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	<title>Autres no-musique &#8211; Total Blam-Blam</title>
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	<description>Back from Suffragette City</description>
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	<title>Autres no-musique &#8211; Total Blam-Blam</title>
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		<title>« Calder – Rêver en équilibre » à la fondation Louis Vuitton</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/05/calder-rever-en-equilibre-a-la-fondation-louis-vuitton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 20:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Alexander Calder (1898-1976), artiste-sculpteur américain, est surtout connu du grand public français pour ses célèbres mobiles aux formes aérées, en couleurs ou en noir-et-blanc, composés de différents matériaux mais toujours le fruit d’un équilibre subtil entre l’air et la forme. L’exposition nous montre à voir ses nombreux autres talents, à commencer par les premières salles [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Alexander Calder (1898-1976), artiste-sculpteur américain, est surtout connu du grand public français pour ses célèbres mobiles aux formes aérées, en couleurs ou en noir-et-blanc, composés de différents matériaux mais toujours le fruit d’un équilibre subtil entre l’air et la forme. L’exposition nous montre à voir ses nombreux autres talents, à commencer par les premières salles consacrées à sa passion du cirque et à la minutie avec laquelle il a recréé toutes les scènes en miniature avec personnages, animaux et ustensiles, et du simple fil de fer ainsi que la possibilité d’animer mécaniquement ces numéros. On peut ainsi voir un acrobate sauter sur un cheval ou un haltérophile soulever sa fonte. Sur une vidéo on voit l’artiste, déjà âgé, pousser le petit cheval et déclencher le saut de l’acrobate au bon moment. Il lui a suffit de fil de fer, de quelques ressorts et bobines, et de beaucoup d’ingéniosité pour réaliser ce très riche jeu de construction qu’il anime avec la malice d’un gamin devant son mécano. Il mettra cinq années pour développer ce cirque miniaturisé alors qu’il habitait Paris durant l’entre-deux-guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il réalise aussi des portraits très réalistes en tordant du fil de fer devant ses modèles qui posent. Ceux de Josephine Baker sont frappants de ressemblance. A Montparnasse où il fréquente Mondrian, Picasso, Fernand Léger et, même, Jean-Paul Sartre, il est connu sous le nom du « roi du fil de fer ». Il se met ensuite à la peinture abstraite, retourne aux Etats-Unis quand les nazis arrivent au pouvoir en Allemagne, se lance dans la construction d’œuvres abstraites et plus mobiles du tout, revient en France et aux mobiles avec une belle série consacrées aux poissons, crée des bijoux avec des fils en cuivre, se lance dans les sculptures monumentales exposées en extérieur devant des bâtiments publics, bref, une vie guidée par une inventivité sans limites.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="893" height="717" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/06/Calder_Rever-en-equilbre-b.jpg" alt="" class="wp-image-32015" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/06/Calder_Rever-en-equilbre-b.jpg 893w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/06/Calder_Rever-en-equilbre-b-300x241.jpg 300w" sizes="(max-width: 893px) 100vw, 893px" /><figcaption class="wp-element-caption">ALEXANDER CALDER, « La Grande Viresse, 1969 »</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Rêver en équilibre&nbsp;» retrace le parcours d’un grand enfant à travers le XXe siècle qu’il a parcouru avec ses yeux ébahis et curieux pour nous en restituer la légèreté malgré les barbaries qui l’ont marqué.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Exposition &quot;Calder. Rêver en équilibre&quot; | Teaser" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/bBgVHJ9kDqw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<item>
		<title>« Lee Miller » au Musée d&#8217;art moderne de Paris</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/05/31800/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 15:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA["Nacht und Nebel"]]></category>
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					<description><![CDATA[On connait mieux la photographe américaine Lee Miller (1907-1977) depuis le film biographique qui lui a été consacré en 2023&#160;: «&#160;Lee Miller&#160;». Passant du mannequinat à la création photographique, elle fréquente les plus grands, assistante et amante de Man Ray à Paris, elle intègre le groupe des surréalistes dans l’entre-deux-guerres, réalise des clichés de Picasso, [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">On connait mieux la photographe américaine Lee Miller (1907-1977) depuis le film biographique qui lui a été consacré en 2023&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://rehve.fr/2024/10/lee-miller-dellen-kuras/">Lee Miller</a>&nbsp;». Passant du mannequinat à la création photographique, elle fréquente les plus grands, assistante et amante de Man Ray à Paris, elle intègre le groupe des surréalistes dans l’entre-deux-guerres, réalise des clichés de Picasso, Eluard (et sa femme Nush), Magritte, Max Ernst, Cocteau…, repart à New&nbsp;York puis s’installe au Caire après avoir épousé un riche homme d’affaire égyptien. La déclaration de la guerre de 1939-1945 la surprend à Londres alors qu’elle travaille pour le magazine <em>Vogue.</em> Elle documente le blitz puis fait des pieds et des mains pour être accréditée par l’armée américaine sur les champs de bataille continentaux, à une époque où les reporters de guerre étaient exclusivement masculins. Couvrant la guerre jusqu’à la libération des camps de concentration de Buchenwald et Dachau en 1945 elle vit des expériences traumatisantes, au contact direct des soldats sur le front, qui la marqueront pour le reste de sa vie. Elle continue de façon épisodique son activité de photographe après la guerre avant de connaître une fin de vie pénible entre maladie et addictions. C’est après sa mort que son fils Anthony va rassembler et gérer les 60&nbsp;000 négatifs qui constituent d’éblouissantes et parfois tragiques archives du XX siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le musée d’art moderne présente une belle rétrospective de l’œuvre de Lee Miller. L’époque joyeuse des débuts dans les années 1920-1930 débute par des portraits de Lee pris par les grands photographes du moment. Elle est un modèle recherché et Cocteau la fait jouer le rôle d’une statue animée dans son film «&nbsp;Le sang d’un poète&nbsp;» dont un extrait est visionnable dans la première pièce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une série de ses clichés se concentre sur le pouvoir érotique de la photographie, sans doute peu exploité jusqu’ici. Une autre concerne son séjour égyptien et sa fascination pour le désert. Mais sans conteste la période la plus émouvante est celle concernant la guerre. On y voit les ruines de Londres durant le blitz et les tentatives désespérées de la population qui tente de vivre. Plus tard, arrivée en France au lendemain du débarquement en Normandie, elle photographie les champs de bataille, ou plutôt comment les combattants et les civils survivent au milieu du chaos guerrier. Il y a aussi la célèbre série prise dans l’appartement d’Hitler à Munich, et les clichés d’elle prenant un bain dans la baignoire du Führer alors qu’on vient d’apprendre son suicide dans son bunker de Berlin. Elle passe par le Berghof encore en flammes après que les SS en fuite l’aient incendié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, bien sûr, on en arrive à la série sur les camps de concentration, exposée dans une salle aux murs noirs précédée d’un avertissement pour les âmes sensibles. Beaucoup ont déjà vu ces clichés qui montrent les piles de cadavres, les survivants émaciés dans leur costume rayés, les regards incrédules des soldats alliés devant ce qu’ils découvrent, bref, la barbarie nazie dévoilée au reste du monde quasiment en temps réel car elle fut l’une des premières photographes à diffuser cette sordide vérité. Elle dut même insister lourdement auprès de <em>Vogue, </em>d’abord pour certifier la réalité de ce que dévoilaient ses photographies, ensuite pour que le magazine accepte de les publier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette rétrospective des photographies de Lee Miller se révèle la personnalité hors du commun d’une artiste qui a su passer avec une égale créativité de la mode au surréalisme, de la guerre aux portraits de Picasso. Sa volonté de photographier la guerre marquait son désir de participer à cette guerre, du bon côté, et pas uniquement pour y faire des photos. Elle a aussi écrit sur le terrain nombre d’articles sur cette épopée. Une photo montre d’ailleurs une machine à écrire Remington cabossée après un bombardement comme symbole du journalisme qui doit survivre quoi qu’il arrive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ses clichés sont en noir en blanc, pris au Rolleiflex, l’appareil emblématique de l’époque, bien moins pratique que les appareils d’aujourd’hui. Lee devait souvent développer et agrandir elle-même ses négatifs, dans une boutique de photos dans Saint-Malo sous les bombes, dans un lavabo de circonstance sur le front. Beaucoup des tirages présentés sont d’époque illustrant le grand soin qu’elle mettait dans l’agrandissement aussi important pour elle que la prise de vue dans la réussite de l’ensemble. Quelques agrandissements modernes ont dû être réalisés quand les originaux étaient trop détériorés par le temps. Intéressée par la technique elle a profité du climat plus léger des années folles pour innover dans le processus de solarisation des images dont le rendu cadrait très bien avec la folie surréaliste. Seules une ou deux photos, de mode, sont en couleurs lorsque qu’elle testa à Londres durant la guerre les pellicules Kodachrome qui venaient d’être inventées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’indique son fils, elle a sans doute été durablement atteinte par ce qu’elle a découvert et souffert ensuite de ce qu’on appelle aujourd’hui le syndrome post-traumatique, comme des millions de survivants anonymes de cette époque. Par son engagement personnel elle a su faire comprendre et partager avec ses clichés les origines de ce syndrome. En ceci elle a véritablement œuvré comme une exceptionnelle chroniqueuse de son temps en y sacrifiant une partie de son âme. Comment la sensibilité d’une artiste pourrait-elle subir sans souffrances pareille vision de notre barbarie&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lire aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.leemiller.co.uk/">Les archives de Lee Miller</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-total-blam-blam wp-block-embed-total-blam-blam"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sjFOVGuqyX"><a href="https://rehve.fr/2024/10/lee-miller-dellen-kuras/">« Lee Miller » d’Ellen Kuras</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Lee Miller » d’Ellen Kuras » &#8212; Total Blam-Blam" src="https://rehve.fr/2024/10/lee-miller-dellen-kuras/embed/#?secret=IzZcUxnu9X#?secret=sjFOVGuqyX" data-secret="sjFOVGuqyX" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>« Les rayons et les ombres » de Xavier Giannoli</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/04/les-rayons-et-les-ombres-de-xavier-giannoli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 21:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce film de Xavier Giannoli revient sur la douloureuse époque des années 1930 jusqu’à la fin de la IIe guerre mondiale, durant laquelle le journaliste et patron de presse français Jean Luchaire (1901-1946) et son ami allemand Otto Abetz (1903-1958), amateur d’art et admirateur de la littérature française, qui fut ambassadeur de l’Allemagne nazie en [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce film de Xavier Giannoli revient sur la douloureuse époque des années 1930 jusqu’à la fin de la IIe guerre mondiale, durant laquelle le journaliste et patron de presse français Jean Luchaire (1901-1946) et son ami allemand Otto Abetz (1903-1958), amateur d’art et admirateur de la littérature française, qui fut ambassadeur de l’Allemagne nazie en France durant toute la guerre, passèrent de l’idéalisme à l’ignominie, entraînant dans leur chute la fille de Jean, Corinne. Le titre de ce long métrage fait référence au recueil éponyme de poèmes de Victor-Hugo, publié en 1840, un ensemble alternant entre la beauté et la tristesse, l’amour et la mort. Une histoire somme toute banale illustrée par un scénario qui ne l’est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’entre-deux guerres mondiales, Luchaire et Abetz affichent un relatif idéalisme sur l’amitié franco-allemande basé sur le «&nbsp;plus jamais ça&nbsp;», cri du cœur des survivants des massacres de la guerre de 1914-1918. Relatif seulement car Abetz est déjà proche du régime national-socialiste qui monte en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis la guerre arrive, la France est occupée par l’armée allemande, Abetz est nommé ambassadeur à Paris où il retrouve son ami Luchaire. Les premiers mois ils semblent se préoccuper d’aider la presse et les intellectuels français à survivre dans cette atmosphère guerrière, puis assez rapidement le Français va céder au chant des sirènes de la collaboration&nbsp;: marché noir, fêtes somptuaires, petits services demandés à l’Allemand pour les copains et les coquins, compromissions diverses pour faire survivre son journal dont le rédacteur en chef est ouvertement antisémite. De son côté, l’Allemand qui est membre du parti nazi applique les instructions qu’il reçoit de Berlin et participe au durcissement de l’occupation, notamment en facilitant la déportation des juifs vers les camps de la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Corinne est actrice et, elle aussi, se laisse dériver dans le maelstrom de la collaboration pour continuer à travailler mais aussi pour profiter de tous ces petits plaisirs plutôt rares en temps de guerre&nbsp;: alcool, drogues, soirées à l’ambassade d’Allemagne rue de Lille sous les bannières nazies…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean et Corinne sont tous deux atteints de la tuberculose, une maladie dont on mourrait beaucoup à l’époque où le vaccin n’existait pas encore. Peut-être cette perspective mortifère explique aussi pourquoi ils ont glissé si facilement dans un présent de corruption morale sans avenir&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les choses se terminent mal&nbsp;: l’Allemagne perd la guerre, Jean Luchaire est fusillé, Corinne, de plus en plus malade, est condamnée à 10 ans d’indignité nationale. Au début du film on la découvre essayer de survivre dans Paris avec la fille qu’elle eut avec un aviateur autrichien de la <em>Luftwaffe</em>. Otta Abetz sera jugé, condamné, amnistié avant de décéder dans un banal accident de voiture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seule lumière d’humanité dans cette atmosphère délétère, le réalisateur juif-ukrainien (dont la famille a été exterminée dans les camps allemands) qui avait fait débuter Corinne dans ses premiers films, et qui ayant survécu à la guerre, revient la voir à Paris après la libération, prendre de ses nouvelles et lui proposer un nouveau film à tourner en Italie, elle mourra avant que ne débute ce projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film est perturbant. Il a d’ailleurs créé des débats, nous sommes en France où la polémique est érigée en mode de fonctionnement… Les personnages principaux ont réellement existé. Certains politiques et historiens contemporains se sont emparés du sujet pour attribuer les dérives collaborationnistes de l’époque à la droite ou à la gauche, c’est selon. Ces disputes 80 ans après les faits n’ont guère d’importance. Elles révèlent que personne n’est très à l’aise avec le fait historique des errements, parfois criminels, de la collaboration avec l’occupant, qui a été le fait de citoyens français, parfois idéologisés, souvent juste attirés par le lucre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur s’est entouré d’historiens pour cadrer les personnages principaux du film, Corinne et Jean Luchaire, et Otto Abetz, tout en ajoutant quelques scènes fictionnelles qui ne changent pas la façon dont ils sont présentés&nbsp;: des arrivistes oubliant l’honneur et la morale au profit de leurs petits intérêts personnels. Même si leur cheminement vers la dépravation est progressif, l’aboutissement est sans appel. Evidemment, à la sortie de la séance le spectateur mal à l’aise ne peut s’empêcher de s’interroger sur ce qu’il aurait fait dans une situation pareille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résister en temps de guerre (ou de dictature) c’est une affaire intime de courage. Bien malin celui qui peut affirmer avec certitude si, en ces circonstances, il en aurait fait suffisamment preuve pour risquer sa vie et défendre la patrie. L’histoire a montré que nombre de ceux qui ont résisté ne furent pas forcément ceux que l’on attendait, et vice-versa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est sûre&nbsp;: lorsque son pays est occupé par un voisin, mieux vaut éviter d’aller parader dans des réceptions fastueuses de l’ambassade ennemie. Il n’est pas recommandé non plus de faire des affaires avec l’occupant. Dans tous les cas il faut s’attendre à devoir rendre des comptes une fois l’occupation terminée, car le plus souvent elle se termine un jour. Jean Luchaire est sans doute conscient des risques pris mais son attrait pour la corruption le rend lâche. Sa fille Corinne se laisse aller à le suivre sans trop réfléchir, par manque de personnalité, par admiration pour son père et aussi par facilité. Suiviste, elle est la plus à plaindre dans cette histoire et la tuberculose va la tuer bien plus sûrement que ses juges, ce qui bien sûr ne l’exonère de rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film de Giannoli montre la chute abyssale du père et de la fille dans la trahison de la collaboration, au cœur du mal. Dans une interview au journal <em>Le Monde </em>le réalisateur déclare&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Mon obsession était de ne pas faire de contresens en m’autorisant les torsions historiques qu’impose un film. Je n’avais pas le droit de faire des contrevérités historiques, et je mets au défi n’importe qui d’en relever une dans mon film. Ceux qui ont relevé ce qu’ils croient être des erreurs connaissent l’histoire de la période, de Vichy, dans le meilleur des cas, mais pas précisément celle de Jean Luchaire, de sa fille ou d’Abetz.<br>…</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers lui [Jean Luchaire], je ne fais pas le portrait de « la » collaboration. Je n’aurais jamais eu cette prétention. Je traite un caractère individuel et singulier de collaborationniste. … Reste que nous savons que le chaos de la collaboration est complexe, et que des gens venant d’horizons différents se sont compromis.</p>
<cite>Le Monde – 18/04/2026</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est atteint, la méthode est efficace, le film est mordant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son procès à la fin du film, le procureur assène à Jean Luchaire, patron de presse&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Les mots des salauds arment le bras des imbéciles&nbsp;!</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Une parfaite épitaphe pour cette période comme pour ce film intéressant. Oui, souvent lâcheté et bêtise se mêlent pour aboutir à la dévastation.</p>



<p class="is-style-text-annotation is-style-text-annotation--2 wp-block-paragraph">NB&nbsp;: Le film est très long&nbsp;: 3h15. De (trop) nombreuses scènes montrent les Luchaire tirer sur leurs cigarettes ou expectorer des crachats sanglants fruits de leur phtisie, provoquant ainsi l’écœurement des spectateurs. Le réalisateur aurait pu en économiser quelques-unes ce qui aurait permis de réduire la durée de la séance sans occulter le fait que Jean a transmis sa tuberculose à sa fille Corinne.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Matisse, 1941 – 1954 » au Grand-Palais</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/04/matisse-1941-1954-au-grand-palais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 09:33:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Grand Palais expose les œuvres produites par Henri Matisse (1869-1954) lors des dernières années de sa vie. Après avoir subi une grave opération en 1941, des suites d’un cancer, il refuse de s’exiler aux Etats-Unis d’Amérique comme le lui proposent nombre de ses pairs artistes. Il a près de 80 ans, rescapé d’un cancer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le Grand Palais expose les œuvres produites par Henri Matisse (1869-1954) lors des dernières années de sa vie. Après avoir subi une grave opération en 1941, des suites d’un cancer, il refuse de s’exiler aux Etats-Unis d’Amérique comme le lui proposent nombre de ses pairs artistes. Il a près de 80 ans, rescapé d’un cancer alors que les médecins lui avaient laissé peu d’espérance de vie, il se lance dans une frénésie de créativité, entre Nice et Vence. Sa volonté de rester en France en cette période d’occupation allemande est aussi un acte politique de résistance à l’envahisseur. Sa femme et sa fille seront arrêtées par la Gestapo, cette dernière torturée, avant d’être libérées. Henri Matisse ignorait qu’elles appartenaient toutes deux à un réseau de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des tableaux majeurs sont présentés, dont <em>Grand intérieur rouge, </em>une nature qui serait presque morte ne seraient-ce un chat et un chien jouant sous ta table sur laquelle sont posés des vases remplis de fleurs aux couleurs éclatantes. Les meubles dans la pièce et les tableaux accrochés au mur sont tracés avec des traits simples et naïfs, des perspectives qui paraissent approximatives. L’ensemble rend une atmosphère, joyeuse et enfantine où il fait bon vivre. Le rouge (prédominant dans la majorité des toiles de l’exposition) donne un sentiment de chaleur familière. Un chef d’œuvre&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres toiles éblouissantes montrent des séries de bouquets de fleurs en gerbe, dont l’une déclinée en noir-et-blanc. Elles illustrent l’extrême sensibilité de Matisse à la nature. Il est vrai que qu’on ne fait pas mieux comme modèle en matière palette de couleurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">La vie est tendance, et l’essence d’une tendance est de se développer en forme de gerbe, créant, par le seul fait de sa croissance, des directions divergentes entre lesquelles se partagera son élan.</p>
<cite>L’évolution créative – Bergson 1907, relu par Matisse en 1944</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux dessins de portraits sont exposés dont ceux, simplissimes, dans lesquels le visage est représenté d’un simple trait de fusain, tracé d’une main habile. Une courte vidéo le montre en train de croquer l’un de ses petits-fils qu’il regarde avec attention avant de le transcrire sur le support papier. Il ne se reprend qu’à une seule reprise pour gommer l’oreille du garçonnet et la redessiner avec encore plus de réalisme. Le résultat est délicieux. D’autres modèles sont aussi présentés dont son celui de son ami Aragon qui publiât «&nbsp;Henti Matisse, roman&nbsp;», recueil de textes écrits par le poète sur le peintre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin de l’exposition est consacrée aux découpages sur papier gouaché collés ensuite sur des fonds peints ou neutres. C’est là qu’apparaissent les célèbres «&nbsp;Nus bleus&nbsp;», sortes de femmes aux formes pulpeuses et désarmantes. On a tous utilisé des marque-pages, ou signé des cartes postales, siglés de ces célèbres formes bleues. Une seconde vidéo le montre découpant le papier à l’aide d’un gros ciseau de couturier pour créer les formes rondes et modernes qui composent les personnages de ces créations.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas de rupture entre mes anciens tableaux et les découpages, seulement, avec plus d’absolu, plus d’abstraction, j’ai atteint une forme décantée jusqu’à l’essentiel.</p>
<cite>Matisse – 1952</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Matisse a aussi travaillé à l’élaboration d’un livre illustré : <em>Jazz, </em>exposé ici, composé de découpages posés sur un fond peint pour accompagner un texte sur l’art calligraphié et peint par Matisse lui-même en grosse lettres rondes et enfantines. Sur l’une des scènes on voit Icare au milieu des étoiles jaunes d’un ciel bleu uni, monter vers le soleil ou, au contraire, chuter après l’avoir trop approché ; chacun y voit ce que son humeur lui inspire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des superbes œuvres du peintre qui ont illuminé le regard du visiteur, celui-ci ressort de l’exposition marqué par l’enthousiasme de ce créateur qui, a 80 ans passés, a, à ce point, débordé d’idées et d’énergie. Il dessinait encore la veille de sa mort. C’est bien sûr la marque des vrais artistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lire aussi</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://rehve.fr/2024/06/matisse-latelier-rouge-a-la-fondation-louis-vuitton/" data-type="post" data-id="27734">«&nbsp;Matisse, l’atelier rouge&nbsp;» à la fondation Louis Vuitton</a></li>



<li><a href="https://rehve.fr/2023/05/matisse-cahiers-dart-le-tournant-des-annees-30-au-musee-de-lorangerie/" data-type="post" data-id="24729">«&nbsp;Matisse. Cahiers d’art, le tournant des années 30&nbsp;» au musée de l’Orangerie</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En passant au Louvre</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/04/en-passant-au-louvre-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 21:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Au département de la sculpture française la statue du printemps distribue ses fleurs depuis la fin du XVIIe siècle. Un peu plus loin une œuvre du XIXe rappelle le mythe antique d’Œdipe sans lequel le monde et la psychanalyse eussent été bien différents. Avant de tuer son père et d’épouser sa mère, le tout sans [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Au département de la sculpture française la statue du printemps distribue ses fleurs depuis la fin du XVIIe siècle.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="733" height="1024" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Oedipe-ranime-par-Phorbas-733x1024.jpg" alt="" class="wp-image-31753" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Oedipe-ranime-par-Phorbas-733x1024.jpg 733w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Oedipe-ranime-par-Phorbas-1100x1536.jpg 1100w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Oedipe-ranime-par-Phorbas-1466x2048.jpg 1466w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Oedipe-ranime-par-Phorbas-scaled.jpg 1833w" sizes="auto, (max-width: 733px) 100vw, 733px" /><figcaption class="wp-element-caption">Oedipe enfant rappelé à la vie par le berger Phorbas qui l&rsquo;a détaché de l&rsquo;arbre (XIXe siècle, CHAUDET Antoine Denis ; CARTELLIER Pierre ; DUPATY Louis Marie)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu plus loin une œuvre du XIXe rappelle le mythe antique d’Œdipe sans lequel le monde et la psychanalyse eussent été bien différents. Avant de tuer son père et d’épouser sa mère, le tout sans le savoir, Œdipe avait été abandonné par ces parents à qui un oracle de la Pythie avait annoncé cette funeste fin. Accroché par les pieds à un arbre, il est sauvé par le berger Phorbas qui le ranime, lui permettant ainsi de réaliser l’innommable oracle. Cela a au moins servi l’inspiration des artistes et de… Freud et n&rsquo;a point trop desservi l&rsquo;amour si bien représenté par Vénus !</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Venus-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-31754" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Venus-768x1024.jpg 768w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Venus-1152x1536.jpg 1152w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Venus-1536x2048.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Louvre_20260405_Venus-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">La Baigneuse, Vénus sortant du bain (Allegrain, Christophe-Gabriel [Paris, 1710 &#8211; Paris, 1795])</figcaption></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« This Will Not End Well”, Nan Goldin</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/03/this-will-not-end-well-nan-goldin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 22:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Nan Golding, photographe américaine née en 1953 à Washington (72 ans), expose à Paris au Grand Palais et à la chapelle Saint-Louis de l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Observatrice attentive de son époque, elle a fixé sur la pellicule les dérives qui ont ravagé son pays et son entourage, ainsi qu’elle-même, depuis les années 1970 : la drogue, [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Nan Golding, photographe américaine née en 1953 à Washington (72 ans), expose à Paris au Grand Palais et à la chapelle Saint-Louis de l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Observatrice attentive de son époque, elle a fixé sur la pellicule les dérives qui ont ravagé son pays et son entourage, ainsi qu’elle-même, depuis les années 1970 : la drogue, le Sida, les addictions diverses, l’oppression des milieux queers, la prostitution, les violences conjugales. Ses photos, la plupart du temps prises de nuit, sont majoritairement des portraits, ceux de ses proches ou d’inconnus rencontrés dans des fêtes, des bars, la rue. Les portraiturés sont montrés sans pose ni artifices, affichant souvent la dégradation de leurs corps et laissant imaginer celle de leurs âmes. Il y a aussi des paysages urbains, souvent flous, et, parfois, l’image éclatante d’une fleur de magnolia sur fond de ciel bleu. L’exposition est organisée en six diaporamas, cinq sont diffusés sous de lourdes tentes noires montées dans le salon d’honneur du Grand Palais, le sixième étant projeté sous le dôme de la chapelle Saint-Louis à la Salpêtrière.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Hopital-Pitie-Salpetriere_20260326_Chapelle-Saint-Louis-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-31667" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Hopital-Pitie-Salpetriere_20260326_Chapelle-Saint-Louis-1024x768.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Hopital-Pitie-Salpetriere_20260326_Chapelle-Saint-Louis-500x375.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Hopital-Pitie-Salpetriere_20260326_Chapelle-Saint-Louis-1536x1152.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Hopital-Pitie-Salpetriere_20260326_Chapelle-Saint-Louis-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Chapelle Saint-Louis, hôpital Pitié-Salpêtrière</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier intitulé <em>«&nbsp;Sisters, Saints, Sibyls, 2004-2022&nbsp;»</em>, est particulièrement bouleversant en ce qu’il raconte le destin foudroyé de sa sœur Barbara, suicidée à l’âge de 18 ans après une longue errance dans des établissements psychiatriques et l’éducation ultra-rigide d’une mère dictatoriale. Les photos et de courtes vidéos sont diffusées sur trois grands écrans disposés sous le dôme de la chapelle. Les spectateurs sont placés sur une plate-forme qui domine le sol où est disposé un mannequin couché dans un lit, sans doute d’hôpital, avec en tête de lit un de ces panneaux de liège sur lequel sont punaisés des photos ou des feuilles de température, à côté d’une modeste table de nuit avec un téléphone. A gauche des écrans et en hauteur, un autre mannequin est disposé torse nu avec des marques de brulure, référence à l’histoire de Sainte Barbara narrée au début du diaporama. Elle remonte au IVe siècle alors que le père enferme sa fille Barbara dans une tour pour préserver sa virginité. Elle y rencontre Dieu à qui elle veut consacrer sa vie, refusant les prétendants que son père lui présente. Celui-ci finit par la décapiter mais Dieu la venge en faisant brûler ce père criminel…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diaporama narre la descente aux enfers de Barbara Goldin, un peu rebelle, ne souhaitant pas suivre la voie tracée par ses parents. Ses tendances lesbiennes ajoutent à la réaction dramatiquement excessive d’une mère moyenâgeuse. Lors d’une de ses hospitalisations en établissement psychiatrique une infirmière dira qu’il aurait mieux fallu interner Mme que Mlle. Goldin. A peu à la même époque de ces années 1950, la mère de Lou Reed, dotée également d’une «&nbsp;forte personnalité&nbsp;» faisait subir des campagnes d’électrochocs à son fils pour tenter de barrer ses tendances homosexuelles… Comme Nan Goldin, Lou Reed a survécu à ces sévices mais aussi à nombre d’addictions mortifères, et ils ont créé de très grandes œuvres basées sur cette dévastation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déroulement des différentes étapes de la vie de Barbara est commenté par Nan, d’une voix monocorde, triste et se voulant neutre, sur des photos et courtes vidéos de famille sur lesquelles ont voit les deux sœurs et leur frère grandir dans une atmosphère que l’on dirait heureuse, autour des petits jardins gazonnés de pavillons tranquilles de la banlieue de Washington, jusqu’à ce que se profilent les premiers clichés de longs couloirs hospitaliers anonymes dans des bâtiments en briques rouges, puis, les rails sinistres sur lesquels s’est jeté Barbara au passage d’un train pour mettre fin à la torture psychique qui l’assaillait. Les dernières images s’étendent assez longuement sur le cimetière où une simple plaque scellée au sol marque sa présence, juste son nom, deux dates et la menora, chandelier à sept branches marquant la judéité de cette famille non pratiquante, perdue dans une immensité d’herbe verte. Nan s’attarde sur leurs parents en visite sur cette tombe avec leurs deux enfants survivants. Tout au long de leur vie elle continuera de les photographier, et même d’essayer de les faire parler. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="863" height="630" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Barbara.jpg" alt="" class="wp-image-31661" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Barbara.jpg 863w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Barbara-500x365.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 863px) 100vw, 863px" /><figcaption class="wp-element-caption">Barbara in Mask, Washington D.C. © Nan Goldin</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le documentaire « <a href="https://rehve.fr/2023/03/toute-la-beaute-et-le-sang-verse-de-laura-poitras/">Toute la beauté et le sang versé</a> » consacré à Nan Goldin, on la voit filmer ses parents au crépuscule de leur existence, et sa mère, questionnée par Nan sur le suicide de Barbara oppose une citation de Conrad comme toute réponse&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">C’est une drôle de chose que la vie, ce mystérieux arrangement d’une logique sans merci pour un dessein futile.<br>Le plus qu’on puisse en espérer, c’est quelque connaissance de soi-même -qui vient trop tard- une moisson de regrets inextinguibles.&nbsp;</p>
<cite>Joseph Conrad (Au cœur des ténèbres)</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">laissant transpercer l’émotion d’une mère que sa rigidité et ses principes lui interdisent d’exprimer par des mots ou des gestes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bande son est d’époque, aussi grave que les mots de Nan&nbsp;: Jefferson Airplane, Leonard Cohen, Jonny Cash, Marianne Faithfull, Nick Cave. En discutant avec un médiateur de l’exposition de Saint-Louis, on apprend que Nan est venue pour le vernissage et pour s’assurer que l’accrochage était conforme à ses demandes. Elle tenait à l’environnement offert par cette chapelle où elle avait déjà présenté ce même diaporama en 2004, au cœur de l’hôpital où Charcot créa un grand service de neurologie dans les années 1860 qui évolua progressivement vers la psychiatrie, inspirant Freud pour bâtir sa théorie psychanalytique. Plus récemment dans les années 1980, la Salpêtrière fut également un centre important pour la recherche et le traitement du Sida. Bref, un lieu qui parle à Nan Goldin&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les diaporamas présentés au Grand Palais sont bâtis sur les mêmes base de photos de l’existence <em>underground</em> mouvementée de Nan et des siens, que l’on dirait souvent prises au hasard mais qui forment un ensemble décapant d’une vie destructrice dont bien peu survécurent. Certaines de ces photos se retrouvent dans plusieurs diaporamas et donc dans des contextes différents mais elles font sens tant le sujet surplombant l’ensemble de ces clichés est celui des corps se débattant dans les souffrances de vies en apparence dissolues sujettes en réalité à d’insondables souffrances d’êtres qui en ont perdu le contrôle. Les diaporamas et leurs bandes-son ont continué d’évoluer au cours des années ayant suivi leurs créations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">The Ballad of Sexual Dependency, 1981-2022</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="874" height="582" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Ballad.jpg" alt="" class="wp-image-31660" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Ballad.jpg 874w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Ballad-500x333.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 874px) 100vw, 874px" /><figcaption class="wp-element-caption">French Chris at the Drive-in, N.J, 1979 © Nan Goldin</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les 700 photos montrent l’environnement amical de Nan dans lequel elle évoluait à cette époque&nbsp;: des bars, des chambres à coucher en désordre, des personnages outrageusement maquillés, sexualisés, des consommations diverses, mais aussi des rires au milieu de tout ce désespoir de personnages à la dérive inspirés par une espèce de chaleur triste, qui ne les a pas empêchés de se consumer. Bien sûr, le <em>Velvet Underground </em>et sa chanteuse iconique Nico occupent une place de choix dans la bande son.</p>



<h3 class="wp-block-heading">The Other Side, 1992-2021</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;The Other side&nbsp;» </em>est le nom d’un bar de Boston fréquenté par les «&nbsp;trans&nbsp;» dont Nan est tombée amoureuse et a partagé et photographié la vie durant plusieurs années (elle-même affirmant sa bisexualité). Elle a très tôt pris fait et cause pour cette communauté qui était très marginalisée et réprimée au début des années 1970 lorsqu’elle commença à s’intéresser à celle-ci.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Memory Lost, 2019-2021</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Consacré à la drogue et ses ravages, que Nan eut aussi à affronter personnellement, ce diaporama est éprouvant à regarder <em>a posteriori </em>quand on sait que la plupart des personnages filmés sont morts de ce fléau. Rares sont ceux qui ont su suffisamment le contrôler pour survivre. Nan Goldin fait partie de ceux-ci. On a envie de croire que c’est le fait de sa personnalité plutôt que du hasard, mais l’histoire ne le dit pas. Les messages qu’elle enregistrait à l’époque sur son répondeur téléphonique et qui sont restitués ici ont souvent trait à la drogue, sa consommation, sa livraison, son manque.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sirens, 2019-2020</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Sirens </em>on évolue à nouveau dans le monde de la drogue, mais dans son aspect euphorique, et à partir d’extraits de films qui ne sont pas de Goldin. La recherche de jouissance physique et psychique dans la drogue est plus ou moins justifié par les consommateurs, l’échec à trouver ces plaisirs est aussi abordé. L’une des personnes enregistrées explique que prendre sa dose c’est se retrouver «&nbsp;<em>dans les bras de Maman</em>&nbsp;»… Encore la mère&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Stendhal Syndrome, 2024</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="876" height="671" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Stendhal-syndrome.jpg" alt="" class="wp-image-31662" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Stendhal-syndrome.jpg 876w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Nan-Goldin_Stendhal-syndrome-500x383.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 876px) 100vw, 876px" /><figcaption class="wp-element-caption">Young Love, 2024 © Nan Goldin</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Goldin qui a vécut à Paris raconte ici ses éblouissements à l’occasion de visites au musée du Louvre. Elle met en regard des images des chefs d’œuvre classiques (sculptures ou peintures) avec les portraits de ses amis pour illustrer la continuité de la beauté au travers du temps. Le «&nbsp;syndrome de Stendhal&nbsp;» a été décrit par l’écrivain lui-même comme un ensemble de troubles psychosomatiques générés par la contemplation d’œuvres d’art sublimes. Nan illustre ici ses images par les références lues aux mythes de Cupidon, Narcisse, Diane et d’autres.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le visiteur sort ébloui et assommé par tant de photographies illustrant la noirceur du monde, sans trop d’espoir sinon le… désespoir que Nan Goldin a mis pour accompagner et tracer ces parcours glauques d’une époque et d’une géographie dissolues. Comme Lou Reed elle a transcendé ce désespoir pour en faire une œuvre qui fait date et qui vaut déjà pour son témoignage de ces existences solitaires et perdues. Portraitiste dans l’âme elle a dressé le miroir d’une génération occidentale dépassée par tous ses traumatismes, de la guerre du Vietnam aux paradis artificiels, de sexualités excessives aux maladies nouvelles… une génération en quête d’absolu, dévastée par ses désillusions et ses faiblesses, et qui n’a pas réussi à trouver la sérénité ni le bonheur que leurs parents ont souvent voulu leur inculquer de force.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">I can scarcely move,<br>Or draw my breath.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Let me, let me,<br>Let me, let me,<br>Freeze again&#8230;<br>Let me, let me,<br>Freeze again to death!</p>
<cite>Klaus Nomi – The Cold Song (sur un air de Purcell)</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Lire aussi</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-total-blam-blam wp-block-embed-total-blam-blam"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nrr126RQlb"><a href="https://rehve.fr/2023/03/toute-la-beaute-et-le-sang-verse-de-laura-poitras/">« Toute la beauté et le sang versé » de Laura Poitras</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Toute la beauté et le sang versé » de Laura Poitras » &#8212; Total Blam-Blam" src="https://rehve.fr/2023/03/toute-la-beaute-et-le-sang-verse-de-laura-poitras/embed/#?secret=FrwHQF5zc3#?secret=nrr126RQlb" data-secret="nrr126RQlb" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>« Las Corrientes » de Milagros Mumenthaler</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/03/las-corrientes-de-milagros-mumenthaler/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 21:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[La réalisatrice helvético-argentine Milagros Mumenthaler est née en 1977 en Argentine avant d’émigrer en Suisse encore enfant, avec sa famille, pour fuir la dictature argentine. Avec Las Corrientes (Les Courants) elle se penche sur les troubles psychiques et cognitifs que peut générer un traumatisme dont, dans le film, on ignorera l’origine jusqu’au bout. Lina, styliste [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La réalisatrice helvético-argentine Milagros Mumenthaler est née en 1977 en Argentine avant d’émigrer en Suisse encore enfant, avec sa famille, pour fuir la dictature argentine. Avec <em>Las Corrientes </em>(Les Courants) elle se penche sur les troubles psychiques et cognitifs que peut générer un traumatisme dont, dans le film, on ignorera l’origine jusqu’au bout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lina, styliste à succès, développe une soudaine phobie de l’eau, au retour d’un voyage à Genève où elle s’est soudain jetée dans le Lac Léman. Cette répulsion aquatique l’envahit, l’empêche de se laver sous une douche, de savonner sa fille dans sa baignoire ou même de boire dans un verre. Elle cherche à cacher cette phobie à son environnement, son mari aimant, sa belle-mère hautaine, sa fille innocente, son assistante attentionnée, mais cela se voit quand même, suscitant des interrogations légitimes de son entourage sur son état d’esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle-même cherche à comprendre en renouant avec sa mère qu’elle n’a pas vue depuis des années et à qui elle n’avait pas même annoncé la naissance de sa fille de 5 ans. On découvre que cette mère, modeste couturière, vivant bien loin du milieu mondain où évolue sa fille, est elle-même victime de troubles compulsifs concernant la propreté de tout ce qui l’entoure, et de l’ordre dans lequel elle présente des tableaux sur ses murs ou avec lequel elle range des boîtes de conserve dans ses placards. Lina fréquente également le cabinet d’un psychanalyste à qui elle dévoile sa phobie pour tenter de la résoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film ne dit pas si le comportement de la mère a pu générer la phobie de la fille mais le laisse supposer. Le spectateur reste donc dans l’expectative sur l’origine des troubles de Lina qui perturbe très sérieusement sa vie. La photographie de ce long métrage est très belle, couleurs, gros plans, tenues et rouge à lèvres de Lina, reflets du personnage dans l’eau, des vitrines ou des miroirs. La beauté singulière de Lina (jouée par Isabel Aimé Gonzalez Sola), yeux gris clair, légères taches de rousseur, lèvres pulpeuses, explosent à l’écran, fascinent le spectateur en le sortant de la léthargie engendrée par ce film un peu lent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario de ce film étrange n’étant pas vraiment conclusif sur l’origine du mal de l’héroïne, le spectateur positif quitte son fauteuil en envisageant que l’enfance ne soit pas forcément génératrice de dérèglements à l’âge adulte. Bonne nouvelle&nbsp;!</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Gourou » de Yann Gozlan</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/02/gourou-de-yann-gozlan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 22:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Un film de fiction sur le monde étrange des «&#160;coachs en développement personnel&#160;»&#160;: le héros devenu coach à succès se retrouve entraîné dans un imbroglio criminel, familial et amoureux dont l’issue reste incertaine à la fin de ce long métrage. L’intrigue se déroule plutôt bien mais le plus intéressant est la description de cet univers [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un film de fiction sur le monde étrange des «&nbsp;coachs en développement personnel&nbsp;»&nbsp;: le héros devenu coach à succès se retrouve entraîné dans un imbroglio criminel, familial et amoureux dont l’issue reste incertaine à la fin de ce long métrage. L’intrigue se déroule plutôt bien mais le plus intéressant est la description de cet univers des gourous représenté par le business florissant du héros interprété, plutôt bien, par Pierre Niney («&nbsp;Coach Matt&nbsp;»). A mi-chemin entre psychothérapies de groupe et réunions politiques extrêmes, le gourou domine les quelques centaines de personnes qui se bousculent à ses réunions (que l’on peut payer en quatre échéances…) et les milliers d’autres qui suivent ses vidéos publiées sur les réseaux dits «&nbsp;sociaux&nbsp;». Lui-même, sans diplôme d’aucune sorte, leur assène des slogans appris auprès de son maître, un gourou américain qui a encore mieux réussi et qui veut d’ailleurs le recruter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec talent il exerce une emprise sur les âmes un peu à la dérive qui payent pour ses prestations scéniques censées les aider à réussir, ou tout simplement à vivre. Comme dans la vraie vie, le pouvoir politique cherche à réglementer cette activité qui peut être destructrice pour les âmes faibles. A ce jour la profession de coaching reste toujours libre, dans la réalité comme dans le film, malgré les tentatives de l’encadrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On voit d’ailleurs « Coach Matt » aller défendre sa profession sur le plateau de Cyril Hanouna qui joue son propre rôle de même que l’équipe de «&nbsp;commentateurs&nbsp;» qu’il menait sur C8 avant la fermeture de cette chaîne de télévision. L’assimilation entre les deux activités, le coaching de masse et le <em>talkshow</em> racoleur du genre Hanouna, est plutôt édifiante. Toutes deux brassent pas mal d’air. Elles cherchent à embarquer du public à peu de frais et surfent plutôt sur la faiblesse de caractère des participants que sur leur intelligence. Le fait que M.&nbsp;Hanouna ait accepté de jouer son propre rôle dans ce film ne le met pas forcément en valeur compte tenu du message général négatif infusé par le film sur ces gourous des temps modernes. Peut-être ne s’en est-il pas aperçu&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La morale de l’histoire est que l’on peut faire faire beaucoup de choses, y compris mauvaises, à une foule sous emprise. L’Histoire est peuplée d’exemples de ce type. Le mieux est d’arriver à gérer soit même sa vie et, si malgré tout on a besoin d’une aide extérieure, faire appel à des professionnels ou à son entourage plutôt qu’à des coachs-gourous.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Black is beautiful » de Kwame Brathwaite au Centre d’art Gwinzegal (Guingamp)</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/02/black-is-beautiful-de-kwame-brathwaite-au-centre-dart-gwinzegal-guingamp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 18:07:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Kwane Brathwaite (1938-2023) est un photographe afro-américain, né de parents immigrés de l’ile caraïbéenne de La&#160;Barbade. C’est lui qui aurait popularisé l’expression «&#160;black is beautiful&#160;» à une époque où il était impliqué dans le mouvement américain de défense des droits civiques en faveur des populations noires. Engagé dans cette lutte il fonda le collectif «&#160;African [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Kwane Brathwaite (1938-2023) est un photographe afro-américain, né de parents immigrés de l’ile caraïbéenne de La&nbsp;Barbade. C’est lui qui aurait popularisé l’expression «&nbsp;black is beautiful&nbsp;» à une époque où il était impliqué dans le mouvement américain de défense des droits civiques en faveur des populations noires. Engagé dans cette lutte il fonda le collectif «&nbsp;African Jazz-Art Society &amp; Studios&nbsp;» (AJASS) pour promouvoir la contre-culture afro-américaine, ce qu’il faisait à travers ses photos dont certaines sont exposées dans l’ancienne prison de Guingamp transformée en centre d’art de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le sillage de Marcus Garvey (1887-1940), Jamaïcain chantre du panafricanisme, Brathwaite et son AJASS poussent les afro-américains à consommer les produits de leur communauté, à admirer les mannequins afro qu’il photographie et à écouter la musique noire jazz, soul, funk, blues ou gospel. Les photos représentent la célébration annuelle états-unienne du Marcus Garvey Day, les manifestations contre l’apartheid en Afrique-du-Sud, des concerts au célèbre Appolo Theater de New&nbsp;York qui fut l’un des lieux emblématiques de la musique noire à partir des années 1940, des concours de beauté affirmant une «&nbsp;beauté noire&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également réalisé des couvertures de disques vinyles des musiciens dont il était proche&nbsp;: Stevie Wonder, Abbey Lincoln, Ray Charles… Une petite salle de l’exposition est dédiée à l’écoute de certains de ces artistes (Lou Donaldson, Big John Patton, Millie Jackson…), un moment de bonheur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-b-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-31503" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-b-1024x768.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-b-500x375.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-b-1536x1152.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-b-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Kwane Brathwaite, né Gilbert Ronald, a adopté plus tard le prénom «&nbsp;Kwane&nbsp;» en référence à Kwane Nkrumah, le premier président du Ghana indépendant qui fut l’un des inspirateurs respectés de la décolonisation en Afrique. Avec ses idées progressistes et son appareil photo Brathwaite a œuvré en faveur de l’émancipation noire et semble l’avoir fait avec mesure et efficacité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lire aussi</h2>



<div class="wp-block-query is-layout-flow wp-block-query-is-layout-flow"><ul class="columns-4 wp-block-post-template is-layout-grid wp-container-core-post-template-is-layout-7ac2b261 wp-block-post-template-is-layout-grid"><li class="wp-block-post post-31500 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-no-musique">

<div class="wp-block-group is-content-justification-center is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-82936891 wp-block-group-is-layout-flex"><figure style="aspect-ratio:1" class="wp-block-post-featured-image"><a href="https://rehve.fr/2026/02/black-is-beautiful-de-kwame-brathwaite-au-centre-dart-gwinzegal-guingamp/" target="_blank"  ><img loading="lazy" decoding="async" width="1480" height="665" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="« Black is beautiful » de Kwame Brathwaite au Centre d’art Gwinzegal (Guingamp)" style="width:100%;height:100%;object-fit:cover;" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp.jpg 1480w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-500x225.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Black-is-beautiful_Centre-Gwinzegal-Guingamp-1024x460.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 1480px) 100vw, 1480px" /></a></figure></div>


<div class="wp-block-post-date"><time datetime="2026-02-14T19:07:50+01:00">14 février 2026</time></div>

<h2 class="wp-block-post-title has-medium-font-size"><a href="https://rehve.fr/2026/02/black-is-beautiful-de-kwame-brathwaite-au-centre-dart-gwinzegal-guingamp/" target="_blank" >« Black is beautiful » de Kwame Brathwaite au Centre d’art Gwinzegal (Guingamp)</a></h2>
</li><li class="wp-block-post post-25301 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-no-musique">

<div class="wp-block-group is-content-justification-center is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-82936891 wp-block-group-is-layout-flex"><figure style="aspect-ratio:1" class="wp-block-post-featured-image"><a href="https://rehve.fr/2023/08/every-day-is-saturday-de-tom-wood-au-centre-dart-gwinzegal-guingamp/" target="_blank"  ><img loading="lazy" decoding="async" width="1495" height="840" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Tom-Wood_202308.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="« Every day is Saturday” de Tom Wood au Centre d’art GwinZegal (Guingamp)" style="width:100%;height:100%;object-fit:cover;" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Tom-Wood_202308.jpg 1495w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Tom-Wood_202308-500x281.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Tom-Wood_202308-1024x575.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 1495px) 100vw, 1495px" /></a></figure></div>


<div class="wp-block-post-date"><time datetime="2023-08-16T22:30:00+02:00">16 août 2023</time></div>

<h2 class="wp-block-post-title has-medium-font-size"><a href="https://rehve.fr/2023/08/every-day-is-saturday-de-tom-wood-au-centre-dart-gwinzegal-guingamp/" target="_blank" >« Every day is Saturday” de Tom Wood au Centre d’art GwinZegal (Guingamp)</a></h2>
</li><li class="wp-block-post post-19559 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-no-musique">

<div class="wp-block-group is-content-justification-center is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-82936891 wp-block-group-is-layout-flex"><figure style="aspect-ratio:1" class="wp-block-post-featured-image"><a href="https://rehve.fr/2021/08/un-village-exposition-madeleine-de-sinety-au-centre-dart-gwinzegal-de-guingamp/" target="_blank"  ><img loading="lazy" decoding="async" width="567" height="330" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Madeleine-de-Sinety_202108.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="« Un village » exposition Madeleine de Sinéty au Centre d&rsquo;Art GwinZegal de Guingamp" style="width:100%;height:100%;object-fit:cover;" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Madeleine-de-Sinety_202108.jpg 567w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Madeleine-de-Sinety_202108-500x291.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px" /></a></figure></div>


<div class="wp-block-post-date"><time datetime="2021-08-22T22:23:00+02:00">22 août 2021</time></div>

<h2 class="wp-block-post-title has-medium-font-size"><a href="https://rehve.fr/2021/08/un-village-exposition-madeleine-de-sinety-au-centre-dart-gwinzegal-de-guingamp/" target="_blank" >« Un village » exposition Madeleine de Sinéty au Centre d&rsquo;Art GwinZegal de Guingamp</a></h2>
</li></ul>



</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Father, Mother, Sister, Brother » de Jim Jarmush</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/02/father-mother-sister-brother-de-jim-jarmush/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le réalisateur américain Jim Jarmush a emporté le Lion d’or à la Mostra de Venise 2025 avec ce film singulier&#160;«&#160;Father, Mother, Sister, Brother&#160;» centré sur la difficulté de communication entre les parents et leurs enfants adultes. Jarmush en est le réalisateur, le scénariste et a même écrit la musique. Tourné en trois épisodes se déroulant [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur américain Jim Jarmush a emporté le Lion d’or à la Mostra de Venise 2025 avec ce film singulier&nbsp;«&nbsp;Father, Mother, Sister, Brother&nbsp;» centré sur la difficulté de communication entre les parents et leurs enfants adultes. Jarmush en est le réalisateur, le scénariste et a même écrit la musique. Tourné en trois épisodes se déroulant dans le New-Jersy, à Dublin puis à Paris, reliés par des petits clins d’œil, communs dans chaque famille qui, sinon, n’ont rien à voir entre elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tom&nbsp;Waits joue, très bien, dans la première partie, un père dissimulateur à ses enfants se faisant passer pour indigent afin de leur extorquer des aides financières. Charlotte Rampling est une mère aussi british que son service à thé qui accueille ses deux filles une fois par an entre deux séances de psychanalyse. La troisième partie est la plus émouvante qui rassemble un frère et une sœur jumeaux qui viennent de perdre leurs parents dans un accident d’avion de tourisme au-dessus des Açores.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est lent, parfois pesant, à l’image de cette intransmissibilité des sentiments vers ses parents quand ils sont vivants, et des regrets de ne pas l&rsquo;avoir fait, quand ils sont morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi&nbsp;: <a href="https://rehve.fr/2017/02/gimme-danger/" data-type="post" data-id="7117" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;Gimme Danger&nbsp;» de Jim Jarmush</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« La liberté guidant le peuple »</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/02/la-liberte-guidant-le-peuple/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 09:21:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
		<category><![CDATA[Café du Commerce]]></category>
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					<description><![CDATA[La célébrité du tableau de Delacroix «&#160;La Liberté guidant le peuple&#160;» se confirme au Louvre où il est exposé. Une foule dense se presse en permanence devant cette toile et nombre de touristes se prennent en photo devant cette liberté à la poitrine dénudée. Pas sûr que tous ces visiteurs connaissent le contexte historique dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La célébrité du tableau de Delacroix «&nbsp;La Liberté guidant le peuple&nbsp;» se confirme au Louvre où il est exposé. Une foule dense se presse en permanence devant cette toile et nombre de touristes se prennent en photo devant cette liberté à la poitrine dénudée. Pas sûr que tous ces visiteurs connaissent le contexte historique dans lequel elle a été peinte, celui de la révolution française de 1830 qui a amené au remplacement de Charles X par Louis-Philippe qui tombera lui-même lors de la révolution de 1848…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors les touristes au bout de leurs perches à selfies ignorent sans doute cette histoire mais admirent ce tableau qui leur a sans doute été décliné dans leurs pays comme représentatif de la France. On s’interroge sur ces milliers de selfies pris devant la «&nbsp;Liberté…&nbsp;», que deviennent ces clichés, à quoi et qui servent-ils sinon à meubler les réseaux dits «&nbsp;sociaux&nbsp;» et à satisfaire le nombrilisme envahissant qui gangrène la société&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://rehve.fr/2026/01/musee-eugene-delacroix/" data-type="post" data-id="31335" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée Eugène-Delacroix</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Venise exquise</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/01/venise-exquise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 14:07:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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					<description><![CDATA[Il fait froid sur Venise, la première vision en sortant de la gare ferroviaire pour emprunter le vaporetto en direction de l&#8217;hôtel est l&#8217;incroyable architecture de cette ville construite sur une lagune de la mer Adriatique. Les immeubles au bord des canaux sont à la fois sublimes et un peu délabrés, les briques rongées par [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Il fait froid sur Venise, la première vision en sortant de la gare ferroviaire pour emprunter le vaporetto en direction de l&rsquo;hôtel est l&rsquo;incroyable architecture de cette ville construite sur une lagune de la mer Adriatique. Les immeubles au bord des canaux sont à la fois sublimes et un peu délabrés, les briques rongées par l&rsquo;humidité, le crépi vieillissant, mais tout tient et les gondoles se faufilent au milieu de ce dédale aquatique toujours animé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-dailymotion wp-block-embed-dailymotion wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Venise Exquise" frameborder="0" width="500" height="281" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x9zg2ho&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le second choc est l&rsquo;incroyable richesse artistique et religieuse de cette ville dont on avait un peu oublié qu&rsquo;elle fut si puissante et influente du temps de sa gloire, du Moyen-âge à la Renaissance, avant que Napoléon 1er, le grand massacreur du continent vienne mettre fin à cette splendeur. Les premiers pas sur la place Saint-Marc permettent de s&rsquo;en souvenir en un quart de seconde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville sur pilotis n&rsquo;est qu&rsquo;accumulation de musées, d&rsquo;œuvres d&rsquo;art et de musées flamboyants qu&rsquo;une vie suffirait probablement à peine à découvrir. La basilique Saint-Marc, le musée attenant avec son célèbre quadrige de chevaux et de sublimes mosaïques, le palais d&rsquo;Oro, l&rsquo;église Santa Maria di Formosa ou celle de San Salvador (qui contient les reliques de San Téodoro qui a longtemps protégé la ville), la basilique Santa Maria Della Salute, le Palais des Doges, la galerie dell&rsquo; Accademia exposant les peintures vénitiennes de la Renaissance, l&rsquo;église Santa Maria dei Frari avec un retable de grandes dimensions (7x3m) peint par Titien (~1488-1576) représentant l&rsquo;assomption, Marie montant au ciel, portée par des anges devant les fidèles réjouis&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Scuola Grande di San Rocco&nbsp;(église et scuola) est un éblouissement. Surnommée la « Sainte Chapelle vénitienne » tant sa décoration peinte par le Tintoret (~1518-1594) est impressionnante par sa qualité et les dimensions gigantesques des toiles qui la portent et présentent des scènes bibliques des ancien et nouveaux testaments aux couleurs sombres et angoissantes. Même les murs qui entourent l&rsquo;escalier sont terrifiants et représentent sans doute des scènes des épidémies de peste qui ont ravagé la cité.</p>



<figure data-wp-context="{&quot;galleryId&quot;:&quot;6a540aa9074f3&quot;}" data-wp-interactive="core/gallery" class="wp-block-gallery has-nested-images columns-1 wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a540aa90788f&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a540aa90788f" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="446" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="31437" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Jacopo_Tintoretto_021-1024x446.jpg" alt="" class="wp-image-31437" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Jacopo_Tintoretto_021-1024x446.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Jacopo_Tintoretto_021-500x218.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Jacopo_Tintoretto_021-1536x669.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Jacopo_Tintoretto_021-2048x892.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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		</button><figcaption class="wp-element-caption">Tintoretto, La crocifissione, Sala dell&rsquo;albergo&nbsp;—&nbsp;The Yorck Project (2002)</figcaption></figure>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;6a540aa907c80&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="6a540aa907c80" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="887" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--pointerdown="actions.preloadImage" data-wp-on--pointerenter="actions.preloadImageWithDelay" data-wp-on--pointerleave="actions.cancelPreload" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" data-id="31438" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Scuola_Grande_di_San_Rocco_Venice_-_Il_Salone_Maggiore-1024x887.jpg" alt="" class="wp-image-31438" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Scuola_Grande_di_San_Rocco_Venice_-_Il_Salone_Maggiore-1024x887.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Scuola_Grande_di_San_Rocco_Venice_-_Il_Salone_Maggiore-500x433.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Scuola_Grande_di_San_Rocco_Venice_-_Il_Salone_Maggiore-1536x1330.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Scuola_Grande_di_San_Rocco_Venice_-_Il_Salone_Maggiore-2048x1774.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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		</button><figcaption class="wp-element-caption">Il Salone Maggiore &#8211; <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Archaeodontosaurus">Didier Descouens</a></figcaption></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">Scuola Grande di San Rocco</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et si l&rsquo;on veut sortir du centre-ville, 5mn de vaporetto à partir du palais des Doges vous amènent à la basilique di San Giogio Magorre, au bout du Grand Canal, avec son petit port de plaisance à l&rsquo;ombre du campanile. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260120-11-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-31396" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260120-11-1024x768.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260120-11-500x375.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260120-11-1536x1152.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260120-11-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Basilique di San Giogio Magorre</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et partout on peut déguster ces merveilleux cappuccinos à la saveur si transalpine, au bar, où s&rsquo;arrêtent parfois d&rsquo;élégants Italiens, chevelure blanche, costume sombre, pochette claire et chaussures vernies, la classe italienne ! </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="931" height="1024" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260125-931x1024.jpg" alt="" class="wp-image-31413" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260125-931x1024.jpg 931w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260125-454x500.jpg 454w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260125-1396x1536.jpg 1396w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260125-1861x2048.jpg 1861w" sizes="auto, (max-width: 931px) 100vw, 931px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A la Fenice, quelques vieilles Italiennes fardées et bien habillées dans les ors de leurs loges, font bonne figure pour les 2h50 de l&rsquo;opéra de Verdi, « Simon Boccanegra »&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260123_Fenice-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-31412" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260123_Fenice-1-1024x768.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260123_Fenice-1-500x375.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260123_Fenice-1-1536x1152.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Venise_20260123_Fenice-1-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une histoire de doge, de tyrans et de pouvoir !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Voir les autres photos</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-total-blam-blam wp-block-embed-total-blam-blam"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UZ9c90Z0kF"><a href="https://rehve.fr/galerie/galerie-no-bzh/venise/">Venise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Venise » — Total Blam-Blam" src="https://rehve.fr/galerie/galerie-no-bzh/venise/embed/#?secret=x2dZmZyCZQ#?secret=UZ9c90Z0kF" data-secret="UZ9c90Z0kF" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
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		<title>Musée Eugène-Delacroix</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/01/musee-eugene-delacroix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 20:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Situé sur cette merveilleuse petite place de Fustemberg à Saint Germain-des-Près, le musée Eugène-Delacroix est installé dans les locaux habités par le peintre à la fin de vie. On visite son appartement dans un immeuble et, au fond du jardin privatif, son atelier. Etablissement rattaché au Louvre, le musée présente des éléments biographiques de la [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Situé sur cette merveilleuse petite place de Fustemberg à Saint Germain-des-Près, le musée Eugène-Delacroix est installé dans les locaux habités par le peintre à la fin de vie. On visite son appartement dans un immeuble et, au fond du jardin privatif, son atelier. Etablissement rattaché au Louvre, le musée présente des éléments biographiques de la vie de l’artiste (1798-1863), certaines œuvres, mais les plus connues (dont la célèbre «&nbsp;Liberté guidant le peuple&nbsp;»), de grandes dimensions, sont réparties dans les musées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Delacroix voyagea dans les colonies françaises d’Afrique du Nord et en ramena des peintures orientales inspirées par la lumière de ces contrées qui inspira aussi bien des peintres de cette époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnu de son vivant, Baudelaire, Théophile Gaultier sont d’ardents supporteurs de ses œuvres. Il s’initie à la photographie sur plaques de verre. Il a inspiré nombre de peintres des générations suivantes, dont <a href="https://rehve.fr/2007/01/maurice-denis-au-musee-dorsay/" data-type="post" data-id="30263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maurice Denis (1870-1943)</a> qui a créé l’association pour faire vivre son œuvre et aménager sa dernière demeure en musée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Français connaissent surtout Delacroix qui fut l’emblème du billet de 100 francs des années durant. On ne disait d’ailleurs plus « un billet de 100 francs », mais un « Delacroix ». La poitrine dénudée de la célèbre Liberté figure au recto et son atelier, vu du jardin, au verso.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="965" height="1024" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Musee-Eugene-Delacroix-billet-965x1024.jpg" alt="" class="wp-image-31337" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Musee-Eugene-Delacroix-billet-965x1024.jpg 965w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Musee-Eugene-Delacroix-billet-471x500.jpg 471w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Musee-Eugene-Delacroix-billet.jpg 1390w" sizes="auto, (max-width: 965px) 100vw, 965px" /></figure>



<p class="is-style-text-annotation is-style-text-annotation--5 wp-block-paragraph">La place, et la rue qui y mène, portent le nom d’un cardinal, né dans le Saint-Empire (aujourd’hui l’Allemagne) sous le nom de Guillaume-Egon de Fürstenberg et ayant fini sa vie en 1704 comme abbé de l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Prés.</p>
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		<title>« Dîtes-lui que je l’aime » de Romane Bohringer</title>
		<link>https://rehve.fr/2026/01/dites-lui-que-je-laime-de-romane-bohringer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 19:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Romane Bohringer, actrice-réalisatrice, fille de Richard, acteur déjanté, et d’une femme métisse franco-vietnamienne née à Saïgon durant la guerre, Maggy, abandonnée sur place à une famille française (dont le père, militaire, a lui-même été abandonné) qui l’amènera plus tard en France ou elle rencontre Richard avant d’abandonner Romane qui sera élevée par son père, de [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Romane Bohringer, actrice-réalisatrice, fille de Richard, acteur déjanté, et d’une femme métisse franco-vietnamienne née à Saïgon durant la guerre, Maggy, abandonnée sur place à une famille française (dont le père, militaire, a lui-même été abandonné) qui l’amènera plus tard en France ou elle rencontre Richard avant d’abandonner Romane qui sera élevée par son père, de mener une vie de bohème et de fuir dans l’héroïne dont elle mourra alors que sa fille a 14 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Romane a lu le livre écrit par Clémentine Autain, élue d’extrême gauche tendance écologique-féministe, fille de la comédienne Dominique Laffin, décédée à 33 ans (Clémentine avait 12 ans), prise dans différentes addictions dont l’alcool. La première décide de tourner un film sur ce livre et d’y faire jouer la seconde, tout en interprétant elle-même son propre rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film est conçu comme un récit dialogué entre ces deux femmes, adultes, qui se retournent sur leur enfance, leurs mères respectives et le traumatisme commun de leur « abandon ». Dans une scène avec sa psychothérapeute Romane dit d’ailleurs de sa mère : « elle ne m’a pas abandonnée, elle est partie… » Quelle que soit la façon de qualifier cet acte, départ, mort ou abandon, ces deux femmes ont connu dans les premières années de leur vie ce terrible sentiment d’aimer une mère qui n’est plus là. Le scénario voit Romane et Clémentine plonger dans ce passé émouvant et mystérieux en se penchant sur des photos et des films super-8 de la vraie-vie, en provoquant des rencontres avec des personnes qui ont connu ces mères absentes, toutes deux investies d’ambitions créatrices que leurs addictions les empêcheront de réaliser. Romane va même découvrir que Maggy avait eu des jumeaux avant de rencontrer Richard Bohringer, abandonnés eux aussi… On les retrouve dans ce film qui mêle la réalité avec des scènes de fiction, avec un même fil directeur : l’émotion un peu désespérée de cette recherche de leurs mères pour se colleter avec leurs absences prépondérantes et intolérables. Elles s’interrogent pour savoir s’il faut admirer, regretter, haïr ou plaindre ces Mamans défaillantes, belles et artistes. Elles n’empruntent heureusement aucune de ces voies mais choisissent plutôt d’aller à leur rencontre pour savoir qui étaient-elles et ainsi apaiser leur tourment commun. Romane, qui a deux enfants, fait jouer son jeune garçon dans le film en lui confiant un rôle ironique d’enquêteur sur sa grand-mère et conclue : « avec eux, j’ai cassé cette succession d’abandons dans la famille ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un film émouvant à la mise en scène originale, mêlant fiction et, surtout, réalité. Un scénario un peu touffu tant les histoires individuelles et les sentiments communs s’entremêlent, il faut suivre. Mais une belle façon de transcender l’absence en criant «&nbsp;je vous aime&nbsp;» aux absentes.</p>
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		<title>« L’Agent secret » de Kleber Mendonça Filho</title>
		<link>https://rehve.fr/2025/12/lagent-secret-de-kleber-mendonca-filho/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 22:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce beau film sorti en ce mois de décembre a gagné quelques prix au dernier festival de Cannes. Il raconte les péripéties vécues par un chercheur dans les années 1970 alors que le Brésil est sous la dictature militaire du président général Ernesto Geisel (1907-1996), d’origine allemande, dont le portrait est affiché dans nombre de [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce beau film sorti en ce mois de décembre a gagné quelques prix au dernier festival de Cannes. Il raconte les péripéties vécues par un chercheur dans les années 1970 alors que le Brésil est sous la dictature militaire du président général Ernesto Geisel (1907-1996), d’origine allemande, dont le portrait est affiché dans nombre de lieux publics dans le scénario comme il l’était à l’époque. Le pays est alors engagé avec d’autres dictatures sud-américaines et les Etats-Unis d’Amérique, contre la «&nbsp;subversion communiste&nbsp;» et les moyens employés dans cette lutte sans merci sont violents et fort peu démocratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes à Recife, au Nord-Est du pays, au cours du carnaval où tout est permis. Marcello tente d’y refaire sa vie sous une fausse identité, et d’y retrouver son fils élevé par ses grands-parents maternels par suite du décès de la mère. Mais il est pourchassé pour « gauchisme » par toute une clique d’affairistes associés à des malfrats, avec la bénédiction du pouvoir politico-militaire, qui vont lui réserver un sort peu enviable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film qui dure 2h40 est tourné dans le monde coloré d’un Brésil populaire où chacun essaye de vivoter dans un environnement de contraintes. Alors il y a les purs qui combattent pour la liberté, les incertains qui font ce qu’ils peuvent, les corrompus qui profitent et les idéologues qui veulent soumettre et briser tout ce qui ne va pas dans leur sens. Marcello affronte avec courage les affres de la clandestinité et la peur des menaces. Il tente de survivre dans un monde de requins et d’assassins, et, surtout, de poursuivre son combat pour la liberté en essayant de ne pas trop mettre en péril ce qu’il lui reste de tendresse familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a l’impression que les acteurs sont issus de ce peuple bigarré, avec ses imperfections et ses faiblesses. Ils rendent en tout cas une image réaliste de l’incroyable melting-pot qui fonde le Brésil, encore aujourd’hui. Près de 50 ans plus tard on croyait la dictature militaire rangée au rang des mauvais souvenir mais un ancien militaire, Jair Bolsonaro, glorifiant cette époque, est revenu au pouvoir par la voie des urnes en 2018 avant de perdre les élections présidentielles en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La morale insufflée par Kleber Mendonça Filho est que la démocratie n’est jamais une situation acquise pour toujours et que la liberté est loin d’être une notion universelle. Une morale à méditer par les temps qui courent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un très beau film.</p>
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		<title>« Gerhard Richter » à la fondation Louis Vuitton</title>
		<link>https://rehve.fr/2025/12/gerhard-richter-a-la-fondation-louis-vuitton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 19:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Gerhart Richter est un peintre allemand né en 1932 à Dresde, ville qui fera partie de l’Allemagne «&#160;de l’Est&#160;» après la seconde guerre mondiale. Il n’était pas à Dresde lors des bombardements ravageurs par l’aviation alliée en 1945 mais il y assista de loin ce qui lui inspira des œuvres bien plus tard. Visionnaire, il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Gerhart Richter est un peintre allemand né en 1932 à Dresde, ville qui fera partie de l’Allemagne «&nbsp;de l’Est&nbsp;» après la seconde guerre mondiale. Il n’était pas à Dresde lors des bombardements ravageurs par l’aviation alliée en 1945 mais il y assista de loin ce qui lui inspira des œuvres bien plus tard. Visionnaire, il fuit la République démocratique vers la République fédérale en 1961 avec sa femme alors que les forces prosoviétiques ont commencé la construction du mur «&nbsp;de Berlin&nbsp;» qui séparera l’Europe entre le monde communiste et le monde libéral jusqu’à sa chute en 1989. Un père recruté par la Wehrmacht et qui a fricoté avec les nazis, un oncle tué sur le front de l’ouest en France, une tante assassinée dans un hôpital psychiatrique, Richter traîne avec lui un lourd passif familial lié au passé guerrier de son pays qui l’aura sans doute aussi inspiré dans son œuvre, parmi bien d’autres sources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fondation Louis Vuitton présente sa carrière, toujours en cours, par décennies qui correspondent à peu près aux séquences qu’il consacre à un style. Il y a celle, figurative, des premières années, où il peint à partir de photographies de paysages ou et natures mortes, mais aussi des portraits, souvent ceux de sa famille, en utilisant la technique du flou qui laisse le spectateur devant un abyme de pistes pour l’interprétation des toiles. Puis la période dédiée à la «&nbsp;dépeinture&nbsp;» (années 1970) dont notamment une impressionnante série de 48 portraits en noir-et-blanc, un peu à la façon de photos du studio Harcourt (uniquement des hommes, où l’on retrouve notamment Einstein, Mahler, Kafka…), et des déclinaisons floutées de l’<em>Annonciation </em>de Titien.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="595" height="589" src="https://REHVE.FR/wp-content/uploads/Gerard-Richter-c.jpg" alt="" class="wp-image-31215" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Gerard-Richter-c.jpg 595w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Gerard-Richter-c-500x495.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est au cours de années 1980 qu’il se lance dans l’abstraction symbolisée entre autres par de gigantesques et impressionnants nuanciers sur lesquels sont déclinées à l’infini des palettes ou des tâches de couleurs, représentés sur différentes matières et dans un ordre aléatoire. Plus tard, à la fin des années 1980, une série troublante lui est inspirée par la mort des terroristes d’extrême gauche de la «&nbsp;Bande à Baader&nbsp;» en 1977 dont il peint les corps sans vie en nuances de gris, un peu à la façon sépia. Manifestement concerné par cette période sombre de l’histoire allemande il baptise l’une de ses toiles abstraites, mais très coloriée, «&nbsp;Gudrund&nbsp;» du prénom d’une des fondatrices de la «&nbsp;Fraction armée rouge&nbsp;» (nom officiel de la «&nbsp;Bande à Baader&nbsp;»).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="922" height="303" src="https://REHVE.FR/wp-content/uploads/Gerard-Richter-b.jpg" alt="" class="wp-image-31214" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Gerard-Richter-b.jpg 922w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Gerard-Richter-b-500x164.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 922px) 100vw, 922px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Inspiré par des photos d’actualité, il peint l’attentat du World Trade Center de 2001, mais également les avions américains bombardant l’Allemagne de son enfance en 1945, moment traumatique pour l’Allemagne du XXe siècle, avant de revenir à l’abstraction avec la série des <em>Strip, </em>autre forme des nuanciers mais cette-fois-ci les couleurs sont représentées par de fines lignes horizontales, superposées sur des toiles de très grand formats, projetées par des imprimantes à jet d’encre conçues spécialement pour l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une longue pause consacrée au dessin, à la conception d’un vitrail pour la cathédrale de Cologne, à l’emblème national pour décorer le Reichstag, et à sa famille, il revient vers la peinture et aborde enfin un sujet autour duquel il tournai depuis longtemps, celui de la Shoah, avec quatre tableaux peints sur les bases des rares photos qui ont pu sortir du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, qu’il reproduit avec un cadrage un peu différent et toujours sa marque de fabrique du flou-grisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour illustrer le thème de la «&nbsp;représentation de la réalité&nbsp;» qu’il a interrogé tout au long de sa vie d’artiste il conçoit des installations composées de surfaces vitrées ou de miroirs, peints ou translucides, empilées verticalement. Sa réflexion est que chacun a sa propre interprétation du réel qui est lui-même divers, la preuve en est donnée devant plusieurs plaques vitrées séparées chacune par quelques centimètres dans lesquelles se mirent les spectateurs pour découvrir leurs silhouettes floutées, dupliquées et un peu distordues. Il joue avec ces outils réfléchissants qui donnent une image différente de la réalité, du moins telle qu’on la conçoit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition donne à découvrir un créateur à l’œuvre immense, porté par des inspirations et des obsessions originales et un regard novateur sur son environnement. A 93 ans il est toujours actif depuis sa ville de Cologne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir aussi&nbsp;: <a href="https://www.gerhard-richter.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.gerhard-richter.com/fr</a></p>
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		<item>
		<title>« Jacques-Louis David » au Louvre</title>
		<link>https://rehve.fr/2025/12/jacques-louis-david-au-louvre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 15:36:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le peintre David (1748-1825) est exposé au musée du Louvre, un cadre qui correspond bien au style monumental de ses toiles et de ses toiles. On connait le célèbre et gigantesque tableau du couronnement de Napoléon où le « modeste » corse se coiffe lui-même de la couronne impériale devant le pape un peu dépité et Joséphine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le peintre David (1748-1825) est exposé au musée du Louvre, un cadre qui correspond bien au style monumental de ses toiles et de ses toiles. On connait le célèbre et gigantesque tableau du couronnement de Napoléon où le « modeste » corse se coiffe lui-même de la couronne impériale devant le pape un peu dépité et Joséphine en pamoison, le tout dans la pourpre et les ors de l’Empire en 1804 à Notre-Dame de Paris. Celui de Marat trempotant, mort, dans sa baignoire après avoir reçu le coup de couteau mortel de Charlotte Corday en 1993 (l’original et deux copies réalisées par les élèves de David avec son autorisation sont présentés, l&rsquo;original est reconnaissable par sa dédicace « A Marat » peinte sur la caisse en bois servant d&rsquo;écritoire). Elle commit ce geste pour protester contre la violence sanguinaire et délirante qui avait saisi les révolutionnaires dont Marat était le tribun. Et on retrouve bien sûr également la toile « Bonaparte [<em>alors premier consul</em>] franchissant le Grand-Saint-Bernard » sur son fougueux cheval blanc.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="595" height="701" src="https://REHVE.FR/wp-content/uploads/David_202511.jpg" alt="" class="wp-image-31202" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/David_202511.jpg 595w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/David_202511-424x500.jpg 424w" sizes="auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres toiles sont plus classiques, tournées vers l’antiquité, comme «&nbsp;Les Sabines&nbsp;» et «&nbsp;Le serment des Horaces&nbsp;», inspirés par plusieurs séjours qu’il fit à Rome. Tout ceci est un peu grandiloquent mais révèle un style flamboyant et un vrai talent de dessinateur hyperréaliste. Il a aussi utilisé son art pour traverser la politique de son temps. David fut un artiste engagé, pas toujours pour les bonnes causes. Ami de Robespierre et de Marat durant la Révolution après avoir fréquenté et peint les aristocrates sous la Monarchie, républicain convaincu il se fait élire à la Convention en 1992 d’où il vote la mort du Roi Louis XVI, puis peint les «&nbsp;martyrs&nbsp;» de la Révolution, dont Marat dans la célèbre toile de la baignoire. Il prend une part active au «&nbsp;travail&nbsp;» du «&nbsp;Comité de la sûreté générale&nbsp;» en cosignant nombre de décrets d’arrestation de «&nbsp;contre-révolutionnaires&nbsp;». Bref, un personnage engagé dans la Révolution ce qui lui valu quelques comptes à rendre à la fin de celle-ci et il put méditer sur ses compromissions durant les quelques mois passés en prison avant d’être remis en liberté avec un non-lieu prononcé en 1796.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="570" height="703" src="https://REHVE.FR/wp-content/uploads/David_202511-b.jpg" alt="" class="wp-image-31204" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/David_202511-b.jpg 570w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/David_202511-b-405x500.jpg 405w" sizes="auto, (max-width: 570px) 100vw, 570px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marat Assassiné (David)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il rebondit en marquant sa déférence à Bonaparte qu’il rencontre en 1796 et dont il sera le portraitiste officiel, avant de devenir «&nbsp;Premier peintre de l’Empereur&nbsp;». A la fin de l’Empire en 1815 David reste fidèle à l’Empereur, s’exile en Belgique, y continue son œuvre et meurt en 1825.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les convictions politiques de David ont été mouvantes (et pas très sympathiques), son talent fut permanent et grandiose, celui d’une époque sanglante.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« My name is Orson Welles » à la Cinémathèque</title>
		<link>https://rehve.fr/2025/12/my-name-is-orson-welles-a-la-cinematheque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 18:39:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[La Cinémathèque française expose l’œuvre et le personnage d’Orson Welles (1915-1985), artiste américain aux multiples talents&#160;: acteur, réalisateur, producteur, scénariste, écrivain, qui est resté l’une des légendes sacrées du cinéma et du théâtre en Occident. Son premier fait d’armes est sa lecture à la radio en 1938 de La Guerre des Mondes de H.G. Wells, [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">La Cinémathèque française expose l’œuvre et le personnage d’Orson Welles (1915-1985), artiste américain aux multiples talents&nbsp;: acteur, réalisateur, producteur, scénariste, écrivain, qui est resté l’une des légendes sacrées du cinéma et du théâtre en Occident. Son premier fait d’armes est sa lecture à la radio en 1938 de <em>La Guerre des Mondes </em>de H.G. Wells, une lecture faite avec tant de réalisme que nombre de citoyens américains ont plus ou moins cru que des martiens débarquaient réellement sur la terre pour la dévaster.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier long métrage : <em>Citizen Kane </em>(1941) a longtemps été qualifié de Meilleur film de tous les temps. Il retrace de façon très reconnaissable la vie du magnat américain de la presse William Randolph Hearst (1863-1951) aux idées et aux méthodes très conservatrices. Il fera d’ailleurs tout pour nuire au film à sa sortie qui connut de ce fait une diffusion limitée, avant de ressortir en grandes pompes en 1959.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne découragea point Orson Welles toujours lancé de multiples projets au cinéma, au théâtre ou à la radio, comme acteur ou comme metteur en scène, aux Etats-Unis ou en Europe. Enfant précoce du monde du spectacle il a sa vie durant développé une énergie et une créativité sans bornes au service de ce monde et de ses ambitions personnelles. Il connait des succès et des échecs, s’affronte au business d’Hollywood, échoue à monter une adaptation du roman de Conrad <em>Au cœur des ténèbres </em>(qui donnera finalement <em>Apocalypse Now </em>de Francis Ford Coppola), monte <em>La Dame de Shangaï </em>(avec Rita Hayworth qu’il épouse avant de divorcer quelques années plus tard)<em>, Le Troisième Homme </em>(adapté du roman éponyme de Graham Green)<em>, Othello, Le Procès </em>(avec Jeanne Moreau)<em>…,</em> tourne pour la télévision en France, épouse ou séduit nombre d’actrices, reçoit un Oscar d’honneur au Festival de Cannes en 1971, publie des romans, etc. Une vie à l’hyperactivité délirante au service de la civilisation du spectacle, avec un talent et une originalité remarquables.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://REHVE.FR/wp-content/uploads/My-Name-is-Orson-Wells_Citizen-Kane-c-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-31181" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/My-Name-is-Orson-Wells_Citizen-Kane-c-1024x768.jpg 1024w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/My-Name-is-Orson-Wells_Citizen-Kane-c-500x375.jpg 500w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/My-Name-is-Orson-Wells_Citizen-Kane-c-1536x1152.jpg 1536w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/My-Name-is-Orson-Wells_Citizen-Kane-c-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Table de montage d&rsquo;Orson Welles</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec photos, vidéos, textes et sons, la Cinémathèque rend compte de la personnalité foisonnante de cet artiste talentueux au physique de géant affublé de sa célèbre barbe, qui a tant marqué le cinéma de son temps et au-delà.</p>



<p class="is-style-text-annotation is-style-text-annotation--7 wp-block-paragraph">Le visiteur de la Cinémathèque apprend que les salles de cinéma de l’établissement sont fermées pour une désinfection suit à une invasion de puces de lits qui polluent les sièges de ces salles, en espérant que les espaces d’exposition ont été préservés de ces nuisibles…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pekka Halonen &#8211; Un hymne à la Finlande</title>
		<link>https://rehve.fr/2025/12/pekka-halonen-un-hymne-a-la-finlande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 19:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Petit Palais poursuit ses expositions de peintres nordiques. Aujourd’hui c’est le finlandais Pekka Halonen (1865-1933) qui est à l’honneur. Cette rétrospective montre notamment ses peintures de paysages enneigés dont il était passionné. Il avait construit sa maison-atelier à Tuusula sur les bords d’un lac à une trentaine de kilomètres d’Helsinki. Il disait qu’il lui [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Petit Palais poursuit ses expositions de peintres nordiques. Aujourd’hui c’est le finlandais Pekka Halonen (1865-1933) qui est à l’honneur. Cette rétrospective montre notamment ses peintures de paysages enneigés dont il était passionné. Il avait construit sa maison-atelier à Tuusula sur les bords d’un lac à une trentaine de kilomètres d’Helsinki. Il disait qu’il lui suffisait de sortir de chez lui pour plonger au cœur de son inspiration. Fasciné par la nature de ce pays rude il a peint la neige dans tous ses aspects, sur les forêts de bouleaux, sur les lacs gelés, sur les bourgeons des arbres ou sur les toits de maisons en bois. Cela donne des tableaux majestueux et apaisants, comme doivent l’être les grands espaces de ce pays nordique. Il a aussi peint avec talent des personnages, sa femme d’abord, et des enfants au bord de l’eau tellement blonds qu’ils ne peuvent venir que de Scandinavie, des pêcheurs, son frère violoniste, des paysans, des autoportraits&#8230; Tous ses tableaux sont empreints d’une grande simplicité, dégageant une douce sérénité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a enrichi sa formation à l’occasion de plusieurs séjours à Paris où il fut notamment l’élève de Gauguin de retour de Tahiti en 1893. Il fut aussi un patriote finlandais qui s’est engagé pour défendre la culture et la souveraineté finnoises souvent mises à mal au cours de l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lire aussi</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://rehve.fr/2022/05/albert-edelfelt-1854-1905-lumieres-de-finlande/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albert Edelfelt (1854-1905) – Lumières de Finlande – Total Blam-Blam</a></li>



<li><a href="https://rehve.fr/2020/10/lage-dor-de-la-peinture-danoise-1801-1864-au-petit-palais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« L’âge d’or de la peinture danoise (1801-1864) » au Petit Palais – Total Blam-Blam</a></li>



<li><a href="https://rehve.fr/2024/12/bruno-liljefors-la-suede-sauvage-au-petit-palais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Bruno Liljefors – La Suède sauvage » au petit Palais – Total Blam-Blam</a></li>



<li><a href="https://rehve.fr/2021/06/lheure-bleue-de-peter-severin-kroyer-au-musee-marmottan-monet/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« L’Heure bleue » de Peter Severin KRØYER au Musée Marmottan Monet</a></li>
</ul>



<p class="is-style-text-annotation is-style-text-annotation--9 wp-block-paragraph">Rappel historique<br><br><strong>Placée au bord de la mer Baltique, la Finlande a été envahie à de multiples reprises par des voisins guerriers peu soucieux de sa souveraineté. Dans l’histoire contemporaine, elle fut d’abord rattachée au royaume de Suède jusqu’au début du XIXe siècle. Puis en 1908 le tsar Alexandre 1<sup>er</sup> conquiert la Finlande à l’issue de la guerre russo-suédoise et lui donne le statut de Grand-duché rattaché à la Russie mais avec une autonomie limitée, puis les tsars suivants révoquèrent progressivement cette autonomie.</strong> <br><br><strong>La Finlande obtient son indépendance durant la révolution bolchévique en 1917 ce qui n’empêchera pas l’Union soviétique d’attaquer le pays en 1939 (la guerre d’Hiver). Ce petit pays résiste vaillamment face à l’ogre communiste mais doit finalement céder des territoires contre l’engagement soviétique de ne pas envahir la Finlande résiduelle. Après quelques péripéties durant la seconde guerre mondiale où la Finlande a d’abord été assimilée aux forces de l’Axe alors que l’URSS avait signé un pacte avec l’Allemagne nazie, la Finlande se retrouve ensuite en guerre contre la Russie après que celle-ci a été envahie par l’Allemagne en 1941 (opération Barbarossa), avant de signer une paix séparée avec l’URSS qui la plaça du côté des Alliés, à la suite de quoi elle attaqua l’Allemagne qui occupait toujours son territoire. Le pays sort dévasté par ce conflit mondial et doit payer de lourdes indemnités de guerre à l’URSS.</strong> <br><br><strong>Après la guerre et en application du traité de paix avec l’URSS, la Finlande est soumise à une stricte neutralité et l’interdiction d’adhérer à l’OTAN et autres mesures limitant sérieusement sa souveraineté. L’expression «&nbsp;finlandisation&nbsp;» vient de cette époque. Ce n’est qu’en 1995 après la fin de l’URSS qu’elle adhère à l’Union européenne et seulement en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie qu’elle rejoint l’OTAN.</strong></p>
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		<title>« Les Aigles de la République » de Tarik Saleh</title>
		<link>https://rehve.fr/2025/11/les-aigles-de-la-republique-de-tarik-saleh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rehve]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 22:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres no-musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le réalisateur suédois d’origine égyptienne par son père, Tarik Saleh, continue à partager sa plongée dans l’univers trouble des mécanismes de la dictature mortifère de ce pays arabe. L’histoire est celle d’un acteur égyptien, très célèbre, que le pouvoir approche pour interpréter le rôle du dictateur en place, le maréchal al-Sissi. D’images d’actualité en références [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur suédois d’origine égyptienne par son père, Tarik Saleh, continue à partager sa plongée dans l’univers trouble des mécanismes de la dictature mortifère de ce pays arabe. L’histoire est celle d’un acteur égyptien, très célèbre, que le pouvoir approche pour interpréter le rôle du dictateur en place, le maréchal al-Sissi. D’images d’actualité en références au passé (l’assassinat de Sadate en 1981 par des militaires), le film développe son intrigue dans laquelle on voit cet acteur habitué aux palaces, aux maîtresses de tous âges et au whisky se faire lentement prendre dans les rets des caciques du pouvoir, pervers et intrigants, mais aussi de ceux d’un groupe rebelle, «&nbsp;Les Aigles de la République&nbsp;», voulant remplacer le dictateur et l’assassiner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt contestataire «&nbsp;de salon&nbsp;» il commence par refuser de faire ce film puis, menacé, lui et sa famille, il finit par accepter, persuadé que son statut d’acteur de légende le mettra l’abri des pressions d’un pouvoir cynique ou d’opposants extrémistes. Mais finalement il deviendra le jouet de tous ces personnages très malveillants et trop ambitieux. De petites compromissions en grandes frayeurs, il va découvrir de l’intérieur ce qu’est un pouvoir militaire dictatorial, bien loin du monde doré des plateaux de cinéma auxquels il était abonné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un beau film qui semble, hélas, assez réaliste concernant l’Egypte et que les partisans des régimes dits « forts » devraient voir.</p>



<div class="wp-block-query is-layout-flow wp-block-query-is-layout-flow"><ul class="columns-4 wp-block-post-template is-layout-grid wp-container-core-post-template-is-layout-7ac2b261 wp-block-post-template-is-layout-grid"><li class="wp-block-post post-31025 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-no-musique">

<div class="wp-block-group is-content-justification-center is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-82936891 wp-block-group-is-layout-flex"><figure style="aspect-ratio:1" class="wp-block-post-featured-image"><a href="https://rehve.fr/2025/11/les-aigles-de-la-republique-de-tarik-saleh/" target="_blank"  ><img loading="lazy" decoding="async" width="929" height="522" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Les-Aigles-de-la-Republique.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="« Les Aigles de la République » de Tarik Saleh" style="width:100%;height:100%;object-fit:cover;" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Les-Aigles-de-la-Republique.jpg 929w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Les-Aigles-de-la-Republique-500x281.jpg 500w" sizes="auto, (max-width: 929px) 100vw, 929px" /></a></figure></div>


<div class="wp-block-post-date"><time datetime="2025-11-19T23:49:00+01:00">19 novembre 2025</time></div>

<h2 class="wp-block-post-title has-medium-font-size"><a href="https://rehve.fr/2025/11/les-aigles-de-la-republique-de-tarik-saleh/" target="_blank" >« Les Aigles de la République » de Tarik Saleh</a></h2>
</li><li class="wp-block-post post-19438 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-no-musique">

<div class="wp-block-group is-content-justification-center is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-82936891 wp-block-group-is-layout-flex"><figure style="aspect-ratio:1" class="wp-block-post-featured-image"><a href="https://rehve.fr/2021/07/le-caire-confidentiel-de-tarik-saleh/" target="_blank"  ><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="643" src="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Le-Caire-confidential.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="« Le Caire confidentiel » de Tarik Saleh" style="width:100%;height:100%;object-fit:cover;" srcset="https://rehve.fr/wp-content/uploads/Le-Caire-confidential.jpg 474w, https://rehve.fr/wp-content/uploads/Le-Caire-confidential-369x500.jpg 369w" sizes="auto, (max-width: 474px) 100vw, 474px" /></a></figure></div>


<div class="wp-block-post-date"><time datetime="2021-07-10T23:45:00+02:00">10 juillet 2021</time></div>

<h2 class="wp-block-post-title has-medium-font-size"><a href="https://rehve.fr/2021/07/le-caire-confidentiel-de-tarik-saleh/" target="_blank" >« Le Caire confidentiel » de Tarik Saleh</a></h2>
</li></ul>



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