La démocratie française est bonne-mère

La cour de justice de la République (CJR), juridiction d’exception chargée de juger les crimes et délits de membres du gouvernement a examiné puis rejeté près de 20 000 plaintes (oui, vous avez bien lu : VINGT MILLE) prérédigées par un avocat antivaccin (Fabrice Di Vizio) à l’encontre du premier ministre et de diverses de ses ministres pour « délit d’abstention de combattre un sinistre », « délit d’extorsion », « délit de publicité mensongère », « délit de non-respect des obligations ».

Cet avocat, spécialistes des questions de santé, habitué des plateaux télévisés défendant des positions « antivax » et en faveur du professeur Raoult, commercialisait ses plaintes prérédigées. Il en aurait vendu 20 000. L’ordre des avocats a ouvert une enquête sur ses pratiques professionnelles. Il y aura éventuellement des sanctions à son encontre.

Cet avocat fait partie de cette catégorie de personnes se levant tous les matins pour se demander : « mais qui je vais bien pouvoir emmerder ce matin ? » Au-delà des comptes qu’il aura éventuellement à rendre à son ordre professionnel, il faudrait créer dans le droit français un délit de « foutage de gueule » qui permette de pénaliser ces citoyens qui utilisent les moyens de la démocratie pour en saper les bases. La CJR a passé plusieurs mois à étudier ces plaintes pour pouvoir décider de les rejeter, du temps a été perdu, des salaires des fonctionnaires chargés de travailler sur ces 20 000 plaintes ont été versés… bref, les contribuables ont payé de leurs poches pour ces billevesées. C’est une perte d’argent, de temps, de crédibilité et l’avocat félon continue à pérorer sur les plateaux télévisés sans assumer le moins du monde sa responsabilité. Il faudrait à tout le moins lui faire financer tout ou partie de cette gabegie déclenchée par son action pour qu’il assume les conséquences de ses actes !

Une telle mesure est évidemment difficile à mettre en œuvre et c’est l’honneur de la démocratie de tolérer les dérives d’une minorité pour Une telle mesure est évidemment difficile à mettre en œuvre et c’est l’honneur de la démocratie de tolérer les dérives d’une minorité pour assurer la liberté de la majorité. Mais, hélas, c’est peut-être aussi le chemin qui la mènera à sa perte !

La Chine montre le chemin

Le ministère chinois des sports vient d’interdire formellement aux fouteballers de son équipe nationale d’avoir de nouveaux tatouages et prie ceux qui en ont déjà de les faire enlever. La télévision publique chinoise a déjà l’habitude de flouter les joueurs occidentaux tatoués, c’est-à-dire la très grande majorité de ceux-ci. Le parti communiste chinois est parti en chasse contre la vulgarité. C’est un bon objectif mais ta tâche est vaste !

Cyril Hanouna : 6 millions de followers

https://twitter.com/Cyrilhanouna/status/1477728120631345156
https://twitter.com/Cyrilhanouna/status/1477728120631345156

Pour ceux qui aurait manqué les vœux de Cyril Hanouna, il est vivement recommandé de se rattraper en cliquant sur https://twitter.com/Cyrilhanouna/status/1477728120631345156. On y voit (et entend) un pote d’Hanouna émettre un rot sonore au milieu de la vidéo, Hanouna épiloguer sur cette éructation avant de nous parler des deux boutons qui le défigurent mais qui sont en voie de résorption, heureusement.

Rappelons que Cyril Hanouna est un animateur de télévision qui a près de 6 millions d’abonnés à son compte Twitter (celui où l’on voit son message de bonne année), qu’il sévit, notamment, sur C8, l’une des chaines télévisées appartenant au groupe Bolloré et avec laquelle il réunit des records d’audience pour ses émissions journalières dont la qualité et l’intérêt sont assez proches de celles de son message de vœux 2022.

Regardons ce message une nouvelle fois et l’on comprendra mieux la décadence de notre vieux pays !

Vers toujours plus d’abrutissement…

On croyait avoir touché le fond avec les comportements des supporters du fouteballe qui envahissent les pelouses de stades, balancent des bouteilles sur les joueurs, inondent les réseaux dits « sociaux » de messages consternants, se battent entre eux ou contre les forces de l’ordre… mais nous avons désormais les citoyens qui contestent la politique sanitaire menée actuellement contre la Covid-19 dont les actions relèguent celles de leurs collègues actifs dans les stades loin derrière eux !

Ces délicats personnages ont récemment tagués « ANTI-PASS » sur le monument du Mont Valérien, en marquant bien les deux « S » finaux façon nazie :

Pour les plus jeunes, rappelons que le Mont Valérien est une forteresse militaire près de Paris à Suresnes, haut lieu de la mémoire française, qui a été utilisée par l’occupant allemand durant la seconde guerre mondiale pour y fusiller des résistants. A la libération, le Général de Gaulle décida d’y faire ériger le mémorial de la France combattante. Dix-sept combattants représentatifs de la résistance y sont enterrés. On mesure ainsi la subtilité des grapheurs à y inscrire leurs insanités en caractères nazis… Les « anti-passe » sévissent par ailleurs en dévastant des permanences électorales et les domiciles privés d’élus votant pour la politique sanitaire du gouvernement ou en les menaçant de mort sur les réseaux dits « sociaux ».

C’est une régression inquiétante de l’intelligence, un effondrement moral. Comment pourrait-il en être autrement dans un Etat qui préfère utiliser les impôts de ses contribuables pour organiser des jeux olympiques plutôt que de financer sa recherche fondamentale laissée à la générosité des citoyens participant au téléthon, une République qui octroie des légions d’honneur à des fouteballeurs, des affairistes ou des satrapes de circonstance, une nation où le compte Twitter de Cyril Hanouna a près de 6 millions d’abonnés, celui de Nabilla 3 millions… C’est tout le symbole d’une décadence librement consentie par une population en voie d’abrutissement général. Peut-être l’aboutissement final de toute démocratie…

La revanche de Zemmour

L’un des candidats à l’élection présidentielle française de 2022, Éric Zemmour, était journaliste avant d’être candidat. Il défend désormais dans ses meetings grosso-modo les mêmes positions que celles affichées précédemment dans ses émissions médiatiques et ses livres, celles d’une vision conservatrice de la société, d’une idée de la France blanche et chrétienne, si possible encore grande et conquérante. Ses compétences pour gérer un pays, une entreprise, une famille ou une simple organisation, sont inconnues et probablement proches de zéro. Malgré le racolage politique dont il s’est fait le héraut il y a probablement assez peu de risques qu’il puisse être élu président de la République. En revanche, il rencontre un franc succès au Café du Commerce des plateaux télévisés et dans les séances de promotion de ses livres. Les médias l’adorent car ses jugements à l’emporte-pièce et ses slogans de circonstance provoquent les disputes dont ils sont friands pour améliorer leurs audiences.

Avant qu’il ne se déclare officiellement candidat à l’élection, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), chargé de faire respecter une certaine égalité dans le traitement médiatique des candidats avait décidé que son temps de parole serait décompté exactement comme s’il était candidat. La chaîne de télévision CNEWS appartenant au groupe Bolloré qui l’employait a déploré cette « atteinte inqualifiable » à la liberté d’expression, a sorti Zemmour-journaliste de l’émission qui l’abritait une heure chaque soir pour réintroduire immédiatement Zemmour-candidat dans quasiment toutes les émissions de la journée via des reportages permanents sur les déplacements, saillies et polémiques dont sont friands les téléspectateurs, les sujets concernant les autres candidats étant généralement traités… la nuit aux heures de faible écoute. On ne peut imaginer meilleure illustration du « je respecte la lettre de la loi et j’en détourne l’esprit » !

Le patron du groupe Bolloré qui détient de nombreux médias, dont CNEWS, entend diffuser ses idées conservatrices et catholiques traditionnalistes dans le pays en influant sur le résultat des élections présidentielles d’avril 2022. C’est sans doute la raison pour laquelle il a investi une partie de ses sous pour acheter des médias. C’est une sorte de soft-power utilisé par le patron capitaliste de façon avisée. Nous sommes dans une économie libérale donc personne ne peut empêcher un patron du CAC40 d’acheter des organes de presse, surtout lorsque ceux-ci sont quasiment au bord de la faillite, mais nous sommes aussi en démocratie « à la française » alors les contribuables financent une administration, le CSA, en charge de limiter les excès vers lesquels tendent naturellement ces propriétaires capitalistes, afin d’essayer d’assurer un relatif pluralisme de la presse dans notre pays. Ce n’est pas facile et lesdits propriétaires entendent récupérer en soft-power, à défaut de rendement financier,l’argent qu’ils mettent dans leurs « danseuses ». Ils s’y entendent généralement bien…

Plus intéressant est le narcissisme qui anime ces capitalistes. Leur puissance économique et financière ne leur suffit plus. Non contents de truster les meilleures places dans les classements des réussites boursières et des plus grosses richesses mondiales, ils veulent aussi influer les orientations politiques du pays. Ils pourraient se présenter à des élections ou fonder des partis, mais ils préfèrent agir plus discrètement via des organes de presse. MM. Arnault, Pinault, Bolloré, Lagardère, Niel, Pigasse, et d’autres, investissent dans la presse et, dans de nombreux cas, sauvent ces médias de la faillite. Notre vieille démocratie essaye de préserver la « liberté de la presse », c’est tout à son honneur, mais elle affronte de redoutables prédateurs, jamais plus efficaces que lorsqu’il s’agit d’exploiter le gogo à qui ils font avaler des torrents de publicités abrutissantes (le hard-power, les sous) et leurs idées politiques (le soft-power). L’alliance Bolloré-Zemmour le montre tous les jours !

Des fouteux mondialisés

Comme si la France n’en avait pas assez avec les supporters de fouteballe des équipes françaises qui rivalisent en violences et délinquances diverses à l’occasion des matchs joués dans l’hexagone, voici que des supporters des équipes de fouteballe du Maroc et de l’Algérie se sont affrontés sur les Champs Elysées ce 11 décembre à la suite de la victoire de l’une sur l’autre au terme d’un match disputé à… Doha !

C’est un effet collatéral de la décolonisation : non seulement il faut supporter les débordements des matchs des équipes françaises, mais il faut également affronter ceux des équipes dans anciennes colonies. On a ainsi confirmation qu’un supporter d’une équipe française de fouteballe n’est pas moins nuisible qu’un supporter d’une équipe étrangère, le niveau d’abrutissement généré par une baballe qui roule sur la pelouse est le même partout sur la planète. C’est une vraie mondialisation réussie !

Un « commandant » en chocolat

On ne dit plus le « chef de guerre islamiste afghan Massoud » mais le « légendaire commandant Massoud » !

Ce guerrier (1953-2001) a toujours été encensé, en France notamment, à la suite de commentaires élogieux des Bernard-Henri Levy (BHL) et consorts. Assassiné en 2001 par l’organisation islamiste Al Qaïda, le « commandant » Massoud a gagné sa notoriété en luttant contre l’occupant soviétique dans les années 1980 au cœur de son bastion du Panchir. Après la reddition et le départ de l’armée soviétique, il va continuer la guerre, devenue « civile » pour prendre la capitale, s’alliant et se désalliant à d’autres milices de chefs de guerre au gré de ses intérêts, du sens du vent et des retournements des uns et des autres sur des motifs tribaux ou religieux, passant et désavouant des alliances successives avec les saoudiens, les iraniens, les pakistanais ou les… américains. Devenu ministre de la Défense au début des années 1990, il continue la guerre des milices qui ravage le pays et notamment sa capitale Kaboul. Cette guerre civile et l’incapacité des milices locales, plus proches de gangs mafieux que de partis politiques, a dévasté l’Afghanistan, peut-être plus encore que l’invasion soviétique et annonce l’arrivée du pouvoir Taliban, chassé en 2001 par les troupes internationales et rétablit par les mêmes en 2021.

L’Occident et BHL appréciaient M. Massoud car il était un peu moins extrémiste que les autres chefs de guerre mais il était néanmoins religieux et traditionnaliste, c’est-à-dire, l’inverse de ce qui est habituellement considéré comme nécessaire pour mener une démocratie « à l’occidentale ». Comme de plus il était anti-Taliban il n’en fallait guère plus pour devenir le héraut de l’Ouest avec le résultat que l’on sait… Son fils a pris la relève et BHL l’aime beaucoup ce qui n’est pas forcément un gage de succès pour l’avenir.

On a connu à peu près le même phénomène avec le soutien français indéfectible aux populations Touaregs depuis le XIXème siècle, glorifiées à Paris comme le « noble peuple du désert » sur ses chameaux. Nombre de films, documentaires, récits et romans ont été réalisés en France à la gloire des Touaregs insistant sur l’aspect mystique de cette ethnie au milieu de ses dunes et en passant sous silence leur tendance à l’esclavagisme et à la razzia comme modèle économique. Le « noble peuple » en question avait donné du fil à retordre à l’armée coloniale française en son temps. Depuis les indépendances africaines ils continuent à harceler les pouvoirs indépendants, majoritairement au Mali, en luttant par les armes pour leur indépendance, et en s’alliant avec les mouvements terroristes religieux, dont Al-Qaïda, celui-là même qui a assassiné M. Massoud en 2001, pour prendre le pouvoir au Mali.

Des joueurs de rugby rendus séniles par les chocs répétés

Avez-vous déjà regardé un match de rugby à la télévision ou, mieux, dans un stade ? Il n’est pas besoin d’être diplômé de l’école de médecine pour comprendre assez rapidement qu’il s’agit d’un « sport » de brutes (avinées). Il suffit de regarder le gabarit des joueurs, l’épaisseur de leurs cuisses ou de leurs épaules, la violence des chocs qu’ils s’infligent en percutant leurs adversaires de plein fouet et à grande vitesse, pour comprendre assez rapidement que les risques pris par ces nouveaux gladiateurs pour leur santé sont élevés.

Certains décès de joueurs ont été attribués à des chocs survenus au cours de matchs, d’autres sont atteints de maladies neurologiques plus ou moins graves sans doute également provoquées par la violence de ces jeux du cirque. Actuellement, un ancien joueur néo-zélandais, connu pour avoir joué dans des clubs français et souffrant de démence précoce, vient de rejoindre une action intentée par 150 joueurs contre les instances nationales et internationales du rugby. La World rugby s’enorgueillit sur son site web du développement de son sport tout en précisant :

Le tout souligné par une priorité indéfectible pour la santé des joueurs.

Plan stratégique | World Rugby

On se demande si tout cela est bien sérieux. Le mieux pour la santé est d’arrêter de jouer au rugby et d’opter pour une activité plus douce et moins dangereuse. Se retourner contre ses fédérations relève de l’irresponsabilité individuelle propre à notre époque. C’est en tout cas une possibilité de recevoir des compensations financières. Après tout, le cow-boy Marlboro a bien réussi à faire condamner l’industrie du tabac pour son addiction mais cela ne l’a pas empêché de mourir d’un cancer du poumon.

Non, définitivement, le meilleur pour la santé c’est de traverser dans les passages cloutés, ne pas fumer, jouer à la pétanque plutôt qu’au rugby et ne pas faire de surf à la Réunion où les requins dévorent les surfeurs. A tout le moins lorsque l’on décide quand même de jouer au rugby on pourrait imaginer que les impétrants assument les effets de leur choix au lieu de se retourner contre leurs instances sportives financées en France en partie par de l’argent public pris dans la poche des contribuables.

La Basilique Saint-Pierre

Quel bâtiment ! Quelle puissance historique ! Quel monument culturel ! Quelle richesse incalculable ! La Basilique Saint-Pierre de Rome est un choc pour les visiteurs éblouis qui circulent dans cette magnificence dédiée aux papes, à la religion et à Dieu. Tout est gigantesque et impressionnant, les marbres, les statues, les plafonds et… la Pietà de Michel-Ange bien sûr. On peut préférer le minimalisme des églises romanes mais on ne peut manquer d’être percuté par ce monument.

Même le défunt président de la Côte d’Ivoire fut impressionné par sa visite à Rome puisqu’il fit construire une réplique exacte de la basilique dans la brousse ivoirienne, à Yamoussoukro, son village natal. Personne n’a pu arrêter ce projet dispendieux et mégalomaniaque dans un pays en développement, et même le pape Jean-Paul II s’est cru obligé d’aller la bénir, en 1990. Déplorable symbole du mauvais développement…

Voir aussi : Rome

Harcèlement sur les réseaux dits « sociaux » : un drame de la bêtise !

Le harcèlement sur les réseaux dits « sociaux » est la nouvelle plaie produite par l’abrutissement des masses. Ce n’est que l’industrialisation du processus de « tête de turc » que les générations plus anciennes ont connu dans les cours d’école. L’économie numérique a permis d’amplifier considérablement ce phénomène en l’anonymisant et en l’asseyant sur la puissance de diffusion de l’Internet. La technologie permet de multiplier la bêtise à l’infini, comme les pains dans l’Evangile.

Les victimes de ce harcèlement utilisent généralement ces mêmes réseaux dits « sociaux » pour s’en plaindre, certaines vont jusqu’au suicide plus ou moins annoncé par des messages désespérés. C’est évidement tragique pour les victimes mais on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi, avant d’en arriver à une telle extrémité, elles ne ferment tout simplement pas leurs comptes sur ces réseaux ? Dans un univers rationnel c’est le premier réflexe qui semblerait efficace : couper la source du harcèlement numérique. Mais, souvent, les utilisateurs de ces réseaux dits « sociaux » ont été rendus tellement addicts par les concepteurs de cette économie numérique, qu’ils n’imaginent même pas pouvoir s’en débrancher. C’est d’ailleurs la raison essentielle de l’incroyable succès économique des grandes compagnies numériques dîtes « GAFAM » (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) : les clients sont prêts à mourir plutôt que de se déconnecter, certains vont jusqu’à mettre en scène leur suicide sur ces réseaux…

Le législateur tente d’élaborer des textes pour atténuer les effets mortifères de ces nouvelles addictions numériques. La tâche est rude car il s’agit de lutter contre la bêtise humaine qui rode en meute sur Internet. Un pays qui sert sa légion d’honneur à des fouteballeurs ou qui préfère financer des jeux olympiques (Paris 2024) plutôt que d’investir dans l’éducation ne peut pas non plus complètement s’étonner de voir une partie de sa jeunesse tomber dans ces nouvelles addictions modernes.

A l’occasion de procès récents contre des harceleurs de réseaux dits « sociaux » on a vu des « Monsieur et Madame tout le monde » à la barre des coupables, travaillant, payant des impôts, regardant le foute à la télévision et élevant une petite famille, bref, des gens « normaux » qui se sont déchaînés en insultes diverses et répétées contre des victimes qu’ils ne connaissaient même pas, comme si soudain leurs neurones se déconnectaient du simple fait qu’ils se trouvaient devant un écran.

Pas facile de lutter contre la diffusion de l’abrutissement, mais il ne faut jamais renoncer.

Le Caravage dans les églises de Rome

Caravage – Saint Agostino
Saint-Luigi dei Francesi

Saint-Luigi dei Francesi est l’église fréquentée par les Français chrétiens de Rome et… les touristes venant admirer les œuvres du Caravage. A quelques pas de là, une très belle Vierge à l’enfant du même Caravage trône dans l’église Saint-Agostino.

Saint-Luigi dei Francesi

Voir aussi : Rome

Guide et médiation

On ne dit plus un « guide » dans un musée mais on parle de « médiation ». Dans les musées parisiens, les ex-guides portent désormais un badge « Médiation ».

L’épidémie de sondagite est loin d’être vaincue

Avec une constance qui force l’admiration et un manque de discernement qui frise l’incompétence les « spécialistes » de plateaux télévisés passent des journées entières à gloser sur les sondages quasi-journaliers qui tombent comme à Gravelotte pour avancer un pronostic sur le résultat de l’élection présidentielle française d’avril 2022. Quant arrive un nouveau sondage, le préambule est toujours en deux points :

  1. Il ne s’agit pas d’un sondage prédictif mais d’une photographie de l’opinion à un moment donné
  2. Il faut faire preuve de la plus extrême prudence car les élections ces dernières années ont souvent abouti à des résultats très différents des anticipations

Une fois posés ces rappels, les plateaux médiatiques passent ensuite des heures à torturer ces chiffres pour essayer d’en tirer, avec difficulté, des analyses qui paraissent intelligentes. Il faut dire qu’ils sont aussi poussés dans ce sens par des candidats qui brillent par l’absence de programme de gouvernement, il n’y a donc pas grand-chose à se mettre sous ma dent.

Le plus étonnant est que l’un des partis conservateur, Les Républicains (LR), revendique officiellement d’avoir utilisé lancer sa propre « enquête d’opinion » pour constater qu’aucun de ses six candidats à la candidature ne prenait vraiment un leadership naturel dans l’opinion et qu’il fallait donc les départager via un vote des militants en décembre prochain.

Les sondages sont érigés en outil de gouvernement depuis des décennies, ils remplacent plus ou moins l’absence de vision politique. A défaut de programme conçus par les gouvernants et expliqué aux citoyens, on demande à Mme. Michu si elle est d’accord pour augmenter les impôts ou nationaliser les autoroutes et l’on voit comment il est possible de concilier les intérêts du pays avec les résultats des sondages.

Terrorisme intra-religieux en Afghanistan

Les attentats meurtriers revendiqués par le groupe « Etat islamique » se multiplient en Afghanistan et font des dizaines de morts civils, généralement aux abords des mosquées, le vendredi jour de prières. Il semble que les cibles soient d’abord les talibans de retour au pouvoir dans ce pays, accusés d’avoir trahi la cause islamiste, et, plus particulièrement, la minorité chiite de la population considérée comme mécréante par l’Etat islamique.

Rappelons de quoi nous parlons :

  • Les musulmans chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet (mort en 632) est Abou Bakr qui deviendra effectivement calife
  • Les musulmans sunnites chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet est Ali, son gendre et fils spirituel

Pour ne pas être en reste, précisons que :

  • Les chrétiens pensent que Jésus est leur prophète avec des variantes entre ceux qui croient à la sainte-vierge et ceux qui n’y croient pas
  • Les juifs pensent que Jésus n’est pas leur prophète et attendent toujours leur messie
  • Les yézidistes croient en un Dieu qui façonna le monde comme une grosse perle blanche qu’il brisa et dont les éclats formèrent le ciel, la terre et la mer
  • Les zoroastriens considèrent que leur Dieu n’a pas besoin d’adoration, pas besoin d’intermédiaires
  • Etc. etc…

Tous croient à la vie éternelle au paradis où chacun rejoindra son Dieu. Mais en attendant, au nom de celui-ci, on sème la mort et la désorganisation sur une bonne partie de la planète.

L’Etat islamique qui attaque les Talibans en Afghanistan, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité. Cela prêterait à sourire s’il ne s’agissait de massacres d’un autre âge. Le risque est évidemment que ces derniers pactisent avec leurs attaquants et recrée un Etats terroriste comme ce fut le cas entre 1996 à 2001. Si cela survenait et mettait en jeu la sécurité du monde il faudrait de nouveau envisager une application de la stratégie du « cassage de gueule ponctuel avec retour rapide au bercail » et on peut imaginer que la Russie et la Chine qui sont aux premières loges dans la région et directement concernées par les troubles qui pourraient déteindre sur leurs populations de confession musulmane veilleront attentivement à l’évolution de la situation, d’autant plus qu’elles ont marqué leur ouverture à coopérer avec l’Afghanistan taliban après la retraite occidentale.

Gageons néanmoins que les Talibans vont réagir avec les méthodes de combat efficaces qu’on leur connaît et il n’est pas dit qu’ils ne soient pas en mesure de réduire cette rébellion tous seuls comme des grands !

Lire aussi : https://rehve.fr/2019/12/13-militaires-francais-tues-au-mali-en-novembre/

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Catégorisé comme Asie, Religion

Des toilettes « non genrées »

En Amérique du nord, sous-continent à la pointe des concepts « woke » et de « déconstruction », les toilettes « non genrées » font florès et le principe commence à diffuser en Europe. Evidemment le citoyen lambda se demande ce qui peut bien se cacher derrière ce concept de « toilettes non genrées » ? S’agit-il d’un troisième local en plus des toilettes « hommes » et « femmes » ? S’agit-il de réceptacles particuliers pour les besoins des personnes « non genrées » ?

A priori non, il s’agirait simplement, par l’affichage du sigle ci-dessus, d’autoriser les personnes « transgenres » ou « non binaires » à se rendre dans les toilettes « femmes » même si elles ont une apparence d’hommes, et vice-versa. On ne sait pas bien comment on identifiera une personne « transgenre » ayant l’apparence d’un homme mais se rendant dans les toilettes des « femmes », d’un pervers-pépère venu pour mater, mais qu’importe, on présuppose la bonne foi des « non binaires » et des « transgenres ».

Une nouvelle fois, une minorité activiste impose des changements de comportement à la majorité qui regarde, éberluée, l’invasion de ces concepts « de genre » en Occident. Mais cette majorité reste globalement inerte face à l’activisme des tenants du « wokisme » et autres billevesées du même ordre. Le risque existe que ces principes étonnants viennent bouleverser nos sociétés mais il parait plus probable qu’ils tomberont dans l’oubli et réintègreront les laboratoires de recherche en sciences sociales desquels ils n’auraient jamais dû sortir.

La bonne nouvelle est que nos pays occidentaux ne se portent pas si mal que ça s’ils ont les moyens de consacrer des ressources financières et humaines à « réfléchir » sur pareils sujets !

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/09/sandrine-rousseau-jargonne/

Fuyez la publicité abrutissante

Avez-vous remarqué que l’une des phrases les plus souvent prononcées sur les médias commerciaux est « restez avec nous ! » ?

En fait elle est assénée avant de lancer la réclame sur les ondes, celle qui fait vivre les stations et qui s’avère tellement abrutissante pour les auditeurs et les téléspectateurs que généralement ils profitent de l’intermède pour aller se soulager ou s’ouvrir une bière, l’un n’allant pas sans l’autre bien entendu. Une annonce sans auditeur/téléspectateur vaudra bien sûr moins cher, sans parler du fait qu’un téléspectateur évadé sur une autre chaîne ne va forcément y revenir après son pissou.

Alors on ânonne « restez avec nous ! » pour convaincre le téléspectateur volage que ce n’est qu’un mauvais moment à passer qui ne vaut pas la peine de partir à la concurrence. Et voici comment toutes les chaînes de télévision et de radio répètent à l’envie cette phrases qui est devenue la plus entendue sur les ondes.

Une visionnaire à la dérive

Coco/Charlie Hebdo (21/10/2015)

Christiane Taubira (69 ans), née à Cayenne en Guyane, a connu en engagement visionnaire dans sa jeunesse lorsqu’elle militait pour l’indépendance de cette colonie française artificiellement transformée en « département d’outre-mer (DOM) » en 1946 (après avoir été déjà département français en 1797). Très logiquement, Mme. Taubira, surdiplômée des universités parisiennes (sciences-économiques, sociologie, ethnologie « afro-américaine », agroalimentaire) qu’elle rejoint après avoir été scolarisée en Guyane, développe une pensée qui l’amène à soutenir que l’indépendance est la seule solution possible pour ce confetti de l’empire colonial français. Elle partage cette vision avec son mari au sein du parti créé par celui-ci en 1974 : le Mouvement Guyanais de Décolonisation (MOGUYDE) et la développe à la tête de la revue indépendantiste MAWINA. Le MOGUYDE sera même impliqué dans une tentative ratée d’attentat contre les installations pétrolières guyanaises qui vaudra quelques mois de prison à son mari et leurs comparses.

Cet admirable engagement militant pour l’indépendance des dernières colonies françaises marquait une personnalité ambitieuse et exigeante, un engagement qui s’est malheureusement affadi avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Mme. Taubira se rapproche du parti radical de gauche puis du parti socialiste, est élue conseillère régionale de Guyane en 2010, puis députée de ce territoire en 1993 et se trouve ensuite aspirée par les ors du pouvoir et les dorures des palais de la République, jusqu’à abandonner sa ferveur indépendantiste pour des raisons jamais vraiment explicitées. Renonçant à assurer l’avenir de son peuple, elle va, à la place, consacrer son temps et son énergie à l’élaboration de différentes lois culpabilisantes pour l’ancien colonisateur de son territoire de naissance, dont, en 2001, une loi qui entérine que :

« …la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVème siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

Cette loi exclut de fait la traite et l’esclavage dans le monde arabe ainsi qu’à l’intérieur du continent africain.

Nommée ministre de la Justice sous la présidence socialiste de François Hollande, elle promeut la loi ouvrant le mariage aux homosexuels puis démissionne en 2015 par refus du projet de légiférer pour pouvoir déchoir de leur nationalité des terroristes binationaux.

Dernier et récent avatar de sa reconversion dans l’avachissement de la pensée : elle refuse d’inciter publiquement ses concitoyens guyanais à se faire vacciner alors que l’épidémie de coronavirus fait des ravages dans les DOM où les taux de vaccination sont extrêmement faibles ce qui explique en grande partie la recrudescence du virus. Il semble que le vaccin suscite plus de méfiance qu’ailleurs dans ces anciennes colonies car il vient… des anciens colonisateurs.

On ne connaît pas l’avis de Mme. Taubira sur les évacuations sanitaires qui permettent de transférer dans les hôpitaux métropolitains les malades de la Covid de ces départements exotiques où les hôpitaux sont débordés, ni sur les renforts de soignants envoyés dans ces territoires depuis l’ancienne puissance coloniale !

Pourquoi cette femme brillante, excellente oratrice, férue de l’histoire des peuples colonisés, rouée au contact de la politicaillerie franchouillarde, ne s’en laissant pas compter par les journalistes de plateaux télévisés ni par les insultes d’une droite conservatrice déchaînée contre elle, a-t-elle abdiqué d’une pensée indépendantiste positive qui constituait une vraie révolution idéologique et un avenir souhaitable pour les DOM au profit d’engagements victimaires ressassant un passé révolu ?

C’est le syndrome des DOM-TOM, on voudrait se débarrasser de tout lien avec l’ancien colon et faire payer ses péchés originels à ses descendants. On préfère mariner dans le ressentiment plutôt que d’assurer les incertitudes de la liberté et de la responsabilité. Christiane Taubira illustre jusqu’à l’excès cet inextricable contradiction, bien installée à… Paris.

Et les doutes des guyanais sur le vaccin contre le coronavirus sont toujours aigus !

Un polémiste de rencontre

L’actualité politique du jour est monopolisée par un polémiste de plateaux télévisés et de succès populaires en librairie qui laisse planer le doute sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle française d’avril 2022. Adorateur de Napoléon, obsédé par les effets délétères de l’immigration sur la société française dont il fait l’alpha et l’oméga de sa pensée, historien cultivé pour rassurer les bourgeois, muet sur les questions économiques pour inquiéter les bobos qu’il exècre, il aime provoquer avec des idées radicales de droite inapplicables en l’état (stopper l’immigration, expulser tous les prisonniers étrangers, sortir de la convention européenne des droits de l’homme…), histrion médiatique, il critique tout et tout le monde en assénant des simplismes idéologiques qu’adore une Mme. Michu conservatrice.

Le garçon performait sur les médias Bolloré dont il était un très bon client, gage d’audience et de publicité rémunératrice, lorsque le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) décida d’imposer aux médias qui l’hébergent de compter son temps de parole comme celui d’un candidat à l’élection et non plus celui d’un chroniqueur. Cela a évidemment bouleversé les business plans des capitaines d’industrie qui détiennent ces médias qui, du coup, ont fait sortir Éric Zemmour par la porte des polémistes pour le faire rentrer par la fenêtre des candidats. Désormais, au lieu d’être concentré sur Télé-Bolloré, il apparaît sur l’ensemble du champ médiatique en tant que candidat « bon client ». Son audience explose et toutes les chaînes parlent de lui diffusant de façon quasi-permanente ses interventions de campagne et ouvrant leurs micros à leurs « experts » en sondage qui radotent les mêmes consternantes analyses sur le personnage dont on ne sait toujours pas s’il concrétisera ou pas son projet électoral. Il n’a bien entendu pas de programme de gouvernement mais uniquement quelques slogans, ce qui suffit aujourd’hui pour se faire élire.

On a du mal à l’imaginer aux commandes de la République tant son inexpérience est abyssale, mais qui sait. S’il était élu il serait sans doute suffisamment intelligent pour s’entourer des compétences nécessaires pour combler ses immenses lacunes. Pas sûr cependant qu’il accepterait d’adapter ses idées radicales s’il était confronté à la difficile réalité tant son ego en très forte croissance pourrait l’aveugler.

En principe les partis politiques classiques devraient l’absorber et le digérer pour, éventuellement, le transformer en conseiller du Prince si la droite conservatrice l’emportait, mais en ce XXIème siècle où nos démocraties glorifient les slogans plutôt que la réflexion, les provocateurs plutôt que les modérés, le fouteballe plutôt que la philosophie, rien n’est exclu et l’élection d’un Zemmour est possible comme l’a été celle de Trump aux Etats-Unis d’Amérique.

On a les dirigeants que l’on mérite : vous aimez Zemmour ? Eh bien il suffit de voter pour lui !

Une évacuation rondement menée

Les journalistes et les « experts » de plateaux télévisés continuent à qualifier de « désastre » l’opération d’évacuation d’Afghanistan des derniers militaires occidentaux qui s’y trouvaient et d’une partie des Afghans qui le souhaitaient. En réalité cette opération mériterait plutôt d’être reconnue comme un succès logistique. Ce sont en effet environ 120 000 personnes qui ont été évacuées via des rotations d’avions militaires et civils dans un environnement hostile, tellement hostile d’ailleurs qu’un attentat religieux a fait une centaine de morts sur l’aéroport dont une dizaine de soldats américains chargés du contrôle des foules qui étaient massées la en espérant atteindre un avion pour fuir leur pays.

Les pleureuses de plateaux télévisés s’émeuvent de la défaite militaire et politique occidentale dans ce pays d’Extrême-Orient qui blesse leur égo de polémistes nombrilistes au point de les aveugler sur la réussite technique de l’opération logistique que fut cette évacuation. Evidement tous les nombreux Afghans qui souhaitaient quitter leur pays après le retour d’un pouvoir religieux fort n’ont pas pu être emmenés mais c’est hélas le lot habituel de ce genre de reddition. Celle des occidentaux en Afghanistan n’a guère différé sur ce point de celles du Vietnam ou d’Algérie.

On peut bien entendu parler de défaite lorsque l’on voit les occidentaux remettre les clés du pays aux Talibans vingt ans après y être entrés pour les en chasser, de désastre lorsque l’on assiste au retour en force de coutumes d’un autre âge, de tristesse lorsque l’on pense que tous les efforts de promotion de la démocratie auront été probablement vains avec le retour de ce pouvoir religieux… mais l’évacuation de 120 000 personnes militaires et civiles fut une opération couronnée de succès.

La complainte du bobo à vélo dans Paris

Tout fringuant, le bobo parisien habitant dans le sud de la ville se lève ce matin à une heure matutinale pour rejoindre son rendez-vous de 11h dans le quartier de l’Opéra. Habitué aux aléas des « Vélib » il part à 10h pour être certain de trouver un deux-roues disponible en à peu près bon état près de chez lui. Il lui fallut tout de même fréquenter trois stations différentes et tester cinq vélos avant de pouvoir commencer à pédaler. Les stations dans ce quartier périphérique sont quasiment vides à cette heure de la matinée et les quelques deux-roues qui y sont stationnés ne sont généralement pas très reluisants.

A 10h25, le bobo se met à pédaler, tranquille de pouvoir arriver à l’Opéra dans les délais et il atteint sa destination 30 mn plus tard après un sympathique pédalage au frais soleil qui inonde la capitale.

Mais évidemment, toutes les stations au centre de Paris sont pleines et notre vaillant cycliste ne trouve qu’une place libre pas trop éloignée de sa destination. Bien sûr, le matin les flux de cyclistes vont plutôt de l’extérieur vers les quartiers centraux (de bureaux), et l’inverse le soir. Mais, hélas, hélas, hélas, cette place miraculeuse est inoccupée car le système permettant d’y parquer le véhicule et de stopper le compteur de la course ne fonctionne pas.

Il est 11h05, pas d’autre place disponible, le bobo se résout à appeler le helpdesk Velib pour faire arrêter sa course et le compteur malgré la défaillance du parking. Le disque habituel retentit dans son téléphone ânonnant d’une voix horripilante : « votre temps d’attente est estimé à quatre minutes »…

Il est 11h10, au bout du délai annoncé une opératrice entre en scène et demande au bobo s’il a accès à Internet pour lui envoyer un lien permettant d’ouvrir une aide vidéo à distance. Premier essai, la 4G est faiblarde, le lien ne fonctionne pas, deuxième essai, la 4G toujours souffreteuse permet d’ouvrir le lien mais cette fois-ci c’est le téléphone qui bloque l’ouverture de l’application. Renonçant à un troisième essai, le bobo implore l’opératrice de trouver un autre canal pour stopper le compteur de la course, ce qu’elle fait contre l’engagement de celui-ci de prendre et d’envoyer deux photos prouvant que le vélocipède a bien été rangé dans la station annoncée.

11h15, la procédure est exécutée et l’opératrice propose au bobo légèrement tendu de répondre à un petit sondage sur la qualité de son intervention… Elle essuie un refus poli.

11h20, le bobo arrive à son rendez-vous avec 20mn de retard malgré son départ de chez lui à 10h.

La morale de l’histoire est que lorsque vous avez un rendez-vous rigide à tenir pendant la journée, même dans Paris intramuros, soit il faut partir deux heures avant de chez vous, soit prendre le métro. Il sera toujours temps de faire le retour en « Velib ».

Comme on le dit de l’aviation privée dans les aéroclubs : le « Vélib », un moyen de transport rapide pour gens qui ont le temps !