Sur les médias français les commentateurs pratiquent, ou pas, un féminisme sémantique qui n’engage pas à grand-chose. Lors du lancement d’un plateau télévisé ou radiophonique les animateurs l’entament généralement d’un sonore « bonjour à toutes, bonjour à tous », l’ordre compte. Quelques résistants se contentent d’un « bonjour à tous » ou, plus modestement d’un simple « bonjour ».
Selon l’Académie française, « tous », est un pronom indéfini pluriel employé « Pour désigner l’ensemble des êtres, des choses que l’on considère, dont on parle, que l’on envisage. » Il n’a donc pas besoin d’être féminisé puisqu’il inclut « l’ensemble des êtres ». C’est un mot épicène (désignant tout référent quel que soit son sexe ou son genre [ex. : la personne, le bébé, la girafe] – Wikipédia).
Voir : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9T1677
Les militants de la féminisation affichent ainsi à peu de frais leur engagement dans la bataille idéologique abordée dans un bel article de Michel Serres, membre de l’Académie française, à la jolie conclusion :
La grammaire révèle des solutions dont la facilité relative évite les batailles idéologiques d’autant plus féroces qu’elles soulèvent des tempêtes dans un verre d’eau.
https://www.academie-francaise.fr/la-bataille-ideologique
En poursuivant les recherches, on découvre qu’en écriture « inclusive » on écrit « tou-te-s » quant à la façon « neutre-binaire : « touxtes » ou « touls » font l’affaire.
On vit vraiment une époque formidable !

