Les traders-fraudeurs jamais à court d’idées

Des traders-fraudeurs encore pris la main dans le sac des arrangements avec les règles de la libre concurrence (et accessoirement de la morale) : différentes autorités boursières aux Etats-Unis, au Japon, en Grande Bretagne et en Suisse (pour le moment) enquêtent sur des manipulations auxquelles se seraient livrées en 2008 ces traders-fraudeurs pour minorer le LIBOR (London interbank offered rate) qui est une sorte de taux de référence censé indiquer le coût de financement des banques. A l’époque le LIBOR explosait puisque par suite de la faillite de Lehman Brothers les banques ne se prêtaient plus entre elles et de ce fait il n’y avait sur le marché que des demandeurs et pas d’offreurs. Afin d’éviter de paniquer le bon peuple et les soi-disant analystes financiers, ils auraient fraudé les forces de marché pour que le LIBOR affiché soit inférieur à ce qu’il aurait dû être selon les lois de l’offre et de la demande, et ainsi démontrer que tout n’allait pas si mal que ça.

Si tout ceci se confirme cela risque d’améliorer encore la réputation du monde de la finance… et de faire beaucoup de bruit car le LIBOR est utilisé comme taux de référence sur des volumes colossaux de financement à travers la planète.

Les brutes avinées ont des idées budgétaires

Il semble que les brutes avinées qui nous servent de pousseurs de ballon ovale soient des lopettes ! Un match international a été récemment annulé au stade de France parce qu’il fasait trop froid… Des plaques de pelouse gelée auraient effrayé nos rambos vitaminés. Il n’est pas bien sûr que le gel soit plus dangereux que les mêlées mais si maintenant même les joueurs de rugby font appel au principe de précaution on est mal barrés.

Du coup, les brutes avinées ont une idée pour éviter d’annuler les matchs de rugby quand il fait froid : on va construire un stade avec un toit et une pelouse rétractable. Ben voyons, comment n’y avait-on pas pensé plus tôt. Ça tombe très bien, la République a justement un peu de sous de côté par les temps qui courent…

On croit rêver, il faut leur faire lire les rapports de la cour des comptes à ces pousseurs de ballons du dimanche !

Nada Surf – 2012/02/12 – Paris le Bataclan

Nada Surf au Bataclan ce soir : 3 garçons américains proprets, qui sont passés à 5 sur scène, un groupe des années 90 aux débuts alternatifs, plus célébré en Europe qu’outre Atlantique, et qui depuis ronronne tranquillement de disques en tournées.

Les aspects novateurs de leur lancement se sont un peu érodés et les Nada Surf sont devenus un groupe de rock élégant et sympatoche. Appréciés en France car ils parlent un français parfait, la légende veut que Matthew Caws (chant et guitare) et Daniel Lorca (dreadlocks, cigarettes et bass) se soient connus sur les bancs du lycée français de New York.

Ce soir ils jouent gaiment un rock de copains, un soir de Saint Valentin devant un parterre énamouré. Il y a du professionnalisme, de la virtuosité, des riffs vigoureux, des voix élastiques, mais une inspiration limitée. Une bonne soirée quand même.

Warmup : Water