« Margin Call » de Jeffrey McDonald Chandor

se retrouve embarquée dans une position risquée de dizaines de milliards de dollars, sans que personne ne s’en soit aperçu sinon un petit junior adepte des modèles mathématique qui découvre par hasard le pot aux roses. Le jeu consiste donc à refourguer à d’autres spéculateurs ces contrats pourris pour sauver la banque. Ce sera fait avec rouerie et cynisme avant que les petits bras ne soient virés et qu’un moyen bras ne se fasse retourner par le patron de l’établissement magnifiquement joué par Jeremy Irons qui explique avec persuasion que le métier de la spéculation est bien d’escroquer sa contrepartie.

L’histoire de passe à huit clos, une nuit durant, entre quatre ou cinq personnages clés enfermés dans deux pièces. C’est criant de vérité et alors que JP Morgan Chase est en train de valoriser provisoirement une nouvelle perte de trading dont l’addition s’élève pour le moment à 3 ou 4 milliards de dollars on mesure à quel point rien n’a changé depuis la grande crise d’incompétence des banques déclenchée en 2008 et dont ce film s’inspire plus ou moins !