières années.

Le plus croquignolet concerne la Dati dont la facture de téléphone payée par l’UMP est de 10 000 euros/an. Evidemment tout le monde se demande immédiatement comment on peut dépenser une telle somme en frais de téléphone. La réponse nous est donnée par l’ex-garde des sceaux (à champagne) qui révèle sur Tweeter qu’elle bénéficie d’un fil AFP. La question suivante est : à quoi peut donc bien servir un fil AFP à Rachida qui s’exprime essentiellement par tweets de 20 mots ?

Un florilège de ses inoubliables tweets des 8 et 9 juillet :

De la mauvaise gestion de l’Etat à celle de l’UMP

Impayable : les forbans qui ont des responsabilités à l’UMP se déchirent et balancent à tout va les uns contre les autres. A défaut de dépenser de l’énergie pour indiquer quel serait leur programme s’ils reprennent le pouvoir ils donnent tout pour se flinguer entre eux.

Un audit de la situation de trésorerie de ce parti a été publié sur son site web. Très factuel, il narre que l’UMP est endettée à hauteur de 79,1 millions d’EUR, est en retard de ses paiements fournisseurs et doit renégocier les conditions de remboursement de ses prêts qui ne pourront plus être respectées à partir de 2017.

Comment fait un parti politique pour être endetté à ce niveau lorsque son revenu principal, la dotation des contribuables, est de 18 millions/an. Premièrement, on achète un immeuble de 40 millions pour y coller son siège, ensuite on dépense sans compter en frais de fonctionnement et action politique, sans compter c’est-à-dire sans ajuster les dépenses aux recettes.

C’est une habitude des partis politiques, qu’ils soient au gouvernement ou dans l’opposition, ils dépensent sans compter et endette l’organisation dont ils sont responsables, l’Etat ou leur parti ! Dans le cas de l’UMP, ses dirigeants ont fait exactement l’inverse de la tendance suivie par les entreprises, c’est-à-dire acheter de l’immobilier au lieu de le louer pour éviter de porter des immobilisation trop lourdes à financer à leur bilan.

Le rapport détaille ensuite les conditions de la survie de l’UMP dans les années qui viennent : il faut réduire les dépenses et renégocier la dette. C’est exactement ce que doit faire la République, exceptée la renégociation de la dette qui n’est pas encore d’actualité aujourd’hui mais le deviendra sûrement un jour à n’en pas douter vu l’incapacité des citoyens-électeurs à admettre les réductions de dépenses.

Lire le rapport sur Audit de l’UMP 2014

Le parallélisme entre la situation de l’UMP et celle de l’Etat est frappante, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Le plus consternant dans cette affaire est la légèreté avec laquelle les responsables de ce parti l’ont géré. Dire que ces personnages ont vocation à revenir au pouvoir à l’occasion d’une prochaine alternance fait un peu froid dans le dos.

La gauche reste prudente dans cette affaire et se garde d’en faire des gorges chaudes. Il y a sans doute là un soupçon de solidarité politique, mais aussi surtout la crainte de se retrouver un jour dans la même situation.

Soupçons de trafic d’influence et de corruption

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour soupçon de trafic d’influence et corruption d’un magistrat. Lui et son avocat, également mis en examen pour cette affaire, auraient tenté de corrompre un haut magistrat pour obtenir des informations sur d’autres procédures en cours le concernant.

Le plus comique dans cette affaire elle qu’elle fut révélée à l’occasion d’une mise sous écoute de l’agité dans une autre l’affaire, celle de l’abus de faiblesse sur Mamy Bettencourt pour laquelle il a été finalement mis hors de cause. En écoutant ces conversations, sous mandat judiciaire, les espions mandatés ont cru identifier les éléments constitutifs des crimes pour lesquels il a été finalement mis en examen.

Passant à la télé ce soir, l’impétrant s’époumone et avec la légendaire subtilité qu’on lui connaît résume l’affaire en : une bande de juges sanguinaires et bolchéviques –tendance stalinienne-, la faucille entre les dents, s’attaque à lui la blanche colombe pure et naïve. Bien entendu il place instrumentalisation tous les deux mots (avez-vous remarqué comme ce mot instrumentalisation est le nouveau tic verbal de tout politique qui se respecte ?).

On saura plus tard si ces soupçons sont vérifiés. En attendant ce n’est pas la peine de trop occuper les médias avec ce non sujet. La justice tranchera et tout le monde oubliera, qu’il soit innocent ou coupable. Cela ne nuira pas à l’éventuelle poursuite de sa carrière politique. Sarkozy survivra à cette nouvelle tempête dans le verre d’eau médiatico-mondaine parisienne. Même coupable, ses thuriféraires le penseront innocent et voteront pour lui. Même innocent, ceux qui ne l’apprécient pas le sauront capable de commettre de tels crimes et continueront à ne pas voter pour lui.

Imbroglio financier à l’UMP

La nouvelle direction de l’UMP prend ses marques et annonce le lancement d’un audit financier pour essayer de savoir s’il reste de l’argent dans la caisse ou si le parti est aussi endetté que la République. Copé-le-faux-facturier avait mis les comptes du parti sous séquestre lorsque l’affaire Bygmalion commença d’être évoquée au premier trimestre. Gageons que la levée des scellés risque d’être une aventure passionnante.

En parlant d’audit, il conviendrait sans doute aussi de renforcer les capacités d’analyse du conseil constitutionnel qui a refusé de valider les comptes de la campagne Sarkozy pour un dépassement de quelques centaines de milliers d’euros alors qu’une quinzaine de millions auraient été dépensés au-delà du plafond et refourgués à l’UMP pour paiement.

Jacob, le patron du groupe UMP de l’assemblée nationale avec sa tête de maquignon mal dégrossi vient d’admettre qu’il avait prêté 3 millions d’euros à l’UMP en 2012 pour l’aider à passer quelques fins de mois difficiles. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Et comme il ne voulait pas créer de polémique, il a omis d’en parler aux députés UMP. A priori un tel prêt ne serait pas formellement interdit par les règles du parlement qu’il convient donc de modifier en urgence pour éviter que l’argent public versé aux groupes parlementaires n’aille irriguer des partis en faillite. Si les groupes parlementaires reçoivent trop de fonds public par rapport à leurs besoins, il suffit de diminuer leurs dotations.

A quoi peu bien servir un Jacques Toubon ?

Jacques Toubon, 73 ans, politicard chiraquien vieillissant, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas vraiment marqué la République par sa vision et son action durant sa carrière, Jacques Toubon donc, vivait une retraite paisible animée par quelques conseils d’administration où il siège, lorsque le pouvoir socialiste l’a proposé comme Défenseur des Droits, un poste de la République un peu fourre-tout visant en gros à aider le citoyen face à la bureaucratie. Le garçon s’était rendu mondialement célèbre lorsque, ministre de la justice, il avait affrété un hélicoptère dans l’Himalaya pour tenter d’y récupérer un procureur en vacances afin d’éviter la mise en examen de Mme. Tibéri, femme du maire de Paris, spécialiste en votes de faux électeurs et rapports fictifs et rémunérateurs.

On se demande bien pourquoi aller chercher Jacques Toubon,73 ans, pour ce poste ? Il est peu probable qu’il y soit efficace, l’honneur voudrait qu’il refuse cette proposition pour le laisser à la nouvelle génération. Hélas, une telle issue est peu probable et Jacques Toubon va cumuler un nouveau poste.

A quoi peut donc bien servir un Jacques Toubon de 73 ans au pouvoir socialiste, comme à n’importe quel pouvoir d’ailleurs ?

Le faux-facturier de l’UMP

Sur le site de Bygmalion, le faux-facturier le l’UMP (http://www.bygmalion.fr/) on trouve la réclame suivante :

Une agence, 5 métiers

Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques.

  1. Conseil

Un encadrement exclusivement apporté par des consultants seniors pour vous faire bénéficier de toute l’expertise de Bygmalion en conseil stratégique.

  1. Création digitale et print

Sur le print comme sur le Web, nous vous accompagnons pour gérer votre image, accroître votre notoriété et vous présenter sous votre meilleur jour.

  1. Evénementiel

À travers la filiale Event & Cie, nous disposons d’une équipe capable de faire de vos événements un succès, en délivrant votre message à vos publics cibles dans les meilleures conditions.

  1. Formation

Disposant d’une expérience et de références solides dans les secteurs publics et privés, Doxeo propose un large éventail des formations pour répondre «sur mesure» à la diversité des thématiques et des attentes spécifiques.

5 métiers annoncés, 4 affichés, ça commence bien… Gageons que l’UMP saura apprécier les compétences de Bygmalion en matière de conseil stratégique et de gestion d’image…

Bygmalion c’est l’archétype de la société nuisible au reste de l’humanité. Ca vend de la communication c’est-à-dire du vent, de la régression intellectuelle, du poison politique, de l’abrutissement du gogo ; et en plus ça surfacture et faux-facture et ça bidouille avec les forbans de la politique !

Donnez-nous une seule raison pour ne pas mettre Bygmalion en justice, et si possible en faillite !

L’UMP en faillite

Rigolo : après la démission de Copé de la présidence de l’UMP pour cause de financement par fausses factures de la campagne présidentielle de 2012 de Sarkozy, il est question que trois anciens premiers ministres assurent une espèce d’intérim du parti jusqu’à un congrès qui élirait un nouveau président. Ce triumvirat composé de Juppé, Raffarin et Fillon, déclenche déjà les foudres des pro-Sarkozy qui craignent que l’un des trois préempte ainsi la candidature aux prochaines présidentielles de 2017 au détriment de leur héraut.

Gageons que ce trio va devoir nettoyer les écuries d’Augias et prendre la mesure de la faillite financière et morale de ce parti de droite. Lors des premières révélations de la presse sur les pratiques financières de l’UMP et ses accointances avec la société de communication Bygmalion, Coppé dans une intervention télévisée grandiloquente avait expliqué qu’il mettait les comptes de l’UMP sous scellés et contrôle d’huissier et qu’il ne les rendra publics que lorsque le parlement aura voté une loi imposant la transparence à tous les partis, s’engageant à déposer lui-même un projet de loi en ce sens.

Bien entendu le projet de loi n’a jamais été déposé, pas plus que les comptes ne sont sortis de leurs scellés. Une fois Copé dehors, le triumvirat va certainement se faire un malin plaisir d’aller analyser ces comptes mystérieux… Voyons ce qu’il en ressortira ce qui permettra, peut-être, de comprendre un peu mieux cette stratégie ridicule de Copé pour les cacher.

Financement de l’UMP

La justice commence à enquêter sur l’affaire des fausses factures de l’UMP, perquisitions à tous les étages et bientôt convocation des responsables, puis sans doute, mises en examen… Cela promet un feuilleton passionnant pour les mois à venir.

Le coupable auto-proclamé de l’escroquerie, Lavrilleux, qui vient d’être élu député européen a promis qu’il n’utiliserait pas son immunité pour fuir la justice. Bien, de toute façon, reviendrait-il sur son engagement, la justice l’attraperait à la fin de son mandat ou obtiendrait la levée de son immunité par le parlement européen, beaucoup plus flexible sur ce point que les parlements nationaux plus portés à couvrir les turpitudes de leurs membres.

Ça a l’air d’être un sacré comédien ce Lavrilleux ! Et l’on découvre, effarés, qu’un tel personnage a reçu l’investiture de l’UMP pour le parlement européen sans moufter. Avec la Morano, la Dati et d’autres, on envoie vraiment de sacrés personnages représenter la France…

Juppé rend hommage à Coppé, attachez vos ceintures…

Impayable : Juppé rend hommage au courage de Copé, démissionnaire de la présidence de l’UMP ! Juppé, repris de justice suite à sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, qui s’incline devant Copé dont le parti qu’il préside est impliqué dans un système de fausses factures, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…

Sauve-qui-peut à l’UMP


Incroyable, à la hauteur de l’affaire Strauss-Kahn : c’est le sauve-qui-peut à l’UMP, tout le monde balance tout le monde, les couteaux volent bas, Copé démissionne, les avocats s’épanchent sur les plateaux télé, un coupable tout trouvé pleurniche au JT… et le Front National se roule par terre de joie.

Résumons l’affaire : la campagne présidentielle de Sarkozy a couté cher à coup de meetings tape-à-l’œil, de déplacements en avions privés et de cocktails mondains destinés à impressionner l’électeur. La République plafonnant les dépenses de campagne électorale, les financiers de la campagne sarkozienne ont alors eu l’idée pour poursuivre les dépenses et dépasser le plafond légal de faire facturer l’UMP au lieu de l’association de financement de la campagne. C’est ainsi qu’une dizaine de millions d’euros auraient été payés en plus des 22 légalement autorisés.

Le faux-facturier est le groupe Bygmalion qui affiche fièrement sur son site web : « Notre savoir-faire : construire, gérer, protéger et valoriser l’image des personnes et des marques. » Le coupable désigné : un certain Lavrilleux qui était à la fois trésorier de la campagne de l’agité du ciboulot et directeur de cabinet du chef de l’UMP, et député européen depuis dimanche 25 mai (on envoie vraiment les meilleurs au parlement européen). La victime expiatoire : Copé, chef de l’UMP qui n’a rien vu, rien entendu et n’était au courant de rien.

Du coup le Copé démissionne jurant la main sur le cœur à la télévision de son intégrité. La blogosphère prend un malin plaisir à ressortir ses déclarations fracassantes sur l’affaire Cahuzac et ses innombrables te récurrentes demandes de démission adressées aux dirigeants actuels…
Et pendant ce temps, l’extrême droite grimpe. On a vraiment les dirigeants que l’on mérite ! Pauvre de nous.

L’UMP à l’âge de pierre du financement politique !

Impayable : l’UMP emberlificotée dans une affaire de fausses factures qui auraient cofinancé la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012 ! La fausse facture pour du financement politique on ne nous l’avait plus fait depuis les années 80. Ces dernières décennies le monde politique faisait plutôt dans l’emploi fictif ou la rétrocession de commissions sur contrats d’armement. Mais là l’UMP revient à l’âge de pierre.

Pour résumer : alors que l’extrême droite gravit petit à petit les marches du pouvoir en France, les partis traditionnels continuent leurs petites affaires comme si de rien n’était. On croit rêver…

On se calme !

Henri Guaino, le colérique et ombrageux cacique de l’UMP vient d’annoncer qu’il ne votera pas pour le chef de file UMP aux élections européennes. Celui-ci, Alain Lamassoure, est rejeté par le Colérique parce « qu’il incarne l’Europe dont plus personne ne veut. » Le pauvre garçon ainsi rhabillé pour l’hiver est plutôt du genre anonyme et lisse, ex-sous-ministre de quelque chose, député européen, poste qu’il cumule avec un truc local du sud-ouest, il a effectivement validé avec constance toutes les orientations européennes prises à Bruxelles depuis Jean Monnet, de ces orientations qui font tant maugréer l’Ombrageux. Celui-ci est logique avec lui-même et à l’unisson du bruit médiatico-politicard qui peut se résumer en un seul slogan : « Haro sur l’Europe ! »

Le coq caquètte

Laurent Wauquiez, jeune coq de la droite, ex-sous-ministre de l’emploi, compare la France d’aujourd’hui à la République de Weimar, laissant ainsi croire que le gouvernement socialiste actuel mènera le pays aux mêmes errements que l’Allemagne des années 30. Par ailleurs il sort un bouquin prônant le retour à une Europe à six membres et la sortie de la France des accords de Schengen. Ce garçon est décidément tout en nuances, il ira loin !

Sortons les vieux cumulards

Jean-Claude Gaudin, 75 ans, cumulard multi-casquettes, maire de Marseille depuis presque 20 ans va rempiler pour un nouveau mandat de maire de six années. Quelle que soit la couleur politique de son édile, il est symbolique de voir que cette grande ville engluée dans des politicailleries franchouillardes n’ait pas été capable de se renouveler et que la droite locale, puisqu’il s’agit d’elle, n’ait pu que se mettre d’accord que sur la reconduction d’un homme âgé et fatigué, manifestement plus en état de mener à bien l’ensemble de ses fonctions exercées entre Paris et Marseille !

Boutin se déchaîne

La Boutin se déchaîne également en tweets ânonnant à l’occasion de cette période post-électorale :

Il se confirme, hélas, que Tweeter fait à peu près autant pour l’abrutissement des masses que les matchs de fouteballe ! L’Histoire jugera un jour le rôle néfaste de cette société sur l’activité des neurones.

Marseille engluée

Jean-Claude Gaudin, 75 ans, cumulard multi-casquettes, maire de Marseille depuis presque 20 ans va rempiler pour un nouveau mandat de maire de six années. Quelle que soit la couleur politique de son édile, il est symbolique de voir que cette grande ville engluée dans des politicailleries franchouillardes n’ait pas été capable de se renouveler et que la droite locale, puisqu’il s’agit d’elle, n’ait pu que se mettre d’accord que sur la reconduction d’un homme âgé et fatigué, manifestement plus en état de mener à bien l’ensemble de ses fonctions exercées entre Paris et Marseille !

Mon Dieu, faites la taire

Et allez, ouste, la France change de premier ministre !

Copé veut rencontrer le président, sans doute pour lui demander de démissionner.

Drame supplémentaire : la Morano reprend ses tweets frénétiques inondant le réseau de sa stupidité bêlante :

Mon Dieu faite la taire. Il faudrait la censurer pour insulte à la pensée, la France n’a pas mérité ça.

Cruchaude et Marie-Claire font lliste commune

Marie-Claire Carrète-Gée, dissidente UMP dans le XIVème arrondissement de Paris a bien évidemment pactisé avec la cruchaude UMP et nos deux princesses font liste commune pour le deuxième tour, NKM en numéro 1, Marie-Claire en numéro 2. Peut-être cette dernière n’aurait pas eu une telle place de choix si elle n’avait pas montré les dents ; des dents un peu élimées par ailleurs puisqu’elle n’a récolté que 5,74% au premier tour. Grand seigneur, NKM-et-ses-cheveux-fous lui a quand même octroyé la deuxième place sur leur liste fusionnée.

La droite à l’assaut de Paris

1er tour des élections municipales, pour Paris nous avons deux vedettes en tête de gondole : cruchaude UMP et cruchaude PS. Après 12 années de mairie socialiste dans la capitale il est temps de changer. Histoire de de ne pas donner immédiatement un blanc-seing à cruchaude UMP, nombre de bobos parisiens ont voté pour la liste dissidente de l’UMP dans le XIVème, une certaine Marie-Claire Carrète-Gée qui n’a pas pas apprécié que cruchaude UMP saute en parachute sur cet arrondissement, en provenance de Longjumeau. Ces deux-là vont bien se réconcilier pour le deuxième tour pour que finalement la droite perde la mairie de Paris pour la troisième fois consécutive, ce qui relèverait d’un véritable exploit.

Sarkozy sous écoutes judiciaires

Rigolo : on apprend par la presse que Sarkozy a été mis sous écoute judiciaire dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A cette occasion des soupçons de trafic d’influence apparaissent et son avocat est également placé sur écoute. Comme les garçons se doutaient de quelque chose, ils ont acheté une ligne de téléphone sous un faux nom pour communiquer entre eux. A priori le stratagème n’a pas échappé à la police judiciaire qui a identifié la ligne pirate.

Là-dessus le gouvernement est interpellé par les uns et par les autres, savait-il, ne savait-il pas qu’un ancien président de la République était écouté par la justice ? S’il le savait quand et qui en son sein l’a-t-il appris ? L’opposition laisse planer le doute d’écoutes illégales, le gouvernement avec son amateurisme habituel se prend les pieds dans le tapis, la presse simpliste s’intéresse à l’écume et non au fond, la corporation des avocats se drape dans son devoir de défendre et hurle avec la meute contre cette intolérable remise en cause de leur secret professionnel. Bref, on nage en plein psychodrame picrocholin agité par une classe politique et médiatique peu à la hauteur des enjeux.

Le plus effrayant dans ces affaires qui s’accumulent c’est que les citoyens croient leurs dirigeants capables de toutes ces avanies, qui seront dans le cas d’espèce, avérées ou ne le seront pas. Ils ont vu le clan Mitterrand mettre en place le fameux système des écoutes illégales de l’Elysées dans les années 90, des contrats publics d’exportations françaises d’armement donner lieu à de gigantesques rétro-commissions venues financer des individus ou des partis, un conseiller de l’Elysées enregistrer en cachette ses conversations avec le président et lesdits enregistrements se retrouver dans la presse, des juges ou des avocats balancer des procès-verbaux d’audience dans les journaux, des présidents de partis politiques manipuler des élections internes comme dans une République bananière, etc. etc. Bref, le peuple sait que tout ce dont s’accusent les dirigeants à grand coups de déclarations fracassantes est possible. Il pressent également que ces forbans qui les gouvernent se satisfont de la pauvreté du débat et se tiennent les uns les autres à coups de dossiers, de légions d’honneur et de postes distribués aux copains et aux coquins. Et le peuple, telle Sœur-Anne sur son donjon, attend de voir venir une nouvelle génération de dirigeants responsables.