Débats franchouillards oiseux sur « l’islamogauchisme »

Un nouveau débat de Café du Commerce saisit le microcosme politico-médiatique : la question de l’islamogauchisme dans les universités françaises. Alors que différentes personnalités accusent l’Université d’abriter des tenants de cette idéologie qui l’utiliseraient pour orienter les programmes et les budgets de recherche, les représentants universitaires adoptent une tactique de défense basée sur le déni, arguant que « l’islamogauchisme » est un concept qui n’existe pas scientifiquement et qu’il n’y a donc pas lieu d’en débattre, circulez il n’y a rien à voir. Une sous-ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé sa volonté de mander le CNRS (centre national de la recherche scientifique) pour réaliser une étude sur ce concept dans l’Université, déclenchant aussitôt un hourvari de clameurs scandalisées d’une partie du monde intellectuel, mais aussi, plus discrètes, des voix pour la soutenir.

« L’islamogauchisme », slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique. Ce terme aux contours mal définis, fait l’objet de nombreuses prises de positions publiques, tribunes ou pétitions, souvent passionnées. Le CNRS condamne avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique, indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques. Le CNRS condamne, en particulier, les tentatives de délégitimation de différents champs de la recherche, comme les études postcoloniales, les études intersectionnelles ou les travaux sur le terme de « race », ou tout autre champ de la connaissance.

Communiqué de presse du CNRS du 17/02/2021

Pas sûr que le CNRS ne participe avec beaucoup d’enthousiasme à l’étude que lui demande sa ministre de tutelle…

En réalité chacun fait assaut de la mauvaise fois typique de ce genre de débat cherchant à bloquer toute remise en cause de certains sujets-valise. L’islamogauchisme n’est sans doute pas encore défini scientifiquement par la science mais il va peut-être falloir commencer à le faire. Dans la bouche de ceux qui emploient ce terme, c’est l’alliance d’une pensée de gauche marquée avec l’islam politique plutôt radical, parfois accompagné d’un relent d’antisionisme, voire d’antisémitisme. Sans doute dans sa sortie la sous-ministre voulait aussi englober les sujets un peu envahissants comme les études « de genre », celles sur le « décolonialisme », le « post-colonialisme », la « race », le féminisme et autres joyeusetés « intersectionnelles », tout ceci rédigé bien entendu en « écriture inclusive ».

La simple consultation des sites web de certaines universités permet de confirmer que certains de ces sujets sont effectivement dans les programmes.

Par exemple, l’université Paris 8 – Vincennes offre un Master « Etudes sur le genre » :

Les études de genre font l’objet d’une attention grandissante dans l’espace public (médias, débats politiques). Les questions de la domination masculine, des LGBTQI, des stéréotypes de genre, etc., sont devenus des enjeux sociaux contemporains de premier ordre. Face aux menaces internationales qui pèsent actuellement sur la conception de la science et des formes de transmission du savoir, les études de genre apparaissent comme un levier de la pensée critique, et sont en cela fortement attaquées. Ainsi, offrir une formation de qualité sur le genre s’inscrit dans la tradition de Paris 8 de développer une pensée critique en prise avec le monde contemporain…

Master Etudes sur le genre – Université Paris 8 (univ-paris8.fr)

ainsi qu’un Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS) :

La question des constructions « genrées » et des rapports de sexe concerne d’une manière ou d’une autre l’ensemble des pratiques sociales et symboliques, publiques et privées, collectives et individuelles. Elle se pose désormais de manière explicite dans de nombreux champs de pensée et de savoir. Son traitement requiert ainsi la collaboration d’approches multiples. Dans cette perspective, l’UMR LEGS se donne pour tâche et pour défi de faire travailler ensemble humanités, sciences sociales, et arts.

UMR 8238 : Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS) – Université Paris 8 (univ-paris8.fr)

La propension de l’Université à étudier et diffuser des idées « progressistes » n’est pas vraiment nouvelle et cela fait des décennies qu’une gauche que l’on peut qualifier d’extrême s’est retrouvée sur une communauté de pensée… dans les camps palestiniens du Proche Orient ou sur le « Petit Livre rouge » de Mao. Ce qui apparaît novateur aujourd’hui est la volonté de vouloir expliciter et réparer les discriminations dont certaines minorités sont supposées avoir été victimes (minorités sexuelles, femmes, citoyens issus de la « diversité », etc.). Ainsi va la vie intellectuelle en France, plutôt portée par la pensée « de gauche », plutôt protégée par un système universitaire public, reprenant aujourd’hui les sujets en vogue. Comment s’en étonner ? Mais l’Etat ne doit pas s’interdire de faire l’inventaire des recherches en cours, majoritairement financées par les contribuables. Heureusement celles concernant ces nouvelles modes assimilées à « l’islamogauchisme » semblent minoritaires et il faut s’assurer qu’elles le restent. Quand on voit le développement anarchique de l’écriture « inclusive » contre les principes de l’Académie française on comprend qu’il faille rester vigilant. La liberté de pensée et de recherche c’est bien, l’imposition de principes minoritaires à la majorité, c’est plus discutable.

Le CNRS a accepté du bout des lèvres de

C’est dans cet esprit [ouvert et respectueux] que le CNRS pourra participer à la production de l’étude souhaitée par la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation visant à apporter un éclairage scientifique sur les champs de recherche concernés.

Communiqué de presse du CNRS du 17/02/2021

Ouf !

Des jeux olympiques en question

Les jeux olympiques qui devaient initialement se dérouler au Japon à l’été 2020 ont été reportés à l’été 2021 pour cause de pandémie mondiale. Il se murmure que l’hypothèse d’une annulation serait sur la table, la crise sanitaire étant loin d’être résolue et le rassemblement de centaine de milliers de personnes dans une même ville deux semaines durant étant sans doute inopportune dans les conditions actuelles. Ou alors les jeux se dérouleraient sans spectateurs physiques mais uniquement à la télévision ?

Dans un cas comme l’autre ce n’est pas grave, il ne s’agit que de sport ! On pourrait même suggérer que les jeux olympiques de l’été 2024 qui doivent être organisés à Paris suivent la voie de l’annulation, on y survivrait, les finances publiques françaises feraient ainsi quelques économies et les parisiens éviteraient ainsi nombre d’énervements et de crises qui vont immanquablement être générés par l’organisation de manifestations sportives dans une ville qui n’est vraiment pas faîte pour ça.

Des médias désarçonnés

Charlie Hebdo (23/12/2020)

Depuis plusieurs jours, les médias bavards annonçaient comme certaine l’annonce prochaine d’un nouveau confinement compte tenu de la recrudescence de l’épidémie de coronavirus en France, comme d’ailleurs en Europe. Les plateaux télévisés faisaient défiler des journalistes en retraite et des médecins inoccupés qui anticipaient cette décision « inévitable », nombre d’entre eux ne se gênant d’ailleurs pas pour la critiquer sévèrement.

Hier soir, le premier ministre n’a pas annoncé le retour du confinement mais « seulement » un renforcement des mesures en cours basées essentiellement sur un couvre-feu national à 18h. Alors ce matin, les plateaux médiatiques, dépités, commentent pourquoi l’Etat a renoncé à prendre une décision que les journalistes disaient, faussement, qu’il allait prendre. Et nous voici repartis dans des analyses stériles, des débats oiseux et des polémiques sans fin sur une « non-décision ». Le mieux aurait été d’attendre que les annonces soient faites par ceux qui décident avant de les commenter, cela aurait pu permettre de consacrer le temps perdu à critiquer une décision « non-prise », à l’analyse et à l’intelligence de la situation réelle.

Rappelons que la corporation des titulaires de cartes de presse bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

Une solution serait peut-être de résilier cette niche fiscale imméritée et d’en allouer le produit à la recherche pour un vaccin contre le coronavirus actuel. Ce serait sans doute ainsi une bien meilleure utilisation des fonds publics.

Un grand moment de solitude

Un zapping des chaînes de télévision depuis le début de la semaine a un peu démoralisé le téléspectateur…

Tout d’abord le chanteur Francis Lalanne est venu expliquer ce 26 janvier à l’animateur Cyril Hanouna tout le bien qu’il pense de l’hydroxychloroquine et accuser le président de la République « d’avoir du sang sur les mains ». Il appelle à la destitution de celui-ci dans un long article publié dans France-Soir numérique et qu’il est venu commenter :

Cet article qui fait plusieurs dizaines de pages est ponctué de saillies révoltées, voire révolutionnaires. La référence au « J’accuse » de Zola dans l’affaire Dreyfus est quasi-explicite, excusez du peu ! Le texte est truffé de références au texte de la Constitution, sans doute son signataire a-t-il obtenu le renfort de spécialistes car on ne le savait pas constitutionnaliste.

Florilège :

La République est donc frappée de caducité ; annulée par l’exercice totalitaire du pouvoir que pratique aujourd’hui l’Exécutif.
L’Exécutif qui supprime tous les droits fondamentaux et s’approprie tous les pouvoirs, met par voie de conséquence le peuple français en situation d’oppression.La Puissance Publique s’emparant du « Bien Public », il s’agit bien d’un coup d’État du gouvernement contre la Nation. Les citoyennes et citoyens de France subissent ainsi l’oppression de leurs représentants.

Il est également du droit et du devoir de la représentation nationale de déclencher le protocole de destitution du président de la République au terme de l’article 3 de notre Constitution ainsi que de l’article 68.
De même, et si de besoin, il est du devoir de l’armée française pour assurer la « sûreté » du peuple français (article 2), de procéder à la mise à pied des auteurs du coup d’État – c’est-à-dire de l’actuel gouvernement ; et ce, afin de rétablir le droit républicain.

Etc., etc.

Lire le texte complet sur : L’Appel de Francis Lalanne

Le débat télévisé entre Lalanne, chanteur populaire en retraite, habillé d’un long manteau de cuir, cheveux très long et lunettes foncées, avec Hanouna, héraut de l’abrutissement télévisuel, fut très productif… Le chanteur y a notamment expliqué qu’il refuse de porter un masque car c’est un nid de microbes dont il ne veut pas se couvrir le nez.

Second point de rendez-vous : Nadine Morano invitée sur le plateau CNews de Pascal Praud le 27 janvier. Elle y assène ses certitudes de Café du Commerce avec sa morgue habituelle et critique la terre entière, mais surtout les dirigeants français, pour la gestion déplorable de la crise sanitaire. On est assez proche du niveau zéro absolu dans le débat politique. Mme. Morano est député européen pour Les Républicains mais semble plus présente sur les plateaux télévisés parisiens que dans les hémicycles du parlement européen.

Francis Lalanne et Nadine Morano illustrent tristement le déclassement français auto-satisfait. Plus encore que les retards techniques annoncés dans les projets de vaccins anti-covid par l’Institut Pasteur et par le groupe Sanofi, le niveau d’abrutissement généré par ces tristes personnages et la place qui leur est donnée dans les médias désespère un peu sur l’avenir du pays qui est aujourd’hui franchement engagé sur la pente de la décadence. On a les dirigeants et les influenceurs que l’on mérite !

Une nouvelle polémique franchouillarde

Différents vaccins contre le coronavirus à l’origine de la covid-19 commencent à être approuvés à travers la planète et les campagnes vaccinales ont démarré. La France est un pays où une partie de la population est, d’une façon générale, plutôt sceptique par rapport aux vaccins. Cette réticence est relayée par quelques influenceurs-comploteurs de plateaux télévisés comme Isabelle Adjani. Le résultat est que les citoyens français, d’après les sondages, ne manifestent pas un enthousiasme démesuré à l’idée de se faire injecter les vaccins anti-covid-19 dont certains sont issus de technologies innovantes.

Les autorités ayant décidé de ne pas rendre ce vaccin obligatoire, un protocole de consentement « éclairé » avec un délai de quatre jours pour une éventuelle rétractation a été mis en place afin de « respecter » la volonté des français et être sûrs qu’ils ont bien compris ce dont il s’agissait. Cette situation aboutit au fait que la France vaccine beaucoup moins vite que ses voisins. Et, évidemment, tout le monde tombe sur le gouvernement « incapable de protéger ses citoyens »…

A peine les premières vaccinations réalisées, le bal des pleureuses est parti dans une nouvelle polémique. Les râleurs auraient bien entendu inversé leurs arguments de Café du Commerce pour critiquer une campagne sans protocole de « consentement éclairé », et justifier leur présence permanentes dans les médias racoleurs. La politique vaccinale française est à l’image du pays : souvent moins efficace que ses voisins en termes industriel et logistique, et soumis à une permanente contestation de gens qui ont le loisir (et la liberté) de consacrer une partie de leur temps de cerveau à se plaindre au lieu d’agir.

La France est « un pays de veaux » disait MonGénéral dont on vient de fêter le cinquantième anniversaire du décès. Il était visionnaire, on le sait ! Bonne année 2021 quand même.

La France éternelle

De tous temps les citoyens français ont marqué une certaine défiance à l’encontre du vaccin, soutenus par quelques « vedettes » du calibre d’Isabelle Adjani expliquant sur les ondes qu’elle n’a jamais vacciné ses enfants qui s’en portent très bien, ou le professeur Joyeux qui a même eu des problèmes avec l’ordre des médecins pour ses positions contre vaccins. Vouloir convaincre un antivaccin de devenir pro-vaccin est juste inutile, c’est un peu comme essayer de faire admettre à un israélien membre du Likoud qu’une solution à « deux Etats » amènera la réconciliation entre Israël et les palestiniens… autant dire que c’est sans espoir !

On a le droit en France d’être contre le vaccin. En principe la loi en prévoit 11 obligatoires pour les enfants. On peut aussi contrevenir à cette loi et, probablement, ne pas risquer grand-chose sinon le refus par certaines crèches ou écoles d’accueillir vos enfants s’ils ne sont pas vaccinés, à moins que vous puissiez bénéficier de faux certificats de vaccination ce qui ne doit pas être très compliqué à obtenir.

Alors que des vaccins contre le coronavirus commencent à être mis sur le marché, le plus notable en ce moment est que la population française, à la différence de nombre de pays voisins, continue à afficher dans les sondages sa volonté majoritaire de ne pas se faire injecter ces vaccins… tout en critiquant le gouvernement pour défaillance dans sa politique vaccinale qui ne vaccine pas assez vite les citoyens. Certes, ce ne sont sans doute pas toujours les mêmes mais on peut être sûrs qu’il y a des recouvrements entre les citoyens qui refusent le principe du vaccin et qui, dans le même temps, accusent leurs dirigeants d’incompétence dans la distribution du vaccin.

On se fait ainsi doublement plaisir : on marque sa rébellion antivaccin et on critique le pouvoir exécutif qui n’est pas capable de vous vacciner dans les temps car c’est tellement jouissif ! La France ne change pas…

« Chambre 2806 : l’affaire DSK » de Jalil Lespert

Un documentaire de quatre épisodes (3h30) sur la sexualité de Dominique Strauss-Kahn (DSK), centré sur « l’affaire » du Sofitel qui défraya la chronique en mai 2011 et empêcha l’impétrant de se présenter à l’élection présidentielle française en 2012.

Le spectateur bien informé n’y apprend pas grand-chose de nouveau mais recharge son effarement en revoyant combien cet homme, dominé par ses pulsions sexuelles, pouvait être malfaisant. Tout y passe (si l’on ose dire) : ses maîtresses lorsqu’il dirigeait le Fonds monétaire international (FMI, il se faisait prendre en photo avec elles dans le bureau présidentiel), ses agressions parisiennes, ses soirées échangistes à Lille, ses habitudes new-yorkaises (il a fait monter une femme dans sa chambre la nuit précédant son agression matinale contre la femme de chambre, Nafissatou Diallo), etc.

L’exploit judiciaire de ses avocats américains, de très grosses pointures du barreau local, fut d’arriver à faire annuler les poursuites à son encontre dans l’affaire Diallo à la suite des contradictions de celles-ci (il s’est avéré, notamment, qu’elle avait menti pour pouvoir obtenir un statut de réfugié aux Etats-Unis d’Amérique). Dans l’affaire des soirées échangistes de Lille où il était accusé de proxénétisme, sa défense a argué du fait qu’il n’était pas au courant que les femmes participantes étaient rémunérées par des entreprises pour le prix de leurs faveurs…

Le visionnage d’interviews de ses « amis » du parti socialiste est également édifiant. Certaines datent de l’époque, d’autres du tournage du documentaire. Et tous (l’inénarrable Jack Lang [81 ans aujourd’hui, les cheveux dégoulinant de teinture], Elisabeth Guigou, Jean-Christophe Cambadélis, …) de vanter le pouvoir de séduction, d’intelligence et de compétence du personnage !

La bonne nouvelle c’est que ces « évènements » ont empêché la France d’élire un président déviant. La moins bonne c’est qu’une classe politique de gauche, quasi unanime, et dont il est à peu près acquis que « tout le monde savait », soutenait sans vergogne un candidat pervers. La droite, elle, aurait peut-être ébruité les habitudes du candidat si celui-ci s’était approché du pouvoir de trop près, ou échangé son silence contre autre chose. Qui sait ! Quant à l’image de la France donnée par un directeur du FMI tout autant préoccupé par des aventures avec ses employées que par la dette du Sénégal, pas grand monde ne semble en avoir cure. Triste époque !

DSK, 71 ans et remarié, vit désormais au Maroc de la profession de consultant financier pour les dirigeants de nombre de pays qui font appel à lui. Il ne culpabilise pas excessivement de ce qui s’est passé et comprend difficilement ce qu’on lui reproche. Il a publié un tweet le 4 décembre annonçant pour 2021 un documentaire dans lequel il a accepté de « revenir sur l’ensemble de [son] histoire personnelle et professionnelle de la politique française aux sphères internationales. »

Moins d’effusions ne nuira pas

Le coronavirus qui circule sur la planète pousse aux « gestes barrières » pour l’éviter, notamment mettre fin aux embrassades qui, ces dernières années, devenaient de plus en plus envahissantes. Il fut un temps où les hommes adultes ne s’embrassaient pas entre eux pour se saluer, du moins en France au nord de Valence. Mais progressivement depuis la fin du XXème siècle les hommes se sont mis à embrasser les hommes pour dire bonjour ou aurevoir.

On ne sait pas bien pourquoi cette coutume méditerranéenne est remontée vers le nord de l’hexagone jusqu’à s’y généraliser de façon indécente. Ne plus embrasser un homme pour dire bonjour lorsqu’on arrive dans un dîner en ville était considéré au mieux comme une originalité, au pire comme une hérésie jusqu’à… l’arrivée providentielle du virus.

Alors pour éviter sa transmission maintenant on ne se serre même plus la main. C’est une grande avancée dans la qualité des relations humaines. Espérons que la récente découverte d’un vaccin ne va pas pousser les citoyens (au nord de Valence) à replonger dans ces effusions inutiles.

La teinture déborde…

Incident comique dans les suites de l’élection présidentielle américaine, l’avocat du président sortant, Rudy Giulani (76 ans), lors d’une intervention devant la presse durant laquelle il faisait un peu chaud et la teinture dont il couvre le peu de cheveux qui lui reste s’est mise à couler. Cet évènement, à la hauteur du galimatias déversé par l’impétrant pour tenter de contester les résultats de l’élection de son mentor, illustre une nouvelle fois le syndrome de la teinture chez le personnel politique.

Lorsque l’on refuse d’accepter les effets du vieillissement sur ses cheveux on présente un sérieux handicap pour faire de la politique où la réalité est parfois bien plus dérangeante que le simple blanchiment de ses cheveux… Message transmis à Mme. Hidalgo, Royale, Aubry, M. Hollande et bien d’autres !

Christine Boutin heureuse !

Les règles d’assouplissement du confinement sanitaires prononcées par le gouvernement la semaine dernière prévoyaient d’autoriser de nouveau l’organisation de cérémonies religieuses mais dans le cadre d’une audience maximale de 30 personnes par cérémonie. Les évêques de France (et Christine Boutin) n’ont pas accepté cette restriction à leur « droit d’assister à la messe ». Ils ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat qui vient de leur donner raison en instruisant le gouvernement de revoir cette limite qui manque de « proportionnalité » et ce, dans un délai de trois jours.

Dans ce monde à la dérive dans lequel nous vivons aujourd’hui, même l’Eglise conteste les décisions de l’Etat, oubliant Saint-Paul qui prescrivait de se soumettre à l’autorité. Alors on se plaint et on attaque en justice, que l’on soit évêque ou manant. Et l’on obtient parfois satisfaction, en attendant l’apocalypse.

Ce dossier ne fait pas honneur ni aux évêques ni à leurs fidèles mais au moins il a rendu Christine Boutin heureuse, qui n’a sans doute plus tant d’occasions que ça de se rendre heureuse.

Les moulins à vent de la presse

Comme à chaque fois que des déclarations politiques de haut niveau sont annoncées pour une date précise, la presse de circonstance passe les jours précédents à jouer Mme. Irma et cherche à anticiper ce qui va être dit par l’oracle. En l’occurrence le président de la République française devrait s’exprimer dans les médias demain soir pour donner ses vues sur le confinement en cours. L’allocution n’est pas mentionnée sur l’agenda officiel du président.

Bien entendu tout le monde aimerait bien qu’il annonce de bonnes nouvelles mais personne ne sait bien ce qu’il va dire puisqu’il… ne l’a pas encore dit ! Alors les commentateurs commentent ce qu’ils ne savent pas encore, une habitude pour eux. Sans doute bénéficient-ils de fuites plus ou moins officielles, plus ou moins téléguidées, plus ou moins destinées à manipuler leurs bénéficiaires. Bref, il n’y a que des risques à parler de ce que l’on ignore, et très peu d’utilité à procéder ainsi, ni pour les commentateurs, encore moins pour leurs spectateurs.

Le mieux serait que tout le monde attende demain soir, écoute tranquillement la parole présidentielle puis ensuite la commente sur des bases documentées. Ainsi, en attendant, les médias pourraient parler de choses réelles et intelligentes et leurs spectateurs se concentrer sur la vraie vie plutôt que perdre leur temps à chercher à anticiper ce que dira un président qui ne le sait pas même peut-être lui-même.

Corporatisme et petits intérêts particuliers

Une bande de dangereux gauchistes a envahi ce dimanche les parvis d’églises et de cathédrales catholiques d’une vingtaine de villes françaises pour exiger le retour des messes. En effet, les règles du deuxième confinement en place depuis le 30 octobre stipulent que les lieux de culte peuvent rester ouverts mais que les cérémonies (des rassemblements) sont interdites pour lutter contre la diffusion du virus, sauf les obsèques. Ces manifestations font également suite à un recours déposé par la Conférence des évêques de France devant le Conseil d’Etat le 29/10/2020 pour contester cette interdiction. Ledit Conseil a rejeté la requête épiscopale le 07/11/2020.

Les évêques déplorent avant tout que les fidèles demeurent ainsi dans l’impossibilité de participer à la messe, sommet de leur foi et rencontre irremplaçable avec Dieu et avec leurs frères.

Demander à pouvoir assister à la messe n’a rien d’une revendication catégorielle : la prière de l’Église catholique est universelle. Dans sa liturgie, elle supplie Dieu pour la paix et pour le bien de tous les peuples, sans oublier ceux qui exercent l’autorité et ont en charge le bien commun.

https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/508994-suite-a-rencontre-premier-ministre-ministre-de-linterieur-16-novembre-2020/

On croyait les églises en partie désertées par les croyants et les curés. On pensait le catholicisme plus concerné par l’altruisme et le bien de son prochain. L’Eglise catholique comme d’autres corporations défend ses intérêts propres et conteste les décisions contraignantes prises par l’Etat en principe au nom de l’intérêt général.

Depuis fin octobre toutes les professions et activités contraintes par le confinement s’ingénient à en exiger la levée en expliquant que chez eux « le virus ne circule pas ou moins que chez le voisin » ou que leur survie économique est en jeu. Il y a effectivement des situations dramatiques qui vont se traduire par des faillites, certains secteurs d’activité risquent de disparaître corps et âme, d’autres vont devoir réviser en profondeur leurs modes de fonctionnement. On pensait que les catholiques étant autorisés à se rendre librement dans les églises pour y prier et à regarder les messes à la télévision en attendant un déconfinement qui ne saurait tarder, se considèreraient comme plutôt privilégiés face au cataclysme socio-économique qui est déjà en route pour notre pays… Il n’en est rien, et les évêques réclament comme le reste des français.

Bien entendu l’inénarrable Christine Boutin est en première ligne sur le thème « Réndez nous la messe [SIC] ». Plus troublant, la Conférence des évêques de France lance un processus de contestation devant la justice administrative. Que d’énergie et de temps perdu…

Les différentes églises ne se sont pas particulièrement distinguées dans cette crise sanitaire, que ce soient les orthodoxes grecs, les juifs intégristes en Israël ou maintenant les évêques catholiques français. La preuve est donnée une nouvelle fois que science et religion ne font pas vraiment bon ménage. Et l’on se souvient que lors de la première vague l’une des sources de contagion la plus cataclysmique fut le rassemblement religieux évangélique de Mulhouse début mars 2020. Dans ces conditions, les évêques de France s’honoreraient à afficher un peu plus de sens de la discipline de façon à mieux inspirer leurs ouailles. Plutôt que d’entamer des procédures contre l’Etat il serait plus efficace qu’ils instruisent les croyants sur les mérites de la prière en solitaire dans les églises qui sont ouvertes. La messe réelle peut bien encore attendre quinze jours et Dieu se satisfaire d’encore deux semaines de messes radiodiffusées.

Pourquoi les religieux « évangéliques » soutiennent le président Trump ?

Alors que le président Trump continue à revendiquer sa victoire à l’élection du 3 novembre, ses soutiens « évangéliques » se désolent de cette défaite annoncée. Depuis la campagne électorale de 2016 et tout au long du mandat Trump de quatre années, le soutien de ce courant religieux protestant ultra-conservateur a été total à la politique du président qui n’a pas manqué de prendre des décisions inspirées par ceux-ci. Ce soutien paraît curieux tant le comportement personnel du président semble bien éloigné de préceptes chrétiens minima ! Il s’agit en fait d’intérêts partagés et bien compris. Le président bénéficie d’électeurs et d’un soutien politique fort. Les évangéliques voient leurs convictions religieuses mieux prises en compte dans la politique américaine. Après tout, qu’importe si le président se comporte comme un jet-setteur de bas étage du moment qu’il respecte ses engagements en faveur de l’idéologie. Trump aura sans doute fait plus en direction des évanlégiques que le président Jimmy Carter qui était membre de la communauté.

Son vice-président Mike Pence est de religion catholique mais se dit « évangélique catholique » après s’être éloigné du catholicisme sans avoir jamais renié sa foi d’origine. Il soutient les thèses du créationnisme édictant que Dieu a créé le ciel et la terre. Il considère par ailleurs que la théorie de l’évolution est une théorie parmi d’autres et que l’ensemble de ces théories devraient pouvoir être enseignées à l’école, sans privilégier l’une par rapport à l’autre.

La fiche wikipédia Evangélisme nous apprend que ce courant religieux protestant retient la Bible comme seule référence à sa foi, voit la conversion à l’évangélisme comme une nouvelle naissance, promeut le bénévolat dans l’Eglise et considère le crucicentrisme comme central (la crucifixion et la résurrection de Jésus). Il y aurait 600 millions d’adhérents à travers la planète dont une petite centaine aux Etats-Unis d’Amérique.

Le site World Evangelical Alliance publie une déclaration de foi relativement classique :

Nous croyons
Que l’Écriture Sainte est la Parole infaillible de Dieu, divinement inspirée, entièrement fiable, autorité souveraine en matière de foi et de vie.
En un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit de toute éternité.
En Jésus-Christ notre Seigneur, Dieu manifesté en chair, né de la vierge Marie, à son humanité exempte de péché, ses miracles, sa mort expiatoire et rédemptrice, sa résurrection corporelle, son ascension, son œuvre médiatrice, son retour personnel dans la puissance et dans la gloire.
Au salut de l’homme pécheur et perdu, à sa justification non par les œuvres mais par la foi seule, grâce au sang versé par Jésus-Christ notre Seigneur, à sa régénération par le Saint-Esprit.
En l’Esprit Saint qui, venant demeurer en nous, nous donne le pouvoir de servir Jésus-Christ, de vivre une vie sainte et de rendre témoignage.
À l’unité véritable dans le Saint-Esprit de tous les croyants formant ensemble l’Église universelle, corps du Christ.
À la résurrection de tous : ceux qui sont perdus ressusciteront pour le jugement, ceux qui sont sauvés ressusciteront pour la vie.

Jusqu’ici rien de très surprenant mais le plus curieux dans ces convictions, pour les non-initiés, est le soutien indéfectible des évangéliques à Israël. Les gestes politiques américains récents en faveur de ce pays, notamment la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat israélien et le soutien à la colonisation juive de la Cisjordanie (qu’ils désignent Judée-Samarie comme les orthodoxes juifs), ont complètement satisfait les évangéliques car conformes à la profession biblique voulant que le retour de tous les juifs en terre d’Israël préfigure le retour du Messie, Jésus-Christ, et l’établissement du royaume de Dieu sur la terre pendant mille ans. En Israël, les juifs orthodoxes acceptent ce soutien avec des pincettes par crainte du prosélytisme qui pourrait y être associé. Pas sûr non plus qu’ils attendent le même Messie…

Incidemment on comprend aussi mieux pourquoi le concept français de laïcité semble si hermétique aux Etats-Unis.

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Catégorisé comme Religion

Que faire des terroristes islamiques nationaux

Le débat interne français sur l’opportunité d’expulser, ou non, dans leurs pays d’origine les immigrés convaincus de visées terroristes, ou déjà emprisonnés en France pour en avoir commis, se déchaîne. Après les attentats religieux commis à Paris, Conflans-Sainte-Honorine et Nice ces dernières semaines par des étrangers, l’Etat a annoncé avoir lancé l’expulsion d’environ 200 personnes étrangères soupçonnées de terrorisme. La principale difficulté de ce processus est de forcer les pays d’origine à réadmettre des ressortissants dont ils ne veulent plus.

Globalement il n’y a pas grand monde qui ne soit pas d’accord avec le principe de ces expulsions. Bien évidement les commentateurs de plateaux télévisés qui ont des solutions à tout balayent d’un revers de mains les difficultés d’exécution. Bien malheureusement personne sur ces plateaux mondains ne mentionne le lien avec les terroristes religieux français détenus dans des pays étrangers, au Moyen-Orient principalement.

Le parallèle n’est pourtant pas très difficile à faire et les mêmes commentateurs expliquent doctement que les djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie, lieux où ils commirent leurs crimes, doivent y être jugés et exécuter les peines auxquelles ils seront éventuellement condamnés pour surtout ne pas être rapatriés en France. On sait qu’une partie de ces terroristes de nationalité française détenus dans des camps kurdes du nord de la Syrie, à défaut d’avoir pu être expulsés vers la France ont été relâchés dans la nature après que la Turquie eut mené son offensive contre les forces kurdes dans cette région syrienne. Tout le monde espère que l’on entendra plus parler d’eux ; les analystes faisant leur métier savent qu’une partie d’entre eux ressurgira forcément un jour ou l’autre, et sans doute pas pour devenir des citoyens français modèles. Personne ne veut de cette catégorie de population aveuglée par la religion jusqu’à commettre les crimes que l’on sait au nom d’un Dieu, ni la France, ni les autres pays. Le problème est qu’elle est apparue un peu comme une génération spontanée dans tous les pays, développés ou pas, religieux ou pas, démocratiques ou pas et qu’aucun Etat ne sait vraiment comment gérer cette situation mondialisée. Chacun applique ses propres méthodes.

La France cherche à convaincre les pays d’origine de réadmettre leurs citoyens terroristes (avec sans doute quelques arguments et moyens de pression) tout en refusant de reprendre les siens. C’est une question de rapports de force, comme souvent, où la cohérence politique n’a sans doute que peu à faire. En revanche, les plateaux télévisés pourraient expliquer à Mme. Michu l’ambivalence de la République qui veut expulser les terroristes étrangers tout en refusant de réintégrer les siens, non point pour critiquer l’Etat, mais pour édifier Mme. Michu sur la complexité de cette situation. Il y a des mesures de rétorsion possibles des Etats étrangers intéressés.

Si on organise un référendum demain posant la question : « voulez-vous expulser les terroristes religieux étrangers dans leurs pays d’origine ? », il est probable que la réponse sera majoritairement « Oui ».

Si en revanche la question était : « voulez-vous expulser les terroristes religieux étrangers dans leurs pays d’origine et réadmettre en France les terroristes religieux français arrêtés à l’étranger ? », il est probable que la réponse serait moins nette !

Ensuite, c’est la grandeur et la noblesse du métier de politique dans une démocratie que d’arbitrer entre les solutions possibles et d’appliquer les décisions une fois prises. Nos dirigeants sont payés pour ça par nos impôts.

Une otage française retournée

Le 9 octobre dernier, un otage français, Sophie Pétronin (75 ans), détenue au Mali par un groupuscule terroriste touareg-islamiste depuis quatre ans est libérée et atterrit en France devant l’aéropage officiel habituel à ce genre de circonstance. Les négociations semblent avoir été par le nouveau gouvernement militaire malien issu d’un récent coup d’Etat. En plus de la française, un dirigeant de l’opposition politique malienne et deux civils italiens ont également été libérés. La transaction s’est faîte contre l’échange de deux centaines de djihadistes qui ont été remis aux ravisseurs des deux otages et probablement une rançon financière. Certains de ces terroristes libérés étaient coupables d’assassinats religieux plutôt sanglants et avaient été arrêtés par les militaires français en opération dans la Sahel. Les voici donc remis dans la nature et ils n’ont pas tardé à donner de leurs nouvelles via des vidéos de leurs agapes de retrouvailles dans le désert diffusées sur les réseaux dits « sociaux ».

Plus intéressant, l’otage française a débarqué l’avion qui l’a ramenée à Villacoublay en portant un voile islamique et a déclaré assez rapidement dans la salle de l’aéroport où elle était interviewée par une presse avide de scoop qu’elle s’était convertie à l’islam, que son prénom n’était plus Sophie mais Mariam, qu’elle voulait retourner le plus vite possible au Nord-Mali et que ses ravisseurs n’étaient pas « islamistes » mais des « combattants armés ». Bref, l’otage a été retournée par ses otages et ne cache pas ses nouvelles convictions. Les officiels français sur place, dont le président de la République, en ont la chique coupée et se garde bien de faire les habituelles déclarations. Quelques jours plus tard, le chef d’Etat major s’est ému de ces déclarations d’une citoyenne française alors que ses hommes combattent et meurent au Mali pour mettre fin au terrorisme religieux qui gangrène la région.

C’est une victoire de poids pour les touaregs-islamistes maliens. Non seulement ils sortent de prison deux cents des leurs qui vont certainement retourner au combat mais ils sont arrivés à retourner une vieille femme, humanitaire de 75 ans, en la convertissant à leur religion. C’est le soft power des islamistes qui est à l’œuvre et celui-ci est efficace dans les banlieues françaises mais le semble aussi auprès d’une population plus inattendue comme celle à laquelle appartient Sophie Pétronin. Son fils s’est escrimé durant quatre ans à faire libérer sa mère, intervenant auprès des autorités françaises, dans les médias, multipliant les voyages au Mali. Il semble un peu gêné lui aussi et explique que sa mère a dû s’adapter pour survivre.

Le pouvoir attractif de cette religion reste un mystère pour beaucoup, sa capacité à transformer la croyance religieuse en barbarie destructrice de toute autre forme de pensée défie le sens commun. Cette histoire est loin d’être terminée.

Quant à l’implication militaire de la France au Sahel, il va bien falloir y mettre fin un jour. Comme l’intervention occidentale en Afghanistan, il est à craindre qu’elle n’ait fait que reculer la prise du pouvoir par les religieux dans la capitale malienne comme dans les pays alentours.

Recrudescence d’attentats religieux islamistes à travers le monde

Les mouvements terroristes islamistes continuent à répandre la terreur sur la planète. Les pays ciblés sont multiples et divers.

En France, ce 29 octobre, un citoyen tunisien tue trois personnes avec un couteau dans la basilique Notre-Dame de Nice. Un homme (le sacristain) et une femme qui se recueillait sont égorgés, la troisième victime, une femme, est lardée de coups de couteau et décèdera quelques minutes plus tard dans un café proche où elle s’est réfugiée. Le terroriste a été blessé et arrêté par la police. C’est le troisième attentat commis dans le pays en quelques semaines après la décapitation d’un professeur devant son école à Conflans-Saint-Honorine et les deux personnes blessées (avec un hachoir de boucher) à Paris.

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Le 2 novembre, trois terroristes du groupe Etat islamique (qui a revendiqué l’attaque par la suite) attaquent l’université de Kaboul en Afghanistan. On déplore plus d’une vingtaine de morts sur ce campus. C’est la deuxième fois que cette université est l’objet d’une attaque religieuse.

Le même jour, c’est en Autriche que se déroule un nouvel attentat qui fait quatre morts et de nombreux blessés. L’assassin est un citoyen autrichien d’origine nord-macédonienne, connu pour sa radicalisation, a été abattu par la police après avoir tiré un peu au hasard sur six sites différents situés autour de la grande synagogue de Vienne. L’attaque a été également revendiquée par le groupe religieux Etat islamique

Si la France apparaît en « tête de gondole » des pays ciblés par la fréquence des meurtres religieux commis sur son territoire, on voit qu’elle n’est pas la seule à subir les foudres de ces mouvements moyenâgeux qui veulent imposer leur façon de croire, d’apprendre, de penser et de vivre au reste de la planète. L’Autriche n’a ni le passé colonial et l’histoire d’immigration de la France. Elle n’a pas plus adopté le principe de laïcité mais elle est attaquée quand même. L’Afghanistan est déjà un pays musulman et les assassinats commis dans ce pays sont journaliers, sans doute plus causés par des querelles de pouvoirs internes que par des questions religieuses dans un pays où tout le monde croit au même Dieu.

Les mouvements islamistes sont toujours en route lutte pour la conquête du reste du monde. Ils emploient leur méthode favorite, celle de la terreur qui révulse une majorité des citoyens des pays où elle est mise en œuvre mais attire à eux de nouveaux fans sur la planète, y compris d’ailleurs dans les pays attaqués. Le combat est rude et le restera.

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Des journalistes de rencontre

Christine Ockrent (76 ans) assène des contrevérités sur les plateaux télévisés avec l’assurance d’un François Hollande annonçant « l’inversion de la courbe du chômage ». Invitée par François Langlet, journaliste économique, à parler de la crise sanitaire (on se demande d’ailleurs à quel titre), elle affirme qu’il n’y a pas de système d’assurance santé aux Etats-Unis d’Amérique ce qui rend difficile les soins aux populations. Langlet opine du chef.

En réalité, comme chacun le sait, il existe un système d’assurance publique obligatoire aux Etats-Unis, le fameux « Obamacare » qui concerne une minorité de citoyens disposant de revenus modestes (environ 30 millions de personnes) et permet de cofinancer avec des fonds fédéraux l’accès à un système d’assurance santé universelle pour des personnes qui n’en n’avaient pas. La présidence Trump a tenté de défaire ce système considéré comme « dangereusement gauchiste » mais sans succès, nombre de parlementaires conservateurs hésitant à voter pour une suppression qui remettrait en cause ce système.

Par ailleurs, préalablement à l’Obamacare, existaient, et existent toujours, le système Medicaid pour les personnes les moins favorisées qui bénéficiaient ainsi d’une assurance maladie et le système Medicare servant la même prestation aux personnes de plus de 65 ans.

Au-delà de ces catégories de citoyens spécifiques, les américains peuvent souscrire eux-mêmes librement leurs assurances santé privées, sans aucune obligation légale. Bien entendu il s’agit d’assurance privée donc le niveau de couverture dépend des cotisations payées, bien loin de la philosophie française : « on cotise selon ses moyens et on bénéficie selon ses besoins ». Mais il y a bien de l’assurance santé aux Etats-Unis.

Cet oubli de Christine Ockrent (76 ans) est bien excusable compte tenu de son âge. Le mieux serait qu’elle se retire progressivement des plateaux médiatiques sur lesquels elle n’est plus d’une valeur ajoutée très significative. Mais c’est un peu le péché mignon du monde journalistique français de se réunir entre ses membres, de s’autocongratuler, de s’autopromouvoir, bref, de faire dans la consanguinité qui, on le sait, ne donne jamais de très bons résultats en matière d’intelligence. Christine Ockrent (76 ans) a fait son temps, a mené une belle carrière (sans doute bien rémunérée) et a été décorée de la légion d’honneur et de l’ordre du mérite. Il est temps pour elle de se retirer désormais, cela lui évitera de nouvelles erreurs.

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Les fouteux franchouillards et l’analyse financière

Coco – Charlie Hebdo – 10/02/2016

On savait la capacité d’analyse du monde du fouteballe assez limitée. Après avoir attribué en 2010 l’organisation de la coupe du monde à la monarchie pétrolière et religieuse du Qatar à l’été 2022, il fallut plusieurs années à la fédération internationale pour comprendre qu’il fait chaud en été au Qatar, voire très chaud, même dans les stades climatisés qui sont actuellement construits pour l’occasion. Evidemment, vu du siège suisse de la fédération, le golfe persique est bien loin… Une fois cette situation rentrée dans les cerveaux les décideurs ont finalement déplacé l’évènement de l’été à l’hiver 2022 car… il fait un peu moins chaud en hiver, même au Qatar. Cette décision réaliste honore l’intelligence et la capacité d’adaptation de cette fédération.

Autre affaire édifiante, cette fois-ci en France. On sait que la vente des droits télévisés est l’une des principales ressources du fouteballe, permettant aux uns de verser des rémunérations indécentes à des pousseurs de baballe et aux autres de faire vivre les petits clubs amateurs. Les droits de la saison 2020/21 ont été vendus en 2018 pour 780 millions d’euros à un forban espagnol sous le chapeau de la compagnie Mediapro. Cette société, créée pour l’occasion devait lancer une télévision payante dédiée au fouteballe et ce sont en principe les abonnements qui devaient lui permettre de payer son achat. Hélas pour elle, les abonnements ne sont pas au rendez-vous, la crise sanitaire n’arrange pas les choses, et Mediapro est en cessation des paiements. Les clubs de fouteballe voient disparaître leur principale source de revenus et s’en inquiètent à juste titre. C’est un cas assez classique de baisse des recettes qui doit entraîner en principe une restructuration des clubs en adaptant leurs dépenses à leurs revenus. On a fait ça dans la sidérurgie et le textile en France dans les années 1970-80, on est en train de le faire dans les secteurs touristiques et aériens pour cause de Covid, on ne l’a plus fait avec les finances publiques de la République depuis 1974, date du dernier budget voté en équilibre.

Pour le moment la fédération de fouteballe a décidé de s’inspirer des méthodes de la République et de s’endetter pour compenser l’insuffisance des recettes pour financer les dépenses en refusant de revoir ces dernières à la baisse. Nous verrons dans les mois à venir si elle parvient à rembourser cette dette car, à la différence d’un Etat, une société, fusse-t-elle fédération, peut être mise en faillite et liquidée. Plus stupéfiant dans cette affaire est l’absence consternante de capacité d’analyse des décideurs fouteux qui ont attribué la vente des droits-télévision à un forban venu de nulle part n’offrant a priori que fort peu de garanties sur sa capacité à tenir ses engagements financiers. Aveuglés par leur rapacité à sans cesse faire « monter les prix », incompétents pour analyser correctement les offres financières qui leur ont été présentées, incapables de ramener les enjeux financiers de leur sport dans les limites de la décence, les responsables fouteux français font preuve de la même vacuité de leur collègues « internationaux ». Peut-être les conséquences de la crise sanitaire en cours permettront d’amener un peu d’intelligence et de rigueur dans un monde plus caractérisé par la corruption et la bêtise ?

Très longues files de fuyards dans Paris

Alors qu’une nouvelle période de confinement est instaurée à partir de demain, il y eut aujourd’hui plus de 730 kilomètres de bouchons en Ile-de-France. Cela dépasse le niveau des grèves des transports de décembre 2019 et tangente le record absolu dû à l’enneigement de février 2018. Paris et ses environs ont été littéralement congestionnés. Alors on se demande ce qui peut bien expliquer de tels encombrements ? Qui étaient les conducteurs et leurs passagers qui ont passé la journée dans leurs voitures ?

Il semble qu’il s’agisse de parisiens partant se mettre au vert dans leurs résidences secondaires ou chez des parents en province. On ignorait que tant de personnes disposassent de résidences secondaires. On croyait que le fait que les écoles restent ouvertes pousseraient les parents à rester dans leurs résidences d’Ile-de-France. Que nenni ! C’est l’exode comme en 1940’ et les français prennent la route avant l’arrivée de l’ennemi (les « boches » en 1940, le confinement en 2020). La bonne nouvelle est que nombre de citoyens disposent de résidences secondaires, il reste du patrimoine immobilier dans ce pays.