Cavanna est mort

Cavanna

Merde… !!! Encore un triste départ, encore un combattant qui nous quitte. Cavanna nous a fait marrer durant des décennies avec son anarchisme trash qui finalement véhiculait beaucoup de bon sens et de tendresse. Depuis ces dernières années il chroniquait dans Charlie Hebdo l’évolution démoniaque de sa maladie de Parkinson, sans oublier quelques commentaires grinçants sur cette vieillesse-naufrage. Il avait créé Hara-Kiri avec le Professeur Choron et contribué à lancer parmi les dessinateurs satyriques parmi les plus percutants. Ils ont secoué la société ronronnante. Il a écrit aussi de nombreux livres, qu’il nous reste à lire maintenant.

Adieu l’artiste !

La saga des généraux en Egypte

Etonnant : l’Egypte qui avait éjecté plutôt en douceur son ancien général dictateur, s’en remet deux ans plus tard à un nouveau général bien parti pour lui aussi endossé le costume de dictateur en treillis militaire. Entre temps des élections à peu près démocratiques ont porté au pouvoir des barbus qui ont appliqué leur programme habituel et tellement effrayé la population que celle-ci acclame dans sa majorité le retour au pouvoir de l’armée sur base d’un coup d’Etat… Il fallait quand même le faire.

Des barbus aux galonnés et des galonnés aux barbus, l’histoire de ce pays est marquée par une triste rémanence.

Pete Seeger est mort

Pete Seeger est mort : une légende de la musique folk et de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis avec Woody Guthrie qui écrivait sur sa guitare : « This machine kills fascists ». A l’issue d’une longue carrière, il avait joué avec Bruce Springsteen This land is your land de Guthrie lors de l’intronisation du président Obama en 2009, ce qui avait tout de même plus d’allure que Mireille Mathieu chantant la Marseillaise à la Concorde le jour de l’élection de Sarkozy en 2007 ! Il est mort à 94 ans, emportant avec lui une part de l’histoire musicale américaine, il était l’un des derniers à utiliser son banjo et ses chansons pour essayer de lutter contre la violence, la guerre, les inégalités… Il reste quelques rares descendants (Dylan, Springsteen…) dans une époque où les jeunes générations rêvent plus de devenir trader-fraudeur chez Goldman Sachs que protest singer !

Que la terre lui soit légère !

Que d’argent perdu pour des jeux olympiques

Des jeux olympiques d’hiver organisés en Russie, devant démarrer dans quelques jours, auraient fait exploser le compteur des coûts de préparation : on parle de 50 milliards de dollars dont un tiers parti en coulages divers et variés. Il est vrai qu’il s’agissait de transformer une station balnéaire du bord de la Mer Noire en station de ski, ce qui a nécessité quelques investissements… Les montagnes du Caucase toutes proches sont arrosées de neige artificielle depuis des semaines pour leur donner un semblant d’allure alpine et permettre aux skieurs de glisser sur autre chose que des cailloux.

50 milliards de dollars, ou même si c’était seulement 40, cela représente beaucoup, voire beaucoup-beaucoup, d’argent pour une simple compétition de sport où des musculeux vont s’agiter sous leurs bannières nationales, déclenchant les habituels relents nationalistes de supporters aigris et de politicards à la recherche de. Les dispositifs de sécurité sont impressionnants : missiles, drones, forces de sécurité et tout le tra-la-la habituel digne d’un sommet de chefs d’Etats.

Tout ceci laisse un peu pantois devant une telle débauche de moyens pour… du sport. Mais ainsi va le monde d’aujourd’hui.

La colère gronde

Hier dimanche se sont retrouvés dans les rues de Paris et d’ailleurs, des manifestants sous l’emblème Jour de colère, une coalition hétéroclite de tout ce que la France compte d’oppositions sur des thèmes aussi variés que le mariage homosexuel, les impôts, l’éducation, etc. Leur manifeste s’affiche sur un site web Jour de colère, extrait :

Jour de Colère est l’expression d’une prise de conscience de la société civile face à une action gouvernementale délétère qui nous mène droit vers l’abîme.
 Alors que la France sombre dans un chômage de masse, qu’elle perd un peu chaque jour plus sa souveraineté, que le désespoir de nos concitoyens augmente, que les familles sont détruites et que les valeurs historiques sont bafouées, notre devoir de citoyen éclairé nous impose à travers un sursaut salvateur de réagir face à un Président qui martèle qu’il ne déviera pas d’un pouce la route prise.
 Nous demanderons un changement radical en nous appuyant sur la « coagulation » de toutes les colères !
 Nous cristalliserons l’ensemble de ces déceptions, de ces peurs, de ces frustrations en un jour de colère, Dies Irae contemporain, qui devra sonner le glas définitif de cette politique héritée des précédentes.
 Jusqu’ici, le gouvernement table sur la segmentation des contestations pour mieux les isoler et les mépriser. Il est temps d’unir nos forces autour des points communs qui nous rassemblent.
 Nous avons tous au moins une raison d’être en colère contre ce gouvernement qui :
 • N’écoute pas le peuple
 • Matraque les contribuables
 • Affame nos paysans
 • Enterre notre armée
 • Libère les délinquants
 • Déboussole nos enfants
 • Pervertit notre système scolaire
 • Réduit nos libertés
 • Assassine notre identité
 • Détruit nos familles

bref, tout ce que la France compte d’insatisfaits et de râleurs, agrégé par des malins surfant avec talent sur ces frustrations, reprises en cœur sur les bancs du parlement par nombre d’élus populistes dont le fonds de commerce est assis sur la beaufitude et la désinformation. On y trouve des intégristes qui rétabliraient l’Algérie française derrière un crucifix, mais aussi nos voisins de paliers, honnêtes et sympathiques, mais un peu crédules, se demandant tout de même s’il n’y aurait pas derrière tous ces sujets sociétaux un vaste complot pour tuer l’idée de famille patiemment construite par des générations de bons citoyens.

C’est de bonne guerre, et c’est aussi le jeu de la démocratie. Ce que font ces gens n‘est pas illégal. Beaucoup d’entre eux n’ont toujours pas admis que l’institution du mariage ait été ouverte aux homosexuels. De la même façon que l’Espagne conservatrice est en train de très sérieusement limiter le droit à l’avortement, ces opposants français lorsqu’ils auront rétabli une majorité de droite au pouvoir chercheront à défaire le mariage homosexuel, voire également le droit à l’avortement ou la parité en politique. Les idées s’opposeront et la loi décidera, espérons simplement que le débat s’élèvera un petit peu au-dessus du niveau de Café de commerce qu’il a déjà du mal à atteindre aujourd’hui…

A quoi sert le forum de Davos ?

Le World economic forum (WEF) vous connaissez ? C’est le machin mondain où se pressent chaque année le gratin des pédégés mondiaux, quelques politicards en mal de reconnaissance et la presse globale qui adore ce genre de rassemblements pipole. Le tout se déroule géographiquement dans une station de ski de luxe en Suisse à Davos, tout est donc réuni pour que le forum vole la vedette aux oscars d’Hollywood.

Le forum pond une abondante littérature qui passe aux oubliettes d’une année sur l’autre et que sans doute pas grands monde ne lit, toutes ces sommités n’ayant que fort peu de temps pour dévorer ces milliers de pages, généralement assorties de joyeux graphiques colorés, incompréhensibles et inexplicables du genre :

 ou encore :

Néanmoins, cette année, au milieu de cette logorrhée verbeuse émerge une analyse frappée au coin du bon sens concernant l’inégalité croissante des revenus qui aurait un effet dépressif sur les classes moyennes, particulièrement dans les pays émergents :

Closely associated in terms of societal risk, income disparity is also among the most worrying of issues. It raises concerns about the Great Recession and the squeezing effect it had on the middle classes in developed economies, while globalization has brought about a polarization of incomes in emerging and developing economies. This is true despite the obvious progress in countries such as Brazil and lower levels of poverty in several developing countries in Asia and in Africa.

Un groupe de travail doit sans doute plancher sur cet intéressant constat. Venant des participants aux WEF qui cumulent sans doute les plus gros salaires et fortunes jamais accumulés de toute l’histoire du capitalisme, leurs conclusions et recommandations risquent d’être intéressantes…

Sainte MAM a des visions

Incroyable : Michèle Alliot-Marie (MAM), 67 ans, ex-député pendant plus de 25 ans, ministre durant plus de 15 ans, chefaillonne du RPR pendant quelques années, multi-cumularde, raide comme un passe-lacet, qui a du quitter ses dernières fonctions ministérielles (affaires étrangères) après avoir proposé à l’assemblée nationale de fournir au régime familiale Ben Ali en Tunisie les moyens de répression nécessaires pour mettre les opposants locaux, tout en tripatouillant gentiment et familialement avec ledit régime, MAM donc, née il y a 67 printemps en région parisienne mais d’origine du pays basque français, sort de son placard et se fait parachuter chef de la liste électorale de droite du grand sud-ouest pour les prochaines élections européennes.

Elle explique, à 67 ans, qu’elle n’a rien demandé mais précise dans Sud-Ouest de ce jour :

« Je comptais me consacrer à l’échéance de 2017 en élaborant un projet qui réponde au rejet des Français de la politique, à leur angoisse devant l’avenir et à leur désillusion du pouvoir socialiste. Mais de nombreux élus du Grand Sud-Ouest m’ont sollicitée pour que je me présente. »

MAM-67-ans fait don de sa personne pour sauver le grand sud-ouest. On en a des larmes aux yeux et l’on croule sous la reconnaissance.

Qu’est ce qui peut pousser un parti, l’UMP en l’occurrence, à aller chercher un apparatchik de 67 ans pour diriger une liste électorale ? C’est un mystère ! Elle est sympathique cette MAM-de-67-ans, un peu raide mais sympathique, mais elle n’a jamais cassé trois pattes à un canard durant sa trop longue carrière publique. Alors utilisons sa soi-disant notoriété pour promouvoir les jeunes recrues de l’UMP locale, mais par pitié ne la faisons pas rempiler au parlement, fut-il européen, où elle ne mettra sans doute les pieds que de loin en loin.

Et en plus on apprend que : « Pour 2017 [élections présidentielles], je ne sais pas ce que je ferai. Je verrai à ce moment-là. » En 2017 elle aura 70 ans et envisage, peut-être, de poursuivre le sacrifice de sa personne en se présentant à la fonction suprême. Une telle abnégation force le respect mais que l’UMP nous en préserve. N’y-a-t-il personne dans ce parti pour lui recommander doucement de prendre sa retraite, quitte à lui décerner une breloque ou deux pour l’y aider, une présidence d’honneur par-ci, une décoration par-là.

 

Le contribuable paye pour Peugeot

Les contribuables français vont mettre au pot pour augmenter le capital de Peugeot, entreprise familiale de construction automobile. Lesdits contribuables avaient déjà mis la main à la poche en octroyant une garantie de 7 milliards d’euros à la banque interne de Peugeot. Cette banque octroie des crédits aux acheteurs de véhicules Peugeot, ce qui est censé faciliter la décision d’achat.

Un constructeur public chinois va également mettre au pot pour cette augmentation de capital de 3 nouveaux milliards d’euros. La famille Peugeot va progressivement devoir passer la main puisqu’elle n’a plus les moyens, ou pas la volonté, de réinjecter des sous dans son entreprise. Ainsi vont les dures lois du capitalisme…

Bon, tout ceci est bel et bien et nous verrons si cela fait vendre de nouveaux des autos Peugeot. Quant à moi j’ai loué une 308 cet été et je ne vois pas bien ce que l’on reproche à ce véhicule qui m’est apparu moderne et efficace. Sans doute n’est-il pas assez clinquant pour une époque où la marque compte plus que l’objet.

Négociations de dupes ?

Après avoir en principe arrêté d’utiliser les armes chimiques dans la répression contre ses opposants le régime syrien continue à employer avec un bel enthousiasme ses armes conventionnelles contre le magma des groupes divers et variés en lutte contre le pouvoir. Au passage lesdits groupes s’opposent également les uns aux autres les armes à la main, et il reste toujours une moitié de pays pour soutenir le clan El Assad.

Tout ce petit monde va se parler bientôt en Suisse sous l’égide de l’ONU et d’une coalition hétéroclite de puissances aux intérêts divergents. C’est déjà mieux que de ne pas se parler, mais on n’est pas sorti de l’auberge. Pauvre Syrie !

Espérons en tout cas que si le rejeton El Assad quitte le pouvoir, il aille s’installer à Moscou plutôt qu’à Paris où son oncle Rifaat coule des jours heureux après avoir servi le pouvoir syrien et le parti Baas à diverses fonctions régaliennes et surtout à la tête de forces soi-disant d’élite, mi loyales mi milices. Quand il a commencé à trop agacer Damas il a été conduit vers l’exil et il a choisi Paris en 1984, où en plus la République l’a décoré de la légion d’honneur, on ne sait trop pour quels services rendus ? Il semble qu’il ne passe que de temps en temps dans sa résidence de l’avenue Foch et le garçon commet de loin en loin quelques interviews chez les médias français pour expliquer comment instaurer la démocratie en Syrie… un vrai régal.

Evitons une nouvelle pantalonnade de ce type en accueillant d’éventuels futurs exilés du pouvoir syrien.

Exposition Europunk à la Cité de la Musique

Derniers jours de l’exposition Europunk à la Cité de la Musique ou le retour sur un mouvement musical et sociétal qui a fait exploser la planète rock à la fin des années 70’ ! L’exposition resitue ce mouvement dans son époque : la bande à Bader en Allemagne fédérale, l’invasion de l’Afghanistan par l’Union Soviétique, la fin des illusions soixante-huitardes, la violence économique du Thatchérisme au Royaume-Uni… Une époque de colère et de renoncement, illustrée par l’exposition des ronéos et tracts annonçant les concerts des hurluberlus punks et diffusant les journaux Bazooka, Métal Urbain… et autres feuilles de choux du milieu punky-musicos qui s’agitaient alors autour des Sex Pistols.

Et puis bien sûr il y a la musique : la première pièce de l’exposition fait exploser le visiteur avec Anarchy in the UK joué sur grand écran par un Jonny Rotten halluciné :

I am an anti-Christ/ I am an anarchist,/ Don’t know what I want/ But I know how to get it./ I wanna destroy the passerby/ ‘Cos I wanna be anarchy,/ No dogs body…/ Anarchy for the UK/ It’s coming sometime and maybe/ I give a wrong time stop a traffic line./ Your future dream is a hopping scheme/ Cause I wanna be anarchy,/ It’s in the city…

Les vidéos s’enchaînent avec les Buzzcoks, Public Image, The Clash, les évolutions new-wave que furent Joy Division, Wire, Magazine, Edith Nylon, X-Ray Spex et l’inoubliable Polystirenne, etc… Un vrai bain de jouvence !

La gauche et l’économie

En pleine forme notre président à la double vie (privée) : il fait un tabac à sa conférence de presse sous les ors de l’Elysée en annonçant qu’il va réduire les charges des entreprises en les exonérant des cotisations familiales. Nouveauté : cette mesure serait financée non pas par un transfert sur le contribuable mais par une baisse des dépenses publiques. On se souvient en effet que le crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi (Cice) annoncé en 2012, en gros une baisse des impôts des entreprises, doit être financé par le consommateur via un relèvement de la TVA intervenu depuis le 1er janvier de cette année. C’est un mode de financement similaire à celui de la TVA dite « anti-délocalisation » dans sa version sarkoziste et que la majorité précédente n’avait pas eu le temps de mettre en œuvre.

En l’espèce, la politique familiale devrait désormais peser sur le contribuable à qui l’on demandera moins dans d’autres domaines. Le choix des lignes budgétaires sur lesquelles il va falloir rogner sérieusement risque d’être sportif et annonce des sommets de démagogie et de mauvaise foi, à moins que, pour la première fois depuis 1945 une sorte d’union nationale se fasse, au moins sur ce sujet ? Ce serait juste : le choix des domaines où il faudra réduire le train de vie de la République, ce dont tous les citoyens souffriront d’une façon ou d’une autre, mériterait un accord d’une grande majorité du peuple et de ses représentants.

Vie publique – Vie privée

Incroyable : notre bon président Hollande que la France entière accuse depuis 18 mois d’être mou et indécis aurait une liaison avec une starlette ! Des photos de la presse pipole le montrent sortant en scooter de chez sa maîtresse. Du coup sa maîtresse officielle fait un malaise vagal et se retrouve en repos à l’hôpital. Un vaudeville inattendu qui fait la une des journaux français et occidentaux…

La politicaille et la presse mondaine ressortent les vieux débats sur « vie privée et vie publique pour un président de la République ». Ce qui est sûr c’est que sa double vie se fait au détriment de ladite République. Le garçon est tout de même payé par les contribuables pour veiller au feu nucléaire et à la gestion du pays 24 heures sur 24, pas pour batifoler. Pour ceux qui ont déjà vécu ce genre de situation, ils en connaissent les contraintes : il faut mentir, se cacher, bref le double-jeu occupe l’esprit et prend du temps. Cela ne rentre donc pas dans les attributs d’un président qui a autre chose à faire et doit considérer sa charge comme un sacerdoce.

Dieudonné remue la fange

L’affaire Dieudonné continue à décliner ses abysses de bêtise. Le plus intriguant dans ce psychodrame c’est l’accumulation de frustration et de rejet que concentrent des personnages comme le Dieudonné, ou son ami Anelka, un footeux guadeloupéen surpayé qui a fait le signe de la quenelle à l’occasion d’un but marqué en expliquant qu’il n’était pas antisémite mais antisystème… L’un et l’autre portent la barbe façon taliban, l’un et l’autre font un doux mélange entre le colonialisme, la traite des noirs, l’islam (Anelka s’est converti à la religion musulmane), le capitalisme, la négritude et la judéité, et bien d’autres…

Des idéologies mal comprises dans des cerveaux aux capacités limitées, dont l’imaginaire véhicule un rejet des blancs pour tout ce que leurs ancêtres ont commis contre les peuples africains, tout en ne rêvant que d’une chose c’est de singer ces blancs dans ce qu’ils ont de plus détestable. C’est un amour-haine qu’ils n’ont jamais réussi à résoudre et qui donne à son paroxysme les résultats que l’on voit : Anelka se disant « antisystème » (il faut quand même le faire pour un fouteballeur surpayé !) ou Dieudonné surfant sur la vague antisémite, qui n’est jamais très loin dans la vieille Europe, pour tenter de défendre la cause noire. C’est la grande lessive des sentiments dans le tambour de la confusion de plusieurs générations dévastées par la télé-réalité, les journaux gratuits et de port de la capuche qui, en pesant de façon continue sur le cortex, réduit sur le long terme les capacités réflexives (il est à noter que la-casquette-à-l’envers sous la capuche accentue encore la pression sur l’occiput et les troubles cognitifs). Tout s’enchevêtre dans ces esprits mal tournés ou mal formés.

C’est un drame de l’ignorance plus que du racisme ; des comportements qui relèvent de la psychothérapie. Le problème c’est qu’il faudrait appliquer cette thérapie à tout un peuple. Les cas de Dieudonné ou Anelka sont irrécupérables et il faut les traiter en justice s’ils contreviennent à la loi, mais pour les spectateurs qui se pressent aux spectacles du premier et sans être un incorrigible humaniste, on peut penser que toujours plus d’éducation et de pédagogie doivent pouvoir améliorer la situation, mais il faut trouver le bon réglage entre reconnaissance du passé et gestion du présent, enseignement de la shoah versus la traite négrière, colonialisme en Afrique, du et au Moyen-Orient, du et en Asie. Ce n’est pas facile, et à défaut le populo est victime de tous les populismes diffusés par Dieudonné et ses clones.

Météo participative

C’est quoi « la température ressentie » ? Les bulletins météo parlent maintenant de température en degrés Celsius et en degrés ressentis. Cela doit être un nouveau concept de météo participative.

Les « bullshit jobs »de David Graeber

David Graeber est un économiste américain iconoclaste, plutôt du genre libertaire. Il a produit un article hilarant en 2013 « Bullshit-jobs_David-Graeber » qui narre l’émergence de ces boulots parasites qui peuplent les marchés du travail occidentaux. Sa théorie est que le progrès technique a entraîné une baisse massive des emplois productifs (l’industrie pour faire simple) et plutôt que de baisser les heures travaillées par personne, nos sociétés ont choisi de créer moult emploi qui ne serve pas à grand-chose (juristes d’entreprises, consultants en ressources humaines, en communication, relations publiques, etc. Ce sont les « Bullshit jobs », les emplois foireux, un système à la soviétique que le marché ne devrait en principe pas tolérer, à moins qu’il ne soit pas aussi parfait qu’on ne le dit.

L’amélioration de la productivité aidant, le gâteau du travail à se partager diminue ou au mieux reste stable, mais plutôt que de donner plus de temps libre, Graeber pense que les dirigeants aux commandes du système n’aiment pas que le populo dispose de trop de temps libre et de bonheur, générateur de contestation voire de révolution. Donc on crée ces emplois improductifs et bureaucratiques, qui n’épanouissent pas les travailleurs concernés, ne créent que fort peu de richesse donc n’agrandissent pas le cake de la richesse à se partager, d’où nombre d’emplois précaires ou très peu payés.

En fait c’est la théorie des 35 heures des socialistes français des années 90’ : on partage mieux le marché du travail en travaillant moins par personne mais en créant plus d’emplois. Evidemment, il faut aussi mieux partager le gâteau des revenus qui lui est stable… c’est sans doute là que le bas blesse. Si la taille du cake est plus ou moins constante et que le nombre de convives augmente régulièrement, même un enfant peut comprendre la situation : soit la part moyenne par mangeur diminue, soit elle augmente pour certain et d’autres n’ont rien à manger. C’est assez simple. La vraie question est de savoir si le gâteau peut continuer à grossir en Occident !

L’usure du pouvoir en Turquie ?

La Turquie est prise dans une agitation politicienne marquante depuis ces dernières semaines. Gouvernée depuis dix ans par un parti religieux et dirigée par Erdogan, un moustachu énergique, elle a connu un développement économique plutôt favorable et continué, sans trop d’enthousiasme ni de certitude, ses négociations pour adhérer à l’Union européenne, entamées depuis le Traité de Rome en 1958.

Sûr de lui Erdogan a plutôt finement mené sa barque, faisant doucement évoluer le pays vers un islam politique raisonnable, sans remettre fondamentalement la laïcité kémaliste, muselant progressivement l’armée, traitant avec l’opposition kurde, restant un membre clé de l’OTAN, et surtout donnant de la croissance économique à ses électeurs, ce qui fait passer bien des pilules et a permis les réélections successives de son parti AKP au cours de processus démocratiques.

Depuis 2013 les choses ne sont plus si simples et le garçon dérive quelque peu vers une direction autoritaire qui déplaît à nombre de ses citoyens. On se souvient des manifestations étudiantes début 2013 réprimées sévèrement, voici maintenant qu’éclate un scandale de corruption qui touche certains de ses proches au gouvernement et le plus grosse banque publique. Tout ce petit monde aurait commercé avec l’Iran sous embargo et trafiqué avec la Perse. Erdogan éructe, accuse ses opposants, l’étranger, l’ambassadeur américain, bref, la terre entière de ses déboires. Il a été obligé de remplacer la moitié de ses ministres dont certains ont été arrêtés par une justice faisant preuve d’une indépendance plutôt inattendue… Il jure qu’il ne démissionnera pas.

Quoi qu’il en soit, le pouvoir use et sauf quelques très rares exceptions, 10 années aux commandes pour une même personne est une durée qui entraîne forcément tentations et dérapages, isolement et ambition dévorante, révérence de l’entourage et déconnection avec les réalités. Nous en sommes là en Turquie !

Le lascar risque sans doute de perdre quelques électeurs (les jeunes et les modernes) dans l’aventure mais devrait en garder suffisamment pour que lui et son parti soient réélus aux prochaines échéances, prolongeant encore ainsi son consulat sur le pays.

Commerce d’otages au Nigeria

Un curé français retenu en otage au Nigeria, sans doute par la secte des Boko Haram, qui prône l’application de la charia dans tout le pays mais ne néglige pas de remplir ses caisses en se livrant au commerce (ou au massacre) des otages, a été libéré le 1er janvier.

Alors que la presse l’interroge sur sa détention qui ne s’est pas trop mal passé comparée à d’autres, il explique que « ces gens n’ont de compassion pour personne, ils travaillent pour eux ». Heureusement que c’est un prêtre qui le dit, d’autant plus que le garçon a l’air d’avoir le cœur sur la main et semble épris de bonté catholique à l’égard de son prochain.

Il est bon de dire quelques vérités sur ce sujet. Il serait également opportun que nos Etats disent la réalité en ce qui concerne le paiement des rançons car ne nous y trompons pas, il y a certainement de l’argent qui est versé à ces despérados qui n’ont de compassion pour personne ! Les dirigeants français jouent sur les mots et affirment que la France ne paye pas de rançon. Certes, l’Etat n’a sans doute pas signé un chèque prélevé sur le Trésor Public, mais les entreprises, comme Areva pour les ex-otages du Niger, voire certains Etats « amis », comme le Qatar pour les infirmières bulgares de Lybie, ou le Cameroun dans le cas de notre bon curé, ont versé de l’argent. Comment imaginer autrement que les otages fussent libérés. Si les ravisseurs n’ont pas été payés avec de l’argent ils l’ont été avec des armes ou toutes autres marchandises susceptibles de satisfaire leur rapacité.

Pourquoi ne pas le dire que ces gens font du commerce d’humains ? Ce serait les faire apparaître tels qu’ils sont : des businessmen bien éloignés de toute considération religieuse ou morale. Qui sait, peut-être certains de leurs fans trouveraient à y redire ? La raison officielle pour justifier ce silence coupable est de ne pas favoriser ce business en affichant que la France paye pour récupérer ses otages. Restons sérieux, les gens impliqués dans ce trafic savent bien qui paye et qui ne paye pas, alors quitte à payer, faisons le savoir : combien, à qui, par quels canaux ! Soyons transparents autant que ces despérados sont manipulateurs.

THC et grands espaces


THC c’est le tétrahydrocannabinol, en gros, le principe actif de la marijuana… Voilà un tagueur pour qui la vue sur les grands espaces marins de la plage de Porz-Termen ne suffit pas à faire décoller !

Créativité en Syrie

C’est la nouvelle année et le régime syrien continue à réprimer ses opposants en bombardant à tout va, mais pas avec des armes chimiques. Depuis quelque temps, il semble que pour économiser ses missiles, l’armée syrienne balance des barils remplis d’explosif et de clous sur les immeubles d’Alep. Artisanal, mais redoutable !

TVA multiple en France

Suite au harcèlement de différents lobbies (le secteur immobilier, celui du cinéma notamment) qui ne voulaient pas se voir augmenter leur taux de TVA, le gouvernement a finalement renoncé à diminuer le taux « réduit » de 5,5 à 5% pour financer ce resquilleurs. De ce fait nous avons donc 3 nouveaux taux de TVA depuis hier : 20%, 10% et 5,5%. Cette réforme est destinée à financer en partie le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi dont bénéficieront les entreprises. A défaut de savoir faire baisser les charges de entreprises, nous les transférons des entreprises vers les consommateurs, c’est déjà ça !