Les fouteux franchouillards et l’analyse financière

Coco – Charlie Hebdo – 10/02/2016

On savait la capacité d’analyse du monde du fouteballe assez limitée. Après avoir attribué en 2010 l’organisation de la coupe du monde à la monarchie pétrolière et religieuse du Qatar à l’été 2022, il fallut plusieurs années à la fédération internationale pour comprendre qu’il fait chaud en été au Qatar, voire très chaud, même dans les stades climatisés qui sont actuellement construits pour l’occasion. Evidemment, vu du siège suisse de la fédération, le golfe persique est bien loin… Une fois cette situation rentrée dans les cerveaux les décideurs ont finalement déplacé l’évènement de l’été à l’hiver 2022 car… il fait un peu moins chaud en hiver, même au Qatar. Cette décision réaliste honore l’intelligence et la capacité d’adaptation de cette fédération.

Autre affaire édifiante, cette fois-ci en France. On sait que la vente des droits télévisés est l’une des principales ressources du fouteballe, permettant aux uns de verser des rémunérations indécentes à des pousseurs de baballe et aux autres de faire vivre les petits clubs amateurs. Les droits de la saison 2020/21 ont été vendus en 2018 pour 780 millions d’euros à un forban espagnol sous le chapeau de la compagnie Mediapro. Cette société, créée pour l’occasion devait lancer une télévision payante dédiée au fouteballe et ce sont en principe les abonnements qui devaient lui permettre de payer son achat. Hélas pour elle, les abonnements ne sont pas au rendez-vous, la crise sanitaire n’arrange pas les choses, et Mediapro est en cessation des paiements. Les clubs de fouteballe voient disparaître leur principale source de revenus et s’en inquiètent à juste titre. C’est un cas assez classique de baisse des recettes qui doit entraîner en principe une restructuration des clubs en adaptant leurs dépenses à leurs revenus. On a fait ça dans la sidérurgie et le textile en France dans les années 1970-80, on est en train de le faire dans les secteurs touristiques et aériens pour cause de Covid, on ne l’a plus fait avec les finances publiques de la République depuis 1974, date du dernier budget voté en équilibre.

Pour le moment la fédération de fouteballe a décidé de s’inspirer des méthodes de la République et de s’endetter pour compenser l’insuffisance des recettes pour financer les dépenses en refusant de revoir ces dernières à la baisse. Nous verrons dans les mois à venir si elle parvient à rembourser cette dette car, à la différence d’un Etat, une société, fusse-t-elle fédération, peut être mise en faillite et liquidée. Plus stupéfiant dans cette affaire est l’absence consternante de capacité d’analyse des décideurs fouteux qui ont attribué la vente des droits-télévision à un forban venu de nulle part n’offrant a priori que fort peu de garanties sur sa capacité à tenir ses engagements financiers. Aveuglés par leur rapacité à sans cesse faire « monter les prix », incompétents pour analyser correctement les offres financières qui leur ont été présentées, incapables de ramener les enjeux financiers de leur sport dans les limites de la décence, les responsables fouteux français font preuve de la même vacuité de leur collègues « internationaux ». Peut-être les conséquences de la crise sanitaire en cours permettront d’amener un peu d’intelligence et de rigueur dans un monde plus caractérisé par la corruption et la bêtise ?

Jeux Olympiques : Paris essaye de limiter le racket

On apprend que l’organisation des jeux olympiques de Paris 2024 serait en train de chercher à réaliser 400 MEUR d’économies sur un budget initial de 3 800 MEUR soit un peu plus de 10%. Cet objectif est dû à l’incertitude générale qui règne sur nos économies compte tenu de la crise sanitaire actuelle. Les budgets de ce type de festivités sont généralement dépassés et, au minimum, multiplié par deux. Les 10% seront ainsi facilement ramenés à 5. Ce sont des sites qui devaient être construits pour l’occasion auxquels on renoncerait. Après tout il y a assez de piscines et de stade disponibles en région parisienne sans avoir besoin d’en construire de neufs pour faire parader des musculeux. Le département de la Seine-Saint-Denis où devaient être érigées ces constructions inutiles déjà se plaignent et réclament des compensations.

L’idéal serait bien sûr une annulation totale de cette manifestation objet d’une gabegie financière considérable et l’octroi d’exonérations fiscales indécentes au Comité international olympique (CIO), organisation mafieuse basée en Suisse, plus connue par les détournements de fonds dont elle se rend régulièrement coupable que par les records sportifs des athlètes qu’elle chapeaute.

Une solution alternative serait peut-être de mettre fin aux exonérations fiscales exigées par le CIO, et octroyées en l’occurrence par la République française dans sa Loi de Finances, comme le stipule le contrat en son article 22.3 rappelé ci-dessous.

Tout versement et autres contributions de la part du CIO, d’Entités contrôlées par le CIO et/ou du Chronométreur officiel au COJO seront totalement affectés à la planification, à l’organisation, au financement et à la tenue des Jeux, et les revenus de ces parties en lien avec les Jeux seront pleinement alloués au développement du Mouvement olympique et à la promotion du sport conformément à la Charte olympique. Pour cela, le CIO, toute Entité contrôlée par le CIO et/ou le Chronométreur officiel ne seront pas sujets à ou redevables dans le Pays hôte d’impôts directs ou indirects sur les versements en leur faveur effectués par le COJO au titre de revenus générés en relation avec les Jeux, ni sur les versements effectués par ces parties au COJO (notamment, pour plus de clarté, les versements effectués en contrepartie des services fournis par le COJO ou par son intermédiaire).

Contrat ville hôte – Principes – Jeux de la XXXIIIe Olympiade en 2024

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Tokyo qui était la ville organisatrice des JO à l’été 2020 a été contrainte de les reporter en 2021 pour cause de coronavirus et cherche également à baisser ses dépenses. Une annulation pure et simple est toujours possible, et souhaitable, comme pour Paris d’ailleurs. De l’eau va encore couler sous les ponts et les centaines de milliers de morts supplémentaires qui ne manqueront pas d’arriver d’ici la du fait de la pandémie en cours, feront peut-être apparaître à la face du monde l’inanité de telles dépenses pour le sport et non les systèmes de santé…

La dictature du sport envahit les esprits, même les mieux formés

On constate une complaisance grandissante à l’égard de l’invasion des esprits par le sport en général, et le fouteballe en particulier. Dans les dîners en ville, dans le monde politique, culturel ou au Café du commerce, toute une population aisée et d’un niveau socioculturel élevé s’esbaudit devant les « exploits » de pousseurs de baballe ignares, dont les interviews reprises en masse sont aussi navrantes pour l’intelligece que leurs coupes de cheveux pour l’esthétique. Cette indulgence coupable s’explique d’abord par l’autojustification de perdre son temps devant son poste de télévision en hurlant à chaque fois qu’un fouteux approche les buts de l’adversaire. Plus pernicieux, cette caste y voit aussi un moyen facile de faire « populo » en vantant ces sports de ballon adulés par les masses, tout en ricanant devant le spectacle souvent déplorable offert par leurs acteurs vedettes : acculturation, trains de vie dispendieux et tape-à-l’œil (Neymard au PSG), fraude fiscale (Messi en Espagne), polémiques vaines sur le racisme dans le sport (non-sélection d’Anelka ou de Benzéma en équipe de France), implications dans différents scandales (les sextapes de Valbuena), etc., etc. Sans parler de l’abrutissement de toute une frange des spectateurs des matchs, souvent avinés, toujours bagarreurs, qui transforment régulièrement les après-matchs en champs de bataille et de beuverie.

Tout ceci n’est pas très grave et la République a des sujets bien plus radicaux à affronter. Mais ces comportements glorifiant les sports de baballe sont à terme délétères pour le niveau culturel de la nation. Délivrer des légions d’honneur à tour de bras à des footeux, déplacer les plus hauts personnages de la République pour passer des heures dans des stades au détriment de leurs tâches régaliennes, déifier des footeux, accorder plus d’importance dans les médias à l’arrivée de Neymar au PSG qu’aux catastrophes agitant la planète, engager des fonds publics considérables dans des compétitions de sport… tout ceci est excessif et tend à égaliser tous les sujets dans l’esprit des citoyens. Ribéry n’est pas Zola, Didier Deschamps n’est pas Charles de Gaulle. Le faire croire à nos enfants par trop de révérence envers les pousseurs de baballe ne les met pas dans les meilleures dispositions pour différencier, lorsqu’ils seront adultes, entre ce qui est vital, ce qui est nécessaire et ce qui est agréable.

Le sport n’est que le sport, il ne s’agit pas de le faire disparaître des centres d’intérêt de nos citoyens mais de le ramener à sa juste place, celle d’un divertissement. Un pays qui préfère engager des milliards des impôts prélevés sur ses contribuables dans l’organisation d’un championnat mondial de rugby en 2023 et de jeux olympiques en 2024 plutôt que d’améliorer le financement de ses systèmes éducatif ou de santé n’est pas un pays qui parie sur son avenir.

Encéphalogramme toujours plat dans le fouteballe

Une bande de tatoués-mal-coiffés parisiens s’est fait bousculer par une horde de musculeux munichois dans la finale de l’une des nombreuses compétitions du fouteballe européen ce dimanche 23 août. Aussitôt une meute de supporters avinés s’est retrouvée à Paris autour des Champs-Elysées pour piller des boutiques, brûler des voitures en criant « Marseille, on t’enc… » et autres subtilités du même ordre. Les policiers sont caillassés et ripostent. 150 voyous sont arrêtés et placés en garde à vue. La justice décidera de la suite à donner aux délits commis.

Encore une illustration des effets terribles de l’alcool sur les encéphalogrammes désespérément plats des supporters de fouteballe. Les chaînes d’information se déchaînent sur le sujet, Michel Onfray se plaint que la répression constatée sur les gilets jaunes ne soit pas répliquée sur les fouteux, Nadine Morano tweete « Cette sale racaille doit être sévèrement matée et punie ! », les idéologues de tous bords se lancent slogans habituels, recettes « à 2 balles » et tweets vengeurs… et le problème subsiste.

Comme souvent en France il faut trouver un responsable, voire un coupable, et qui mieux choisi que l’Etat pour porter le chapeau ? Il serait « laxiste », la justice « de gauche », la police « sous-équipée », l’éducation nationale « gangrenée par l’idéologie » et bla-bla-bla et bla-bla-bla. La vérité est que les premiers coupables sont les délinquants qui commettent ces actes illégaux, les seconds sont leurs parents et familles qui n’ont pas su ou voulu en faire des citoyens, en dernier ressort il est vrai que l’Etat ne sait pas comment améliorer cette situation. Des gouvernements, de droite comme de gauche (un ancien ministre de l’intérieur conservateur a même été élu président de la République), ont essayé différentes solutions, autoritaires ou bienveillantes, les prisons ont été remplies (il doit bien y avoir quand même quelques peines qui sont appliquées) puis vidées et la voyoucratie continue à prospérer. Le sens de l’intérêt général est un concept qui fait ironiser même les bobos dans les dîners en ville ; alors inutile de préciser qu’on ne doit même plus savoir ce qu’il veut dire en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers Nords de Marseille. L’avachissement de notre société, l’abrutissement de la population par le fouteballe, la télé-réalité de TF1, les raps de Booba et les tweets de Nadine Morano, la démission des familles, nourrissent cette décadence.

Force est de constater que nous portons une responsabilité collective face à cette situation délétère et ce n’est pas en invoquant les vieilles lunes des uns et des autres que la violence qui couve et la contestation systématique qui perdure vont significativement changer. Si les « conservateurs » se plaignent que la justice soit « de gauche », se sont-ils interrogés de savoir pourquoi leurs enfants préfèrent faire HEC que l’école de la Magistrature, choisir d’être trader chez Goldman Sachs plutôt que juge à Mourmelon ? Si les « progressistes » s’émeuvent à l’idée du tout-répressif qui pointe à l’horizon, se sont-ils demandé s’il n’y avait rien de mieux à faire qu’introduire l’écriture inclusive au Parti socialiste ou le mariage-pour-tous dans la Loi ?

Bref, l’Etat c’est nous les citoyens et il ne fait aujourd’hui que dupliquer nos propres contradictions et notre incapacité à s’unir pour agir intelligemment. Dans un monde idéal on imaginerait que face à une difficulté durable et d’ampleur nationale sur laquelle le diagnostic est unanimement partagé, celui d’une voyoucratie conquérante, les partis politiques compromettent ensemble pour faire émerger une solution commune, quitte à appliquer une méthode A durant cinq ans puis de passer à la méthode B pour les cinq années suivantes si A est en échec ? Mais non, nous sommes en France alors on s’étrille, on parade, on provoque, on ergote, on caquète, on démonte ce qui a été monté par les prédécesseurs et l’on agit que fort peu, toujours dans la confusion et le capharnaüm.

Si l’on prend l’exemple du terrorisme religieux, qui existe depuis bien longtemps en France mais qui s’est gravement renforcé à partir des années 2010, on peut globalement considérer que le monde politique et législatif a agi avec une certaine efficacité pour freiner le processus. Il y a toujours des attentats en France mais ils sont plus difficiles à organiser. La surveillance des citoyens a été renforcée, leur judiciarisation facilitée en cas de soupçons, leur « neutralisation » sur les champs de bataille du Moyen-Orient entérinée, leurs condamnations par le système judiciaire durcies. On est pour ou contre, il reste encore de nombreuses questions sans réponse (notamment, que faire des terroristes emprisonnés une fois qu’ils auront effectué leurs peines ?), évidemment le problème de fonds des origines de ces actes commis par des citoyens généralement français n’est pas véritablement résolu, mais l’Etat, soutenu par le peuple et ses élus, a pu élever en dix ans un mur de protection contre ces comportements. On se demande bien pourquoi une telle attitude n’est pas possible sur la question de la délinquance ?

Les mafieux doivent éviter de se servir de leur téléphone

Juin / Le Canard Enchaîné (14/10/2015)

Encore une histoire de cornecul qui agite le microcosme judiciaro-médiatique parisien. Le pousseur de baballe Platini, impliqué dans une affaire de corruption internationale alors qu’il occupait sa retraite de joueur à des fonctions plus ou moins fictives dans une organisation multilatérale de fouteballe, aurait dans une conversation téléphonique évoqué l’aide que le président de la République française Macron se serait engagé à lui fournir pour le sortir de ses tracas judiciaires. Sa ligne était sous écoute légale dans le cadre des procédures en cours et, bien entendu, le compte rendu s’est aussitôt retrouvé dans la presse (ce qui est moins légal) qui en a aussitôt fait ses gorges chaudes.

En gros, par les temps qui courent, qu’un dirigeant français se soit engagé à aider un fouteballeur, ou pas, qu’il l’ait fait, ou pas, n’est pas d‘une importance majeure car la France a d’autres choses à faire pour le moment que de perdre son temps sur de pareilles affaires. Non, ce qui est le plus stupéfiant dans cette situation c’est qu’après des décennies d’écoutes téléphoniques, de pocket-calls malencontreux, publiés dans la presse, qui ont conduit nombre de célébrités au lynchage judiciaro-médiatique, voire pénal, il existe encore des olibrius suffisamment stupides pour évoquer leurs embarras judiciaires au téléphone ainsi que les options illégales qu’ils comptent mettre en œuvre pour s’en sortir ! Il n’est quand même pas compliqué de comprendre que ces moyens de communication ne sont pas fiables et qu’il vaut mieux convenir de ses petits arrangements douteux entre quatre yeux plutôt que dans un téléphone.

Il se dit que le président russe Poutine a toujours refusé d’utiliser un téléphone mobile. Ce garçon, ancien officier du KGB soviétique semble largement plus malin que Platini…

Platini indécent

Juin/Charlie-Hebdo (14/10/2015)

Platini, un nunuche de 64 ans pris la main dans le sac de petits arrangements entre copains-mafieux lorsqu’il œuvrait dans une fonction incertaine à la Fédération internationale de fouteballe (FIFA), est allé jusqu’à présenter son dossier devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui a confirmé que l’interdiction d’exercer une activité professionnelle liée au football était bien justifiée… Ah mais !!!

On se souvient que le garçon avait touché 2 millions de francs suisses (équivalents à 1,8 million d’euros) de la FIFA comme solde d’un contrat dont on ignore le montant total, et sans que l’on ait pu vraiment déterminer le travail qu’il avait délivré en échange. Mais alors qu’il ambitionnait de devenir le chef de la FIFA cette affaire était malencontreusement sortie brisant tout net les ambitions du fouteux. Pis, la FIFA prise soudain d’une frénésie de nettoyage des écuries d’Augias allât jusqu’à licencier son président, un suisse, Platini et quelques autres forbans en leur interdisant d’endosser toute fonction dirigeante dans le fouteballe pour quelques années. Il ne leur a cependant pas été demandé de rendre l’argent volé.

Lire aussi : Platini en Suisse et au Panama, Platini s’accroche à sa carotte

Touché dans son égo, après différents recours infructueux devant la justice suisse, Platini a soumis son cas à la CEDH pour « rétablir son honneur ». Comme si cette Cour n’avait pas de sujets plus importants à traiter que l’honneur perdu d’un fouteballeur oublié mais enrichi ? A 64 ans, que Monsieur Platini prenne sa retraite et cesse d’encombrer les Cours et les médias. Il a trempé sa cuillère dans la bonne soupe des organisations multilatérales, qu’il se fasse discret désormais.

Lire aussi : communiqué de presse de la CEDH.

Un grand moment fouteballistique

https://twitter.com/_BeFoot/status/1229920720572100610

Le frère d’un fouteballeur se plaint du traitement réservé à son frérot par un entraîneur dans des termes fleuris :

« Tuchel, j’espère que tu vas bien niquer ta mère, fils de pute. »

Un crétin en casquette, frère d’un plouc en crampons insulte un abruti en costume… Le fouteballe coûte très cher à la République en termes de points de quotient intellectuel perdus par les citoyens ! Il faudra un jour en faire le bilan.

Sémantique et responsabilité

« J’ai commis des erreurs mais pas commis de faute » répète en boucle un responsable de la fédération sportive des sports de glace accusé d’avoir couvert les agissements pédophiles de ses entraîneurs. Cela rappelle le « responsable mais pas coupable » du premier ministre Laurent Fabius impliqué dans l’affaire du sang contaminé en France à la fin des années 90’.

Dans l’affaire du sang contaminé, l’accusation porte sur le fait que des stocks de sang prélevés avaient été utilisés malgré les risques forts de leur contamination par le virus du Sida. Il y eut des morts par contamination « accidentelle » par ce sang impur.

Ces hauts responsables jouent sur les mots car il est difficile d’assumer les erreurs des autres, fussent-ils leurs collaborateurs. Dans un cas comme dans l’autre leur démission est ou a été en jeu. Il ne serait pas inélégant qu’ils s’exécutent mais n’oublions pas qu’ils ne sont pas les coupables ayant formellement commis les actes criminels, tout au plus les ont-ils couverts dans l’hypothèse où ils en furent informés, ce qui n’est pas même certain. Mais le peuple a besoin que des têtes tombent…

Un match de fouteballe France-Turquie

Les hasards du calendrier fouteballistique ajoutés à l’incongruité d’avoir inclus un pays asiatique dans une compétition européenne font qu’un match France-Turquie a lieu ce soir au Stade de France dans le cadre du championnat d’Europe de fouteballe. Compte tenu de l’humeur actuelle va-t-en-guerre de la Turquie qui vient d’envahir le nord de la Syrie, le ministre français des Affaires étrangères vient d’annoncer qu’il n’assistera pas à ce match.

Voilà au moins un effet collatéral positif des évènements actuels, un ministre français évitera d’aller perdre son temps dans une compétition sportive sans intérêt et pourra ainsi passer plus de temps sur ses vrais dossiers.

Il fait chaud dans le golfe persique

Un championnat du monde d’athlétisme se déroule actuellement au Qatar. Les sportifs qui y concourent se plaignent de… la chaleur. Un stade est climatisé mais les épreuves qui se déroulent en dehors de celui-ci. Il fait effectivement plus de 40° la nuit avec un taux d’humidité de 70%. Ce qui est étonnant est que les autorités sportives responsables de l’organisation de tels évènements n’anticipent pas que dans le golfe persique… il fait chaud, même la nuit, même à l’automne !

Les footeux ont mis quelques années à se rendre compte qu’une coupe du monde de fouteballe organisée également au Qatar en 2022 en été est annonciatrice de grosse chaleur… Dans un grand accès de clairvoyance il a finalement été décidé de déplacer cette compétition d’été en hiver.

Il faudrait sans doute prévoir une petite formation aux bases de la météorologie pour les patrons de fédérations sportives. En attendant les sportifs se plaignent et le stade de Doha où de déroule la compétition d’athlétisme est plutôt déserté par les spectateurs.

Toujours plus loin dans l’abrutissement des masses

Coco – Charlie Hebdo – 10/02/2016

A plusieurs reprises ces dernières semaines, des supporters de fouteballe avinés ont chanté des slogans homophobes en déployant des banderoles dans les tribunes pour appuyer leurs attaques. Une nouvelle réglementation dans ce sport autorise les arbitres à interrompre voire mettre fin aux matchs en cas de manifestations homophobes, ce qui fut fait ces derniers jours, provoquant même l’ouverture d’enquêtes judiciaires.

C’est devenu maintenant un jeu pour ces supporters décérébrés qui composent une minorité agissante s’asseyant sur l’intérêt de la majorité. Alors que les matchs soient arrêtés ou poursuivis leur importe peu du moment qu’ils peuvent exprimer leur capacité de nuisance. Il est des situations où devant une telle accumulation d’abrutissement la puissance publique est un peu impuissante à redresser les choses. Il faudrait arriver à élever le niveau socio-culturel de ces supporters pour les sortir de tels comportements. Vaste tâche… En attendant l’arrêt voire l’interdiction des matchs ne peut avoir que des effets favorables sur le niveau intellectuel de l’ensemble de la population.

Les actifs dévalorisés du fouteballe

Un feuilleton financiaro- footeux déroule ses épisodes depuis quelques semaines. Le pousseur de baballe Naymard, acheté plusieurs centaines de millions d’euros par un club parisien en 2017 (222 millions a priori), a des états d’âme et est annoncé dans un autre club. Cette somme de 222 M est versée par le club acheteur au club vendeur, c’est un investissement. Le salaire versé au joueur est une autre histoire. Il s’agit en fait d’un achat d’actif, un peu comme si une société achetait un bâtiment ou une usine, mais il s’agit d’un pousseur de baballe avec deux jambes et quelques neurones.

Comptablement les 222 millions sont inscrits au bilan du club et sont amortis sur la durée du contrat du joueur, exactement comme une machine est amortie sur sa durée de vie estimée. Si le joueur est revendu avant le terme de son contrat et que la somme convenue pour le transfert est inférieure à la valeur nette inscrite au bilan, eh bien il faudra comptabiliser une perte, ou un gain dans le cas contraire. Et même si la transaction n’est pas conclue mais que la valeur de marché du joueur est inférieure à sa valeur nette comptable le club devra déprécier son bilan et enregistrer une perte.

Le cas actuel de Naymard est caractéristique de cette situation. Le garçon souvent blessé ne joue plus beaucoup et ne semble plus intéresser grand monde au prix proposé. Son club voudrait s’en débarrasser mais sans devoir enregistrer de perte comptable. En face du coté des acheteurs, peu semblent intéressés par payer un tel prix pour un pousseur de baballe qui ne tient pas ses promesses. C’est un cas d’investissement assez classique, ce qui est plus inhabituel est qu’il porte sur un humain mais la logique comptable est la même. Ainsi va la fouteballe aujourd’hui !

Les fouteballeux s’expriment

Un match de fouteballe a opposé en Egypte les équipes nationales d’Algérie et du Sénégal. La première a gagné et c’est un non-évènement pour la France mais des supporters de l’équipe gagnante d’Evreux, tout à leur joie, en ont profité pour sortir dans la rue et dégrader une statue de MonGénéral sur la place du Général de Gaulle, déclenchant un peu d’émotion dans cette municipalité. Outre la confirmation que le fouteballe additionné à la bière dissout les neurones, se confirme également la tolérance parfois suicidaire de la démocratie car on peut facilement imaginer la réaction des autorités égyptiennes si les supporters s’en étaient pris sur place à une statue de Nasser ou de Sadate…

Abrutissement et communautarisme sportifs

A la suite de la victoire de leur équipe de fouteballe dans une compétition internationale de baballe des supporters se répandent dans Paris, bloquent le périphérique, détruisent et pillent des magasins de moto sur l’avenue de la Grande Armée. Cela devient désormais un rituel, pour exister il faut casser quelque chose chez le voisin, le piller au passage lorsque cela se présente. L’intérêt particulier des uns n’est considéré comme comblé que si celui de la majorité des autres est dévasté. C’est devenu un mode de fonctionnement dans la République.

Elément de contexte, la compétition de foute en question est une coupe d’Afrique, l’équipe fêtée est celle d’Algérie et c’est là que les choses s’enveniment. Première (bonne) nouvelle : un supporter de l’équipe d’Algérie est une personne ni plus ni moins navrante que son alter-ego de l’équipe de France, un être décérébré dont la joie ou la peine ne peuvent s’exprimer qu’au détriment de son prochain. Deuxième nouvelle (moins bonne) : le syndrome franco-algérien toujours présent aggrave les effets de l’incivisme. Les supporters hooligans se drapent dans… des drapeaux algériens ce qui a tendance à provoquer un léger agacement chez une partie de la population, sans parler des partis politiques conservateurs. Ces comportements communautaires sont à tout le moins maladroits, chaque drapeau algérien agité provoque à coup sûr des votes supplémentaires en faveur de l’extrême droite et de ses messages simplistes.

Du bon sens et de la modération devraient amener ces supporters à un peu plus de discrétion, peut-être en déployant un peu moins de drapeaux algériens ? Ces qualités sont, hélas, assez peu partagées dans le monde de la baballe, la relation franco-algérienne à fleur de peau fait le reste en jetant du sel sur des plaies jamais complètement cicatrisées de la guerre coloniale qui a opposé ces deux pays. Les descendants de ces combattants qui ont vaincu leur puissance coloniale se croient beaucoup permis dans ladite puissance qui, le plus souvent, a octroyé sa nationalité à leurs parents. Et c’est là toute l’ambiguïté de la relation entre ces deux nations : des millions de français d’origine algérienne vivent dans le pays qui a asservi leurs ancêtres. Il y a pour certains la volonté plus ou moins consciente d’une revanche à prendre, d’une dette à faire payer, même après tout ce temps passé. La génération qui a fait et vécu cette guerre est en train de s’éteindre doucement des deux côtés ; gageons qu’une fois complètement disparue les tensions diminueront peu à peu. Les gouvernements algérien et français ne réussissent toujours pas à partager une relation politique apaisée, les prises de bec sont fréquentes, souvent sur des détails de protocole, même si la coopération sur le fond est excellente. Comment imaginer alors qu’il puisse en être autrement pour les citoyens ?

Une partie significative de la population française a des origines au Sud de la Méditerranée alors chaque évènement dans ces pays riverains d’Afrique du Nord, heureux ou malheureux, a des répercussions dans l’hexagone. L’enthousiasme méditerranéen ajoute l’exubérance et l’excès que l’on voit dans les rues ces jours-ci. Une génération plus tôt, la réconciliation franco-allemande s’est faite sur un mode plus froid, propre aux pays du Nord. Elle ne s’est pas traduite non plus par l’émigration significative d’une population vers le pays de l’autre. Après la dernière guerre chacun a repris son développement de son côté, mené par deux dirigeants visionnaires : le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer. Peut-être l’Algérie et la France ont-elles manqué de visionnaires ces dernières décennies ?

Les femmes s’y mettent

Après avoir vu le fouteballe masculin abrutir toute une frange de la population française par décérébration progressive de millions de personnes, voici maintenant le fouteballe féminin qui arrive. La République organise même la semaine prochaine un championnat du monde de foute de filles à Paris. Evidemment elles n’ont pas encore l’aura de la bande de crétins surpayés qui envahissent les ondes et les cerveaux, mais elles ont encore une « marge de progression » importante ! Cela veut dire que le fouteballe va envahir encore plus les plateaux médiatiques, les conversations de Café du commerce, les dîners de famille et les neurones de 65 millions de français. Accessoirement, cela veut dire aussi encore plus d’argent public jeté par les fenêtres en faveur de pousseurs de baballe : un championnat du monde organisé en France l’est au frais des contribuables bien entendu.

Une nouvelle défaite de la pensée et de l’intelligence !

Ribéry : le retour

Le fouteballeur Ribéry refait parler de lui avec éclat. Le garçon était plutôt absent des conversations mais le revoici en tête de gondole ces derniers jours au sujet plus ou moins obscur d’un bifteck commandé dans un restaurant bling-bling de Dubaï et publié sur son compte Tweeter ! Quelques journalistes qui n’ont rien d’autre à faire que de consulter les tweets de Ribéry ont fait des commentaires qui ont déclenché l’ire du fouteu. Qu’on en juge : 

Le tout sous un bandeau clinquant qui permet de constater que le garçon a 222 mille suiveurs :

Le mieux serait que les journalistes qui bénéficient, rappelons-le, d’une niche fiscale équivalente à une subvention des contribuables pour exercer leur métier, fassent véritablement leur travail d’analyse et donc se déconnectent du compte Tweeter de Ribéry.

Décorations et décadence

Les joueurs français de fouteballe (ainsi que leur entraîneur et quelques notables de ce sport) qui ont gagné le dernier championnat du monde de foute sont faits chevaliers de la légion d’honneur pour « services exceptionnels nettement caractérisés ». En plus des fouteux susmentionnés, la promotion du 1er janvier comporte 402 noms dont nombre de gens qui n’ont rien à y faire : des présentateurs télé (Stéphane Bern), des acteurs (Nathalie Baye…), des écrivains, des banquiers… Heureusement, il y a aussi des citoyens, policiers et pompiers, qui ont servi la Patrie et qui viennent relever le niveau de cette promotion plus mondaine que méritante.

Le site internet de la légion d’honneur précise que la Légion d’Honneur est censée être « …la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde. Depuis deux siècles, elle est remise au nom du Chef de l’Etat pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité. »

PROMOTION SPÉCIALE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2018 EN RUSSIE / ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR : Décret du 31 décembre 2018 portant promotion et nomination NOR : PRER1835394D Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 2018, pris sur le rapport du Premier ministre et de la ministre des sports et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d’honneur, vu la déclaration du conseil de l’ordre portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, notamment de l’article R. 27 du code de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, le conseil des ministres entendu, sont promus ou nommés, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade… La suite sur : https://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/20190101_foot.pdf)

Le Cameroun va employer son argent à meilleur escient

La fédération africaine de fouteballe constate que le Cameroun qui devait organiser une compétition régionale en 2019 ne sera pas en mesure de livrer les infrastructures attendues dans les délais, du coup voilà le pays privé de cette coupe qui sera organisée ailleurs. C’est une bonne nouvelle pour ce pays qui a vraiment d’autres priorités à prendre en compte que de construire des stades de sport dans un pays miné par le sous-développement, la corruption, la sécession entre anglophones et francophones, le terrorisme religieux, sans parler du vieillard de 85 ans qui occupe sa présidence depuis plus de 35 ans…

Ce malheureux pays concentre tous les errements de l’Afrique postcoloniale après avoir subi les ravages de la double colonisation britannique et française. Les dépenses qui seront ainsi économisées par la non-organisation de la compétition devraient pouvoir être réallouées à des sujets plus productifs et plus utiles à la population, à moins qu’elles ne viennent enrichir encore le clan présidentiel dont le parrain, Paul Biya, passe maintenant plus de temps en Suisse, entre sa résidence de nabab et l’hôpital local, que dans sa capitale.

Les joueurs de rugby tombent

Un joueur de rugby de 21 ans est décédé ce 10 août après un choc sévère sur le terrain. Le lien entre les deux évènements est en cours d’analyse. Comme à chaque drame de cet ordre, la presse sportive, éventuellement suivie par les fédérations de ballons, constate que la professionnalisation du rugby a renforcé la force physique des joueurs et les affrontements violents sur le terrain. La médiatisation et les intérêts financiers ont fait le reste : le nombre de traumatismes crâniens avec séquelles lourdes augmente sensiblement, la mort est parfois au bout du chemin, même au cours de matchs amateurs. Des constats équivalents sont portés sur le fouteballe américain ou la boxe.

Il suffit de passer quinze minutes devant un poste de télévision lors d’un match de ballon ovale pour comprendre la violence de ce « jeu », voire même s’étonner qu’il n’y pas plus de blessés. Mais le public est enthousiaste et les télévisions en redemandent. Du pain et des jeux pour le peuple…

La bonne nouvelle est que pour réduite cette hécatombe, en théorie, il suffit de ne plus jouer au rugby et de passer au curling. La moins bonne est que c’est plus difficile à faire qu’à dire tant l’attrait que ces « vedettes » du ballon exercent est fort en ces temps d’affadissement intellectuel de nos sociétés. Des gamins de 20 ans s’y brulent les ailes en espérant un jour briller sous la lumière des stades.

Pour Louis Fajfrowski qui jouait à Aurillac, il est trop tard pour réfléchir, hélas.

Le social-traître


Connaissez-vous ce garçon ? Probablement non, il s’agit de Thierry Henry, un fouteux français qui était entraîneur de l’équipe de Belgique lors du championnat du monde de baballe récemment tenu en Russie le mois dernier. La France ayant affronté la Belgique, Thierry Henry fut considéré comme un social-traître par nombre de fans hexagonaux.

Plus intéressant, l’allure du footeux : on peut bien entendu choisir son apparence comme on l’entend dans nos démocraties occidentales mais le look crâne rasé, barbe fournie sur une peau plutôt foncée fait immanquablement penser au look « taliban ». Est-ce volontaire ? On peut l’imaginer, M. Henry doit tout de même savoir ce qui se passe sur la planète depuis quelques années. Tout du moins on l’espère. L’islamisme a été récupéré par nombre de protestataires, peut-être fait-il partie du lot et veuille ainsi diffuser un message.

Ou peut-être s’agit-il d’une simple coïncidence ? On a du mal à y croire puisque ce changement d’apparence relativement récent semble reposer sur un choix raisonné.