L’Occident imprécateur

Dans un dîner en ville le sujet de la bataille de Valmy est abordé. Un peu d’Histoire : 1792, Louis XVI et sa famille sont en prison, la révolution française bat son plein, la Prusse et l’Autriche lèvent des armées pour venir au secours de la monarchie française mais l’armée révolutionnaire et populaire remporte la bataille à Valmy (en fait juste une petite canonnade symbolique) face à l’invasion d’une coalition archéo-monarchique le 20 septembre 1792. Le lendemain la République est proclamée.

Quelques mois plus tard le roi sera guillotiné dans une orgie de sang et la terreur pourra vivre sa vie bien à l’abri des frontières nationales et loin de la réaction austro-prussienne.

Et soudain saute aux yeux la similitude historique : la retraite annoncée des troupes occidentales en Afghanistan c’est le Valmy des talibans, l’enlisement européen dans le désert du cinglé des Syrtes c’est le Valmy de la petite famille Kadhafi, et il n’est point besoin de remonter jusqu’à Alger ou Dien Bien Phu. La France autrefois pointilleuse sur son indépendance et exigeante sur sa liberté à pouvoir laisser sa terreur terroriser ses contre-révolutionnaires, cette même France donc se mêle sans vergogne des révolutions des autres et de dire le bon droit au nom de la mission civilisatrice d’un Occident toujours imprécateur dans des pays qui n’en ont pas la même perception.

Terrifiant…

Un cinglé en Norvège assassine 80 gamins militants réunis en meeting politique après avoir déposé une puissante bombe qui fait exploser l’immeuble du gouvernement au centre d’Oslo. Le tout est accompagné d’une vague et nauséabonde revendication d’extrême droite chrétienne anti-diversité, un salmigondis beauf et criminel, un esprit étroit au service d’un dessein barbare, le résultat est terrifiant.

Architecture In Helsinki – 2011/07/21 – Paris le Nouveau Casino

Architecture in Helsinki au Nouveau Casino, le nouveau monde descend à Oberkampf. Le groupe australien indie poursuit un parcours original. Une joyeuse bande au look d’étudiants attardés qui joue un rock un peu déjanté et sympathique. Et d’ailleurs ils entament leur show avec un reggae plutôt inattendu, mêlant des claviers entêtants aux guitares saccadées.

L’ambiance monte rapidement au Nouveau Casino, la musique chauffe l’atmosphère et l’assistance se dandine agréablement sur des rythmes plutôt incompréhensibles. Les musiciens s’échangent les instruments avec une facilité déconcertante mais restent unis derrière Cameron Bird, chanteur-leader de ce groupe, les cheveux en pétard, de l’énergie à revendre, la voix haut perchée, assénant des riffs rageurs sur sa guitare quand il ne bidouille pas des samples étranges.

Le bassiste ressemble toujours à un bushman hirsute à la tête d’un élevage de kangourous et assure les arrières. Kellie est blonde cette année et toujours active au chant, glockenspiel et autres claviers.

La scène est un peu étroite pour ces cinq musiciens qui diffusent une musique dansante des grands espaces avec des chansons percutantes. Ils affichent une originalité délurée et nous font passer une excellente et ondulante soirée.

Rien n’arrête DSK

De mieux en mieux : la mère de Tristane Banon qui attaque en justice Strauss-Kahn pour tentative de viol, sa mère donc, militante socialiste, explique qu’elle était la maîtresse de Strauss-Kahn et parle d’une relation sexuelle « de soudard » dans un bureau de l’OCDE ! Du coup l’une des ex-femmes (au sens civil) de Strauss-Kahn annonce son intention de porter plainte contre la mère de Tristane…

Résumons : il couche avec la mère (dans son bureau de l’OCDE, il aurait quand même pu aller dans l’hôtel d’à coté), tente de violer la fille et est défendu par son ex-femme. Pendant ce temps, l’affaire de la tentative de viol à New-York continue. Mon Dieu, jusqu’où descendrons-nous.

Une presse de caniveau nauséabond

La presse britannique montre ses dessous : des journaux de caniveau à fort tirage appartenant au magnat australo-américain Murdoch se font prendre la main dans le sac après avoir pratiqué des écoutes illégales pour inspirer leurs gros titres, dont notamment des messageries vocales de familles de soldats tués en Afghanistan, histoire de bien faire pleurer dans les chaumières.

La police serait impliquée pour avoir facilité l’accès à ces données. La politique n’est pas en reste où l’actuel premier ministre avait recruté comme directeur de la communication un ancien rédacteur en chef de News Of The World, journal atteignant des sommets de cynisme, de vulgarité, de tape-à-l’œil et de bassesse. C’est un peu comme si Matignon recrutait le rédacteur en chef de Détective.

Et l’on découvre que le pouvoir à Londres couchait avec cette presse qui porte si mal son nom. Tout ce petit monde s’auto-congratulait, se recevait, se soutenait, coté travailliste comme conservateur d’ailleurs.

Le Royaume-Uni est en émoi, New Of The World a mis fin à sa parution, Murdoch qui détient 40% de la presse britannique présente ses excuses et licencie quelques lampistes. Il n’est pas bien sûr que ce scandale amène le monde journalistique à une autocritique. Il risque de continuer à se draper derrière son sacro-saint devoir d’informer pour justifier ses errements.

La dette et l’Afrique : une si vieille histoire

Fillon est en Cote d’Ivoire. Comme tout dirigeant français qui se respecte il est dans une ancienne colonie pour annuler sa dette. La tradition est d’autant plus respectée cette fois-ci que le pays sort d’une guerre civile. Mais qu’importe, 3 milliards d’euros sont annulés cette fois-ci comme les milliards annulés dans le passé et les milliards qui ne manqueront pas d’être annulés dans le futur.

Fillon a dans ses bagages toute une brochette de pédégés d’entreprises françaises qui dans un bel ensemble rendent hommage au nouveau chapitre qui s’ouvre, au partenariat décomplexé, et bla-bla-bla. Sarkozy ayant déjà annoncé que l’armée française reste sur le pied de guerre à Abidjan, tout est réuni pour continuer comme avant, hélas !

L’annulation de dette est le fil rouge de la politique de la France avec ses anciennes colonies. Cette fois encore, elle fera croire à l’illusion d’une activité pour les entreprises françaises dans ce pays alors qu’en réalité, de coups d’Etat en destructions, de pillages en massacres, l’économie de ce pays ne tient que grâce à la générosité du contribuable international, et français en particulier. C’est l’éternelle histoire de la privatisation des profits et la nationalisation des pertes : l’Etat ivoirien ne survit que parce que les contribuables occidentaux acceptent de ne pas recouvrer les prêts publics consentis à ce pays et des entreprises privés gagnent de l’argent en faisant tourner certains secteurs de l’économie. Au niveau macro-économique c’est un jeu à somme nulle, voire négative. Au niveau social, il est vrai, cette activité économique, même fictive, crée de l’emploi en Côte d’Ivoire ce qui est tout de même un facteur de stabilisation.

Il est urgent de laisser la Chine poursuivre tranquillement son installation en Afrique et y appliquer ses méthodes et dépenser ses yuans.

La finance française change de mains

Baroin, nouveau ministre des Finances après le départ de Lagarde comme chef du fonds monétaire international annonce fièrement que les banques françaises ont passé avec succès les stress-tests qui consistent à simuler des situations financières tendues et examiner si les bilans desdites banques leur permettent de survivre. Tout ceci est bel et bien beau mais relève quelque peu de l’autosatisfaction niaise.

On se souvient de l’affaire Kerviel, le trader-fraudeur de la Société Générale qui a fait perdre 5 milliards d’euros à son employeur. La banque était virtuellement en faillite et l’on peut rendre hommage à sa direction qui a assuré la recapitalisation l’espace du week-end, afin de pouvoir annoncer le lundi matin : le problème et sa solution.

On a beaucoup glosé sur le pédégé Bouton qui n’avait pas prévenu le monde politique de la fraude gigantesque durant le week-end et dont l’arrogance déclenchait des amertumes dans les salons parisiens. Si son organisation n’a pu empêcher cette fraude d’un individu malfaisant, il a malgré tout sauvé sa banque et évité un cataclysme financier en France et probablement en Europe. Si la Société Générale était tombée ce week-end, c’est-à-dire si son état-major n’avait pas réussi à trouver des actionnaires généreux pour combler le trou, c’était la fin et le réveil le lundi matin aurait été douloureux, stress-test ou pas.

Le plus grand danger pour le secteur financier ce sont sans doute les humains qui l’animent plus que le niveau de ses capitaux propres. Bonne nouvelle, les humains peuvent aussi être la solution. Je ne suis pas sûr que les stress-tests aient pris en compte ce critère.

L’Afghanistan une nouvelle fois repousse les envahisseurs

Sarkosy est allé s’agiter en Afghanistan en début de semaine pour soutenir l’armée française et annoncer le début de la retraite. C’est bien, c’est son rôle. Le même jour le frère du président afghan se faisait flinguer dans le sud du pays, hier cinq soldats français étaient tués par un attentat et aujourd’hui un nouveau mort dans un accrochage, démontrant si besoin en était que tout n’est pas réglé.

Les armées occidentales vont quitter l’Afghanistan dix ans après y être entrées, comme autrefois les soviétiques, et les talibans vont revenir au pouvoir dans ce pays. C’est probablement déjà écrit dans le marbre. L’intervention fut provoquée par les attentats du World Trade Center à New York et elle permit assez rapidement, en quelques semaines, de faire tomber le régime taliban mais sans en éliminer l’idéologie, les états-majors et les soutiens. Tout ce petit monde s’est égayé entre les montagnes de Tora Bora ou les vallées du Pakistan. Les bombardements massifs des avions américains n’ont pas plus réglé le problème que ceux de la piste Ho Chi Minh en leur temps au Vietnam et au Cambodge. Les racines du régime sont toujours bien présentes et prêtes à repousser dès que leur espace vital sera rétabli, et il le sera bientôt.

Peut-être les pays victimes du terrorisme devraient envisager des opérations coup-de-poing lorsque le danger se fait sentir (ou s’est fait sentir) puis se retirer rapidement, mais ces occupations longue durée se sont toutes terminées de la même triste façon. On peut même prévoir qu’un jour la Chine quittera le Tibet !

Cabu/Charlie-Hebdo (13/07/2011)

C’est vrai, il faut se méfier des rumeurs, il y en avait même une qui traînait dans le microcosme parisien depuis plusieurs années laissant dire que DSK était un obsédé sexuel !

TV On The Radio – 2011/07/13 – Paris l’Olympia

Les TV On The Radio sont de retour à Paris, à l’Olympia cette fois-ci. Toujours bouillonnants et inventifs, mixés black-blanc-nouveau monde, une musique résolument moderne et innovante, le son de Brooklyn débarqué boulevard des Capucines pour les petits français !

Ils nous servent un concert ébouriffant, peut-être un peu moins monté sur ressort qu’en 2008 au Bataclan mais un show passionnant. Le duo de choc guitariste barbu et chanteur binoclard tient les commandes, solidement soutenu par un second guitariste pompant des riffs de choc avec une main droite transformée en ventilateur, et un bassiste grande bringue baguenaudant parfois aussi sur des claviers.

Son strident, rythmes décalés, harmonies étranges, ce petit monde rap-rock-alternatif diffuse une joie communicative en partageant sa musique étrange. Il y a du Zappa dans l’attitude et le jeu, du débonnaire dans la simplicité, du sérieux dans les compositions. Définitivement, du bonheur musical et intellectuel sur la scène !

Setlist : 1.Halfway Home/ 2.The Wrong Way/ 3.Caffeinated Consciousness/ 4.Blues From Down Here/ 5.Will Do/ 6.New Cannonball Blues/ 7.Young Liars/ 8.Dreams/ 9.Keep Your Heart/ 10.Red Dress/ 11.Staring at the Sun/ 12.Repetition/ 13.Wolf Like Me
Encore : 14.Love Dog/ 15.Dancing Choose/ 16.Satellite
Encore 2 : 17.Dating Room

L’électeur écologiste réfléchit

Une deuxième bonne nouvelle : les électeurs écologistes pour les primaires vertes aux présidentielles semblent être des humains dotés de capacité de réflexion. Ils avaient le choix entre un négociant en gel douche, accessoirement présentateur de télé (pire, présentateur de télé à TF1), et une ancienne juge d’instruction qui s’est colletée des années durant avec l’un des plus grands scandales politico-financier de la République, l’affaire Elf, et ils ont voté pour cette dernière. Pour une fois la communication pipeautante a été balayée par la réflexion. Vraiment une excellente nouvelle.

Notre VRP en shampoing antipelliculaire va pouvoir retourner à ses écrans cathodiques et Eva Joly développer ses conceptions de l’éthique en politique. Chacun est à sa place, et les vaches seront bien gardées.

Eva a démonté les arcanes de la perversité avec laquelle le monde politique et des patrons de grandes entreprises publiques ont joué avec l’argent des contribuables et déjoué les règles du droit. Certes elle n’a pu faire condamner que quelques lampistes mais elle a pu désigner les vrais responsables de ces détournements gigantesques où l’affairisme se mêlait à la manipulation, le plus souvent sur des territoires étrangers.

C’est elle qui a eu ce mot mémorable : « DSK ? Je le connais bien, je l’ai mis en examen. » Eva va illuminer cette campagne électorale présidentielle déjà bien entamée.

Raisonnable

Bonne nouvelle, la ville d’Annecy qui était candidate à l’organisation de jeux olympiques hivernaux n’a pas été retenue. Elle a récolté 7 voix contre 63 à la cité coréenne désignée et 25 à Munich. Les contribuables de la région n’auront donc pas à financer des milliards d’investissements inutiles ni voir augmenter leurs impôts locaux pour les 20 prochaines années. Si seulement la France avait pu être également éliminée de l’organisation de la compétition européenne de fouteballe de 2014, c’aurait été une première mesure symbolique de contrôle de la dépense publique.

La qualification de l’acte sexuel de DSK négociée devant la justice américaine

DSK a vu ses mesures de contrôle judiciaire allégées par suite des contradictions affichées par la plaignante. Il reste inculpé et interdit de quitter le territoire américain. La presse sérieuse explique que le DSK aurait admis une relation sexuelle consentie avec la femme de chambre et que celle-ci parle d’une relation sexuelle forcée.

Il semble donc qu’il y a eu relation sexuelle un samedi matin ordinaire à New-York entre le directeur général du Fonds monétaire international et une soubrette guinéenne, juste avant que le premier n’aille déjeuner avec sa fille. Les amis socialistes de DSK se réjouissent et clament déjà son innocence. Il apparaît que pour eux le viol d’une femme de chambre d’hôtel ce n’est pas bien, le troussage d’une domestique à l’heure de l’apéritif c’est bien.

Dans un cas comme dans l’autre, l’acte est incompatible avec les ambitions de DSK de se présenter à la présidence française. Il serait capable de déclencher le feu nucléaire pour séduire une secrétaire. Il va être intéressant d’écouter l’impétrant lorsqu’il reviendra en France s’il daigne s’expliquer devant ses fans.

Des élections primaires à gauche contestées par… la droite

La droite ne sait plus quoi inventer pour expliquer que les élections des primaires du parti socialiste (PS) pour élire un candidat à l’élection présidentielle sont illégales et attentatoires aux libertés. L’UMP fait assaut de mauvaise foi et récure les caniveaux pour essayer de déglinguer ce processus qui ne me semble pas plus mauvais qu’un autre.

On ne sait pas si la droite aigrie arrivera à ses fins, en tout cas elle aura déclenché des votes en faveur de la gauche. Les 9 et 16 octobre se déplaceront pour déposer un bulletin dans les urnes citoyennes du PS rien que pour faire la nique à Copé. Na !

Lou Reed – 2011/07/05 – Paris le Grand Rex

Lou est de retour pour un show classique avec une bande de nouveaux musiciens dont la plupart pourraient être ses enfants. Malgré tout le fidèle Tony « Thunder » Smith (qui a aussi tourné avec Serge Gainsbourg) est à la batterie et un vieux guitariste officie auprès des gamins et de Lou.

La presse vient d’annoncer une collaboration improbable avec Metallica dont le produit, un disque de dix morceaux, devrait sortir à la rentrée.

69 ans, l’artiste est fatigué, cela se voit… un peu. Grossi, le pas hésitant pour arriver à son micro, mais sitôt harnaché de sa guitare (dont il ne joue plus beaucoup) le voilà revigoré pour déclamer son répertoire de légende de sa voix chanté-parlé si particulière mais toujours vigoureuse.

Le show démarre avec trois chansons extraites des tréfonds de sa playlist et quasiment inconnues. Le ton est enjoué, le rythme enlevé, un des Lou’s boys joue du sax avec un style original qui ajoute une touche psychédélique à l’ensemble et l’ambiance de Rock ‘n’ Roll Heart, d’ailleurs Senselessly Cruel et.Temporary Thing sont extraites de cet album de 1976.

Ecstasy nous ramène à un temps plus récent (2000) et plus noir. La ritournelle de guitare obsédante et tristounette, la voix chevrotante, on est dans du classique :

They called you ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ They call you ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ The moon passing through a cloud/ a body facing up is floating towards a crowd/ And I think of a time and what I couldn’t do/ I couldn’t hold you close, I couldn’t, I couldn’t become you

 They call you ecstasy, I can’t hold you down/ I can’t hold you up/ I feel like that car that I saw today, no radio/ no engine, no Hood 

I’m going to the cafe, I hope they’ve got music/ and I hope that they can play/ But if we have to part/ I’ll have a new scar right over my heart/ I’ll call it ecstasy

 Oh, ecstasy, ecstasy/ ecstasy/ Ecstasy, ecstasy/ ecstasy

Une reprise de Lennon puis une plongée dans le Velvet Underground dont quelques perles acoustiques : Sunday Morning, Femme Fatale. Et puis en deuxième rappel Pale Blue Eyes qui fait plier les derniers récalcitrants devant une prestation en demi-teinte. Lou récite une des plus belles chansons d’amour jamais écrite dans l’Univers, une ode à Nico, son océan de blondeur, son tsunami de destruction : Sometimes I feel so happy/ sometimes I feel so sad/ Sometimes I feel so happy/ but mostly you just make me mad/ Baby, you just make me mad/ Linger on your pale blue eyes.

Finalement Lou est un romantique caché derrière sa morgue de Brooklin, un garçon de 70 ans qui consacre une page de son site web au Romanticism et une autre à sa vieille cousine centenaire Shirley ne peut pas être qu’un triste cynique.

Eh oui, ainsi va la vie, parfois bien, parfois mal. Et elle s’arrête un jour, hélas ! Mais Lou s’en fout, il joue pour lui et peut-être pour nous. La musique et la poésie sont un monde qu’il a contribué à bâtir et qu’il condescend à partager. Des mots et des notes sont son œuvre, éternelle. Merci Lou.

Setlist : 1.Who Loves the Sun (The Velvet Underground song)/ 2.Senselessly Cruel/ 3.Temporary Thing/ 4.Ecstasy/ 5.Small Town/ 6.Mother (John Lennon cover)/ 7.Venus in Furs (The Velvet Underground song)/ 8.Sunday Morning (The Velvet Underground song)/ 9.Femme Fatale (The Velvet Underground song)/ 10.Waves of Fear/ 11.Sweet Jane (The Velvet Underground song)

Encore : 12.Charley’s Girl/ 13.The Bells

Encore 2 : 14.Pale Blue Eyes (The Velvet Underground song)

Le procès du génocide khmer

Le procès des hauts responsables Khmers Rouges au pouvoir à l’époque du génocide cambodgien a débuté. Ce massacre d’Etat a été l’un des faits politiques majeurs de la seconde moitié du XXème siècle, montrant que la tentation génocidaire est une triste dérive humaine largement appliquée quelques soient les époques et les régions : les indiens aux Amériques à l’époque colombienne, les juifs lors de la Shoah, les cambodgiens sous les Khmers Rouges, les rwandais sous le régime hutu, et il y en aura certainement d’autres… Hélas !

Comme il se doit, les responsables politiques khmers rouges nient leurs responsabilités dans la tuerie étatique qui a aboutit à la mort d’un tiers de la population cambodgienne. Leurs défenseurs vont évoquer la colonisation, les bombardements américains sur le Cambodge lors de la guerre du Viêt-Nam et bien d’autres arguties.

La majorité de ces dirigeants ont été formés dans les universités françaises, voire même pour certains été membres du parti communiste français… Le pouvoir actuel au Cambodge est dirigé par un premier ministre ex-khmer rouge ayant viré sa cuti et, semble-t-il, n’a pas manifesté un grand enthousiasme pour l’organisation de ce procès sur le territoire cambodgien par un tribunal mixe international-national.

Ce quarteron de vieillards va se défendre et tenter de justifier l’indéfendable. Le procès sera intéressant. La martyr de ce peuple par les siens sera probablement passé aux oubliettes de l’Histoire.

Musée des Arts de Sao Paulo (MASP),

Visite au Musée des Arts de Sao Paulo (MASP), face au très joli parc du Trianon. Une exposition temporaire sur les portraits du XVIème siècle à nos jours et, dans les sous-sols, l’inévitable Yann-Arthus Bertrand qui vient sauver la planète jusqu’au Brésil avec une exposition censée nous faire partager la diversité du monde humain. Il est sympathique de Yann-Arthus, mais tout de même un peu trop omniprésent, même à 10 000 km de Paris il continue à nous envahir…

Powers Richard, ‘L’ombre en fuite’.

Sortie : 2000, Chez : 10/18 4317. La description de deux mondes parallèles, l’un tout en virtualité où des ingénieurs s’efforcent de récréer la vraie vie grâce à un simulateur, l’autre, celui d’un otage pourrissant des années durant dans une geôle au Liban et survivant grâce à ses rêves. Les premiers vont participer involontairement à un entreprise de destruction, le second va vaincre la déchéance grâce à la puissance de sa pensée. Une étrange parabole, pleine d’espoir, où l’humain l’emporte sur la machine. Cela se termine bien !