Le président des Etats-Unis aime les cartes géographiques et le fait savoir sur son réseau dit « social ». La dernière carte qu’il a publiée montre le drapeau américain recouvrant, outre les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Groenland, l’Islande et toutes les iles caraïbes, notamment Cuba, Haiti, Saint-Domingue, et… la Guadeloupe et la Martinique qui pour le moment sont sous la souveraineté française.
On connaissait les visées américaines sur le Canada, le Groenland ou le détroit d’Ormuz, qui ont déjà été exprimées avec fracas. Voici qu’elles sont maintenant élargies aux Antilles et à l’Islande. Cela prêterait à sourire si ce n’était le président des Etats-Unis d’Amérique qui les exprimait. On ne sait jamais bien si ces revendications relèvent de la blague potache ou sont sérieuses. Elles sont en tout cas posées ouvertement sur la table, sous une forme hétérodoxe certes, mais affichées ouvertement.




Les Occidentaux plus habitués à la diplomatie de Talleyrand ou de Kissinger regardent un peu effarés le chemin emprunté par les Etats-Unis et redoutent que leurs pays suivent la même direction. Grandeur et décadence de la démocratie et de son vote populaire.
A la réflexion, si les Antilles françaises étaient intéressées par rejoindre la bannière étoilée ce serait peut-être un bon moyen d’entamer leur décolonisation si difficile à gérer depuis Paris…

