C’est l’histoire d’un bunker de cinq étages construit durant la dernière guerre mondiale qui communiquait des coordonnées de tir aux puissantes batteries allemandes basées sur l’estuaire de l’Orme. Réaménagé en musée il montrer les conditions dans lesquelles opéraient les soldats allemands à l’époque. Ceux-ci étaient souvent logés dans les environs dans des maisons réquisitionnées et faisaient leurs quarts dans la forteresse. Les différents étages montrent les conditions de travail de la soldatesque et l’affectation des pièces avec du matériel d’époque : aération, radio, prises de mesures, salle des cartes, dortoirs…
Le béton étant certifié deutsche qualität les alliés n’arrivèrent pas à le détruire ni pendant ni après le débarquement de juin 1944. Il fallut que la garnison allemande qui s’y trouvait rende les armes pour qu’ils puissent pénétrer dans le blockhaus et le neutraliser.
A ses pieds s’étend l’immense plage de Ouistreham, baptisée Sword beach pour les besoins du débarquement. Elle fut attribuée aux Britanniques. Au large, le cuirassé français Le Courbet avait été sorti de son cimetière marin pour être coulé et servir de brise-lames artificiel, avec d’autres navires. Bien que coulé, sa tourelle anti-aérienne continuât à fonctionner, gênant les avions allemands et poussant l’ennemi a le torpiller dans la nuit du 15 au 16 août 1944. Le mât du cuirassé a été récupéré et trône fièrement ç l’entrée du port de plaisance de Ouistreham-Riva-Bella.

C’est également sur Sword beach que débarquèrent les hommes du commando Kieffer qui participât glorieusement à la sanglante bataille de Normandie.
Aujourd’hui, alors que le canon tonne à l’est de l’Europe, l’Allemagne réarme et affiche sa volonté de redevenir la première armée du continent… Autre époque !

