La CGT se positionne

Le chef syndical de la CGT annonce qu’il votera Hollande dimanche prochain. Et Sarko l’agité s’en émeut. Eh oui garçon, tu ne peux pas en permanence agresser, vilipender, fanfaronner, déraper et faire comme si de rien n’était. Tu n’es pas le seul à développer une capacité de nuisance certaine. Il n’est pas interdit par la Loi aux électeurs cégétistes de mettre leurs votes dans la balance ni à leur responsable de s’exprimer sur ses intentions de vote, même si cela semble contrevenir à la tradition. C’est ainsi !

De toute façon tu ne perds pas grand-chose car il est tout de même assez peu probable que le moindre électeur cégétiste ait eu l’intention de mettre dimanche prochain un bulletin dans l’urne en ta faveur. Donc ne te trompe pas de combat, celui de la CGT est perdu d’avance, et bat toi sur les sujets où il te resterait encore quelques chances de faire valoir tes avantages.

The Dandy Warhols – 2012/04/29 – Paris l’Olympia


The Dandy Warhols à l’Olympia, on ne se refuse rien, les quatre de Portland restent fidèles à leur musique et leurs habitudes : un disque tous les 2 ou 3 ans et une tournée dans la foulée ; évidemment ils sortent peu à peu du ghetto underground dans lequel ils se complaisaient et jouent maintenant dans le music hall chic de Paris. Tant mieux, ils le méritent très largement !

Un nouveau disque : This Machine vient de sortir, on ne l’a pas encore écouté mais qu’importe, d’ailleurs le show commence par un triptyque fameux et classique : Mohammed, Used to be Friends & Last Junkie. Nos quatre cow-boys & girl sont alignés sur le devant de la grande scène, des étendards à tête de mort recouvrent les amplis, sur le fond de la salle une immense bannière à leurs couleurs, Courtney arrive en marinière, Zia coiffée d’un sombrero un chinchilla autour du cou, Brent bien droit derrière ses futs, Pete se cache dans les brumes bleutées diffusées par le light-show et étire à l’infini les longues plaintes aigues de sa guitare sur Mohammed annonçant les riffs cinglants de Courtney sur ce morceau emblématique : Again and again/ I get up and say/ I only want to get it right/ I only want to do the right thing/ But all these demons, harass my soul.

Zia tambourine derrière ses claviers, chinchilla au vent et marque le beat sur lequel se placent les cordes glaçantes de Courtney, le show est lancé et s’en suivra un melting-pot de vieux tubes et de nouveautés menés tambour battant. Ces quatre-là tracent leur sillon rock depuis des décennies à travers le labour de nos âmes, ils jouent avec nonchalance de longues ballades, électriques, dures et tristes. C’est l’Amérique qui s’exprime à travers leurs notes, celle des grands espaces ; la réverbération des guitares évoque les plaines du Middle-West, les routes rectilignes de la Death-Valley, mais la rythmique nous ramène aux bars interlopes où on imagine les Warhols se sont tannés le cuir et qui d’ailleurs fixent souvent l’environnement des clips officiels du groupe.

Sur Sad Vacation, une chanson de This Machine, Zia joue d’une vraie bass, à cordes, et Pete utilise un archet sur sa guitare, on n’y voit pas une grande différence, mais qu’importe, les tubes s’enchaînent Bohemian, Get Off, Godless, Horse Pills… l’Olympia pogotte, explose, transpire, exulte et finalement dépose les armes devant ces troubadours de l’enfer !

On croyait devoir quitter la salle sans rappel lorsque Zia, hilare sous son sombrero, revient sur scène pour scander un appel au retour de ses hommes qui… reviennent pour une exceptionnelle montée d’adrénaline sur un Boys Better d’anthologie à la rythmique basique et obsédante assaisonnée d’une petite ritournelle aux claviers. La machine folle s’emballe, semble ne jamais pouvoir s’arrêter mais finalement expire dans le sifflement des larsens, laissant public et musiciens épuisés et rassasiés.

The Dandy Warhols ! Que les Dieux du rock nous gardent encore longtemps sur la route ces desperados de la 6 cordes. On va tout de même aller acheter This Machine histoire d’y découvrir une perle ou deux qui n’apparaissaient pas évidentes sur scène, mais c’est ainsi, les disques des Warhols ont leur place dans toute discothèque qui se respecte.

Setlist: Mohammed/ We Used To Be Friends/ Not If You Were The Last Junkie On Earth/ I Love You/ Rest Your Head/ Good Morning/ You Were The Last High/ I Am Free/ Holding me up/ Enjoy Yourself/ Sad Vacation/ Well They’re Gone/ Every Day Should Be A Holiday/ The Autumn Carnival/ Bohemian Like You/ Get Off/ Horse Pills/ Wasp In The Lotus/ Godless/ Country Leaver
Encore: Pete International Airport/ Boys Better

Une fin de campagne pénible

Il est vraiment temps que cette campagne électorale présidentielle française s’arrête. Chaque jour on croit avoir atteint le fond de la stupidité et de la démagogie, mais le lendemain on dépasse ce seuil qui n’en était pas un…

Sarkozy en rajoute tous les matins dans l’agitation, les propositions désordonnées et irréfléchies qu’il sort de son chapeau pour essayer de remonter son retard : la banque des jeunes à créer, celle des entreprises, la présomption de légitime défense pour les policiers, la viande hallal, etc., etc. Est-ce qu’il invente lui-même ces saillies le matin en se rasant ou est-ce son équipe de campagne qui les lui liste pendant qu’il se rase ? Dans un cas comme dans l’autre, c’est la responsabilité du candidat qui les endosse.

Hollande reste sur une posture plus présidentielle, assis sur un programme diffusé depuis plusieurs mois et ne sortant que fort peu de ce cadre, donnant l’image rassurante de la sérénité face à la tâche qui l’attend. Son programme comme celui de la droite sera sans doute balayé par les réalités, mais Hollande comme son challenger s’adaptera à la vraie vie, chacun avec son mode de fonctionnement, hystérie ou sérénité. L’un ou l’autre devra de toute façon tailler dans les dépenses et augmenter les impôts, c’est ainsi. Le déni français face à l’incurie budgétaire de leur République depuis plus de 30 ans va devoir tomber, ce sera l’honneur du futur président que de provoquer et d’accompagner cette inévitable prise de conscience. Les électeurs vont devoir choisir entre un trublion énervant et un placide fidèle, mais qui feront face aux mêmes réalités.

En attendant l’un et l’autre font les yeux doux aux électeurs du Front national parlant de citoyens égarés et « en souffrance ». Ils se trompent, lesdits électeurs de Marine Le Pen ne semblent pas plus désespérés que les autres, ils sont juste fatigués de l’absence de cohérence du monde politique parisiano-rive-gauche. De façon plutôt maligne, la candidate frontiste explique doctement qu’elle ne donnera ses consignes de vote pour le deuxième tour que lorsqu’elle connaîtra la position de l’UMP dans les cas (qui seront a priori nombreux) où un candidat du Front national arriverait devant celui de la droite classique eux élections législatives de juin… Comme Sarkozy n’a pas osé dire, pour le moment, qu’il appellerait à voter Front national aux législatives, le cas le plus probable est que l’électeur frontiste sera laissé à lui-même pour glisser son enveloppe dans les urnes du 6 mai prochain, ce qui ne changera pas grand-chose, puisque comme devrait le savoir les sondeurs, l’électeur (toutes couleurs confondues) n’en fait qu’à sa tête.

DSK victime !

DSK dont on croyait que le contrôle judiciaire (pour soupçon de proxénétisme aggravé en bande organisée) interdisait tout contact avec la presse a néanmoins donné une interview au journal britannique Guardian dans laquelle il explique qu’il pense avoir été victime d’un complot et que les affidés de Sarkozy le pistait bien avant sa célèbre relation sexuelle ancillaire inappropriée. Il explique qu’il ne soupçonne pas ses ennemis politiques d’avoir provoqué la délétère pipe du Sofitel, mais d’avoir ensuite manœuvré pour que le scandale devienne public et bloque sa candidature aux élections primaires du Parti socialiste.

C’est possible ! Quoi qu’il en soit, même si la droite française s’est rendue coupable de telles manipulations, cela semble avoir été en pure perte puisque notre droite la plus bête du monde va sans doute perdre le pouvoir suprême la semaine prochaine face au candidat de gauche à la vie sexuelle pourtant beaucoup plus normale.

Banques et copinages

Les actionnaires de la banque américaine Citigroup ont refusé d’avaliser la rémunération 2011 de leur pédégé qui devait s’élever à une quinzaine de millions de dollars (y compris primes, stock-options et tout le tra-la-la). Ils ont bien fait, on peut parier qu’à 7 millions de dollars ils trouveront un autre dirigeant largement aussi compétent, ils auront ainsi réalisé quelques économies.

A peu près au même moment fin avril, 32% des actionnaires de la banque britannique Barclays avaient voté contre la rémunération du dégé qui a été de 22 millions d’euros. Minoritaires, ils n’ont pas pu bloquer cette infamie. Idem chez la banque suisse UBS.

Tous ces pédégés sont interchangeables et surcotés. On peut trouver aussi bien, voire mieux, pour bien moins cher. Il suffit de laisser jouer les forces du marché plutôt la tyrannie des copinages de conseils d’administration.

« Les nouveaux chiens de garde » de Gilles Balbastre & Yannick Kergoat

Les Nouveaux Chiens de Garde : un documentaire amer sur les liens unissant les organes de presse français au monde des affaires. C’est édifiant, sans doute très pessimiste puisque fondé sur l’affirmation que ces liens incontestables annihilent toute objectivité desdits journalistes. Des exemples précis sont livrés sur des journalistes et des experts pris en flagrant au mieux d’incompétence au pire de collusion.

Hélas, les médias d’aujourd’hui n’arrivent plus à fonctionner de façon autonome et doivent faire la manche pour survivre, malgré les aides d’Etat consacrées à ce secteur. Alors ils se tournent vers les affaires qui elles ont de l’argent et l’envie d’utiliser la presse à leurs propres fins. Pas facile de concilier tous ces intérêts avec le devoir d’informer !

De la fatuité d’un roi

Le Roi d’Espagne se fait surprendre en pleine chasse à l’éléphant en Afrique alors que le taux de chômage dans son pays tangente les 25% et qu’il est le président du World Wild Fund espagnol. Il a présenté ses excuses mais trop tard, le mal est fait et la faute de (très mauvais) goût est patente.

Le manque de sens des réalités des élites est parfois tellement patent que les mots manquent pour qualifier de tels comportements, et surtout l’absence de sens politique qu’ils caractérisent… Quoi que l’on pense de la chasse à l’éléphant, la révélation d’une telle pratique par un couronné européen ne peut que déclencher hourvari et condamnation du bon peuple. A priori une telle réaction n’avait pas été anticipée par la royale famille, ou alors considérée comme sans importance.

Être malin !

Est-ce que la droite française pourrait être suffisamment maligne pour phagocyter le Front national comme le florentin Mitterrand l’a été pour dissoudre le Parti communiste français ? Vues les performances actuelles de l’UMP et de son candidat histrion cela paraît peu probable, hélas !

La dépense publique comme seule politique économique

Les économistes mondains et les philosophes de plateaux s’entendent pour porter des jugements définitifs sur la nécessité de la relance et l’inefficacité de la rigueur. Bon, bien, dont acte et que proposent-elles de plus précis ces fines gâchettes franchouilllardes de la macro-économie au-delà de ces poncifs de café du commerce ? Rien, sinon l’espoir que les vannes de la dépense à tout va pourraient être de nouveau rouvertes, les niches fiscales élargies, les primes à la casse pour changer de voiture rétablies, etc.

Le mot relance est arboré comme un étendard pour masquer nos faiblesses, entretenir nos illusions et bercer les gogos. La réalité sera plus douloureuse car la dépense publique devra décroître quoi qu’en disent les uns ou les autres. Mais heureusement cela n’exclut pas une politique économique intelligente qui favoriserait la croissance. Il suffit juste d’être intelligent et un peu moins démagogue.

Ah oui, j’oubliais, surtout on ne fait pas de relance durant les jours fériés du mois de mai, particulièrement bien placés cette année. On commencera la relance après les vacances.

A la soupe !

Après avoir vilipendé l’incurie des sondeurs dont les sondages faux permettent à l’infini de masquer l’incompétence des journalistes et leur incapacité à mener de l’analyse avec leurs propres neurones, le monde polico-médiateux se penche désormais sur la question sans doute de très peu d’importance du report des voix. L’unique question proposée aux battus sur les plateaux mondains est : « sur quel candidat allez-vous demander à vos électeurs de reporter leurs voix ? ».

Est-on bien sûr que les électeurs suivent aujourd’hui les consignes de votes ? On peut en douter. Sauf peut-être du temps du parti communiste stalinien quand la place du Colonel Fabien aurait demandé à ses encartés de voter pour le père Noël, ils l’auraient fait, de notre temps chacun n’en fait qu’à sa tête.

Il n’est donc pas nécessaire que les politicards s’humilient à quémander des votes ou à coucher avec leurs opposants. Qu’ils restent eux-mêmes, ne changent pas de cap et ils auront l’air plus nobles et plus dignes de leurs électeurs.

Les sondeurs à l’œuvre

Résultats de premier tour de la présidentielle : le racolage à tout va est ouvert, les sondeurs s’écharpent devant la déroute de leurs prévisions exactes à + ou – 50% et la presse, assise sur ses certitudes, commente déjà les nouveaux sondages.

Ironie de l’Histoire

Deux grands résistants sont morts la semaine dernière. Tous deux ont combattu le nazisme sous le même drapeau, puis leurs routes se sont séparées.

L’algérien Ahmed Ben Bella a lutté contre la France pour l’indépendance de son pays avant de combattre les siens qui l’ont laissé emprisonné 15 années durant puis de l’exiler en Suisse, ce qui lui a sans doute permis de sauver sa peau.

Le français Raymond Aubrac toute sa vie durant a défendu les valeurs humaines qui ont fondé son engagement. Leurs patries rendent hommage à ces hommes qui ont su se défendre des causes supérieures.nie de l’Histoire

The Stranglers – 2012/04/13 – Paris l’Olympia

The Stranglers sortent leur dix-septième album studio : Giants à la pochette très romantique on l’on voit une petite fille en jupette face à un portique duquel pendent quatre cordes de pendu à la place des balançoires. Sur leur site web www.thestranglers.net c’est encore plus subtil, les quatre étrangleurs pendent au bout des cordes et une animation voit la gamine pousser les corps pour les faire se balancer… très Stranglers !

Et notre joyeuse bande d’hommes en noir continue à tourner inlassablement, comme ils le font depuis le milieu des années 70’s. Jet Black est à nouveau empêché pour « raisons de santé » et remplacé comme d’habitude pour son fils (bâtard) spirituel, Ian Barnard. Sur l’affiche de la tournée, Jet se cache derrière un masque à oxygène, tout un programme.

La scène de l’Olympia semble un peu trop grande pour eux. Ils jouent devant une immense tenture siglée de leur logo blanc sur fond noir et démarrent le show avec l’enchainement Burning up Time, Sometimes et The Raven qui met la salle en joie. Quelques nouveautés extraites de Giant sont saupoudrées sur un parfait best-of de leurs seize premiers disques.

C’est du Stranglers, du brut, du rugueux, juste assoupli par les ritournelles synthétiques qui dégoulinent de l’estrade où est perché Dave caché derrière ses étagères de claviers. Baz la joue hargneux, grimaces aux lèvres, qu’il plaque des riffs rageurs sur ses noires guitares ou qu’il monte des arpèges sur ses cordes, JJ est plus fluide et félin sur ses lignes de bass, ensemble ils se répartissent le chant avec bonheur et juste comme il faut.
Les Stranglers sont des proto-punks et il s’agirait de ne pas l’oublier, plus exceptionnel ils sont des punks survivants et oh combien vivants !

anging Around, Peaches, No More Heroes viennent nous le rappeler. Il s’agit de rythmes primaux et d’énergie vitale, ils parlent de violence avec sarcasme, ils nous racontent l’existence avec dérision et les nappes de claviers viennent marquer l’ironie du message.

Mais ils savent aussi faire dans punk-romantique avec quelques belles pièces comme Golden Brown, le plus récent Relentless et l’inoubliable Always the Sun qui seront joués ce soir pour calmer la furie, si l’on peut dire, car Always… déclenche hourvari et pogos endiablés.

La dernière chanson du show est lancée par JJ en référence aux élections présidentielles françaises qui se profilent : « si vous aviez une Reine vous n’auriez pas à vous embêter à élire un président mais… » et de jouer un Something Better Change déchaîné et de toute beauté. Deux rappels dont le deuxième rappel se termine par une belle reprise des Kinks : All Day And All Of The Night.

Warmup : Horses on Fire + Mike Marlin & Band

Le dictateur-musicien

Le fiston Assad, président syrien, passe beaucoup de temps en ce moment à signer des accords de cessez-le-feu ! Evidemment puisqu’il ne les fait pas respecter par sa soldatesque, il faut en signer de nouveaux pour avoir l’air coopératif. On apprend toutefois par des internautes indélicats qui seraient parvenus à dévaliser les disques durs de M. et Mme. El Assad, que Bachar télécharge de la musique sur internet et notamment du New Order ! Bon, un homme qui écoute New Order (groupe successeur de Joy Division) ne peut être définitivement mauvais.

Que vont-ils inventer ?

Voici maintenant que les candidats à l’élection présidentielle française s’affrontent sur le fondamental sujet de société qu’est le permis de conduire. Faut-il l’introduire ou non dans le cursus scolaire. Que ces grands esprits passent du temps sur ce détail montre, s’il le fallait encore, à quel point cette campagne aura marqué la défaite de l’esprit, quel que sera son vainqueur.

La Mali à la dérive

Les militaires dépenaillés qui avaient pris le pouvoir au Mali sont en train de le rendre. Pendant ce temps des Touaregs enturbannés qui avaient servi comme mercenaires de Kadhafi ont pris le nord du pays et déclaré son indépendance, appuyés par quelques barbus islamistes qui en ont profité pour augmenter leur stock d’otages en capturant des diplomates algériens du consulat de Gao. La situation se complique dans le Sahara…

Le cœur du président

Hilarant : Catherine Nay, journaliste refaite et maquillée comme un voiture volée, triste comme une porte de prison, commet un livre sur Sarko l’agité et se répand dans les médias pour en assurer la promotion. Elle explique notamment que le jour de son élection le Sarko était désespéré car il attendait Cécilia qui avait déjà le cœur qui penchait ailleurs, et que la Cécilia est coupable d’avoir organisé la célébration du Fouquets et que Cécilia est méchante et que Sarko est gentil et que bla-bla-bla. Du couple nouveau mari de Cécilia affirme dans les médias que tout ceci est faux et bla-bla-bla.

Au-delà de cette histoire d’alcôve qui doit bien contenir une part de vérité, on frémit un peu à l’idée que le moral d’un président puisse être sensible à ce point à des peines de cœur.

Pour connaître la vraie vérité des femmes de l’agité, nous ne saurions trop recommander l’indispensable bande dessinée Sarkozy et ses femmes :

The Dø – 2012/04/06 – Paris la Maroquinerie

The Dø en formation resserrée ce soir à La Maroquinerie pour tester de nouveaux arrangements et entamer une tournée européenne : 2 filles et 2 garçons ; O et D, une percussionniste-machiniste et le guitariste habituel, petit génie des cordes en catogan.

L’ambiance est détendue dans cette salle intimiste, il n’y a pas de batterie ce qui donne une petite touche techno, atténuée tout de même par la quincaillerie-percussion (y compris un assortiment de clés anglaises…) utilisée par la Miss aux machines.

Le quatuor est dynamique, à la recherche de nouveauté, jongle entre les instruments sur la petite scène de la Maroquinerie. Olivia aimante les regards, bardée d’une blouse que l’on dirait découpée dans un drapeau américain. Elle virevolte, se loupe sur l’intro de Was It A Dream ?, rigole, papote, dansouille sous ses cheveux blonds et chante, comme d’habitude, plutôt bien, d’une voix enfantine ou tonitruante. Elle partage le devant de la scène avec Dan qui joue de la bass comme un combattant, nous délivre un superbe solo de saxophone et tapote sur un clavier à l’occasion.

Le reste de la petite bande fait plus que la présence en encadrant sympathiquement ce duo de charme.

The Do murit en produisant une atmosphère plus dépouillée mettant mieux en valeur leurs personnalités remuantes et une musique pop-jazzy-contemporaine enthousiasmante qui pétille de joie.

Soljenitsyne Alexandre, ‘Le pavillon des cancéreux’.

Sortie : 1968, Chez : Pocket 1910. Au cœur des années 50, le parcours de cancéreux au milieu de nulle part de l’Union soviétique en voie de déstalinisation. On y suit quelques semaines durant la vie de personnages incroyables : membre du parti, déporté par le NKVD, moujik d’Asie centrale, médecins dévoués, etc. centrés sur la maladie qu’ils subissent ou qu’ils soignent dans la mesure de leurs moyens et des instructions du Parti. Et au milieu de tout ce fatras de souffrance et de bureaucratie il reste l’humain si bien peint par Soljenitsyne, avec humour, tendresse et dérision. L’auteur, un temps malade, a fait un séjour dans ce pavillon durant sa relégation avant d’en ressortit miraculé. Et comme toujours dans ses romans, il y a du souffle, de la vie, du vrai. Et comme toujours Soljenitsyne s’avère un extraordinaire conteur des misères de l’existence soviétique et humaine.