Très longues files de fuyards dans Paris

Alors qu’une nouvelle période de confinement est instaurée à partir de demain, il y eut aujourd’hui plus de 730 kilomètres de bouchons en Ile-de-France. Cela dépasse le niveau des grèves des transports de décembre 2019 et tangente le record absolu dû à l’enneigement de février 2018. Paris et ses environs ont été littéralement congestionnés. Alors on se demande ce qui peut bien expliquer de tels encombrements ? Qui étaient les conducteurs et leurs passagers qui ont passé la journée dans leurs voitures ?

Il semble qu’il s’agisse de parisiens partant se mettre au vert dans leurs résidences secondaires ou chez des parents en province. On ignorait que tant de personnes disposassent de résidences secondaires. On croyait que le fait que les écoles restent ouvertes pousseraient les parents à rester dans leurs résidences d’Ile-de-France. Que nenni ! C’est l’exode comme en 1940’ et les français prennent la route avant l’arrivée de l’ennemi (les « boches » en 1940, le confinement en 2020). La bonne nouvelle est que nombre de citoyens disposent de résidences secondaires, il reste du patrimoine immobilier dans ce pays.

Des militants d’origine turque affrontent des citoyens d’origine arménienne sur le territoire… français

Alors que la guerre s’intensifie entre l’Azerbaïdjan (soutenu par la Turquie) et l’Arménie au sujet de l’enclave du Haut-Karabagh en territoire azerbaïdjanais, mais peuplée d’habitants d’origine arménienne qui ont déclaré leur indépendance unilatéralement, des bandes rivales s’affrontent sur le territoire français en écho à ce conflit. Bien entendu le fait religieux n’est jamais loin, la population arménienne est chrétienne et l’azerbaïdjanaise est musulmane.

Une forte communauté d’origine arménienne existe en France depuis le génocide arménien et y prospère de façon relativement silencieuse bien que toujours très tournée vers le pays d’origine qu’elle ne manque pas de soutenir à toutes occasions. Une diaspora turque existe également en France, de constitution plus récente, estimée entre 500 et 800 000 personnes, français issus de l’immigration comme citoyens turcs immigrés. Celle-ci a importé sa religion et ses conflits, largement inspirée par le gouvernement turc qui promeut ainsi une sorte de soft power pour faire de l’entrisme dans des pays cibles, dont la France.

On avait déjà vu la communauté tchétchène régler ses comptes en juin dernier contre un groupe de trafiquants de drogue d’origine magrébine dans une banlieue de Dijon. On a aujourd’hui les turcs contre les arméniens à Lyon et à Dijon qui utilisent la liberté dont ils bénéficient en France pour importer leurs conflits nationaux dans leur pays d’accueil. Evidemment les membres de ces communautés jouent sur le fait que certains d’entre eux ont acquis la nationalité française… ce qui ne leur donne pas le droit pour autant de manifester sans autorisation ni de régler leurs comptes communautaires en dehors du système judiciaire. Imagine-t-on une minute des bretons affrontant des corses à Ankara en violant la loi turque ?

Cette situation irrite au plus haut point la majorité des citoyens français, outrés par ces comportements qui pervertissent le fameux « Etat de droit » fondement de la République et la non-réciprocité vis-à-vis de pays qui veulent lui exporter leurs vues et leurs modes de fonctionnement. Le résultat de ces comportements va sans doute être l’instauration de nouvelles restrictions à l’Etat de droit, portant cette fois-ci sur les conditions d’immigration et du droit d’asile, après celles restreignant les libertés prises depuis plusieurs années pour lutter contre le terrorisme. C’est un peu le crépuscule de la démocratie occidentale face aux Etats religieux.

Pérégrinations lorraines

Metz

Metz, l’un des « trois évêchés » avec Toul et Nancy, dans la tranquillité de l’automne déploie de jolies couleurs le long de la Moselle et de Seille, dans un entrelacs de courbes, de petits îlots et de verdure.

Au centre de la vieille ville trône sa majestueuse cathédrale gothique Saint-Etienne, construire en pierre de Jaumont (calcaire pus oxyde de fer) comme la plupart des bâtiments, donnant cette couleur jaune d’or à toute la ville :

Cathédrale de Nancy

Et bien sûr le Musée Centre Pompidou-Metz qui déploie sa structure en bois et toile sur le parvis de Droits de l’Homme, comme une immense tente blanche, offrant aux messins les joies des collections du Centre Pompidou. En ce moment, Yves Klein (1928-1962) et ses contemporains sont exposés dans « Le ciel comme atelier » : pas mal d’élucubrations artistiques sur l’espace, la couleur, le « rien »…, des tableaux, des installations, des regroupements d’artistes dans des collectifs improbables, de l’imagination à en revendre… tout ceci plutôt contemporain, après tout c’est bien la philosophie du Centre Pompidou, même à Metz. Fin novembre ce sera Chagall qui remplacera Klein.

Et encore, le musée de la Cour d’Or, entre cathédrale et préfecture, construit sur les ruines d’un site romain pour nous rappeler l’histoire millénaire de la ville qui s’appelait Divodurum à l’époque gallo-romaine avant JC. Puis les siècles passèrent, la ville s’enrichit par le commerce et la banque, devient une République oligarchique objet de guerres permanentes entre le Saint-Empire germanique et la France. Metz est annexé par la France en 1552, par la Prusse en 1870, reste allemande jusqu’en 1918 période durant laquelle le français est toléré comme langue étrangère. Considérant cette ville comme appartenant pour toujours à leur « espace vital » les allemands y investissent et la modernisent significativement. Et Metz redevint française en 1918 après la défaite de l’Empire et de nouveau allemande après l’invasion du IIIème Reich en juin 1940. Himmler est sur place en septembre, Hitler pour Noël 1940 (renonçant à faire un discours pour ne pas froisser les susceptibilités locales), Goebbels en 1941. L’évêque de Metz sera même député au Reichstag. La propagande nazie fera rage jusqu’à la reprise de la ville par l’armée américaine en novembre 1944. Metz est redevenue française depuis.

Chaque coin de rue de la ville historique rappelle ce passé trouble qui s’est traduit à chaque étape par d’importants mouvements de population dans tous les sens.

« Ouvre ton regard à la poésie du hasard, force-le à s’arrêter sur les traces chaotiques de la vie ordinaire, donne-lui à voir la fuite du temps et ces vanités que l’habitude a rendu invisibles. »

Affiché au Musée des Beaux-Arts de Metz

Nancy

30 minutes de train, voici Nancy, sa place Stanislas et son « Ecole de Nancy », sorte d’art nouveau architectural et mobilier, lancé à la fin du XIXème siècle alors que nombre de messins fuyant l’annexion de l’Alsace-Moselle par la Prusse viennent se réfugier à Nancy et alentours, apportant avec eux capitaux et créativité. La « Villa Majorelle » et le musée de l’Ecole de Nancy présentent les mécènes et grandes signatures de cette époque dans le cadre reconstitué de leur habitat. On y retrouve ce mobilier de bois sombre, un peu lourd et torturé, orné de magnifiques créations de maîtres verriers (Daum notamment).

Sur la place Stanislas donne l’opéra construit durant la première guerre mondiale après l’incendie du précédent opéra. Il s’est voulu une réduction de l’opéra Garnier parisien mais avec des façades extérieures respectant rigoureusement la rigueur carrée et l’harmonie de cette célèbre place. Le musée des beaux-arts se trouve la porte à côté, la cathédrale et son orgue imposant, à peine plus loin.

A l’église des Cordeliers, dans la vieille ville, sont exposés les tombeaux des Ducs de Lorraine qui se sont succédé sept siècles durant à la tête de ce territoire. Au fil des alliances, au gré des batailles, ils menèrent finalement à l’annexion du duché de Lorraine à la France en 1766. Un temps allié des Habsbourg la Lorraine a toujours concerné l’Empire d’Autriche. Les visiteurs d’aujourd’hui se recueillent devant les gisants comme le firent Marie-Antoinette, princesse d’Autriche, avant de rejoindre son mari Louis XVI ou, en 1867, ou François-Joseph 1er, Empereur d’Autriche. Dans la chapelle des Cordeliers continuent à être célébrés mariages et requiem pour les Habsbourg. En 2011 une messe de requiem y a été dite en hommage à l’archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine


La Lorraine désormais apaisée affiche ses richesses et ses secrets à travers ces villes qui entretiennent soigneusement leurs patrimoines. Merci à la République de maintenir cette culture à la portée de tous !

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Nouvelle vague

Malgré les « Madame Irma » de plateaux télévisés, le coronavirus se réveille plein de vigueur et le monde médical et scientifique qualifie la « deuxième vague » d’exceptionnelle et sans doute plus grave que la première. Tous soulignent qu’ils ne comprennent pas comment ce virus a pu se multiplier aussi vite ces derniers jours, défiant ainsi même les anticipations les plus pessimistes. Cette évolution est constatée de la même ampleur un peu partout en Europe quand l’Asie reste peu touchée.

C’est ainsi et la seule leçon à tirer est la fantastique absence de modestie de tous ces prévisionnistes de salon, scientifiques ou non, qui se sont succédés dans les médias pour annoncer ou réfuter l’existence d’une deuxième vague ces dernières semaines, assénant avec constance des arguments diamétralement opposés pour défendre leurs positions respectives et leurs égos surdimensionnés.

Aujourd’hui, l’épidémie est de nouveau en très forte hausse et il serait opportun que les « Madame Irma » prennent acte de leur incapacité à élaborer toute prévision fiable que ce soit sur cette maladie et concentrent leurs débats et leurs questions sur les sujets pour lesquels ils sont compétents. Quant aux médecins et scientifiques de plateaux télévisés, après ce nouvel échec sanitaire, le mieux à faire pour eux serait qu’ils retournent dans leurs hôpitaux et leurs laboratoires pour y travailler sérieusement sur cette maladie qui n’a pas fini de nous surprendre.

La République est généreuse

A l’occasion de l’assassinat en France par décapitation d’un enseignant d’histoire et géographie par un terroriste islamique on apprend que le tueur, et une bonne partie de sa famille, sont des russes d’origine tchétchène ayant obtenu le statut de réfugié politique en France il y a plusieurs années. Plus intéressant, il s’avère que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) leur aurait d’abord refusé ce statut, puis que ceux-ci ont fait appel devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui est une juridiction administrative crée en France comme outil de recours contre les décisions de l’OFPRA quand celles-ci ne satisfont pas les requérants.

Dans le cas qui nous intéresse, la famille tchétchène s’étant fait débouter de sa demande de droit d’asile a tout simplement obtenu par la CNDA le « droit » qui lui avait été refusé par l’établissement public et administratif OFPRA.

Lire aussi : Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

La lecture du rapport d’activité 2019 de la CNDA nous apprend qu’elle compte 800 agents en 2019, année où elle eut à traiter 59 0921 recours et rendre 66 464 décisions. L’OFPRA ayant reçu environ 265 000 demandes d’asile, c’est donc environ 25% des décisions de l’OFPRA qui sont contestées en justice par les candidats réfugiés.

Les dix premiers pays d’origine des étrangers initiant des recours sont mentionnés :

Les deux pays les plus représentés à la Cour d’appel du droit d’asile sont l’Albanie, candidate à l’adhésion à l’Union européenne, et la Géorgie dans une situation politique et économique assez similaire. L’Albanie est listée comme « pays sûr » par le ministère de l’intérieur. La France peut-elle à la fois délivrer un statut de réfugié à des immigrants albanais et accepter de négocier avec l’Albanie pour son adhésion à l’Union, comprenant notamment l’acceptation de ses valeurs démocratiques ? L’immigration venant de ces pays semble plus causée par des considérations socio-économiques que politiques. Ce pays est le n°2 pour les demandes à l’OFPRA et le n°1 à la CNDA.

La République est décidément bonne mère : elle examine les demandes d’asile quel que soit le pays l’origine, prend une décision via l’OFPRA et permet une voie d’appel à la CNDA si la décision initiale ne satisfait pas le demandeur. Il existe même une possibilité de pourvoi en cassation si la décision d’appel est rejetée par ce demandeur… On peut craindre qu’une telle générosité ne soit utilisée à des fins autres qu’humanitaires par certaines personnes mal intentionnées. Ce fut le cas du terroriste islamiste tchéchène de Conflans-Saint-Honorine ou de son prédécesseur pakistanais à Paris. La question du maintien de cet entassement de juridictions va certainement être posée à court terme.

« Jimi Hendrix « Hear my train a comin » » de Bob Smeaton (2013)

Un beau documentaire diffusé par Arte sur Jimi Hendrix (1942-1970), guitariste et musicien-auteur-compositeur de génie, fauché dans la fleur de l’âge à 27 ans après une carrière fulgurante et quatre disques de légende, il a marqué le rock du XXème siècle. Le film de Bob Smeaton retrace la vie de cet artiste unique à la personnalité douce et timide hors de la scène, libérée et extravertie lorsqu’il joue devant son public.

Inspirée par le blues, Hendrix a joué et chanté du rock. Sa voix légère se posait sur l’électricité de ses cordes, il chantait merveilleusement bien et maniait sa guitare comme un démon. Les images d’archive nous rappellent son jeu volcanique ; nous avons tous déjà vu des dizaines de fois ces fameux extraits où il met le feu à sa guitare à Monterey, ou crée les hurlements des bombes sur l’hymne américain improvisé à Woodstock, etc.

La musique aurait sans doute été différente si Jimi avait survécu.

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Un président turc mal éduqué

Métro Paris – Place d’Italie

Après un discours du président de la République française au sujet du séparatisme islamique qui gangrène la France et tue ses citoyens, son homologue turc s’est exprimé avec sa modération usuelle :

« Tout ce qu’on peut dire d’un chef d’Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c’est : “Allez d’abord faire des examens de santé mentale” »

Président Erdogan (Turqie) 24/10/2020

A priori la France s’est crue obligée de répondre à cette grossièreté et de rappeler son ambassadeur à Ankara. Était-ce bien nécessaire ? Le mieux serait de laisser aboyer pendant que la caravane passe et de lancer quelques mesures de rétorsion discrètes sans le crier sur les toits.

Pour parler comme une poissonnière et asséner des outrances, le président turc est et sera définitivement plus fort que le français. Mieux vaut lui abandonner le terrain de la grossièreté et lutter sur ceux sur lesquels nous pouvons encore avoir un peu d’influence.

Lire aussi : La Turquie et l’histoire coloniale

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MORRISON Toni, ‘Jazz’.

Sortie : 1992, Chez : Christian Bourgeois éditeur & 10/18 n°2604.

Une histoire d’amour et de meurtre dans le New York des années 1920′ et le milieu des descendants d’esclaves. Il y a toujours la même violence, des êtres et des sentiments, dans les romans de Morrison, les frustrations d’un peuple avec de perpétuelles références à un passé terrible, un vent de folie qui souffle sur les hommes à la recherche d’un présent « normal »…

Pourquoi le titre « Jazz » ? Il n’est pas vraiment question de son dans ce roman, sinon par l’évocation de l’influence des afro-américains sur la musique de cette période, comme la reconnaissance de la sensibilité d’une partie de cette population à laquelle on ne voulait reconnaître que bestialité.

Dans son style si particulier, l’auteure nous emmène à travers de longs monologues portés par ses personnages, comme du langage parlé converti sur les pages, un rapp littéraire en sorte. Il y a souvent des références et des rappels à des évènements dont le lecteur apprendra l’existence plus tard. On découvre qui est le locuteur choisi pour un chapitre seulement après la lecture de plusieurs pages de celui-ci. On ne sait pas bien quand nous sommes dans la réalité ou dans les rêves de celui qui parle. C’est l’inspiration complexe de Morrison qui revisite les conséquences de l’histoire raciale si violente de son pays, les Etats-Unis d’Amérique.

Un petit sourire dans une actualité tendue

A l’occasion de la diffusion d’un documentaire on apprend que le pape François 1er se serait prononcé en faveur du principe d’une union civile pour les couples homosexuels. On ne sait pas bien s’il s’agit d’une position officielle du Vatican ou celle, personnelle, de son chef ? Il n’en demeure pas moins que toute la réacto-sphère se lève comme un seul homme (si l’on ose dire) pour contester ce laxisme de l’Eglise. Christine Boutin, la twittos compulsive, s’est déjà exprimée contre à travers de très nombreux messages écrits ou rediffusé sur le média dit « social » Tweeter. Un vrai plaisir de lecture :

  • Influence de la parole pontificale sur la croissance économique : nulle
  • Influence de la parole pontificale sur le statut des homosexuels : nulle
  • Influence de la parole pontificale sur la circulation du coronavirus : nulle
  • Influence de la parole pontificale sur la tension artérielle de Christine Boutin : élevée

Si ce pape « révolutionnaire » veut faire endosser sa position progressiste par son armée de cardinaux pour le moins réactionnaires il va sans doute falloir qu’il déploie beaucoup d’énergie et de temps, mais cet homme a la foi, et avec la foi on peut sans doute déplacer des montagnes comme le dicton le rappelle.

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Des journalistes désinformateurs

Les polémistes de journaux télévisés, journalistes ou juste pleureuses non-titulaires de carte de presse, continuent à se lamenter sur « l’échec dramatique de la politique de tests du coronavirus », tests pour lesquels il faudrait attendre des heures pour les pratiquer et dont le résultat prendrait sept jours à parvenir aux testés ce qui « ne servirait à rien ».

Le témoin objectif avec un minimum de sens de l’observation voit que les files d’attente devant les laboratoires, quand il y en a, ne durent pas « des heures ». Un simple questionnement autour de soi permet de confirmer que la plupart des résultats arrivent chez les testés en moins de 48 heures. Certes il doit encore arriver que certaines analyses durent plus longtemps mais on dirait que la durée moyenne se situe dans les 48 heures et non 7 jours.

A quoi sert ce permanent bal des pleureuses qui pollue le paysage médiatique ? Après le psychodrame des masques, des lits de réanimation et de l’hydroxychloroquine, ce sont maintenant les tests qui tiennent la corde. La corporation des plateaux télévisés s’ingénue à tout critiquer, à tout contester, à tout réduire, à ne jamais rien reconnaître de positif. Le « y-a qu’à… / faut qu’on… » est érigé en mode de pensée sur les plateaux médiatiques.

Rappelons une nouvelle fois que la corporation des titulaires de cartes de presse donneurs de leçons bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

Une solution serait peut-être de résilier cette niche fiscale imméritée et d’en allouer le produit à l’amélioration des laboratoires biologiques. Ce serait sans doute ainsi une bien meilleure utilisation des fonds publics.

Le sordide s’ajoute au morbide

Lors d’une conférence de presse du procureur national anti-terroriste cette après-midi on apprend que le professeur qui a été décapité vendredi dernier par un terroriste islamique a été la victime d’une conspiration menée sur les réseaux dits « sociaux » par un parent d’élèves excité, remonté par un religieux franco-marocain extrémiste mais malin, qui a publié le nom du professeur via force vidéos, facebookées-twittées-likées à l’infini avec le nom de la « cible », des contacts répétés avec le tueur réfugié tchétchène qui aurait été « guidé » au final par deux collégiens (14 et 15 ans) à qui il aurait remis 300 à 350 euros pour qu’ils lui indiquent physiquement le professeur dont il ne connaissait pas le physique, mais simplement le nom.

C’est un élément assez terrifiant de l’affaire. On ne sait pas encore bien ce que ces gamins avaient derrière la tête, ce qu’ils savaient ou pas quand ils ont désigné la victime, si leur dénonciation était le fait de leurs croyances ou juste le résultat de l’appât du gain. On le saura sans doute plus tard. En attendant leur responsabilité est écrasante, peut-être s’en rendent-ils compte ? Tout un petit monde, y compris les deux adolescents, a été transféré devant le juge ce soir après la garde à vue. Des inculpations sont plus que probables avec des qualifications qui sont attendues.

La police s’interrogerait également sur l’acte lui-même de la décapitation car il semble que celui-ci ne soit pas si aisé à exécuter pour un « non-initié ». Le tueur aurait-il été entraîné pour ce faire, ce qui renforcerait encore la conspiration ?

Lire aussi : Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

Les tulipes de Jeff Koons au Petit-Palais

Après une polémique bobo-mondano-culturelle comme seule notre pays sait en provoquer sur des non-sujets, l’œuvre de l’artiste américain Jeff Koons, cadeau en hommage à Paris par suite des attentats terroristes islamiques de 2015, est exposée dans les jardins du Petit-Palais. La polémique a porté sur le côté kitsch de l’œuvre (10 mètres de haut, 30 tonnes), sa localisation, la publicité gratuite qu’elle rapportera à son auteur, le coût de l’entretien, les déductions fiscales dont bénéficieront les mécènes qui financeront ce dernier, et, enfin et surtout, le fait que le dossier s’est retrouvé sur la table de la maire de Paris, Anne Hidalgo, honnie par une partie de la ville.

Bref, les tulipes sont installées et Anne Hidalgo a été réélue pour six années comme maire de Paris lors des élections municipales de juin 2020. Si l’on veut se débarrasser des unes comme de l’autre, il suffit de le décider et de voter différemment aux municipales de 2028, bref, être cohérents. Rien, ni personne, n’est éternel sur ce bas monde. Gageons que la polémique ne va pas manquer de ressurgir dès que quelques tâches de rouille vont apparaître, à moins que d’ici là les bobos parisiens n’aient trouvé des sujets plus vitaux à prendre en compte.

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Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

Un professeur d’histoire et géographie à Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne a été assassiné par un terroriste islamique ce vendredi 16 octobre. Il a été tué à coups de couteau et décapité. La tête mutilée a ensuite été photographiée et diffusée sur les réseaux dits sociaux accompagnée d’un message de revendication plutôt « fleuri ».

L’assassin qui était resté dans le quartier de son méfait a ensuite été tué par la police après les sommations d’usage. Les premiers résultats de l’enquête qui débute montrent qu’il s’agirait d’un réfugié russe d’origine tchétchène (république russe à majorité musulmane). Son geste aurait été provoqué par un cours d’éducation civique sur la liberté d’expression animé par la victime.

L’enseignement était le dernier pilier de la République non encore ensanglanté par le terrorisme religieux en France, après la presse, la culture, la police et l’armée. Voilà qui est désormais fait et jette un froid dans l’univers de l’éducation.

Un rassemblement-hommage est organisé dans différentes villes françaises, dont un Place de la République à Paris cette après-midi à 15h où le chroniqueur arrive en retard. 75 minutes après l’heure du rendez-vous, les ministres sont déjà repartis toutes sirènes hurlantes, les participants quittent progressivement la place sur laquelle ne restent que les baraques à kebab et les odeurs de merguez. Le monument est cerné par des barnums pavoisés de drapeaux algériens et amazighs (berbère) sous lesquels des militants politiques critiquent le pouvoir d’Alger. Un peu plus loin, un autre barnum  est dédié à la contestation du pouvoir comoriens, le commentaire étant diffusé en anglais.

Paris, Place de la République le 18/10/2020 – 16h45

Un rassemblement place de la République motivé par un hommage à un enseignant tué par le terrorisme islamique qui se transforme rapidement en une espèce de fête de quartier dédiée à la cuisine moyen-orientale et à la contestation des pouvoirs en place dans les anciennes colonies françaises… pas sûr que cela ne serve vraiment le but recherché !

Lire aussi : Un nouvel attentat religieux devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

« L’âge d’or de la peinture danoise (1801-1864) » au Petit Palais

Une jolie exposition qui trace l’histoire de la peinture danoise au XIXème siècle. On y réapprend quelques éléments d’histoire sur la Scandinavie lorsque le monarque du Danemark régnait aussi sur la Norvège et la Suède au XVIème siècle, les guerres déclenchées pour conserver le pouvoir et les territoires jusqu’au XVIIIème, la faillite du pays en 1814, les deux conflits menés par la Prusse pour récupérer le Schleswig au nord de leur « espace vital » (déjà)…

Les tableaux exposés sont inspirés par cette Histoire agitée mais aussi par la lumière de ce pays nordique. Certains paraissent de véritables photographies de personnages ou de paysages. On chemine agréablement dans la création artistique qui nous fait découvrir ce pays intéressant.

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« Missing » de Costa-Gavras (1982)

« Missing » : un film politique marquant sorti en 1982, qui a reçu la palme d’or au festival de Cannes, Jack Lemon étant primé du prix d’interprétation masculine. Basé sur une histoire vraie, le scénario raconte la vie bohème d’un couple de jeunes américains installés à Santiago du Chili au moment du coup d’Etat militaire du général Pinochet (11/09/1973) contre le pouvoir socialiste d’alors dirigé par Salvador Allende, président de la République, qui mourra dans son palais, officiellement suicidé bien la thèse de l’assassinat soit aussi défendue par certains.

Charles, le mari de Beth (jouée par Sissy Spacek) et fils de Ed Hormann (Jack Lemmon dans le film) a découvert par hasard l’implication des Etats-Unis dans le coup d’Etat militaire. Il est enlevé par les militaires chiliens puis exécuté, après avoir été probablement torturé comme la pratique en était habituelle par le régime militaire. Son élimination ayant même été peut-être autorisée par les Etats-Unis. Avant que ne soit confirmé cet assassinat, son père, homme d’affaires new-yorkais arrive à Santiago pour rechercher son fils. Au fur et à mesure de ses investigations avec sa bru, et la collaboration plus ou moins forcée de l’ambassade américaine locale, il découvre avec effarement l’implication de son gouvernement dans le renversement du pouvoir chilien élu. Et il redécouvre avec émotion que son fils était quelqu’un de bien, que l’amour qu’il portait à sa femme était immense et que leur conception poétique de la vie, bien éloignée de celle de Wall Street qui était la sienne, était aussi défendable et ne justifiait en aucun cas les méthodes appliquées par la junte militaire chilienne, soutenue par les Etats-Unis. Et alors qu’il se confronte, éploré, à l’ambassadeur qui reconnait à demi-mots l’implication de son pays dans les évènements en cours où son fils a sans doute perdu la vie, ce dernier prône l’intérêt général des Etats-Unis qui est de défendre les entreprises américaines présentes au Chili (du risque de nationalisation), ce qui bénéficie également aux citoyens américains ; son collaborateur ajoute que le fils d’Ed a fouiné là où il n’aurait pas dû, ce qui était sans doute la cause de son probable décès.

Dans la vraie vie, la famille Hormann portât ensuite plainte contre le gouvernement américain mais cette action n’aboutit pas. Le corps de Charles a été renvoyé dans son pays plus de sept mois après le départ de son père de Santiago alors que le consul américain le lui avait promis pour « dans quelques jours » après lui avoir présenté la facture du rapatriement, avant d’y renoncer. Des analyses ADN réalisées quelques années plus tard ont montré que le corps restitué semble ne pas avoir été celui de Charles.

Sortie en 1982, ce film a déclenché la polémique et a été bien entendu interdit de diffusion au Chili jusqu’au retour du pays à la démocratie en 1988 (après un référendum qui entraînera le départ volontaire du Général Pinochet deux ans plus tard). Le contexte de l’époque était celui d’un conflit idéologique binaire entre le marxisme et son économie collectivisée emmené par l’Union soviétique et le libéralisme et l’économie capitaliste dont les Etats-Unis étaient le leader. Cet affrontement se traduisait par une guerre qualifiée de « froide » dans les pays développés mais plutôt chaude dans les pays en développement, dont l’Amérique latine faisait partie. L’Europe de l’Est restait sous le joug soviétique, l’Amérique latine (Cuba excepté) restait « l’arrière-cour » nord-américaine. Il n’y avait pas de milieu, il fallait choisir son camp et chaque puissance utilisait les outils de… sa puissance pour maintenir sa prééminence, quel qu’en soit le prix humain.

Le monde intellectuel de l’époque s’est ému de la violence des dictatures militaires sud-américaines (le plus souvent d’inspiration extrême droitiste) tout en contestant « l’impérialisme américain » et prônant plus de démocratie. Il n’a pas été écouté et la lutte à mort s’est poursuivie jusqu’à la chute de l’Empire soviétique par KO. Au moment du coup d’Etat militaire du Chili fin 1973, les Etats-Unis signaient un accord de retrait de leurs troupes du Vietnam du Sud après leur défaite militaire et politique. Quelques mois plus tard en 1975, le Vietnam du Nord se « réunifiait » avec le Sud sous la bannière communiste et le Cambodge instaurait sa dictature maoïste qui aboutit à un génocide de sa propre population qui fit entre 2 et 3 millions de morts. Des milliers de citoyens du Vietnam, du Cambodge et du Laos se sont alors mis à fuir leurs pays par la mer (les boat-people, on estime que 200 à 250 000 personnes moururent en mer) pour peupler, notamment, le XIIIème arrondissement parisien ainsi que nombre d’autres pays d’accueil, dont les Etats-Unis…

Le monde était binaire, nous l’avons dit. Ceux qui tiraient les ficelles n’ont pas su ou pas voulu le gérer de façon apaisée, voire démocratique. La dictature chilienne en est l’un des avatars. Si le clan soviétique l’avait emporté la planète aurait été différente mais il est difficile de rembobiner l’Histoire tragique pour savoir si c’eut été en bien ou en mal ? Il ne reste qu’à l’imaginer. Sans doute est-il utile de rappeler ces éléments de contexte aux jeunes spectateurs.

En 1983, alors que l’Union soviétique pointait des missiles nucléaires vers l’Europe de l’Ouest, le président français Mitterrand lâchait cette célèbre phrase devant le Bundestag : « Les pacifistes sont à l’Ouest, et les missiles sont à l’Est. »

Quoi qu’il en soit le film « Missing » est à voir et à revoir, méritant largement sa Palme d’Or de 1982 !

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LEVI Primo, ‘Les naufragés et les rescapés – Quanrante ans après Auschwitz’.

Sortie : 1986, Chez : Gallimard

Primo Levi revient sur l’expérience d’Auschwitz où il fut déporté une année entre février 1944 et janvier 1945 lorsque le camp fut libéré par l’Armée rouge. Il analyse dans cet ouvrage le phénomène concentrationnaire nazi avec minutie : l’organisation du camp, les traitements différenciés des déportés (les privilégiés, les « Sonderkommandos » qui géraient les fours crématoires qui étaient soigneusement éliminés pour ne laisser aucun survivant en mesure de témoigner, les kapos, les collaborateurs, les « musulmans » [dénomination choisie pour ceux qui avaient abandonné tout sentiment de survie et se trouvaient promis à une mort rapide et certaine],…).

Il parle des comportements humains relevés face à la souffrance, l’égoïsme parfois déclenché par l’instinct de survie, la volonté de témoigner un jour qui a donné à nombre de déportés l’incroyable volonté de survivre, les petits arrangements pris avec le destin dans la situation indicible de ces camps d’extermination.

Il revient également sur l’organisation des ghettos juifs avec ses chefs dont certains ont parlé avec les nazis pour tenter d’adoucir le sort des leurs, d’autres ont collaboré par attrait pour le pouvoir, par aveuglement sur les objectifs de l’occupant à l’encontre de la communauté juive, devant l’énormité de ceux-ci. Levi s’interroge pour savoir si l’extermination des juifs décidée par les nazis a été l’expression d’une folie collective ou le déroulement rationnel d’un plan inhumain.

Le livre se termine avec des extraits de lettres que Levi échangeât avec des lecteurs allemands de « Si c’était un homme ». Ces lecteurs étaient des contemporains de l’Allemagne nazi, ils étaient « ceux-là ». Dans sa volonté de « comprendre le peuple allemand », d’expliquer comment ce pays a pu dériver jusqu’à l’inhumain, il correspondit parfois durant des années avec ces lecteurs qui, souvent, voulaient eux-aussi expliciter ce parcours collectif vers la barbarie.

Un livre intéressant qui explique ce qui s’est passé mais laisse en suspens la question : « comment tout ceci a-t-il pu être possible ? »

Jeux Olympiques : Paris essaye de limiter le racket

On apprend que l’organisation des jeux olympiques de Paris 2024 serait en train de chercher à réaliser 400 MEUR d’économies sur un budget initial de 3 800 MEUR soit un peu plus de 10%. Cet objectif est dû à l’incertitude générale qui règne sur nos économies compte tenu de la crise sanitaire actuelle. Les budgets de ce type de festivités sont généralement dépassés et, au minimum, multiplié par deux. Les 10% seront ainsi facilement ramenés à 5. Ce sont des sites qui devaient être construits pour l’occasion auxquels on renoncerait. Après tout il y a assez de piscines et de stade disponibles en région parisienne sans avoir besoin d’en construire de neufs pour faire parader des musculeux. Le département de la Seine-Saint-Denis où devaient être érigées ces constructions inutiles déjà se plaignent et réclament des compensations.

L’idéal serait bien sûr une annulation totale de cette manifestation objet d’une gabegie financière considérable et l’octroi d’exonérations fiscales indécentes au Comité international olympique (CIO), organisation mafieuse basée en Suisse, plus connue par les détournements de fonds dont elle se rend régulièrement coupable que par les records sportifs des athlètes qu’elle chapeaute.

Une solution alternative serait peut-être de mettre fin aux exonérations fiscales exigées par le CIO, et octroyées en l’occurrence par la République française dans sa Loi de Finances, comme le stipule le contrat en son article 22.3 rappelé ci-dessous.

Tout versement et autres contributions de la part du CIO, d’Entités contrôlées par le CIO et/ou du Chronométreur officiel au COJO seront totalement affectés à la planification, à l’organisation, au financement et à la tenue des Jeux, et les revenus de ces parties en lien avec les Jeux seront pleinement alloués au développement du Mouvement olympique et à la promotion du sport conformément à la Charte olympique. Pour cela, le CIO, toute Entité contrôlée par le CIO et/ou le Chronométreur officiel ne seront pas sujets à ou redevables dans le Pays hôte d’impôts directs ou indirects sur les versements en leur faveur effectués par le COJO au titre de revenus générés en relation avec les Jeux, ni sur les versements effectués par ces parties au COJO (notamment, pour plus de clarté, les versements effectués en contrepartie des services fournis par le COJO ou par son intermédiaire).

Contrat ville hôte – Principes – Jeux de la XXXIIIe Olympiade en 2024

Lire aussi : Escroquerie nationale en cours

Tokyo qui était la ville organisatrice des JO à l’été 2020 a été contrainte de les reporter en 2021 pour cause de coronavirus et cherche également à baisser ses dépenses. Une annulation pure et simple est toujours possible, et souhaitable, comme pour Paris d’ailleurs. De l’eau va encore couler sous les ponts et les centaines de milliers de morts supplémentaires qui ne manqueront pas d’arriver d’ici la du fait de la pandémie en cours, feront peut-être apparaître à la face du monde l’inanité de telles dépenses pour le sport et non les systèmes de santé…

Le langage de ploucs des nouveaux dirigeants

C’est la nouvelle dérive, celle du langage, qui atteint désormais les plus hauts dirigeants de la planète. On était habitué au mots fleuris de Booba et des supporters de fouteballe. Voici maintenant que les dirigeants eux-mêmes se mettent à parler comme des caquettes-baskets de banlieue en utilisant un langage ordurier, se tutoyant, s’insultant, tout ceci bien e tendu par l’intermédiaire des médias… Quelle époque !

Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale… Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale…
Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela…
Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose.
Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les “gilets jaunes” ont envahi la France.

Le président turc au président français – 29/11/2019

Les forces politiques libanaises, leurs dirigeants, les dirigeants des institutions libanaises n’ont pas souhaité respecter l’engagement pris devant la France et la communauté internationale. Ils ont décidé de trahir cet engagement… Je prends acte de cette trahison collective… J’ai honte pour les dirigeants libanais… [et ce] système de corruption où tout le monde se tient parce que tout le monde a touché. Aujourd’hui, quelques dizaines de personnes sont en train de faire tomber un pays.

Le président français à la classe politique libanaise – 27/09/2020

Crazy Joe Biden is trying to act like a tough guy. Actually, he is weak, both mentally and physically, and yet he threatens me, for the second time, with physical assault. He doesn’t know me, but he would go down fast and hard, crying all the way. Don’t threaten people Joe!

Le président américain au sujet de son challenger démocrate Biden – 22/03/2018

Can you believe the worst Mayor in the U.S., & probably the worst Mayor in the history of #NYC, @BilldeBlasio, just called me a blow hard!

Le président américain au sujet du maire de New York de Blasio – 20/11/2015

A consulter : une page web du New York Times qui recensent les principales insultes proférées par le président américain du moment sur :

Twitter : https://www.nytimes.com/interactive/2016/01/28/upshot/donald-trump-twitter-insults.html.

Certaines sont inattendues venant d’un président mais on sait que Trump n’a aucune barrière ni quant à la vérité de ce qu’il dit, ni, encore moins, sur la forme de ses déclarations. Cet abandon de toute mesure, cet abaissement du discours politique, cette vulgarisation du langage a pour but de plaire au peuple et de rapporter des voix. Cela doit sans doute fonctionner à court terme, on peut craindre l’inverse à moyen et long terme. L’abrutissement des masses n’est jamais payant et tous s’en mordront les doigts un jour.

Le président français ne devrait pas se mettre au niveau de ses collègues Erdogan ou Trump et polémiquer par médias interposés. S’il y a des messages à faire passer il vaut sans doute mieux les faire comprendre par des actions ciblées que des messages Twitter en 140 signes. Ne pas répondre par les mêmes voies aux attaques de caniveau des uns ou des autres honorerait la France et ses représentants.

Si l’on est mécontent des actions d’un Etat tiers contre l’Europe ou la France, une restriction temporaire de la délivrance de visas ou des autorisations d’investissement devrait être plus rapidement compréhensible que des messages sur les réseaux dits sociaux qui ne font qu’attiser des réactions vulgaires et braillardes. La République peut mener ces actions sans le dire, ce serait plus malin et sans doute plus efficace. Il y aurait bien sûr des mesures de rétorsion à anticiper mais les négociations qui s’en suivraient seraient initiées sur une bien meilleure base.

« Comme en 40 » au Musée de l’Armée – Invalides

Le Musée de l’Armée retrace le traumatisme national que fut la défaite de juin 40 après que l’armée allemande eut enfoncé les armées belge, néerlandaise et française très en de violents combats entre mi-mai et mi-juin 1940. A une date toujours incertaine, le 15, 23 ou 28 juin, Hitler fait l’unique voyage de sa vie à Paris pour contempler sa victoire. Le 22 juin il assiste à la signature de l’armistice entre les Allemands et les Français dans le wagon de la forêt de Compiègne où avait été signé en 1918 un armistice entre les mêmes parties… La ligne Maginot était réputée imprenable, la Wehrmacht est donc passée au nord par la Belgique avant d’installer son QG avenue Kléber quatre semaines plus tard.

Les infographies nous détaillent la progression allemande vers l’ouest tout au long de ces quatre semaines. Les cartes nous montrent la zone occupée et la zone libre. Les photographies et les films nous illustrent les bombardements, l’évacuation de la poche de Dunkerque, les 8 millions de réfugiés lâchés sur les routes, la Wehrmacht défilant sur l’avenue Foch, le drapeau nazi hissé au sommet de la Tour-Eiffel, etc. Des mannequins nous présentent les costumes militaires des différentes armées, des deux côtés (nous sommes amis maintenant). Des vitrines nous exposent la presse, les ouvrages d’époque, dont « Main Kampf », les affiches de propagande comme les annonces faites aux citoyens par les autorités d’occupation (dont la mise à l’heure allemande des pendules françaises) où les autorités françaises.

La bataille de France fut bien plus rude que ce qu’il en resté dans l’imaginaire français et l’armée allemande y a laissé hommes et matériels qui lui manqueront plus tard. On parle de 60 000 morts de chaque côté. Elle fut aussi un terrible traumatisme pour la nation : les « Boches » pour la troisième fois en France en moins d’un siècle… et l’annonce du pouvoir absolu donné au vieux maréchal Pétain et à la clique des félons qui l’ont entouré pour mener la République à l’abîme !

Et comme nous sommes définitivement amis, l’exposition démarre sur l’esplanade des Invalides où sont parqués un char français et un Panzer. Certains doivent tout de même s’en retourner dans leurs tombes.