La perspective des élections présidentielles françaises en mars 2027 et la grave dérive des finances publiques de la République attisent les convoitises de plus de 30 candidats pour entrer au Palais de l’Elysée et gouverner le pays. Les plateaux télévisés font assaut de débats conflictuels où les journalistes provoquent avec gourmandise conflits et agressivité entre les débatteurs. Ceux-ci s’écharpent, assis sur leurs certitudes, inspirés par des idéologies mal comprises. Ceux qui paraissent raisonnables, au centre et à droite sont sommés de se justifier du bilan des dix dernières années qui est en train de mal se terminer avec stagflation, hausse du chômage, réforme des retraites au point mort et, surtout, absence complète de « marges de manœuvre » (en français : « il n’y a plus de sous dans la caisse »). Les centaines de milliards d’euros d’argent public déversés annuellement dans le pays, aux particuliers comme aux entreprises, ont asséché les ressources dont dispose la République et de nouveaux « besoins urgents » apparaissent tous les jours. Tout a été distribué et même plus puisque le pays s’est lourdement endetté pour combler la différence entre dépenses et recettes, écart qui ne cesse de s’accroître.
On note malgré tout que personne à ce stade n’a encore envisagé de remettre en cause l’organisation des jeux olympiques « Alpes Françaises 2030 » et son cortège de dépenses publiques toujours jugées prioritaires.
Les extrêmes de gauche et de droite surfent sur ce chaos financier en déroulant leurs vieilles lunes, entre « taxer les riches » ou instaurer « la préférence nationale », qui plaisent à leurs électorats. Ils ne sont pas loin des portes du pouvoir, les premiers appelant déjà à « l’insurrection » si le vote portait les seconds au pouvoir.
Le peuple des électeurs se vautre dans la critique permanente et les revendications sans fin. « Ça manque de moyens » devient le slogan le plus relayé dans les dîners en ville et sur les plateaux médiatiques où les débats « populaires » succèdent aux sondages « populeux ». Les citoyens n’ont pas encore compris combien le pays est à la dérive et s’imaginent qu’il suffit de dépenser les sous qu’il n’a plus pour régler les problèmes qui naissent tous les jours. En réalité le pays s’avachit sur lui-même, sans projet autre que de rabaisser l’âge légal de la retraite ou de « taxer les riches ». La tentation d’élire un président populiste, trotskyste dans un cas, nationaliste dans l’autre, est forte et pas loin de réussir.
Que le vote des électeurs parle et ceux-ci en verront bien le résultat. C’est d’ailleurs le seul moyen de mettre ceux-ci face à leurs responsabilités puisque le dialogue et la raison ont disparu depuis longtemps du pays. Vous voulez d’un président trotskyste ou nationaliste ? Eh bien votez pour lui, le système démocratique français si vilipendé par presque tous le permet. Il suffit de le faire.
Résultat des courses en mai prochain ! Evaluation des performances une ou deux années plus tard.

