Le mémorial de Montmormel

Août 1944, les alliés enferrent les troupes allemandes dans la « poche de Falaise », entre Argentan et Vimoutiers en Normandie. Le débarquement a commencé sur les plages le 6 juin 1944 et les libérateurs se dirigent vers l’Est, ils atteindront Berlin presqu’un an plus tard, et vers l’ouest breton d’où ils délogeront les troupes allemandes tapies dans les derniers ports qu’elles tiennent.

Après de gros efforts et des pertes importantes, les troupes alliées sont parvenus à s’extraire des plages du débarquement. Du 6 au 13 août elles font face à une contre-offensive allemande vers Avranches pour tenter de couper les lignes américaines. C’est un échec et les allemands sont enfermés dans la « poche de Falaise » que domine la colline sur laquelle est établi le musée, la côte 262 nord sur le mont Ormel. 50 000 soldats ennemis seront faits prisonniers, 10 000 seront tués mais une partie des divisions blindées SS parviendra à s’échapper pour fuir vers la Seine. La colline est tenue par la 1ère division blindée polonaise du général Maczek qui aura un comportement héroïque et à qui est dédié ce mémorial. Ce sera le dernier gros affrontement de la bataille de Normandie. La suite mènera à la jonction des alliés avec l’armée rouge à Berlin et la reddition de l’Allemagne nazie

Le musée du Mémorial a été rénové en 2019. Les batailles sont présentées avec des animations vidéo. Un film fait parler les vétérans, y compris un ancien officier SS… Et les spectateurs terminent la visite dans une vaste rotonde qui domine les lieux où se déroula la bataille, aujourd’hui calmement occupés par les vaches dans les champs. Des photos d’époque

Après la guerre, la Pologne communiste retirera sa nationalité au général Maczek car il combattit les bolchéviques lorsque ceux-ci se partageront la Pologne avec les nazis en application du pacte Après la guerre, la Pologne communiste retirera sa nationalité au général Maczek car il combattit les bolchéviques lorsque ceux-ci se partageront la Pologne avec les nazis en application du pacte germano-soviétique de 1939. Il resta exilé au Royaume-Uni, ne reçut aucune rémunération/retraite de Londres, et encore moins de Pologne. Il travailla notamment, comme serveur dans un bar d’Edimbourg où certains clients se mettaient au garde-à-vous devant lui. C’est seulement en 1989, après la chute du Mur de Berlin que le dernier gouvernement polonais lui présentât des excuses publiques et le rétablit dans sa citoyenneté polonaise. Il est mort à Édimbourg en 1994 à 102 ans.

La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux

La cathédrale de Lisieux expose le parcours de Thérèse (1873-1897), l’héroïne locale, nommée en religion « sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face » et dont les écrits publiés après sa mort en ont fait une mystique reconnue par des lecteurs du monde entier avant d’être élevée au rang de sainte. Elle est la cadette d’une famille très pieuse qui aura neuf enfants dont quatre décéderont en bas âge, et les cinq restantes, toutes des filles, seront carmélites.

Supposée guérie par « le sourire de la Vierge » à 10 ans alors que son état de santé désespérait les médecins, elle va ensuite de révélation en révélation à chaque étape de sa vie de plus en plus religieuse jusqu’à son entrée au Carmel en 1888, à 15 ans à peine. Ce fut ensuite une vie entière consacrée à la prière, à l’amour de Dieu et, plus inattendu, à l’écriture de sa vie de dévotion et de son âme, de cantiques, d’innombrables correspondances et de poèmes.

Ses écrits vont inspirer nombre de croyants et d’intellectuels à travers le monde, son livre « Histoire d’une âme » aurait été vendu à 500 millions d’exemplaires. Elle sera nommée « docteur de l’Eglise » en 1997, un titre réservé aux hommes et aux femmes dont l’autorité est particulièrement reconnue dans le domaine de la théologie.

On reste plutôt sidéré devant une telle dévotion à une époque pas si éloignée, c’était la fin du XIXème siècle. Les photos d’elle montrent un visage plutôt angélique, corseté dans l’uniforme du Carmel. Cette conquête de l’inutile à laquelle elle a dédié chaque instant de sa courte vie semblait l’épanouir. Après tout, c’est aussi bien !

Une palme d’or « inclusive »

La réalisatrice ayant emporté la Palme d’Or au festival de cinéma de cannes a déclaré en recevant son prix :

[merci de] reconnaître avec ce prix le besoin avide et viscéral qu’on a d’un monde plus inclusif et plus fluide. Merci au jury d’appeler pour plus de diversité dans nos expériences au cinéma et dans nos vies.

Traduit en français, ce vocabulaire fait référence au monde LGBTQIA+[1], le « fluide », et aux minorités de tous ordres (raciale, féministe, « décolonialiste », etc.), le « inclusif ». Cette réalisatrice donne en plein dans le jargonnage à la mode « woke », anglicisme désignant la nécessité d’être éveillé et combatif face au sort peu enviable des « minorités ».

Félix/Charlie Hebdo (14/07/2021)

Le film primé, « Titane », est assez étrange semble-t-il, mêlant sexualité, machines et délires variés. On est impatient de le découvrir en salle !


[1] Lesbien-Gay-Trans-Queer-Intersexe-Asexuel-plus tout ce qui n’est pas hétérosexuel et non encore identifié ou qualifié

Félix/Charlie Hebdo (14/07/2021)
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On touche le fond

Juin/Charlie Hebdo (23/12/2020)

Les Français râleurs se distinguent ce dimanche où plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le pays pour exprimer leur refus de se faire vacciner contre le coronavirus actuel tout en exigeant de pouvoir bénéficier des mêmes accès aux lieux publics que leurs concitoyens qui ont reçu ce vaccin. Il est question que le personnel médical soit obligé de se faire vacciner dans un projet de loi en cours de discussion, sous peine de licenciement. Par ailleurs, un « passe sanitaire » serait mis en œuvre pour accéder à certains lieux publics attestant soit de la vaccination, soit d’un test négatif pour entrer dans ces lieux. Du coup, dans les 24h qui ont suivi l’annonce de ces mesures le 12 juillet, ce sont deux à trois millions de citoyens qui se sont précipités pour prendre un rendez-vous vaccinal.

Les opposants au vaccin appartenant au corps médical défilent sur les plateaux médiatiques pour expliquer qu’ils préfèrent changer de métier plutôt que d’accepter de se faire vacciner pour continuer à exercer dans le secteur médical. C’est un chantage relativement classique entre employés et employeurs. Le futur gagnant n’est pas facile à désigner d’avance. Cela dépendra de la capacité du personnel contestataire à accéder à d’autres métiers et celle des employeurs d’établissement de santé à recruter rapidement du personnel soignant pour remplacer d’éventuels départs. Malgré le surcroit d’activité de ce personnel dû à la crise sanitaire il semble que les candidatures aux écoles d’infirmières soient largement supérieures à l’offre actuelle. Si une partie des opposants aux vaccins appartenant au corps médical décidaient de la quitter, ils devraient être remplaçables.

Tous les opposants au principe du vaccin comme à celui du « passe sanitaire » ont défilé aujourd’hui dans les rues de France pour appeler à lutter contre la « dictature sanitaire ». Certains, avec une grande subtilité, se sont référés à l’étoile jaune que portaient les juifs en France pendant l’occupation allemande… Des centres de vaccination ont été vandalisés ou incendiés.

Les Français râlent et contestent comme à leur habitude. Lorsque les vaccins n’étaient pas encore disponibles pour tous ils criaient à la « pénurie » et à « l’incompétence des gouvernants incapables de protéger la population ». Maintenant que les approvisionnements sont suffisants, ils ne veulent plus du vaccin. Peut-être faudrait-il recréer la pénurie pour convaincre tout le monde ?

En fait, comme souvent dans notre beau pays, une minorité agissante et excessive tient le haut du pavé, occupe les plateaux télévisés et emporte le soutien de politiciens à la dérive qui espèrent retrouver les suffrages d’électeurs. Tout ceci devrait passer avec le temps et une majorité de Français vont finalement être vaccinés. L’avenir dira si cela sera suffisant ou pas pour contenir une épidémie pour l’instant non maîtrisée… et les citoyens continueront à critiquer leurs gouvernants quoi qu’il se passe et à ne pas se rendre dans leurs bureaux de vote lorsqu’on leur propose de s’exprimer. Ainsi va la vie dans l’hexagone.

le Carré John, ‘Retour de service’

Sortie : 2020, Chez : Seuil.

Nat, agent de la Couronne britannique sur le retour, se réinstalle à Londres après une vie de bons et loyaux services secrets, plutôt spécialisés dans l’endiguement du communisme. Plus ou moins orienté sur une voie de garage professionnelle, il croit pouvoir y attendre une retraite paisible en se consacrant un peu que par le passé, à sa femme avocate aux idées progressistes et sa fille idéaliste.

Que nenni, il sera rapidement aspiré dans une nouvelle affaire d’agent double anglais qui le ramènera sur les chemins troubles de l’espionnage dans un Royaume Uni en plein Brexit. Mais ayant acquis plus de sagesse et d’expérience, l’agent double en question lui rappelant l’idéalisme de sa fille et se mariant avec une ex-agent de son service au charme de laquelle il n’est pas insensible, il va les exfiltrer pour qu’ils échappent ainsi à la justice de leur pays, au moins dans un premier temps.

Les ressources humaines des espions britanniques se sont doublement trompés sur l’agent-double et sur Nat, l’idéalisme et la bienveillance ne faisant sans doute pas assez partie de leurs grilles d’analyse des personnalités recrutées…

Le Carré (1931-2020), lui-même ancien membre des services secrets, raconte toujours avec la même verve des histoires d’espions dont on suppose qu’elles puissent traduire la réalité au vu de l’expérience professionnelle de son auteur. Sans doute les vrais scénarii sont un peu moins haletants et un plus bureaucratiques, mais les combats décrits sont eux certainement réels, et sans doute éternels.

Cerise sur le gâteau, l’objet de tous ces retournements d’agents secrets dans le roman est une alliance entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni (en plein Brexit) pour couler l’alliance commerciale des pays restant dans l’Union européenne en échange d’un accord commercial préférentiel entre Londres et Washington. On ne peut pas complètement exclure qu’une telle tentative existe…

C’était le dernier d’une longue série de romans de le Carré qui décède en 2020, l’année de sa publication, d’une pneumonie à 89 ans.

Triste Liban

Après neuf mois de crise politique, le premier ministre Hariri, qui avait été nommé pour former un gouvernement en mesure de tenter de concevoir et d’amorcer le redressement économique du Liban, se montre incapable de mener la tâche à bien. Il faut dire que ce pays soi-disant multiconfessionnel est proprement ingouvernable. Fondée sur la base d’une constitution inspirée par le mandataire français (ou, pour parler plus clair : le colonisateur français) prévoyant la répartition des postes par religion : le président doit être chrétien maronite, le premier ministre est musulman sunnite et le président de l’assemblée nationale est musulman chiite. Une constitution confessionnelle élaborée par le pays de la laïcité, ce n’est pas le moindre paradoxe de ce pays méditerranéen.

Les guerres contre Israël, les camps palestiniens depuis 1948, la montée en puissance du Hezbollah pro-iranien, moitié milice-moitié parti politique, la corruption endémique qui ravage la société, le trafic de drogue, l’explosion en 2020 du port de Beyrouth, les conseils de la France qui continue à se mêler de ce qui ne la regarde plus, la crise sanitaire en cours font de ce pays un refuge pour des forbans comme Carlos Ghosn ou Ziad Takieddine , mais un désastre pour le reste de la population et l’avenir à court terme de ce sympathique pays.

Pendant ce temps, une enquête judiciaire est ouverte en France contre le gouverneur de la banque centrale du Liban pour « blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs », beaucoup de gens se demandant comment il a pu accumuler une fortune immobilière qui se chiffre en dizaines de millions d’euros, notamment en France. Et le pays n’a toujours pas de gouvernement officiel, les différents partis religieux ne voulant rien céder de leurs intérêts particuliers pour satisfaire l’intérêt général de leur pays à la dérive en voie de paupérisation accélérée. Les organismes financiers multilatéraux comme nationaux ont sorti leurs carnets de chèques mais ne veulent envoyer des sous que dans le cadre d’un plan de relance économique concocté par un gouvernement officiel ! On en est loin.

On ne sait pas ce qui va se passer dans le futur proche. Théoriquement il faudrait mettre le pays sous tutelle mais ne n’est évidemment plus possible, pas sûr d’ailleurs que cela serait efficace tant la population divisée se réunirait rapidement pour rejeter tout proconsulat étranger. Et puis qui serait prêt à l’assurer ? Heureusement la Syrie a autre chose à faire pour le moment sinon elle aurait réenvahit le Liban sans barguigner et probablement sans rencontrer vraiment d’opposition.

Alors il faut attendre et espérer l’élan collectif d’un peuple fatigué pour identifier un sauveur parmi les leurs, capables d’oublier son appartenance communautaire, de ne pas être trop corrompu et avoir une vision de l’avenir du pays partagée par une majorité… Vaste tâche !

La Madone de la droite en pleine crise de mysticisme

Christine Boutin, 77 ans, continue à nuire et à maintenir son compte Twitter.

Inspirée par la grâce, le pape François 1er et les « gilets jaunes » elle n’a certes que 92 000 suiveurs, contre 6 millions à Cyrille Hanouna par exemple, mais ces 92K sont quand même un chiffre impressionnant. Son nouveau combat est celui de la liberté dont elle estime la France privée par la « dictature » qui se met en place dans la crise sanitaire actuelle.

Christine Boutin ne fait que suivre un « courant de pensée » à la mode dans le Café du Commerce que sont devenus les plateaux médiatiques des chaînes d’information en continue. Chacun y va de ses accusions à l’emporte-pièce, critiquant le pouvoir lorsqu’il y a pénurie de vaccins, geignant lorsqu’il y a surplus, éructant lorsqu’il s’agit de contrôler ceux qui ne sont pas vaccinés, s’égosillant devant « l’infantilisation » des citoyens, etc. etc.

Et le discours de cette petite caste de pleureuses se rejoint pour déplorer la « dictature » qui se mettrait en place en France. Comme chacun le sait, l’excès mène au néant, mais on en train de franchir tous les records en ce moment.

Rappelons que la corporation des titulaires de cartes de presse bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

On pourrait supprimer cette niche fiscale imméritée et en réorienter le produit au financement de voyages d’études de journalistes de Café du Commerce dans de véritables pays autoritaires comme la Russie, le Venezuela, la Chine ou bien d’autres afin qu’ils puissent être éclairés sur ce qu’est une dictature et comparer leur statut avec celui des journalistes dans ces pays. Christine Boutin serait l’invitée d’honneur de ces voyages d’études.

La « droite la plus bête du monde »

Le président du parti conservateur Les Républicains (LR) semble avoir quelques loisirs pour prendre des engagements stupides qui illustrent l’aveuglement du personnel politique français obnubilé par ses haines recuites et ses égos surdimensionnés qui lui font oublier l’intérêt général. En réalité, contrairement à ce qu’assène Christian Jacob la politique actuelle est clairement « de droite », et même plus vraiment « libérale » quant on voit le recours massif aux financements publics actuellement mis en œuvre pour porter l’économie à bout de bras dans le cadre de la crise sanitaire en cours. On se demande d’ailleurs ce qu’un président LR aurait fait différemment depuis 2017 s’il avait été élu.

Qu’importe, le président Macron a réussi à fédérer beaucoup de haines contre lui et c’est sans doute l’un de ses échecs. La droite conservatrice privée du pouvoir exécutif depuis bientôt dix ans lui reproche tout et son contraire, mais aussi d’avoir réussi certaines réformes qu’elle n’a jamais osé mener à bien, comme celle de la SNCF ou de l’assurance chômage ou la diminution drastique des emplois aidés… N’hésitant jamais devant une contradiction et pour satisfaire son besoin irrépressible de tout critiquer on a même vu le parti LR pactiser avec les émeutiers ou défendre le maintien des emplois aidés…

Heureusement pour eux, la gauche est dans un tel état de déliquescence, grosso-modo pour les mêmes raisons qu’à droite mais d’une intensité encore plus autodestructrice, qu’en principe un candidat de droite, Macron ou LR, devrait l’emporter à l’élection présidentielle française de 2022.

« La Fontaine en 10 leçons, de et par Jérôme Hauser » au Parc Sainte-Périne

La Mairie du XVIème arrondissement de Paris célèbre le 400ème anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine en organisant différents évènements en l’honneur du poète qui a donné son nom à nombre de bâtiments dans cet arrondissement ainsi qu’une rue. Aujourd’hui Jérôme Hauser dit, interprète et commente des poèmes de La Fontaine sur dix thèmes, l’amour, l’amitié, la liberté… et réjouit une petite audience (jauge oblige) attentionnée et ravie, jeune et moins jeune.

Cela se passe sur une petite scène éphémère montée à l’ombre d’un vaste mûrier dans le parc Sainte-Périne, aux pieds du centre hospitalier de soins palliatifs du même nom. Sur la colline des grands malades s’éteignent, dans le parc sous leurs fenêtres des enfants découvrent le fabuliste et de grands enfants s’émerveillent à nouveau devant la clairvoyance de La Fontaine à décrire nos travers. Le poète joue les passeurs du temps.

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LULU Annie, ‘La mer Noire dans les Grands lacs’.

Sortie : 2021, Chez : Editions Julliard.

Annie Lulu est une jeune auteure qui publie son premier roman. Née en 1987 en Roumanie d’une mère roumaine et d’un père congolais (ex-Zaïre devenu République démocratique du Congo « RDC ») elle raconte sans doute aussi une partie de sa vie dans cet ouvrage. Il s’agit de quête, celle du père, celle du pays rêvé dans une Afrique violente, celle d’une mère claquemurée en Europe de l’est et celle du fils à venir au bord du lac Kivu.

Nili l’héroïne n’a jamais connu son père, étudiant révolutionnaire assassiné par les sicaires du régime zaïrois. Elle va quitter Bucarest, s’arrêter à Paris où elle entame une thèse de littérature africaine puis tout abandonner pour retrouver la famille de son père, entre Kinshasa et Goma. De la fureur de la rumba congolaise à la brûlure des volcans qui dominent la lac Kivu, elle retrouve les lettres que son père a écrite à sa mère et que celle-ci lui a cachées, ou n’a jamais reçues. Elle découvre un père et une famille attentionnés et elle se laisse embarquer dans le maëlstrom d’un Zaïre à la dérive pour se rapprocher de ses racines et poursuivre la révolution qui a guidé son père.

Ce premier roman est joliment écrit et montre les déchirements vécus par cette jeune femme métisse aux origines tellement distendues entre les continents et dont la quête du père mystérieux guide la vie. Du roumain au swahili en passant par le français, la mondialisation est à l’œuvre dans le cœur de Nili et n’aura pas que des effets positifs. Des désastres de Ceausescu aux dérives de Mobutu ou des génocidaires rwandais, il n’est pas facile de trouver son chemin dans une telle décadence.

« Le Caire confidentiel » de Tarik Saleh

Un film policier égyptien original, qui serait inspiré d’un fait réel, dans lequel on suit les enquêtes d’un policier corrompu du Caire, saisi d’une soudaine vague d’honnêteté lorsqu’il découvre des filles égorgées membre d’un réseau de prostitution de luxe impliquant les caciques du pouvoir. Sa rédemption trouvera ses limites quand la sécurité de l’Etat achètera le silence de son commissariat pour qu’il laisse accuser un riche homme d’affaire des crimes.

Tournées au Maroc, les images du film sont lugubres, toujours la nuit, souvent dans des bidonvilles surpeuplés habités par des immigrés soudanais. Elles rendent une vision sinistre de la ville du Caire à travers la morgue de ce policier désabusé. Nous sommes en 2011, les dernières images portent sur la révolution en marche Place Tahrir… Dix ans plus tard, un maréchal a remplacé un général après un pouvoir religieux en intermède. Pas sûr que grand-chose n’ait changé en Egypte !

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Macron : les projets !

Les commentateurs avisés de plateaux télévisés considèrent comme certain que l’actuel président de la République va se présenter aux suffrages électoraux pour un second mandat de cinq ans. Aucun ne semble envisager une hypothèse où le président déciderait d’aller « planter ses choux ailleurs ». Ils ont peut-être tort.

On ne peut pas en effet complètement exclure que fatigué par cinq années de critique permanente l’accusant de tout et son contraire, usé par la contestation populaire endémique érigée en mode de fonctionnement, déprimé par l’incroyable résistance au changement des « gaulois réfractaires », il ne préfère finalement partir se recaser dans une banque ou une fondation histoire de se retrouver dans un environnement plus carré, plus opérationnel, plus productif, plus valorisant.

Il est jeune et a la vie devant lui. Il aura fait son possible, ceux qui ne cessent de l’abominer quoi qu’il fasse ou ne décide se feront un plaisir de le remplacer et de montrer combien leurs solutions sont meilleures que les siennes. « Les Français sont des veaux » aurait dit MonGénéral, eh bien qu’ils aient les dirigeants qu’ils méritent !

Victor-Hugo. Dessins, « Dans l’intimité du génie » au Musée Maisons de Victor-Hugo

Le musée des Maisons de Victor-Hugo (celle de Paris Place des Vosges, mais aussi celle de Guernesey Hauteville House) présente une collection des dessins de Victor-Hugo. On apprend à cette occasion que l’écrivain avait aussi des talents de dessinateur qu’il réservait aux siens, ne voulant pas considérer ses dessins (il en a produit plus de 4 000) comme faisant partie de son œuvre artistique. Nombre d’entre eux sont exposés ici après avoir été conservés par Juliette Drouet, sa maîtresse de cœur qui le suivra sa vie durant.

Son ami Célestin Nanteuil, dessinateur-graveur, va accompagner l’apprentissage d’Hugo et l’éclosion d’un véritable talent, en plus des autres… Son style est crépusculaire, sous forme de lavis de couleur sombres et ambrées, l’inspiration vient souvent de la nature qu’il dessine dans toute sa majesté, mais aussi de son combat pour la justice, son opposition à la peine de mort notamment.

Les dessins sont exposés au premier étage. Au deuxième on visite l’ancien appartement de l’écrivain-poète où ont été reconstituées certaines pièces de différents lieux où vécut l’artiste. On y voit notamment les meubles et les décors réalisés également par Victor-Hugo. On croise aussi les étapes de sa vie, les plus joyeuses comme celles qui furent tragiques (la perte de deux de ses enfants dont sa fille Léopoldine dont il était très proche), des photos émouvante d’Hugo avec ses petits-enfants (c’est l’époque de l’apparition des daguerréotypes), des écrits originaux exposés dans des vitrines, bref, tout le monde du créateur foisonnant que fut Victor-Hugo.

Oh ! Ces enfantements et ces créations,
Ces rencontres de l’âme avec les visions
Pèsent sur le génie, et, le courbant à terre,
Le penchent du côté le plus noir du mystère.
Du jour où tout ce monde étrange t’apparut,
Des passions d’en bas râlant l’horrible rut,
T’apportant des douleurs la sublime démence,
Ô sculpteur, à partir de cet instant immense,
Ta pensée à jamais fut mêlée à la nuit !

« Les Cariatides » (Les Quatre Vents de l’Esprit) Victor-Hugo

Voir aussi : | Maisons de Victor Hugo | Paris – Guernesey

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Musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin

Un nom un peu long pour un petit musée très intéressant sur la libération de Paris en août 1944. Complètement rénové, il a été déménagé en 2019 de la gare Montparnasse à Denfert-Rochereau à l’occasion du 75ème anniversaire de la libération de Paris, dans le bâtiment même dont le sous-sol avait été transformé en quartier général du commandement de la résistance parisienne lors des combats d’août 1944 autour de l’entrée de la 2ème division blindée commandée par Leclerc dans la capitale.

Le musée est aussi consacré à Jean Moulin et au général Leclerc dont les vies sont retracées avec de nombreux documents d’époque. Le premier était déjà mort dans les prisons de la Gestapo à la Libération de Paris dont le second a été un acteur important. On découvre leurs parcours entremêlés avec les heures décisives des combats de Paris en 1944. Des vidéos connues, le célèbre discours de de Gaulle à l’Hôtel de Ville « … mais Paris libéré… », le voyage de Pétain en mars 1944 venu dans la capitale pour compatir avec les victimes des bombardements aériens alliés, la reddition des nazis le 25 août, les derniers bombardements allemands du 26…

En descendant 100 marches on se retrouve dans les caves qui avaient été aménagées pour être un abri de défense passive et accueillir les personnels de l’administration parisienne qui travaillaient dans le bâtiment du rez-de-chaussée donnant sur la place Denfert-Rochereau. Cet abri est devenu le quartier général de colonel Rol-Tanguy, chef (communiste) des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la région parisienne qui participèrent à l’insurrection de Paris durant ces heures décisives d’août 1944. Le visiteur se promène avec un casque de réalité virtuelle sur la tête en suivant le soldat Jean qui le fait pénétrer dans les salles reconstituées numériquement avec les personnages animés qui les occupaient : le standard téléphonique, les bureaux du colonel Rol et celui de Madame qui lui servait d’assistante…

Un beau musés dédié aux grandes heures des combats pour la Liberté animées par des grands hommes et des anonymes. Quelle époque !

HALLIER Jean-Herdern, ‘Fin de siècle’.

Sortie : 1980, Chez : Albin Michel.

Jean-Edern Hallier (1936-1997) fut un trublion de la vie littéraire et politique française des années 1970-1980, un polémiste fantasque mais flamboyant. Il publie « Fin de siècle » en 1980 alors que la diplomatie de l’humanitaire se déploie à travers une planète ravagée par des conflits dans le tiers monde : Biafra, Vietnam, Cambodge… et où s’illustrent une nouvelle génération de héros, celle des médecins sauveteurs partant sur la planète pour y déverser la culpabilité de l’Occident au des sacs de riz.

Ce roman raconte avec un cynisme envoutant le monde interlope de l’humanitaire en Asie. Il débute sur la terrifiante image de la collision d’un avion bourré d’aide humanitaire atterrissant à Bangkok avec un autre aéronef en décollant, transportant des enfants adoptés partant trouver refuge en Occident où ils n’arriveront jamais. Le ton est donné…

La narrateur, Falchu’un qui est archéologue déambule dans les jungles d’Asie du sud-est et en Ecosse en compagnie de Kohler, patron suisse et adipeux de l’UNICEF, qui roule en Rolls Royce blanche et glose sur l’organisation du monde, ses misères et sa rédemption en cours à travers l’industrie pharmaceutique. Il vit une aventure amoureuse avec Lisa, l’assistante de Kohler, à la sexualité aussi torride que le soleil qui frappe les tropiques, qui met en œuvre avec brio le marketing de l’humanitaire, et qui s’éteint en Ecosse dans le cataclysme d’un cancer qu’elle refuse de traiter. Et il accompagne la vieillesse de son père, réfugié dans son manoir breton et muré dans le silence, avec un fils simple d’esprit, un autre militant communiste international qui se trouvait par hasard dans l’un des deux avions crashés à Bangkok et le troisième qui court après ses illusions.

Ces personnages baroques permettent à Hallier de donner libre cours à son lyrisme sur les maux d’une planète à la dérive. On se réjouit du ton halluciné qu’il met dans leurs dialogues et qui est sans doute assez proche de ses propres pensées, ou du moins celles qu’il affiche publiquement. Hallier confirme dans ce roman son goût pour le pamphlet en y étalant son grand talent pour la raillerie, l’humour noir et le cynisme. Un vrai régal !

Elections régionales, un seul perdant : les sondeurs !

Charlie Hebdo (23/12/2020)

Cela devient maintenant une habitude : la déroute des sondeurs une fois les résultats officiels des élections publiés. Les élections régionales dont le deuxième tour a eu lieu dimanche 27 juin ont confirmé une nouvelle fois cette routine. Les anticipations tablaient sur une avancée importante du Rassemblement Nationale (RN) qui devait emporter la majorité dans une voire plusieurs régions administratives. Le résultat est qu’il n’en a remporté aucune. Ceci n’est pas bien grave et on mesure la difficulté de prévoir les votes de citoyens aux convictions plutôt variables. Cela montre que les prix auxquels sont facturés ces sondages sont peut-être à revoir à la baisse tant ils sont éloignés des vrais résultats.

Plus notable est la persévérance des organes médiatiques à continuer à utiliser ces sondages comme sources de leurs débats sans même émettre quelques réserves sur la fiabilité de ceux-ci. Le soir même de la diffusion des résultats le 27 juin sur les plateaux télévisés, les journalistes commentaient déjà un nouveau sondage sur les élections présidentielles de 2022 alors même qu’ils constataient la déroute des sondeurs sur les élections régionales aboutie le soir même…

Le mieux à faire pour les commentateurs serait de commenter les programmes électoraux pour les vulgariser auprès de leur public, mais cela nécessite de les lire et de les comprendre au préalable, effort semble-t-il hors de portée de la majorité d’entre eux. Alors il est plus simple, mais aussi plus onéreux, de gloser sur des prévisions chiffrées qui se sont avérées tant de fois bien éloignées des résultats officiels. Les programmes électoraux sont généralement disponibles gratuitement sur des sites Internet, il suffit de les lire et d’activer un peu ses neurones pour les commenter.

« Henri Cartier-Bresson – Revoir Paris » au Musée Carnavalet

Pour sa réouverture après quatre années de travaux, le Musée Carnavalet présente une exposition temporaire Cartier-Bresson (1908-2004) sur Paris. Photographe majeur du XXème siècle, proche des surréalistes, compagnon de route du Parti communiste français, il voyage très tôt à travers la planète, il photographie nombre d’évènements clés de son temps : la guerre d’Espagne, la libération de Paris en 1944, la partition des Indes coloniales, la mort de Gandhi, la révolution cubaine, Mai 68 à Paris… Photographe il s’essaye aussi au cinéma, fut assistant de Renoir dans les années 1930 et tourne quelques films politiques. Fait prisonnier pendant la guerre, il s’évade et entre dans la résistance.

Alors que le photographe à beaucoup voyagé et travaillé de par le monde il est souvent revenu à Paris retrouver son port d’attache. Il a laissé de très nombreuses photos de ses pérégrinations dans la capitale dont celles présentées à Carnavalet. On y trouve des regards émouvants sur la vie de tous les jours de parisiens de milieux populaires : pique-niques sur les bords de Marne, gamins jouant dans les rues, devantures de magasins… mais aussi des portraits de sujets qu’il admire : Mauriac, Ezra Pound, les obsèques d’Aristide Briand, Sartre… et d’autres moins connus.

On est frappé par la justesse des mises en scène où tout semble instantané mais réglé au cordeau. C’est sans doute la définition du talent. Cela révèle en tout cas l’incroyable coup d’œil de l’artiste qui fait rentrer sous terre le photographe déplorable qu’est devenu aujourd’hui n’importe quel possesseur de smartphone ! Le sens de la géométrie propre à Cartier-Bresson est aussi révélé de façon éclatante dans nombre des clichés présentés. Un quai de seine, un alignement de voies ferrées, un escalier de Montmartre, le photographe repère les figures ainsi formées pour en faire un décor des plus harmonieux sur lequel s’incruste son sujet principal dans une magie de lignes, comme sur un calque d’architecte, mais il s’agit de la réalité. Une vraie réalité d’ailleurs puisqu’il précise ne jamais compromettre avec les tirages : pas de retouche, pas de suppression. Ce qui est sur le négatif est agrandit sur le papier.

A mon sens, la photographie a le pouvoir d’évoquer et ne doit pas simplement documenter. Nous devons être des abstraits d’après nature.

On apprend par ailleurs que l’artiste a appris le dessin au crépuscule de sa vie. Certains d’entre eux sont exposés, montrant le Parc des Tuileries croqué depuis la fenêtre de son appartement de la rue de Rivoli.

Une très belle exposition qui permet aussi de mieux connaître l’intéressante personnalité du photographe.

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« Un espion ordinaire » de Dominic Cooke

Ce film raconte comment les services secrets britannique et américain ont embarqué dans les années 1960 un représentant de commerce londonien pour servir de porteur de courrier entre un dirigeant de la sécurité militaire soviétique (GRU) à Moscou, Oleg Penkovsky, et les services à Londres. Il ne connaît pas le contenu des messages qui portent sur l’installation de missiles nucléaires à Cuba par Moscou. Basé sur une histoire vraie, le film détaille ensuite la chute de l’agent-double soviétique, qui sera exécuté en 1963, et de son correspondant britannique qui fera deux années de prison à Moscou avant de faire l’objet d’un échange d’espions comme il s’en pratiquait régulièrement à l’époque entre les deux camps.

Le film est bien mené, les acteurs sont crédibles et le décors « année 60 » magnifiquement reconstitué, du Bolchoï de Moscou au clubs londoniens.

On suppose que ce qui a été révélé de l’affaire Penkovsky et qui sert de base au scénario est effectivement vrai, mais qui peut savoir ? Evidement, réduire 40 années d’espionnage durant la guerre froide en un film de 90 minutes pousse certainement à quelques simplifications de scénario mais l’essentiel est sans doute là : dans la guerre « froide » mais féroce qui opposait deux conceptions du monde, des citoyens, parfois ordinaires, ont pris le risque soit de trahir leur pays soit d’aider la trahison d’agents doubles appartenant à l’autre côté. Beaucoup l’ont fait par conviction, certains par intérêt, nombreux sont ceux qui l’ont payé de leurs vies et de celles de leurs familles. Les trahisons ont eu lieu dans les deux sens mais il convient de rappeler aux plus jeunes qu’à l’époque le goulag était à l’Est et les pacifistes à l’Ouest…

Aujourd’hui le combat de blocs continue de façon différente mais tout aussi violente. L’actualité regorge d’informations sur des assassinats d’ex-agents doubles russes ou soviétiques réfugiés en Europe, de scientifiques iraniens dans leur propre pays ou de chefs de guerre religieux au Moyen-Orient. La situation est plus complexe et les moyens utilisés plus sophistiqués mais la lutte pour la suprématie reste identique.

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Le retrait se termine

Les troupes occidentales sont en train d’achever leur retrait d’Afghanistan après une guerre qui aura duré 20 ans à la suite des attentats religieux du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center de New-York. Les clés de l’immense base militaire aérienne de Bagram ont été remises aux autorités locales et la population se serait empressée de la piller sitôt le dernier soldat américain parti. Cette base est emblématique des invasions étrangères qui ont marqué ce pays. Construite dans les années 1950 par les Etats-Unis alors que l’Afghanistan était leur alliée dans la guerre froide, elle est ensuite passée sous contrôle soviétique lors de l’invasion communiste de 1979, elle fut l’objet de féroces combats entre les chefs de guerre afghans après le retrait soviétique en 1989, puis récupérée par les Etats-Unis et l’OTAN en 2001 après leur entrée dans le pays.

Il est peu probable que l’armée nationale afghane n’ait jamais l’utilité réelle d’une telle installation. Le mieux aurait sans doute été de la démanteler une bonne fois pour toute et de la transformer en terrain agricole pour y cultiver des céréales… ou du pavot.

Dans le même temps, l’insurrection religieuse talibane progresse et chacun parie sur la prise de pouvoir rapide de tout le pays par ce groupe qui a déjà dirigé l’Afghanistan avant d’être délogé en 2001 par les troupes américaines qui commencèrent ainsi le long chemin de croix qui s’achève aujourd’hui. Le retour probable des talibans au pouvoir avec leurs pratiques qui apparaissent d’un autre âge aux occidentaux nous fait revenir en 1996. La roue a tourné et est revenue à son point de départ. L’avenir sera évidemment différent de ce qu’il fut en 1996 et peut-être pas pire que ce que furent les 20 dernières années. Au moins sera-t-il majoritairement afghan avec une baisse des influences étrangères dans le pays. Les principes talibans basés sur une application stricte du Coran dans la politique, s’ils sont rejetés par une minorité formée à « l’occidentale » et intéressé par la modernité, sont sans doute plus ou moins validés par une bonne partie de la population. Le seul point qui vaille est de savoir si l’Afghanistan va redevenir une base de départ pour le terrorisme religieux international ? Les talibans se sont engagés à ne pas l’autoriser dans les accords signés avec les Etats-Unis. S’ils contrevenaient à cet engagement ils prendraient alors un risque de voir une nouvelle invasion de leur pays. Mais l’avenir ne manquera pas de réserver des surprises car il n’est jamais la reproduction à l’identique du passé.

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