Carlos et Carles, les fuyards

Carlos Ghosn, dirigeant d’entreprise, a fui la justice japonaise qui l’avait placé sous contrôle judiciaire pour rejoindre illégalement le Liban, l’un des trois pays dont il détient le passeport, en plus de la France et du Brésil.

Carles Puigdemont, élu espagnol, a fui son pays pour se réfugier à Bruxelles, sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour sédition. Il a néanmoins été élu député européen lors des dernières élections et bénéficie ainsi d’une immunité parlementaire.

Carlos et Carles fuient la justice et s’en sortent pas trop mal. C’est semble-t-il une nouvelle confirmation de ce que disait Snoopy (ou Francis Blanche, on ne sait plus trop) : « dans la vie il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. »

Les vœux

Traditionnellement le président de la République présente ses veux à la télévision le 31 décembre à 20h. Tout aussi traditionnellement à partir du matin de ce dernier jour de l’année, la presse tente d’anticiper ce que le président va dire à 20h. Chacun y va de son analyse de comptoir, de sa prévision de Mme. Soleil. Cela fait du temps d’antenne inutile, évitant de fatiguer les neurones de Mme. Michu et des journalistes.

Le mieux, pour ceux qui sont intéressés par ce discours des vœux (généralement insipide et sans saveur), serait tout simplement d’attendre 20h pour le découvrir. Les plateaux télévisés pourraient ainsi se consacrer à des sujets plus intéressants

Rappelons tout de même que la corporation des titulaires de cartes de presse bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui pourrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

Ségolène Royal martyre de la République

Kiro, Le Canard Enchaîné (18/11/2018)

Une investigation journalistique met en doute l’engagement réel de Ségolène Royal, 66 ans, dans son poste d’ambassadrice des Pôles artique et antartique. La querelle en soi n’a guère d’intérêt, l’intéressée se défend comme elle peut et devrait pouvoir prouver la réalité de son travail si effectivement un travail est effectué.

Non, la vraie question est plutôt de comprendre pourquoi différents gouvernements, de droite comme de gauche, veulent absolument « recaser » Ségolène. En 2013, sa désignation comme administratrice-vice-présidente et porte-parole de la Banque publique d’investissement (BPI) avait déjà déclenché une franche poilade. Manifestement peu intéressée par le poste, elle l’avait quitté au bout d’un an pour se reclasser comme ministre de l’écologie. Début 2017, elle échoue à se faire nommer administratrice du Programme de développement des nations-unies (PNUD). On la dit partante pour rempiler comme ministre de l’écologie après la victoire Macron en 2017, mais le maroquin lui passe sous le nez. Lot de consolation : elle devient ambassadrice des pôles, poste bénévole, pour lequel elle est en train d’expliquer ce qu’elle fait.

Plus amusant est la façon dont elle se défend. Son compte Twitter déborde de messages outragés du genre :

« Pourquoi maintenant ? Ça dérange que je sois en tête des sondages ?! Ça dérange que je mène des combats contre le #glyphosate ?!! »

https://twitter.com/RoyalSegolene

Mais où a-t-elle vu qu’elle serait « en tête des sondages » ? Des sondages de quoi d’ailleurs ? Il se murmure qu’elle se verrait bien candidate de la gauche réunifiée pour les élections présidentielles de 2022. Si l’on ne sait pas bien quel est son emploi du temps d’ambassadrice bénévole, il y a au moins une activité pour laquelle elle n’aura pas à prouver son engagement : celle de la diffusion de tweets insignifiants, voire extrêmement désagréables à l’encontre du gouvernement actuel, son employeur.

Florilège :

Comme bien d’autres, Ségolène Royal a fait son temps. Elle a passé les 66 ans en septembre dernier, soit deux ans de plus que le futur « âge d’équilibre » contre lequel elle se bat. Dans un genre plutôt iconoclaste, elle n’a pas vraiment démérité. Une fois à la retraite, la République l’oubliera rapidement et c’est aussi bien ainsi. Mais qui pourra bien convaincre Ségolène de faire valoir ses droits la retraite ? Dans le régime actuel, passé 67 ans l’employeur peut mettre à la retraite d’office ses salariés.

Discussion avec un chauffeur de taxi

Dans les encombrements parisiens un chauffeur de taxi peste contre la terre entière.

– Le chauffeur : depuis « qu’ils » ont mis un feu rouge au milieu de la transversale du pont de la Concorde c’est du grand n’importe quoi ! Et puis pour m’acheter ma voiture « ils » ont nanti mon appartement et les salaires de mes parents. Mon appartement d’ailleurs qui valait 700 000 euros a baissé à 400 000 depuis à cause de Delanoé qui a construit le tramway. Pour remplacer mon véhicule complètement amorti je vais acheter une voiture électrique puisque c’est la mode et que Hidalgo est écolo, ça compensera la baisse de valeur de ma licence à cause des VTC et bla-bla-bla et bla-bla-bla…

– Le client : allez, si je comprends bien vous avez un patrimoine de 700 mille euros plus une licence de taxi, même si tout ceci a baissé et est nanti vous possédez quand même un montant d’actifs respectable, hauts les cœurs, tout n’est pas complètement perdu !

– Le Chauffeur : oui c’est vrai, on n’est pas les plus malheureux.

Nous sommes en France… donc tout va mal et un citoyen possédant un travail et plus de 500 mille euros de patrimoine râle !

Nouveau TVC politique

Le pouvoir actuel a adopté un nouveau tic verbal compulsif : « je veux… », incarné par le président qui essaime ses discours de « je veux rendre hommage aux soldats morts pour la France » plutôt que « je rends hommage aux soldats morts pour la France », ou « je veux dire ici que… » au lieu de « je dis ici que… », etc. Ses ministres ont été contaminés par ce nouveau tic et celui en charge de l’économie et des finances tient la corde.

C’est étrange car énoncer « je veux dire… » c’est faire part d’une intention alors que « je dis… » c’est un acte. Mais qu’importe, après l’envahissant « on va dire… » voici venu le « je veux… ». Et d’ailleurs les deux se superposent dans notre époque de tics verbaux. Aaaah, mais que sont devenus les discours politiques de MonGénéral et de François Mitterrand qui n’avaient pas besoin de tics verbaux pour produire une langue flamboyante ?

Détournement de fonds publics et de niches fiscales

France 2, chaîne de télévision publique financée par les contribuables, diffuse une enquête morbide en quatre épisodes, dont les deux derniers ce dimanche à 13h15, heure de grande écoute, sur le viol et l’assassinat d’Elodie Kulik dans des conditions sordides il y a une vingtaine d’années. Ce type d’émissions racoleuses à grand renfort de « docufictions », d’interviews d’ex-journalistes et d’ex-policiers ou magistrats, et, lorsque c’est possible, de séquences de familles en pleurs. Cette malheureuse n’aurait pas été violée sans doute le « documentaire » aurait été réduit à deux ou trois épisodes

Ce genre d’émissions ne devraient pas avoir sa place sur les chaînes du service public. L’argent du contribuable doit être plutôt dépensé pour la production de programmes plus évolués et moins vulgaires. Cerise sur le gâteau, l’émission est présentée par un journaliste qui bénéficie des niches fiscales comme le reste de sa corporation. C’est dire que les contribuables financent non seulement ce voyeurisme télévisuel mais également le pouvoir d’achat de celui qui les présente.

C’est la double peine pour une République qui ne sait plus enrayer la spirale vers la bêtise. Au moins pourrait-elle faire en sorte d’éviter que de l’argent public ne finance cette décadence !

A quoi peut donc bien servir une Line Renaud ?

Le Monde-magazine publie en page de couverture une photo de Line Renaud, ancienne meneuse de cabaret âgée aujourd’hui de 91 ans, pour illustrer une interview de 7 pages d’un intérêt (très) limité. La Miss se vante d’avoir fréquenté tous les présidents de la République depuis Vincent Auriol, sauf MonGénéral qui avait plus important à faire, et Giscard dit d’Estaing qualifié de « snob et fin de race » par la starlette vieillissante. Mais tous les autres présidents se sont précipités pour couvrir Mme. Renaud de décorations républicaines et de cartes de bon client de leurs comités de soutien. On est un peu étonné de voir le temps perdu par tous ces hauts dirigeants (payés par les contribuables) avec cette « artiste » et on s’interroge sur ce qu’ils peuvent bien échanger avec elle, sinon un brevet de faire « populo » !

D’une façon plus générale on se demande à quoi une Line Renaud peut bien servir à la République ?

Attaque religieuse à Londres

Un terroriste islamique a tué deux personnes au couteau au Royaume-Uni ce 29 novembre. Il en a blessé deux autres puis a été abattu par la police. Il portait une ceinture d’explosifs fictive et avait déjà passé huit années en prison pour terrorisme. Un habitué donc… il portait d’ailleurs un bracelet électronique car étant sous libération conditionnelle. L’attentat s’est passé un jour de Black Friday durant lequel la foule se presse dans les magasins pour surconsommer. C’est d’ailleurs une partie des passants qui a réussi à stopper le religieux dans son périple terroriste avant que la police ne lui tire dessus pour le « neutraliser ». Le groupe Etat Islamique a revendiqué cette action meurtrière.

Aussitôt les donneurs de leçons, dont le premier ministre conservateur britannique, répètent à l’envie que ce terroriste n’aurait pas dû sortir de prison et qu’il faut durcir la Loi. Certes oui, si cet individu avait été en prison il n’aurait pas tué des citoyens innocents, il aurait peut-être assassiné des codétenus, mais pas des passants. Cependant, comme d’habitude, aucune de ces pleureuses n’expliquent comment elles comptent s’y prendre d’un point de vue pratique et légal pour appliquer ce « durcissement de la Loi » appelé de leurs vœux.  Faut-il que tout terroriste ne puisse être condamné qu’à une peine de prison à perpétuité même s’il n’a pas (encore) commis de crime ? Si telle est la solution préconisée, il va falloir construire beaucoup de prisons car pour le moment la « démographie terroriste » est plus que positive : il y a bien plus d’arrivants dans cette activité que de terroristes qui décèdent donc s’il faut tous les emprisonner à vie, le secteur pénitentiaire va connaître un boom de l’immobilier et une croissance économique phénoménales, ce qui ne devrait pas empêcher de nouvelles vocations d’éclore.

Tout ceci n’est guère réalisable et ces dernières années montrent que nos sociétés, occidentales comme dans le reste du monde, doivent désormais vivre avec ce nouveau risque du terrorisme islamique. Les arsenaux législatifs et sécuritaires ont déjà été considérablement renforcés dans nos pays occidentaux, et tout particulièrement en France, sans pour autant faire disparaître complètement ces attaques terroristes. Peut-être un jour le développement de l’Humanité éloignera les citoyens mondiaux de ce tropisme religieux mortifère et que l’intelligence triomphera ? Nous en sommes loin pour le moment et le massacre se poursuit au nom d’un Dieu.

Une nouvelle étape franchie dans l’abrutissement des masses

Coco – Charlie-Hebdo 2016

Les plateformes de films et séries en ligne proposent désormais le visionnage en vitesse accélérée, provoquant un peu d’émotion, au moins en France, de la part des créateurs d’œuvres cinématographique et vidéos. Cette vitesse accélérée est censée donner la possibilité aux spectateurs d’ingurgiter plus de marchandises dans le même temps.  

On commence vraiment à toucher le fond… Non content d‘abrutir les spectateurs avec de la publicité envahissante et bêtifiante, ou avec le fouteballe à tous les étages, l’écosystème médiatique invente maintenant le gavage accéléré des consommateurs transformés en canards d’élevage. Tout ceci est un peu déprimant ! A force de vouloir augmenter la part de marché de la bêtise humaine, le capitalisme de l’information et du divertissement risque de le faire au détriment du segment de l’intelligence réduit à portion congrue. A moins que les deux segments ne se développent chacun au même rythme malgré les apparences.

C’est une vieille histoire… le chroniqueur qui, dans les années 70’ avait été standardiste dans une radio commerciale (Europe n°1 pour ne pas la citer) comme job d’étudiant, avait déjà été frappé à l’époque par la stratégie d’un tel média : la monétarisation de la bêtise humaine. Un marché prometteur…

Eric Woerth ou le symbole de l’assèchement intellectuel de la droite classique

Nos avions quitté Éric Woerth sur sa critique de la diminution des emplois aidés et des aides au logement, ainsi que sa critique du projet de réforme du système de retraite à points, le voici revenu avec son programme détaillé pour la retraite du futur, toujours sur Tweeter bien entendu, qu’on en juge :

Il n’est pas certain qu’avec une si importante contribution intellectuelle la réforme n’avance beaucoup ni rapidement. Éric Woerth incarne de manière bien pathétique cette espèce de critique pavlovienne qui s’empare de l’opposition dès qu’elle n’est plus au pouvoir. De fait, la majorité actuelle mène une politique économique libérale et réformatrice qui, grosso-modo, a fait partie de tous les programmes électoraux de la droite ces dernières décennies mais aussi de la longue liste de ses promesses non tenues.

Éric Woerth, qui est par ailleurs président de la commission des finances de l’assemblée nationale et ex-ministre du budget sous la présidence Sarkozy, n’arrive pas à réfréner cette maladie de l’opposition systématique hors de toute réflexion et intelligence. C’est dommage, il ne se montre pas à la hauteur de sa présidence de commission ni de son passé d’ancien ministre. Il passe en tous cas beaucoup trop de temps à tweeter des messages insipides, temps qu’il ferait mieux de passer à travailler, peut-être pour proposer un contre-projet de réforme des retraites ?

Le garçon a 63 ans et il va falloir l’accompagner maintenant jusqu’à sa retraite bien méritée. Il n’aura pas fondamentalement démérité mais ne laissera pas un souvenir impérissable dans la vie politique française. Ce n’est dramatique non plus et la France s’en remettra.

Réforme des retraites : la dérive de la presse !

Une journée de revendication est programmée pour le 5 décembre prochain en France. Différentes corporations veulent afficher leur opposition au projet de réforme du système des retraites. Des grèves lourdes sont annoncées dans les transports publics et vont sérieusement perturber le fonctionnement du pays. Elles sont renouvelables.

La presse qui adore faire peur à l’annonce de ce genre d’évènement et vendre cette angoisse à ses consommateurs, passe son temps et ses articles à deviser sur l’écume des choses. Les habituels « experts » de plateaux télévisés sont convoqués à longueur d’émissions pour échanger à l’infini sur le niveau de blocage du pays, et sa durée, que provoquera cette grève. Un sujet « clé » également répété ad nauseam est le résultat des sondages exprimant le niveau de soutien à cette grève des personnes sondées. Des débats sur le fond de la réforme proposée ? Nenni, on préfère ânonner que la réforme n’est pas claire et que les citoyens ne sont informés de rien ! Le contraire fut étonnant tant la majorité des médias se refusent à aborder le fond du projet.

Celui-ci est fort bien expliqué dans le rapport Delevoye « Pour un système universel de retraite » de 138 pages. Ensuite la loi définitive sera celle qui sera votée par le parlement mais en attendant, tous les grands principes et changements du projet sont sur la table. Il suffit de télécharger ce rapport, de le lire et d’en débattre. C’est en principe le rôle d’une presse intelligente.

De deux choses l’une : soit les journalistes n’ont pas même pris le temps de lire ce document, auquel cas nous leur indiquons bien volontiers le lien de téléchargement, soit ils l’ont lu mais préfèrent débattre de l’accessoire pour vendre de l’émotion plutôt que de la réflexion. Dans un cas comme dans l’autre ils participent avec enthousiasme à l’abrutissement des masses au lieu d’en élever le niveau de compréhension sur ce sujet complexe.

L’un des sujets favoris des journaux télévisés est le reportage sur Mme. Michu retraitée qui explique que « après avoir payé toutes ses factures » il ne lui reste que 300 euros pour vivre. On ne sait pas bien ce qu’il y a dans « toutes ses factures » mais qu’importe le gogo est accroché et sort ses mouchoirs. Ce que l’on attend d’une presse intelligente est d’expliquer les différentes solutions et alternatives possibles pour améliorer le sort de Mme. Michu et non pas simplement faire sangloter dans les chaumières. Elles sont de plusieurs ordres :

  1. On baisse les factures à payer par Mme. Michu, ce sont alors ses fournisseurs* qui doivent rogner sur leurs revenus,
  2. On fait payer tout ou partie de ces factures « par l’Etat », ce sont alors les contribuables qui verront augmenter leurs impôts ou d’autres citoyens qui verront baisser leurs prestations
  3. On augmente la retraite de Mme. Michu, ce seront alors les cotisants (employés et/ou employeurs) qui verront augmenter leurs prélèvements ou d’autres retraités qui verront baisser leurs prestations
  4. Ou un mix de toutes ces mesures

* Certains d’entre eux proposent déjà des offres low cost comme les fournisseurs d’accès internet et de téléphone. Le chroniqueur s’en félicite d’ailleurs qui bénéficie d’un abonnement mobile à 10 EUR/mois 4G avec appels et SMS illimités en France et vers les départements d’outre-mer hors Mayotte, plus 40Go d’internet mobile par mois. La box internet haut-débit est facturée 20 EUR/mois sans accès à la télévision (qui n’est pas vraiment nécessaire puisque la télévision numérique publique offre une trentaine de chaînes financées par la redevance déjà payée par la grande majorité des citoyens). Le coût total de communications est donc de 30 EUR/mois. Ce fournisseur est REDbySFR.

Un « expert » normalement constitué devrait être en mesure de développer ce genre de raisonnement sur un mode pédagogique : tout est possible mais tout a des conséquences qu’il faut gérer et arbitrer. Hélas, trois fois hélas, nos « experts » préfèrent le mode Café du commerce à celui de la raison.

Rappelons tout de même que la corporation des titulaires de cartes de presse (c’est-à-dire sans doute aussi un Morandini ou une Chazalle…) bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus taxables pour « frais d’emploi », d’autres avantages existaient mais ont été supprimés au fur et à mesure du temps. Le secteur de la presse est également subventionné par les contribuables via le reversement d’aides aux journaux et réseaux de distribution pour les aider à combler leurs déficits d’exploitation car ces journaux sont vendus en dessous de leurs coûts de production et, malgré tout, de moins en moins de lecteurs les achètent. Elles sont publiées par le ministère de la Culture avec un peu de délai. Les derniers chiffres concernent 2015, année où 53 millions d’euros ont été distribués à 326 journaux, le premier bénéficiaire étant le Parisien – aujourd’hui en France avec 7,8 millions d’euros en 2015. Viennent ensuite Libération, Le Monde, Le Figaro, La Croix, Ouest-France… mais on trouve aussi à des niveaux bien plus modestes des journaux comme La Dépêche du Pays de Bray, La Gazette du Val d’Oise, L’Hebdo de l’Ardèche, etc.

Voir aussi : tableau des aides 2015

Ces subventions payées par les contribuables pourraient aussi servir à régler les factures de Mme. Michu, ou rester dans les poches des contribuables… Malgré tout, elles ne sont pas complètement illégitimes, sont votées par le parlement sur un mode démocratique et permettent de maintenir en vie une presse qui est de moins en moins viable au niveau financier. Elles pourraient en revanche générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires et sont ainsi un peu reconnus comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de populisme.

Convergence ou coagulation

Riss – Charlie Hebdo 2018

Les râleurs continuent de râler, tout le monde réclame des sous, certains en obtiennent (que les autres vont devoir payer), les préavis de grève se multiplient. Rien ne va : les retraites, le pouvoir d’achat, le fonctionnement des hôpitaux, les prix agricoles, les impôts trop hauts, les dépenses trop faibles, les bourses étudiantes insuffisantes, etc.

Pendant ce temps la presse glose pour savoir si l’on risque une « coagulation des revendications », une « convergence des luttes », une « fédération des colères » ou une « cristallisation des actions » samedi prochain pour le premier anniversaire du déclenchement des émeutes de novembre 2018. Les experts de plateaux télévisés s’échangent des sondages sur les sentiments de Mme. Michu mais toujours aussi peu d’analyse ni de pédagogie pour expliquer à ladite Mme. Michu que ce qui sera donné d’une main sera évidemment repris de l’autre.

Et comme le président de la République a déjà plus ou moins annoncé l’enterrement de première classe du plafond de déficit des finances publiques fixé à 3% du produit intérieur brut, toutes les corporations se lèchent les babines en se préparant à mordre avec bonheur dans la dépense publique pour arracher la part la plus grosse. On dirait une volée de ménagères guettant l’ouverture des Galeries Lafayette le premier jour des soldes !

Haine et beufitude

Le chroniqueur consterné fait manifestement partie d’une des mailing-list de Mme. Michu et reçoit l’email suivant dans sa boîte aux lettre déjà débordante de spams :

« Anne Hidalgo a eu raison de fermer les voies sur berges de Seine à Paris pour éviter la pollution par les voitures !
C’est beaucoup mieux maintenant… »

Cette image, et surtout le commentaire qui l’accompagne, est symptomatique de la haine que déclenche la maire actuelle de Paris, Anne Hidalgo. Elle a été élue par les parisiens et l’aspect démocratique du processus électoral n’a pas été remis en cause par les oppositions qui ont perdu le combat. Le conseil municipal de majorité socialiste-écologique a décidé, notamment, de réduire la place consacrée à la voiture dans la ville et de fermer les voies sur berge ce qui déclenche l’ire des partisans de la bagnole. Evidement ce genre de changement ne se fait jamais dans la bonne humeur et l’harmonie. Chaque camp développe sa propre argumentation, le citoyen est un peu perdu, mais la décision est prise et appliqué, elle est d’ailleurs réversible si une majorité suivante en décidait ainsi.

Le commentaire ironique de Mme. Michu sur cette photo, « C’est beaucoup mieux maintenant… », rend la mairie responsable de l’incivilité des citoyens alors qu’il s’agit principalement d’un problème de mauvaise éducation des enfants de Mme. Michu qui ont sans doute passé plus de temps à regarder le fouteballe à la télévision plutôt qu’à potasser leur éducation civique.

La photo est ponctuelle et, évidemment, passe sous silence que les services de propreté de la municipalité, payés par les impôts locaux de Mme. Michu, ont dû nettoyer ces déchets dans les 24 heures de leur apparition comme cela est réalisé, et plutôt bien fait, après chaque évènement rassemblant des citoyens mal-élevés jetant leurs déchets un peu partout.

Mais surtout, Anne Hidalgo est une femme (aux cheveux teints) et cela passe mal dans l’imaginaire toujours plus ou moins misogyne de l’électorat moyen, même parisien et supposé évolué. Qu’il se rassure cet électorat conservateur, il suffira de voter pour une autre majorité lors des élections municipales programmées début 2020 et il aura de nouvelles têtes pour administrer la commune de Paris. Après trois mandats socialistes à Paris, il est de toute façon temps de passer la main, mais la droite qui se tire dans les pattes est capable de perdre l’affaire encore cette fois-ci. Si elle ne parvient pas à trouver l’unité nécessaire pour emporter la mairie ce sera à désespérer mais on ne peut pas complètement exclure ce cas de figure…

Evolution aux forceps

Luz – Charlie Hebdo 2013

La conférence des évêques de France a publié sur son site web le discours de clôture de son assemblée plénière. On y trouve des points intéressants :

Les abus sexuels

Nous recevons la révélation de ces agressions sexuelles et des abus de pouvoir qui les ont préparées comme un don de la miséricorde de Dieu et une action du Christ qui veut purifier son Église avec une eau pure, voulant se la présenter sainte, sans tache, sans aucune faute.
Nous avons compris que les personnes victimes ne demandaient pas de compassion, ni de compensation de leurs souffrances. Elles veulent la vérité. … Nous nous engageons à reprendre contact, chacun avec les personnes victimes que nous connaissons, pour leur manifester concrètement que nous reconnaissons la double cause de leurs souffrances, notamment en leur donnant la possibilité de recevoir une somme d’argent forfaitaire et unique, pour les inviter à participer à notre effort pour garder la mémoire de ces faits et pour leur présenter ce que nous mettons en place en matière de prévention et de formation et en matière d’accompagnement des clercs coupables, afin que les faits affreux qu’elles ont subis ne se reproduisent plus.

Le recrutement

Déjà, dans nos villes et peut-être nos villages brilleront les décorations de Noël : tant est grand le besoin de vendre et d’acheter. En l’enfant de Bethléem, Dieu renouvelle son alliance avec l’humanité entière. Celui-là, cet Enfant-là, ce Jésus, il vaut la peine de tout quitter pour le suivre. Nous rendons grâce à Dieu pour celles et ceux qui demanderons à devenir chrétiens. Nous rendons grâce à Dieu pour les vocations qu’il suscite et nous prions pour que des jeunes hommes répondent à son appel pour le service des mystères du salut, que des jeunes hommes et des jeunes femmes s’engagent par la consécration de leur vie au Seigneur qui vient jusqu’à nous. Le temps de l’Avent nous promet que la longue histoire de l’humanité débouche dans la communion avec Dieu. Il vient faire toutes choses nouvelles. « Le Royaume de Dieu est tout proche ». C’est la bonne nouvelle que nous avons à porter, avec foi et avec espérance. Elle mérite l’engagement de notre vie entière. C’est notre joie.

Pendant ce temps, un synode d’évêques tenu en octobre à Rome, constatant l’ordination d’hommes mariés en Amazonie et l’existence d’immenses territoires de cette région non couverts par l’Eglise catholique, envisage l’instauration d’un rite spécifique pour l’Amazonie pour « renforcer la pastorale » (adapter la force de vente au marché). Dans le même esprit, le sujet du diaconat des femmes sera remis sur le dessus de la pile.

La rigidité ancestrale de l’Eglise catholique arcboutée sur ses dogmes, considérant la femme comme proche du diable et le plaisir comme un remède à la foi, a aboutit à la situation actuelle : une perte considérable de ses parts de marché dans les pays riches et le développement d’une fantaisie certaine dans l’application des textes par ses représentants dans les pays émergents. Il semble que la volonté réformatrice du pape actuel François 1er, lui-même issu d’un pays émergent, se heurte à une sévère résistance du clergé ultraconservateur. François est en principe la voix du Seigneur sur terre qui ne devrait pas être discutée, mais il se heurte à des frondeurs qui font tout pour bloquer ses initiatives progressistes.

C’est ce que sur terre on appelle la politique ! L’aspect surnaturel de la religion s’atténue fortement et les fidèles votent avec leurs pieds en ne fréquentant presque plus les lieux de culte en Occident ou en le faisant à leurs manières ailleurs. Les dirigeants de l’Eglise doivent convaincre pour séduire, ils n’étaient pas habitués… Il va falloir encore passer quelques générations de cardinaux avant d’arriver à faire évoluer le dogme. Pas sûr que l’Eglise catholique ne survive jusque-là car la concurrence est féroce !

Les terroristes de Notre-Dame condamnées par la Justice

On se souvient qu’en septembre 2016, deux femmes terroristes ont tenté vainement de faire exploser une voiture chargée de six bombonnes de gaz près de Notre-Dame. Devant l’échec de cette tentative, elles rentrèrent tranquillement chez elles où, l’aînée des deux retrouva son mari et ses trois enfants. La plus jeune et la plus déterminée, procédera à une attaque aux couteaux de policiers avec deux nouvelles complices quelques jours plus tard. Tout ce petit monde a ensuite été arrêté assez rapidement et est passé en procès ces derniers jours. L’inspirateur soupçonné de ces actes est un français installé dans la zone syro-irakienne et qui aurait été tué lors d’un bombardement ciblé de la coalition internationale, mais sa mort n’est pas totalement sûre.

Les deux principales accusées avaient 19 et 39 lors des faits, la seconde, mariée et mère de trois enfants, étant « tombée amoureuse » de la première sur Internet, celle-ci s’étant donné un profil de djihadiste masculin pour mener son entreprise de séduction… La révélation de sa vraie personne n’a pas découragé son « amoureuse » de mener l’attentat avec celle qui s’était convertie à l’islam quelques années auparavant. Si la voiture avait explosé le carnage était assuré dans l’une de ces petites rues qui cernent Notre-Dame. La plus jeune disait à l’époque : « Je vous attaque dans vos terres afin de marquer vos esprits et vous terroriser ». Il semble qu’elles aient voulu déclencher l’explosion en tentant d’enflammer du gas-oil, beaucoup moins inflammable que l’essence ordinaire, ce qu’elles ignoraient.

A la barre les deux femmes ont fait amende honorable, demandant pardon et affichant leur honte, déclarant notamment pour la plus jeune : « Je n’avais que des projets de morts à l’époque. Aujourd’hui, j’ai des projets de vie ». Evidemment personne ne peut affirmer si ces remords sont réels ou de circonstance. On sait ce qu’elles ont fomenté, on ignore si elles ont véritablement tourné la page. Lorsque l’on considère le niveau d’embrigadement intellectuel qu’elles ont subi et intégré pour commettre de tels actes, le doute est légitime. Elles ont été condamnées à 25 et 30 (pour la plus jeunes) années de prison. Les comparses ont été condamnées entre 10 et 20 ans.

Ainsi se clôt provisoirement cet épisode de terrorisme religieux purement féminin, mené à Paris par des femmes françaises converties ou séduites par l’islamisme. Provisoirement, car des appels ont été interjetés et, une fois les condamnations rendues définitives, elles auront bien un terme et les coupables sortiront de prison. Personne ne peut anticiper ni ce qui se passera durant leur emprisonnement ni ce qu’il adviendra à leur sortie. Tout reste possible, le pire comme le meilleur !

Un chef terroriste-religieux tué en Syrie par l’armée américaine

Honoré (Charlie Hebdo – 2015)

Les Etats-Unis, par la voix de leur président ont annoncé avoir tué le chef du groupe terroriste Etat islamique M. Al Bagdhadi, calife auto-proclamé de ce proto-état, au nord-est de la Syrie où il se cachait. L’information reste à être documentée mais elle est probablement vraie. L’évènement est de taille compte tenu de la responsabilité de l’impétrant mais ne va sans doute pas changer la diffusion de l’idéologie religieuse mortifère de ce groupe.

M. Ben Laden chef du groupe Al Qaïda fut un précurseur dans les meurtres de masse avec le premier attentat « mondialisé » en septembre 2001. Il a dirigé des avions de ligne qui se sont écrasés contre les tours jumelles à New-York et le pentagone à Washington, il y eut plus de 3 000 morts et la prise de conscience en occident de la puissance de ces mouvements religieux capables de susciter un tel acte qui a provoqué la sidération dans les pays occidentaux et, parfois, quelques soutiens dans certains pays orientaux. Ben Laden fut également tué par l’armée américaine en 2011.

Bagdhadi a surmonté Ben Laden au niveau de l’idéologie en réussissant à lancer ses troupes dans des actions d’une barbarie rarement égalée : égorgements de prisonniers, d’autres brûlés vifs, tortures diverses, attentats aveugles en Orient comme en Occident, rétablissement de l’esclavage (voir le sort des yézidis), négoce d’êtres humains (on vend les femmes), implication des enfants (les « lionceaux du califat ») dans des actions terroristes et même des meurtres ; toutes ces joyeusetés au nom de Dieu et en direct sur Youtube et les réseaux dits sociaux.

Bagdhadi a également « enrichi » le recrutement de son mouvement avec un flux significatif de terroristes venus des pays occidentaux pour participer, parfois de façon très active, à ces actions meurtrières mondialisées. La France n’est pas en reste dans l’alimentation de ces flux avec une population de jeunes issus de l’immigration, ressassant un mélange de frustrations en lien avec le racisme dont ils sont victimes, la colonisation affrontée par leurs ancêtres, la précarité de leurs situations économiques et la religion qui les anime, croyant se réaliser en allant en famille s’associer à un environnement religieux et terroriste. Encore plus étonnant, le groupe Etat islamique a su attirer dans ses rets des jeunes français de bonnes familles catholiques, pas particulièrement défavorisées, dont les enfants se sont convertis à l’islam puis ont émigré vers la Syrie ou l’Iraq, parfois avec femmes, enfants et parents. Ce fut un des grands « succès » de la stratégie de ce mouvement dont Bagdhadi fut le chef (le calife) et, sans doute, le guide.

Encore pire, Bagdhadi a inoculé de virus du terrorisme religieux au sein même des sociétés occidentales, d’où les attentats réguliers menés par ces fameuses « cellules dormantes » comme celui contre la préfecture de police de Paris au début du mois (5 morts dont le terroriste français). Et il y en aura sûrement d’autres.

Le groupe Etat islamique a été forcé de rendre les territoires en Syrie et en Iraq sur lesquels il régnait. Beaucoup de ses combattants sont morts. Les pays occidentaux doivent maintenant se dépatouiller avec leurs citoyens survivants et leurs familles qui, souvent, au moins pour les français, ont l’air de vouloir revenir en France ce qui ne déclenche pas vraiment l’enthousiasme ni des dirigeants ni de l’opinion publique.

La mort du « calife » est une victoire militaire des forces anti-Etat islamique mais qui ne va certainement pas stopper pour autant ce terrorisme religieux qui ronge le Proche et Moyen-Orient ainsi que les pays occidentaux. C’est un mouvement profondément ancré qui prendra des générations avant de s’arrêter. Le temps de faire comprendre à tous ces enfants perdus qu’ils ont aussi à gagner en investissant, non seulement dans le dogme, mais aussi dans la raison et l’intelligence…

Jugement à l’emporte-pièce dans un dîner en ville

Entendu dans un dîner en ville :

– Le Monde est un journal « facho »

– Ah, mais lis-tu vraiment ce journal car si Le Monde est un journal « facho », La Cause du Peuple doit être « centre droit » alos ? Après, il y a des opinions qui sont exprimées dans ses colonnes par des intellectuels aux pensées et certitudes diverses mais la ligne éditoriale générale ne semble pas véritablement fasciste !

– As-tu vu l’actionnariat de ce journal ?

– Oui, ce sont à 75% des hommes d’affaires et le groupe espagnol Prisa avec un système compliqué de minorité de blocage donnée aux minoritaires, et notamment la société des rédacteurs, censée assurer leur indépendance vis-à-vis de l’actionnariat majoritaire.

– Eh bien ces hommes d’affaires capitalistes et mondialistes font diffuser leurs idées néfastes à travers le journal. Cela ne se voit pas ponctuellement mais se révèlera pernicieux à long terme.

– Les lecteurs n’acceptant pas de payer le vrai coût de production de leur quotidien, la presse fait maintenant appel à des capitalistes disposés à la financer. On ne peut pas complètement exclure qu’ils veuillent utiliser ces médias pour faire passer leurs idées, espérons qu’ils le font avec décence. Pour le moment, tant qu’il n’y a pas de journaux plus « fachos » que Le Monde sur le marché français, on peut sans doute estimer s’en tirer à bon compte.

Mauvais souvenirs en Irlande du nord

Le Royaume-Uni fait toujours partie de l’Union européenne mais avec la volonté renouvelée d’en sortir. L’un des partis nord irlandais, soutien du gouvernement britannique conservateur actuel, le Parti unioniste démocrate (DUP), en faveur du maintien de l’Irlande du nord sous la couronne britannique, est dirigé par Mme. Arlene Isabel Foster. Dans le cadre des négociations en cours pour la sortie du Royaume-Uni, elle a marqué sa ferme opposition a tout accord qui atténuerait la force du lien entre Londres et Belfast et qui pourrait être un premier signal en faveur d’une réunification de l’île irlandaise.

Lorsqu’elle avait 8 ans son père a été victime d’un attentat de l’IRA (l’armée catholique irlandaise) et survécut à une balle dans la tête. Quelques années plus tard, la même IRA fait exploser une bombe dans un bus scolaire où je trouve la jeune Arelen, la jeune fille à côté d’elle est grièvement blessée.

Depuis, Mme. Foster qui est députée DUP au parlement britannique vote systématiquement contre tout ce qui ressemble à une amorce de détachement de l’Irlande du nord de la monarchie de Londres et pourrait la rapprocher de la République d’Irlande. On comprend mieux pourquoi…

Compte tenu de la sauvagerie de la guerre qui a opposé les terroristes catholiques, favorables à la réunification, aux unionistes protestants ne voulant pas entendre parler d’une séparation, il est probable qu’il faille attendre que la génération qui a mené ces combats soit éteinte pour envisager une inévitable réunification irlandaise. En attendant, le parti DUP dispose d’une sérieuse capacité de nuisance démocratique avec les 4 ou 5 députés dont il dispose à Londres.

Un match de fouteballe France-Turquie

Les hasards du calendrier fouteballistique ajoutés à l’incongruité d’avoir inclus un pays asiatique dans une compétition européenne font qu’un match France-Turquie a lieu ce soir au Stade de France dans le cadre du championnat d’Europe de fouteballe. Compte tenu de l’humeur actuelle va-t-en-guerre de la Turquie qui vient d’envahir le nord de la Syrie, le ministre français des Affaires étrangères vient d’annoncer qu’il n’assistera pas à ce match.

Voilà au moins un effet collatéral positif des évènements actuels, un ministre français évitera d’aller perdre son temps dans une compétition sportive sans intérêt et pourra ainsi passer plus de temps sur ses vrais dossiers.