Paimpol – Abbaye de Beauport

Une abbaye construite au XIIIème siècle, entre mer et forêt, aujourd’hui en limite de la ville de Paimpol, fermée à la Révolution puis privatisée elle est finalement rachetée en 1992 par le sympathique Conservatoire du littoral, œuvrant pour préserver les côtes françaises. Ce sont 100 ha de milieux maritimes et terrestres avec des vergers, des bois, des arbres centenaires. Les moines se consacraient à la prière mais il fallait bien vivre aussi. Une cuvée de cidre est toujours pressée avec les variétés présentes de pommes anciennes. Les bâtiments subsistants de style gothique ont été restaurés mais laissés en l’état et accueillent visiteurs et évènements culturels tout au long de l’année.

La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux

La cathédrale de Lisieux expose le parcours de Thérèse (1873-1897), l’héroïne locale, nommée en religion « sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face » et dont les écrits publiés après sa mort en ont fait une mystique reconnue par des lecteurs du monde entier avant d’être élevée au rang de sainte. Elle est la cadette d’une famille très pieuse qui aura neuf enfants dont quatre décéderont en bas âge, et les cinq restantes, toutes des filles, seront carmélites.

Supposée guérie par « le sourire de la Vierge » à 10 ans alors que son état de santé désespérait les médecins, elle va ensuite de révélation en révélation à chaque étape de sa vie de plus en plus religieuse jusqu’à son entrée au Carmel en 1888, à 15 ans à peine. Ce fut ensuite une vie entière consacrée à la prière, à l’amour de Dieu et, plus inattendu, à l’écriture de sa vie de dévotion et des états de son âme, de cantiques, d’innombrables correspondances et de poèmes.

Ses écrits vont inspirer nombre de croyants et d’intellectuels à travers le monde, son livre « Histoire d’une âme » aurait été vendu à 500 millions d’exemplaires. Elle sera nommée « docteur de l’Eglise » en 1997, un titre réservé aux hommes et aux femmes dont l’autorité est particulièrement reconnue dans le domaine de la théologie.

On reste plutôt sidéré devant une telle dévotion à une époque pas si éloignée, c’était la fin du XIXème siècle. Les photos d’elle montrent un visage plutôt angélique, corseté dans l’uniforme du Carmel. Cette conquête de l’inutile à laquelle elle a dédié chaque instant de sa courte vie semblait l’épanouir. Après tout, c’est aussi bien !

Le retrait se termine

Les troupes occidentales sont en train d’achever leur retrait d’Afghanistan après une guerre qui aura duré 20 ans à la suite des attentats religieux du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center de New-York. Les clés de l’immense base militaire aérienne de Bagram ont été remises aux autorités locales et la population se serait empressée de la piller sitôt le dernier soldat américain parti. Cette base est emblématique des invasions étrangères qui ont marqué ce pays. Construite dans les années 1950 par les Etats-Unis alors que l’Afghanistan était leur alliée dans la guerre froide, elle est ensuite passée sous contrôle soviétique lors de l’invasion communiste de 1979, elle fut l’objet de féroces combats entre les chefs de guerre afghans après le retrait soviétique en 1989, puis récupérée par les Etats-Unis et l’OTAN en 2001 après leur entrée dans le pays.

Il est peu probable que l’armée nationale afghane n’ait jamais l’utilité réelle d’une telle installation. Le mieux aurait sans doute été de la démanteler une bonne fois pour toute et de la transformer en terrain agricole pour y cultiver des céréales… ou du pavot.

Dans le même temps, l’insurrection religieuse talibane progresse et chacun parie sur la prise de pouvoir rapide de tout le pays par ce groupe qui a déjà dirigé l’Afghanistan avant d’être délogé en 2001 par les troupes américaines qui commencèrent ainsi le long chemin de croix qui s’achève aujourd’hui. Le retour probable des talibans au pouvoir avec leurs pratiques qui apparaissent d’un autre âge aux occidentaux nous fait revenir en 1996. La roue a tourné et est revenue à son point de départ. L’avenir sera évidemment différent de ce qu’il fut en 1996 et peut-être pas pire que ce que furent les 20 dernières années. Au moins sera-t-il majoritairement afghan avec une baisse des influences étrangères dans le pays. Les principes talibans basés sur une application stricte du Coran dans la politique, s’ils sont rejetés par une minorité formée à « l’occidentale » et intéressé par la modernité, sont sans doute plus ou moins validés par une bonne partie de la population. Le seul point qui vaille est de savoir si l’Afghanistan va redevenir une base de départ pour le terrorisme religieux international ? Les talibans se sont engagés à ne pas l’autoriser dans les accords signés avec les Etats-Unis. S’ils contrevenaient à cet engagement ils prendraient alors un risque de voir une nouvelle invasion de leur pays. Mais l’avenir ne manquera pas de réserver des surprises car il n’est jamais la reproduction à l’identique du passé.

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Assassinat religieux à Rambouillet

Nouvel attentat religieux en France ce 23 avril : une employée administrative du commissariat de police de Rambouillet a été égorgée dans le sas d’accès au commissariat par un individu de nationalité tunisienne. Elle est décédée de ses blessures et l’assaillant a été abattu par les collègues de la suppliciée.

Le terrorisme islamique adresse ainsi une « carte postale » à la France pour se rappeler à son souvenir… A priori l’assaillant s’était radicalisé en solitaire rendant difficile son indentification avant de commettre ses méfaits.

Un dimanche à l’Eglise

Notre-Dame-de-la-Gare, Paris XIIIème


Paris, place Jeanne-d’Arc, l’église paroissiale Notre-Dame-de-la-Gare se dresse devant un petit square. A l’intérieur, en ce dimanche après-midi se déroule une « Veillée de prière – Louange, Adoration, confessions ». Un sympathique prêtre officie en appelant à la prière, notamment en faveur des chrétiens d’orient faisant ainsi écho à la visite en cours du Pape en Irak. Une assistance attentionnée, parfois agenouillée sur le carrelage (il n’y a plus de prie-Dieu ?) partage avec ferveur les incantations du prêtre sur fond du chœur peint par Anders Osterlind, peintre suédois aux attaches bretonnes.

Les indications pédagogiques nous apprennent que Cette église consacrée en 1859 sous le nom de « Notre-Dame de l’Immaculée-Conception » a été dénommée par la suite « de la Gare » car partie du « quartier de la Gare » dont subsiste la station de métro « Quai de la Gare » sise à l’endroit où devait être construit un port fluvial communiquant avec la Seine au niveau de l’actuel Pont de Bercy.

Le site web de l’Eglise nous rappelle que « Ce temps [de prière] est source de nombreuses grâces : le Seigneur nous y donne les forces et la joie pour avancer dans ce monde avec Lui. »

Et puis, il faut laisser la place, la messe de 18h va commencer.

Débats franchouillards oiseux sur « l’islamogauchisme »

Un nouveau débat de Café du Commerce saisit le microcosme politico-médiatique : la question de l’islamogauchisme dans les universités françaises. Alors que différentes personnalités accusent l’Université d’abriter des tenants de cette idéologie qui l’utiliseraient pour orienter les programmes et les budgets de recherche, les représentants universitaires adoptent une tactique de défense basée sur le déni, arguant que « l’islamogauchisme » est un concept qui n’existe pas scientifiquement et qu’il n’y a donc pas lieu d’en débattre, circulez il n’y a rien à voir. Une sous-ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé sa volonté de mander le CNRS (centre national de la recherche scientifique) pour réaliser une étude sur ce concept dans l’Université, déclenchant aussitôt un hourvari de clameurs scandalisées d’une partie du monde intellectuel, mais aussi, plus discrètes, des voix pour la soutenir.

« L’islamogauchisme », slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique. Ce terme aux contours mal définis, fait l’objet de nombreuses prises de positions publiques, tribunes ou pétitions, souvent passionnées. Le CNRS condamne avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique, indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques. Le CNRS condamne, en particulier, les tentatives de délégitimation de différents champs de la recherche, comme les études postcoloniales, les études intersectionnelles ou les travaux sur le terme de « race », ou tout autre champ de la connaissance.

Communiqué de presse du CNRS du 17/02/2021

Pas sûr que le CNRS ne participe avec beaucoup d’enthousiasme à l’étude que lui demande sa ministre de tutelle…

En réalité chacun fait assaut de la mauvaise fois typique de ce genre de débat cherchant à bloquer toute remise en cause de certains sujets-valise. L’islamogauchisme n’est sans doute pas encore défini scientifiquement par la science mais il va peut-être falloir commencer à le faire. Dans la bouche de ceux qui emploient ce terme, c’est l’alliance d’une pensée de gauche marquée avec l’islam politique plutôt radical, parfois accompagné d’un relent d’antisionisme, voire d’antisémitisme. Sans doute dans sa sortie la sous-ministre voulait aussi englober les sujets un peu envahissants comme les études « de genre », celles sur le « décolonialisme », le « post-colonialisme », la « race », le féminisme et autres joyeusetés « intersectionnelles », tout ceci rédigé bien entendu en « écriture inclusive ».

La simple consultation des sites web de certaines universités permet de confirmer que certains de ces sujets sont effectivement dans les programmes.

Par exemple, l’université Paris 8 – Vincennes offre un Master « Etudes sur le genre » :

Les études de genre font l’objet d’une attention grandissante dans l’espace public (médias, débats politiques). Les questions de la domination masculine, des LGBTQI, des stéréotypes de genre, etc., sont devenus des enjeux sociaux contemporains de premier ordre. Face aux menaces internationales qui pèsent actuellement sur la conception de la science et des formes de transmission du savoir, les études de genre apparaissent comme un levier de la pensée critique, et sont en cela fortement attaquées. Ainsi, offrir une formation de qualité sur le genre s’inscrit dans la tradition de Paris 8 de développer une pensée critique en prise avec le monde contemporain…

Master Etudes sur le genre – Université Paris 8 (univ-paris8.fr)

ainsi qu’un Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS) :

La question des constructions « genrées » et des rapports de sexe concerne d’une manière ou d’une autre l’ensemble des pratiques sociales et symboliques, publiques et privées, collectives et individuelles. Elle se pose désormais de manière explicite dans de nombreux champs de pensée et de savoir. Son traitement requiert ainsi la collaboration d’approches multiples. Dans cette perspective, l’UMR LEGS se donne pour tâche et pour défi de faire travailler ensemble humanités, sciences sociales, et arts.

UMR 8238 : Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS) – Université Paris 8 (univ-paris8.fr)

La propension de l’Université à étudier et diffuser des idées « progressistes » n’est pas vraiment nouvelle et cela fait des décennies qu’une gauche que l’on peut qualifier d’extrême s’est retrouvée sur une communauté de pensée… dans les camps palestiniens du Proche Orient ou sur le « Petit Livre rouge » de Mao. Ce qui apparaît novateur aujourd’hui est la volonté de vouloir expliciter et réparer les discriminations dont certaines minorités sont supposées avoir été victimes (minorités sexuelles, femmes, citoyens issus de la « diversité », etc.). Ainsi va la vie intellectuelle en France, plutôt portée par la pensée « de gauche », plutôt protégée par un système universitaire public, reprenant aujourd’hui les sujets en vogue. Comment s’en étonner ? Mais l’Etat ne doit pas s’interdire de faire l’inventaire des recherches en cours, majoritairement financées par les contribuables. Heureusement celles concernant ces nouvelles modes assimilées à « l’islamogauchisme » semblent minoritaires et il faut s’assurer qu’elles le restent. Quand on voit le développement anarchique de l’écriture « inclusive » contre les principes de l’Académie française on comprend qu’il faille rester vigilant. La liberté de pensée et de recherche c’est bien, l’imposition de principes minoritaires à la majorité, c’est plus discutable.

Le CNRS a accepté du bout des lèvres de

C’est dans cet esprit [ouvert et respectueux] que le CNRS pourra participer à la production de l’étude souhaitée par la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation visant à apporter un éclairage scientifique sur les champs de recherche concernés.

Communiqué de presse du CNRS du 17/02/2021

Ouf !

Christine Boutin heureuse !

Les règles d’assouplissement du confinement sanitaires prononcées par le gouvernement la semaine dernière prévoyaient d’autoriser de nouveau l’organisation de cérémonies religieuses mais dans le cadre d’une audience maximale de 30 personnes par cérémonie. Les évêques de France (et Christine Boutin) n’ont pas accepté cette restriction à leur « droit d’assister à la messe ». Ils ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat qui vient de leur donner raison en instruisant le gouvernement de revoir cette limite qui manque de « proportionnalité » et ce, dans un délai de trois jours.

Dans ce monde à la dérive dans lequel nous vivons aujourd’hui, même l’Eglise conteste les décisions de l’Etat, oubliant Saint-Paul qui prescrivait de se soumettre à l’autorité. Alors on se plaint et on attaque en justice, que l’on soit évêque ou manant. Et l’on obtient parfois satisfaction, en attendant l’apocalypse.

Ce dossier ne fait pas honneur ni aux évêques ni à leurs fidèles mais au moins il a rendu Christine Boutin heureuse, qui n’a sans doute plus tant d’occasions que ça de se rendre heureuse.

Corporatisme et petits intérêts particuliers

Une bande de dangereux gauchistes a envahi ce dimanche les parvis d’églises et de cathédrales catholiques d’une vingtaine de villes françaises pour exiger le retour des messes. En effet, les règles du deuxième confinement en place depuis le 30 octobre stipulent que les lieux de culte peuvent rester ouverts mais que les cérémonies (des rassemblements) sont interdites pour lutter contre la diffusion du virus, sauf les obsèques. Ces manifestations font également suite à un recours déposé par la Conférence des évêques de France devant le Conseil d’Etat le 29/10/2020 pour contester cette interdiction. Ledit Conseil a rejeté la requête épiscopale le 07/11/2020.

Les évêques déplorent avant tout que les fidèles demeurent ainsi dans l’impossibilité de participer à la messe, sommet de leur foi et rencontre irremplaçable avec Dieu et avec leurs frères.

Demander à pouvoir assister à la messe n’a rien d’une revendication catégorielle : la prière de l’Église catholique est universelle. Dans sa liturgie, elle supplie Dieu pour la paix et pour le bien de tous les peuples, sans oublier ceux qui exercent l’autorité et ont en charge le bien commun.

https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/508994-suite-a-rencontre-premier-ministre-ministre-de-linterieur-16-novembre-2020/

On croyait les églises en partie désertées par les croyants et les curés. On pensait le catholicisme plus concerné par l’altruisme et le bien de son prochain. L’Eglise catholique comme d’autres corporations défend ses intérêts propres et conteste les décisions contraignantes prises par l’Etat en principe au nom de l’intérêt général.

Depuis fin octobre toutes les professions et activités contraintes par le confinement s’ingénient à en exiger la levée en expliquant que chez eux « le virus ne circule pas ou moins que chez le voisin » ou que leur survie économique est en jeu. Il y a effectivement des situations dramatiques qui vont se traduire par des faillites, certains secteurs d’activité risquent de disparaître corps et âme, d’autres vont devoir réviser en profondeur leurs modes de fonctionnement. On pensait que les catholiques étant autorisés à se rendre librement dans les églises pour y prier et à regarder les messes à la télévision en attendant un déconfinement qui ne saurait tarder, se considèreraient comme plutôt privilégiés face au cataclysme socio-économique qui est déjà en route pour notre pays… Il n’en est rien, et les évêques réclament comme le reste des français.

Bien entendu l’inénarrable Christine Boutin est en première ligne sur le thème « Réndez nous la messe [SIC] ». Plus troublant, la Conférence des évêques de France lance un processus de contestation devant la justice administrative. Que d’énergie et de temps perdu…

Les différentes églises ne se sont pas particulièrement distinguées dans cette crise sanitaire, que ce soient les orthodoxes grecs, les juifs intégristes en Israël ou maintenant les évêques catholiques français. La preuve est donnée une nouvelle fois que science et religion ne font pas vraiment bon ménage. Et l’on se souvient que lors de la première vague l’une des sources de contagion la plus cataclysmique fut le rassemblement religieux évangélique de Mulhouse début mars 2020. Dans ces conditions, les évêques de France s’honoreraient à afficher un peu plus de sens de la discipline de façon à mieux inspirer leurs ouailles. Plutôt que d’entamer des procédures contre l’Etat il serait plus efficace qu’ils instruisent les croyants sur les mérites de la prière en solitaire dans les églises qui sont ouvertes. La messe réelle peut bien encore attendre quinze jours et Dieu se satisfaire d’encore deux semaines de messes radiodiffusées.

Pourquoi les religieux « évangéliques » soutiennent le président Trump ?

Alors que le président Trump continue à revendiquer sa victoire à l’élection du 3 novembre, ses soutiens « évangéliques » se désolent de cette défaite annoncée. Depuis la campagne électorale de 2016 et tout au long du mandat Trump de quatre années, le soutien de ce courant religieux protestant ultra-conservateur a été total à la politique du président qui n’a pas manqué de prendre des décisions inspirées par ceux-ci. Ce soutien paraît curieux tant le comportement personnel du président semble bien éloigné de préceptes chrétiens minima ! Il s’agit en fait d’intérêts partagés et bien compris. Le président bénéficie d’électeurs et d’un soutien politique fort. Les évangéliques voient leurs convictions religieuses mieux prises en compte dans la politique américaine. Après tout, qu’importe si le président se comporte comme un jet-setteur de bas étage du moment qu’il respecte ses engagements en faveur de l’idéologie. Trump aura sans doute fait plus en direction des évanlégiques que le président Jimmy Carter qui était membre de la communauté.

Son vice-président Mike Pence est de religion catholique mais se dit « évangélique catholique » après s’être éloigné du catholicisme sans avoir jamais renié sa foi d’origine. Il soutient les thèses du créationnisme édictant que Dieu a créé le ciel et la terre. Il considère par ailleurs que la théorie de l’évolution est une théorie parmi d’autres et que l’ensemble de ces théories devraient pouvoir être enseignées à l’école, sans privilégier l’une par rapport à l’autre.

La fiche wikipédia Evangélisme nous apprend que ce courant religieux protestant retient la Bible comme seule référence à sa foi, voit la conversion à l’évangélisme comme une nouvelle naissance, promeut le bénévolat dans l’Eglise et considère le crucicentrisme comme central (la crucifixion et la résurrection de Jésus). Il y aurait 600 millions d’adhérents à travers la planète dont une petite centaine aux Etats-Unis d’Amérique.

Le site World Evangelical Alliance publie une déclaration de foi relativement classique :

Nous croyons
Que l’Écriture Sainte est la Parole infaillible de Dieu, divinement inspirée, entièrement fiable, autorité souveraine en matière de foi et de vie.
En un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit de toute éternité.
En Jésus-Christ notre Seigneur, Dieu manifesté en chair, né de la vierge Marie, à son humanité exempte de péché, ses miracles, sa mort expiatoire et rédemptrice, sa résurrection corporelle, son ascension, son œuvre médiatrice, son retour personnel dans la puissance et dans la gloire.
Au salut de l’homme pécheur et perdu, à sa justification non par les œuvres mais par la foi seule, grâce au sang versé par Jésus-Christ notre Seigneur, à sa régénération par le Saint-Esprit.
En l’Esprit Saint qui, venant demeurer en nous, nous donne le pouvoir de servir Jésus-Christ, de vivre une vie sainte et de rendre témoignage.
À l’unité véritable dans le Saint-Esprit de tous les croyants formant ensemble l’Église universelle, corps du Christ.
À la résurrection de tous : ceux qui sont perdus ressusciteront pour le jugement, ceux qui sont sauvés ressusciteront pour la vie.

Jusqu’ici rien de très surprenant mais le plus curieux dans ces convictions, pour les non-initiés, est le soutien indéfectible des évangéliques à Israël. Les gestes politiques américains récents en faveur de ce pays, notamment la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat israélien et le soutien à la colonisation juive de la Cisjordanie (qu’ils désignent Judée-Samarie comme les orthodoxes juifs), ont complètement satisfait les évangéliques car conformes à la profession biblique voulant que le retour de tous les juifs en terre d’Israël préfigure le retour du Messie, Jésus-Christ, et l’établissement du royaume de Dieu sur la terre pendant mille ans. En Israël, les juifs orthodoxes acceptent ce soutien avec des pincettes par crainte du prosélytisme qui pourrait y être associé. Pas sûr non plus qu’ils attendent le même Messie…

Incidemment on comprend aussi mieux pourquoi le concept français de laïcité semble si hermétique aux Etats-Unis.

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Que faire des terroristes islamiques nationaux

Le débat interne français sur l’opportunité d’expulser, ou non, dans leurs pays d’origine les immigrés convaincus de visées terroristes, ou déjà emprisonnés en France pour en avoir commis, se déchaîne. Après les attentats religieux commis à Paris, Conflans-Sainte-Honorine et Nice ces dernières semaines par des étrangers, l’Etat a annoncé avoir lancé l’expulsion d’environ 200 personnes étrangères soupçonnées de terrorisme. La principale difficulté de ce processus est de forcer les pays d’origine à réadmettre des ressortissants dont ils ne veulent plus.

Globalement il n’y a pas grand monde qui ne soit pas d’accord avec le principe de ces expulsions. Bien évidement les commentateurs de plateaux télévisés qui ont des solutions à tout balayent d’un revers de mains les difficultés d’exécution. Bien malheureusement personne sur ces plateaux mondains ne mentionne le lien avec les terroristes religieux français détenus dans des pays étrangers, au Moyen-Orient principalement.

Le parallèle n’est pourtant pas très difficile à faire et les mêmes commentateurs expliquent doctement que les djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie, lieux où ils commirent leurs crimes, doivent y être jugés et exécuter les peines auxquelles ils seront éventuellement condamnés pour surtout ne pas être rapatriés en France. On sait qu’une partie de ces terroristes de nationalité française détenus dans des camps kurdes du nord de la Syrie, à défaut d’avoir pu être expulsés vers la France ont été relâchés dans la nature après que la Turquie eut mené son offensive contre les forces kurdes dans cette région syrienne. Tout le monde espère que l’on entendra plus parler d’eux ; les analystes faisant leur métier savent qu’une partie d’entre eux ressurgira forcément un jour ou l’autre, et sans doute pas pour devenir des citoyens français modèles. Personne ne veut de cette catégorie de population aveuglée par la religion jusqu’à commettre les crimes que l’on sait au nom d’un Dieu, ni la France, ni les autres pays. Le problème est qu’elle est apparue un peu comme une génération spontanée dans tous les pays, développés ou pas, religieux ou pas, démocratiques ou pas et qu’aucun Etat ne sait vraiment comment gérer cette situation mondialisée. Chacun applique ses propres méthodes.

La France cherche à convaincre les pays d’origine de réadmettre leurs citoyens terroristes (avec sans doute quelques arguments et moyens de pression) tout en refusant de reprendre les siens. C’est une question de rapports de force, comme souvent, où la cohérence politique n’a sans doute que peu à faire. En revanche, les plateaux télévisés pourraient expliquer à Mme. Michu l’ambivalence de la République qui veut expulser les terroristes étrangers tout en refusant de réintégrer les siens, non point pour critiquer l’Etat, mais pour édifier Mme. Michu sur la complexité de cette situation. Il y a des mesures de rétorsion possibles des Etats étrangers intéressés.

Si on organise un référendum demain posant la question : « voulez-vous expulser les terroristes religieux étrangers dans leurs pays d’origine ? », il est probable que la réponse sera majoritairement « Oui ».

Si en revanche la question était : « voulez-vous expulser les terroristes religieux étrangers dans leurs pays d’origine et réadmettre en France les terroristes religieux français arrêtés à l’étranger ? », il est probable que la réponse serait moins nette !

Ensuite, c’est la grandeur et la noblesse du métier de politique dans une démocratie que d’arbitrer entre les solutions possibles et d’appliquer les décisions une fois prises. Nos dirigeants sont payés pour ça par nos impôts.

Une otage française retournée

Le 9 octobre dernier, un otage français, Sophie Pétronin (75 ans), détenue au Mali par un groupuscule terroriste touareg-islamiste depuis quatre ans est libérée et atterrit en France devant l’aéropage officiel habituel à ce genre de circonstance. Les négociations semblent avoir été par le nouveau gouvernement militaire malien issu d’un récent coup d’Etat. En plus de la française, un dirigeant de l’opposition politique malienne et deux civils italiens ont également été libérés. La transaction s’est faîte contre l’échange de deux centaines de djihadistes qui ont été remis aux ravisseurs des deux otages et probablement une rançon financière. Certains de ces terroristes libérés étaient coupables d’assassinats religieux plutôt sanglants et avaient été arrêtés par les militaires français en opération dans la Sahel. Les voici donc remis dans la nature et ils n’ont pas tardé à donner de leurs nouvelles via des vidéos de leurs agapes de retrouvailles dans le désert diffusées sur les réseaux dits « sociaux ».

Plus intéressant, l’otage française a débarqué l’avion qui l’a ramenée à Villacoublay en portant un voile islamique et a déclaré assez rapidement dans la salle de l’aéroport où elle était interviewée par une presse avide de scoop qu’elle s’était convertie à l’islam, que son prénom n’était plus Sophie mais Mariam, qu’elle voulait retourner le plus vite possible au Nord-Mali et que ses ravisseurs n’étaient pas « islamistes » mais des « combattants armés ». Bref, l’otage a été retournée par ses otages et ne cache pas ses nouvelles convictions. Les officiels français sur place, dont le président de la République, en ont la chique coupée et se garde bien de faire les habituelles déclarations. Quelques jours plus tard, le chef d’Etat major s’est ému de ces déclarations d’une citoyenne française alors que ses hommes combattent et meurent au Mali pour mettre fin au terrorisme religieux qui gangrène la région.

C’est une victoire de poids pour les touaregs-islamistes maliens. Non seulement ils sortent de prison deux cents des leurs qui vont certainement retourner au combat mais ils sont arrivés à retourner une vieille femme, humanitaire de 75 ans, en la convertissant à leur religion. C’est le soft power des islamistes qui est à l’œuvre et celui-ci est efficace dans les banlieues françaises mais le semble aussi auprès d’une population plus inattendue comme celle à laquelle appartient Sophie Pétronin. Son fils s’est escrimé durant quatre ans à faire libérer sa mère, intervenant auprès des autorités françaises, dans les médias, multipliant les voyages au Mali. Il semble un peu gêné lui aussi et explique que sa mère a dû s’adapter pour survivre.

Le pouvoir attractif de cette religion reste un mystère pour beaucoup, sa capacité à transformer la croyance religieuse en barbarie destructrice de toute autre forme de pensée défie le sens commun. Cette histoire est loin d’être terminée.

Quant à l’implication militaire de la France au Sahel, il va bien falloir y mettre fin un jour. Comme l’intervention occidentale en Afghanistan, il est à craindre qu’elle n’ait fait que reculer la prise du pouvoir par les religieux dans la capitale malienne comme dans les pays alentours.

Recrudescence d’attentats religieux islamistes à travers le monde

Les mouvements terroristes islamistes continuent à répandre la terreur sur la planète. Les pays ciblés sont multiples et divers.

En France, ce 29 octobre, un citoyen tunisien tue trois personnes avec un couteau dans la basilique Notre-Dame de Nice. Un homme (le sacristain) et une femme qui se recueillait sont égorgés, la troisième victime, une femme, est lardée de coups de couteau et décèdera quelques minutes plus tard dans un café proche où elle s’est réfugiée. Le terroriste a été blessé et arrêté par la police. C’est le troisième attentat commis dans le pays en quelques semaines après la décapitation d’un professeur devant son école à Conflans-Saint-Honorine et les deux personnes blessées (avec un hachoir de boucher) à Paris.

Lire aussi : Un nouvel attentat religieux devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

Lire aussi : Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

Le 2 novembre, trois terroristes du groupe Etat islamique (qui a revendiqué l’attaque par la suite) attaquent l’université de Kaboul en Afghanistan. On déplore plus d’une vingtaine de morts sur ce campus. C’est la deuxième fois que cette université est l’objet d’une attaque religieuse.

Le même jour, c’est en Autriche que se déroule un nouvel attentat qui fait quatre morts et de nombreux blessés. L’assassin est un citoyen autrichien d’origine nord-macédonienne, connu pour sa radicalisation, a été abattu par la police après avoir tiré un peu au hasard sur six sites différents situés autour de la grande synagogue de Vienne. L’attaque a été également revendiquée par le groupe religieux Etat islamique

Si la France apparaît en « tête de gondole » des pays ciblés par la fréquence des meurtres religieux commis sur son territoire, on voit qu’elle n’est pas la seule à subir les foudres de ces mouvements moyenâgeux qui veulent imposer leur façon de croire, d’apprendre, de penser et de vivre au reste de la planète. L’Autriche n’a ni le passé colonial et l’histoire d’immigration de la France. Elle n’a pas plus adopté le principe de laïcité mais elle est attaquée quand même. L’Afghanistan est déjà un pays musulman et les assassinats commis dans ce pays sont journaliers, sans doute plus causés par des querelles de pouvoirs internes que par des questions religieuses dans un pays où tout le monde croit au même Dieu.

Les mouvements islamistes sont toujours en route lutte pour la conquête du reste du monde. Ils emploient leur méthode favorite, celle de la terreur qui révulse une majorité des citoyens des pays où elle est mise en œuvre mais attire à eux de nouveaux fans sur la planète, y compris d’ailleurs dans les pays attaqués. Le combat est rude et le restera.

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Catégorisé comme Religion

Un petit sourire dans une actualité tendue

A l’occasion de la diffusion d’un documentaire on apprend que le pape François 1er se serait prononcé en faveur du principe d’une union civile pour les couples homosexuels. On ne sait pas bien s’il s’agit d’une position officielle du Vatican ou celle, personnelle, de son chef ? Il n’en demeure pas moins que toute la réacto-sphère se lève comme un seul homme (si l’on ose dire) pour contester ce laxisme de l’Eglise. Christine Boutin, la twittos compulsive, s’est déjà exprimée contre à travers de très nombreux messages écrits ou rediffusé sur le média dit « social » Tweeter. Un vrai plaisir de lecture :

  • Influence de la parole pontificale sur la croissance économique : nulle
  • Influence de la parole pontificale sur le statut des homosexuels : nulle
  • Influence de la parole pontificale sur la circulation du coronavirus : nulle
  • Influence de la parole pontificale sur la tension artérielle de Christine Boutin : élevée

Si ce pape « révolutionnaire » veut faire endosser sa position progressiste par son armée de cardinaux pour le moins réactionnaires il va sans doute falloir qu’il déploie beaucoup d’énergie et de temps, mais cet homme a la foi, et avec la foi on peut sans doute déplacer des montagnes comme le dicton le rappelle.

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Catégorisé comme Religion

Le sordide s’ajoute au morbide

Lors d’une conférence de presse du procureur national anti-terroriste cette après-midi on apprend que le professeur qui a été décapité vendredi dernier par un terroriste islamique a été la victime d’une conspiration menée sur les réseaux dits « sociaux » par un parent d’élèves excité, remonté par un religieux franco-marocain extrémiste mais malin, qui a publié le nom du professeur via force vidéos, facebookées-twittées-likées à l’infini avec le nom de la « cible », des contacts répétés avec le tueur réfugié tchétchène qui aurait été « guidé » au final par deux collégiens (14 et 15 ans) à qui il aurait remis 300 à 350 euros pour qu’ils lui indiquent physiquement le professeur dont il ne connaissait pas le physique, mais simplement le nom.

C’est un élément assez terrifiant de l’affaire. On ne sait pas encore bien ce que ces gamins avaient derrière la tête, ce qu’ils savaient ou pas quand ils ont désigné la victime, si leur dénonciation était le fait de leurs croyances ou juste le résultat de l’appât du gain. On le saura sans doute plus tard. En attendant leur responsabilité est écrasante, peut-être s’en rendent-ils compte ? Tout un petit monde, y compris les deux adolescents, a été transféré devant le juge ce soir après la garde à vue. Des inculpations sont plus que probables avec des qualifications qui sont attendues.

La police s’interrogerait également sur l’acte lui-même de la décapitation car il semble que celui-ci ne soit pas si aisé à exécuter pour un « non-initié ». Le tueur aurait-il été entraîné pour ce faire, ce qui renforcerait encore la conspiration ?

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Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

Un professeur d’histoire et géographie à Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne a été assassiné par un terroriste islamique ce vendredi 16 octobre. Il a été tué à coups de couteau et décapité. La tête mutilée a ensuite été photographiée et diffusée sur les réseaux dits sociaux accompagnée d’un message de revendication plutôt « fleuri ».

L’assassin qui était resté dans le quartier de son méfait a ensuite été tué par la police après les sommations d’usage. Les premiers résultats de l’enquête qui débute montrent qu’il s’agirait d’un réfugié russe d’origine tchétchène (république russe à majorité musulmane). Son geste aurait été provoqué par un cours d’éducation civique sur la liberté d’expression animé par la victime.

L’enseignement était le dernier pilier de la République non encore ensanglanté par le terrorisme religieux en France, après la presse, la culture, la police et l’armée. Voilà qui est désormais fait et jette un froid dans l’univers de l’éducation.

Un rassemblement-hommage est organisé dans différentes villes françaises, dont un Place de la République à Paris cette après-midi à 15h où le chroniqueur arrive en retard. 75 minutes après l’heure du rendez-vous, les ministres sont déjà repartis toutes sirènes hurlantes, les participants quittent progressivement la place sur laquelle ne restent que les baraques à kebab et les odeurs de merguez. Le monument est cerné par des barnums pavoisés de drapeaux algériens et amazighs (berbère) sous lesquels des militants politiques critiquent le pouvoir d’Alger. Un peu plus loin, un autre barnum  est dédié à la contestation du pouvoir comoriens, le commentaire étant diffusé en anglais.

Paris, Place de la République le 18/10/2020 – 16h45

Un rassemblement place de la République motivé par un hommage à un enseignant tué par le terrorisme islamique qui se transforme rapidement en une espèce de fête de quartier dédiée à la cuisine moyen-orientale et à la contestation des pouvoirs en place dans les anciennes colonies françaises… pas sûr que cela ne serve vraiment le but recherché !

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Un nouvel attentat religieux devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

Un terroriste islamiste a agressé et blessé gravement deux personnes ce vendredi 25 septembre avec un hachoir de boucher. L’attaque a eu lieu rue Nicolas Appert où se trouvaient les anciens locaux de Charlie Hebdo, attaqués eux en 2015 (11 morts) mais le terroriste actuel semblait ignorer que le journal satyrique avait déménagé. Qu’importe, il a frappé deux personnes qui fumaient une cigarette sur le perron de cet immeuble maudit désormais connu dans le monde entier, et particulièrement dans sa mouvance islamique.

L’attaquant a été arrêté quelques minutes après, couvert du sang de ses victimes et, semble-t-il, sans opposer de résistance. Il s’avère qu’il s’agit d’un immigrant pakistanais arrivé en France sous une fausse identité, minorant son âge pour pouvoir bénéficier du statut de mineur isolé (offrant une prise en charge financée par les contribuables nationaux). On l’a cru d’abord âgé de 18 ans après son arrestation, il en avait en réalité 25. Quelques jours après l’attentat, différentes vidéos sont diffusées montrant une personne se disant être son père et qui se félicitait de « l’exploit » de son fils. Au même moment se tient le procès des accusés des attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo et Hyper Casher) et la concomitance des dates n’est sans doute pas fortuite.

Cette nouvelle attaque islamique montre si besoin en était que la violence religieuse est loin d’être réduite en France. Cet attentat coche par ailleurs toutes les cases du douteux mélange entre les dérives de l’immigration, de haine de la République, de l’absence d’intégration, de l’interprétation moyenâgeuse d’un dogme religieux… On appelle ça « séparatisme », « islamisme », ou autre, la sémantique n’a plus guère d’importance, mais nos nations occidentales continuent à affronter aujourd’hui des organisations capables de former leurs militants à jeter des avions contre des tours ou à tirer à la mitraillette sur une rédaction de presse ou dans une salle de spectacle. Le combat est rude et se poursuit.